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Voici comment désactiver les Shorts sur YouTube

Le temps que vous passez sur YouTube vous inquiète, et les Shorts (ces vidéos verticales courtes, façon TikTok ou Reels) n’arrangent rien à l’histoire ? La nouvelle fonctionnalité de Google peut vous être utile. Si elle ne fait pas disparaître l’onglet Shorts de l’application pour smartphones, elle empêche d’y accéder (mais met votre détermination à rude épreuve). Explications.

YouTube améliore son outil de gestion du temps

Lancée en octobre dernier, la fonctionnalité de gestion du temps d’écran sur YouTube était perfectible sur bien des aspects. Jusqu’alors, la limite la plus basse était de 15 minutes quotidiennes. Pour les personnes qui se considèrent comme accros à leur téléphone, cela peut déjà être trop et continuer de titiller les mécanismes d’addiction, ainsi que le circuit de dopamine sur lequel est basé l’algorithme de recommandation.

Cette semaine, Google améliore sa formule. Désormais, un panneau permet de sélectionner la limite « 0 minute », empêchant tout simplement de pouvoir visionner le moindre Short sur l’application YouTube. Voici comment l’activer.

  • Sur votre smartphone, ouvrez l’application YouTube.
  • Sélectionnez votre profil en bas à droite, puis la roue crantée en haut à droite.
  • Tapez « Gestion du temps ».
  • En bas du menu, trouvez « Limites quotidiennes », et activez « Limite du flux Shorts ».
  • Choisissez la durée souhaitée entre 0 minute et 2 heures.

Attention, ce réglage n’est pas partagé entre le smartphone et l’ordinateur ! Même si l’utilisateur est connecté à son compte, il reste possible de doom scroller sur la version web de YouTube et de consulter des shorts.

Réglages youtube shorts
Le nouveau réglage permet de désactiver la consultation de shorts.

L’onglet Shorts reste actif

Bien que l’on puisse imaginer que désactiver les Shorts sur l’application YouTube fasse disparaître ces vidéos courtes du flux, il n’en est rien. Même avec une limite fixée sur 0, l’onglet Shorts reste en place et des vidéos continuent de vous être proposées sur votre page d’accueil. Ce que ça change alors ? Si vous cliquez dessus pour accéder à la vidéo, une fenêtre popup vous avertit que votre temps d’écran quotidien est écoulé… et vous propose d’outrepasser cette limite pour aujourd’hui. Il va falloir être fort pour résister.

Ce changement dans le réglage de gestion du temps d’écran arrive quelques semaines après un revers majeur pour Google et Meta (Instagram), qui ont été reconnus coupables de façonner leurs algorithmes de recommandations afin de créer des mécanismes d’addiction, notamment chez les plus jeunes. Une décision de justice évidemment contestée par les deux géants du Web, qui vont faire appel.

Quand bien même Google et Meta finiraient par avoir gain de cause, on ne peut que se réjouir de ce nouveau réglage qui permettra, peut-être, à certain·es de décoller plus facilement le nez de leur écran.

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Il n’a fallu que 2 minutes pour pirater la nouvelle appli de vérification d’âge de l’UE

Présentée en grande pompe le 15 avril dernier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’application européenne de vérification d’âge n’a pas tenu plus de 120 secondes face à des hackers. C’est le chercheur en cybersécurité Paul Moore qui en fait la démonstration sur son compte X, pointant des erreurs d’amateur.

“Les normes de confidentialité les plus élevées au monde”

Vingt-quatre heures après le lever de rideau sur Age Verification (c’est son nom), les déclarations de la présidente de la Commission ont déjà mal vieilli. Alors qu’Ursula von der Leyen vantait le caractère open source d’une application qui « cochait toutes les cases » en offrant « les normes de confidentialité les plus élevées au monde », Paul Moore a déniché une faille critique permettant à des acteurs malveillants d’accéder à l’espace sécurisé de l’application en moins de deux minutes.

Le chercheur explique, preuve à l’appui, que la création d’un code PIN au premier démarrage de l’application n’est pas sécurisée. Le fichier où est inscrit le code est stocké dans le smartphone et peut être manipulé pour outrepasser l’authentification. Par conséquent, n’importe qui peut s’inviter dans l’espace « sécurisé » d’Age Verification et donc accéder aux données d’identité de la personne à qui appartient le smartphone. De fait, cette intrusion peut aussi servir à passer la vérification d’âge sur les sites où elle sera prochainement demandée.

Et si l’on préfère l’authentification biométrique (Face ID ou scan de l’empreinte) à un code PIN, alors ? Même constat. Une simple ligne de code, indiquant à l’application de ne pas vérifier la biométrie de l’utilisateur, permet de contourner le système.

Hacking the #EU #AgeVerification app in under 2 minutes.

During setup, the app asks you to create a PIN. After entry, the app *encrypts* it and saves it in the shared_prefs directory.

1. It shouldn't be encrypted at all – that's a really poor design.
2. It's not… https://t.co/z39qBdclC2 pic.twitter.com/FGRvWtWzaZ

— Paul Moore – Security Consultant  (@Paul_Reviews) April 16, 2026

Encore beaucoup de travail

Voilà donc l’application imaginée par les dirigeants européens pour « protéger les enfants sur Internet ». Une vérification d’âge à laquelle, il faut le rappeler, tous les internautes devront de fait se soumettre, les obligeant donc à potentiellement stocker des données sensibles dans une application tierce – fût-elle celle présentée par l’Union européenne.

Autant l’écrire : depuis que la vérification d’âge est devenue une idée fixe pour les gouvernements, rien ne se passe comme prévu. D’abord inaugurée au Royaume-Uni, elle a déjà conduit à des fuites de données massives, notamment du côté du réseau social Discord. En Australie, alors que les adolescents de moins de 16 ans n’ont plus le droit d’accéder à certains sites web et réseaux sociaux, ils se sont simplement dirigés vers des applications moins surveillées, mais également plus douteuses (ruinant, de fait, l’objet même de cette politique censée les protéger sur le Web). Et n’évoquons même pas ces systèmes de vérification d’âge facilement trompés par l’apparence d’un personnage de jeu vidéo.

Si le projet de la Commission européenne est noble (proposer une application souveraine, open source, servant de base aux projets de vérification de l’âge en Europe) et permet de s’éloigner des solutions américaines clé en main (comme le très controversé Persona, proche du géant de la cybersurveillance Palantir), il faut se rendre à l’évidence : en l’état, on se dirige surtout vers une catastrophe en matière de cybersécurité. « Cette appli est une blague », ponctue Paul Moore.

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Voici comment désactiver les Shorts sur YouTube

Le temps que vous passez sur YouTube vous inquiète, et les Shorts (ces vidéos verticales courtes, façon TikTok ou Reels) n’arrangent rien à l’histoire ? La nouvelle fonctionnalité de Google peut vous être utile. Si elle ne fait pas disparaître l’onglet Shorts de l’application pour smartphones, elle empêche d’y accéder (mais met votre détermination à rude épreuve). Explications.

YouTube améliore son outil de gestion du temps

Lancée en octobre dernier, la fonctionnalité de gestion du temps d’écran sur YouTube était perfectible sur bien des aspects. Jusqu’alors, la limite la plus basse était de 15 minutes quotidiennes. Pour les personnes qui se considèrent comme accros à leur téléphone, cela peut déjà être trop et continuer de titiller les mécanismes d’addiction, ainsi que le circuit de dopamine sur lequel est basé l’algorithme de recommandation.

Cette semaine, Google améliore sa formule. Désormais, un panneau permet de sélectionner la limite « 0 minute », empêchant tout simplement de pouvoir visionner le moindre Short sur l’application YouTube. Voici comment l’activer.

  • Sur votre smartphone, ouvrez l’application YouTube.
  • Sélectionnez votre profil en bas à droite, puis la roue crantée en haut à droite.
  • Tapez « Gestion du temps ».
  • En bas du menu, trouvez « Limites quotidiennes », et activez « Limite du flux Shorts ».
  • Choisissez la durée souhaitée entre 0 minute et 2 heures.

Attention, ce réglage n’est pas partagé entre le smartphone et l’ordinateur ! Même si l’utilisateur est connecté à son compte, il reste possible de doom scroller sur la version web de YouTube et de consulter des shorts.

Réglages youtube shorts
Le nouveau réglage permet de désactiver la consultation de shorts.

L’onglet Shorts reste actif

Bien que l’on puisse imaginer que désactiver les Shorts sur l’application YouTube fasse disparaître ces vidéos courtes du flux, il n’en est rien. Même avec une limite fixée sur 0, l’onglet Shorts reste en place et des vidéos continuent de vous être proposées sur votre page d’accueil. Ce que ça change alors ? Si vous cliquez dessus pour accéder à la vidéo, une fenêtre popup vous avertit que votre temps d’écran quotidien est écoulé… et vous propose d’outrepasser cette limite pour aujourd’hui. Il va falloir être fort pour résister.

Ce changement dans le réglage de gestion du temps d’écran arrive quelques semaines après un revers majeur pour Google et Meta (Instagram), qui ont été reconnus coupables de façonner leurs algorithmes de recommandations afin de créer des mécanismes d’addiction, notamment chez les plus jeunes. Une décision de justice évidemment contestée par les deux géants du Web, qui vont faire appel.

Quand bien même Google et Meta finiraient par avoir gain de cause, on ne peut que se réjouir de ce nouveau réglage qui permettra, peut-être, à certain·es de décoller plus facilement le nez de leur écran.

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Il n’a fallu que 2 minutes pour pirater la nouvelle appli de vérification d’âge de l’UE

Présentée en grande pompe le 15 avril dernier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’application européenne de vérification d’âge n’a pas tenu plus de 120 secondes face à des hackers. C’est le chercheur en cybersécurité Paul Moore qui en fait la démonstration sur son compte X, pointant des erreurs d’amateur.

“Les normes de confidentialité les plus élevées au monde”

Vingt-quatre heures après le lever de rideau sur Age Verification (c’est son nom), les déclarations de la présidente de la Commission ont déjà mal vieilli. Alors qu’Ursula von der Leyen vantait le caractère open source d’une application qui « cochait toutes les cases » en offrant « les normes de confidentialité les plus élevées au monde », Paul Moore a déniché une faille critique permettant à des acteurs malveillants d’accéder à l’espace sécurisé de l’application en moins de deux minutes.

Le chercheur explique, preuve à l’appui, que la création d’un code PIN au premier démarrage de l’application n’est pas sécurisée. Le fichier où est inscrit le code est stocké dans le smartphone et peut être manipulé pour outrepasser l’authentification. Par conséquent, n’importe qui peut s’inviter dans l’espace « sécurisé » d’Age Verification et donc accéder aux données d’identité de la personne à qui appartient le smartphone. De fait, cette intrusion peut aussi servir à passer la vérification d’âge sur les sites où elle sera prochainement demandée.

Et si l’on préfère l’authentification biométrique (Face ID ou scan de l’empreinte) à un code PIN, alors ? Même constat. Une simple ligne de code, indiquant à l’application de ne pas vérifier la biométrie de l’utilisateur, permet de contourner le système.

Hacking the #EU #AgeVerification app in under 2 minutes.

During setup, the app asks you to create a PIN. After entry, the app *encrypts* it and saves it in the shared_prefs directory.

1. It shouldn't be encrypted at all – that's a really poor design.
2. It's not… https://t.co/z39qBdclC2 pic.twitter.com/FGRvWtWzaZ

— Paul Moore – Security Consultant  (@Paul_Reviews) April 16, 2026

Encore beaucoup de travail

Voilà donc l’application imaginée par les dirigeants européens pour « protéger les enfants sur Internet ». Une vérification d’âge à laquelle, il faut le rappeler, tous les internautes devront de fait se soumettre, les obligeant donc à potentiellement stocker des données sensibles dans une application tierce – fût-elle celle présentée par l’Union européenne.

Autant l’écrire : depuis que la vérification d’âge est devenue une idée fixe pour les gouvernements, rien ne se passe comme prévu. D’abord inaugurée au Royaume-Uni, elle a déjà conduit à des fuites de données massives, notamment du côté du réseau social Discord. En Australie, alors que les adolescents de moins de 16 ans n’ont plus le droit d’accéder à certains sites web et réseaux sociaux, ils se sont simplement dirigés vers des applications moins surveillées, mais également plus douteuses (ruinant, de fait, l’objet même de cette politique censée les protéger sur le Web). Et n’évoquons même pas ces systèmes de vérification d’âge facilement trompés par l’apparence d’un personnage de jeu vidéo.

Si le projet de la Commission européenne est noble (proposer une application souveraine, open source, servant de base aux projets de vérification de l’âge en Europe) et permet de s’éloigner des solutions américaines clé en main (comme le très controversé Persona, proche du géant de la cybersurveillance Palantir), il faut se rendre à l’évidence : en l’état, on se dirige surtout vers une catastrophe en matière de cybersécurité. « Cette appli est une blague », ponctue Paul Moore.

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Anthropic lance Claude Opus 4.7 et reprend la couronne de l’IA la plus performante

La course à l’intelligence artificielle la plus performante n’est pas près de prendre fin. Dans un contexte plus compétitif que jamais, Anthropic lance Claude Opus 4.7, son modèle de langage (LLM) le plus impressionnant, deux mois seulement après la publication d’Opus 4.6, qui restait encore aujourd’hui une référence, notamment en développement.

La meilleure IA du marché ?

Comme c’est désormais la coutume lors de la sortie d’un nouveau LLM, Anthropic sort l’artillerie lourde avec un tableau récapitulant les résultats de sa nouvelle IA sur les différents benchmarks du marché. Sans grande surprise, Claude Opus 4.7 repart en tête dans quasiment tous les tests. Il dépasse d’ailleurs assez nettement Gemini 3.1 Pro pour le développement agentique et signe des progrès importants en analyse financière.

Claude Opus 4.7
Les résultats de Claude Opus 4.7 sur les différents benchmarks du marché.

Tous ces chiffres pour dire : « On est les plus forts », et remettre une pièce dans la machine. Comme d’habitude, la publication d’un modèle novateur pousse la concurrence à ne pas trop tarder à riposter. On s’attend à ce que Google et OpenAI dégainent dans les prochaines semaines une nouvelle version de leurs LLM respectifs et clament, à leur tour, « On est les plus forts ».

Pourquoi ça ne vous concerne sans doute pas vraiment

Si Anthropic est une entreprise méconnue du grand public, c’est qu’elle oriente depuis toujours sa communication à destination des pros (vers lesquels lorgne désormais aussi OpenAI, qui n’arrive pas à dégager suffisamment d’argent avec ses produits grand public). Opus 4.7 est, comme on le voit dans le tableau ci-dessus, un modèle qui a de quoi faire saliver les développeurs et programmeurs, mais dont les utilisateurs lambda ne verront sans doute pas l’apport, face à Sonnet 4.6 – le modèle grand public de Claude.

Cependant, il y a toujours un effet de ruissellement dans l’IA. Les modèles les plus perfectionnés permettent aux ingénieurs d’apporter aux modèles « inférieurs » de nouvelles capacités et de réduire également leur empreinte énergétique. On fait autant, mais mieux, en quelque sorte. Comme c’est la règle chez Anthropic, Sonnet 4.7 ne devrait également pas trop tarder et pourrait récupérer certaines des spécificités d’Opus pour se montrer plus utile encore aux internautes le préférant à ChatGPT ou Gemini.

Anthropic fait beaucoup parler ces derniers temps en raison des inquiétudes entourant son projet Claude Mythos : une superintelligence artificielle dont la version préliminaire aurait, pour résumer grossièrement, déniché des failles de cybersécurité absolument majeures sur à peu près toutes les infrastructures web du monde. Un grand pouvoir… qui implique de grandes responsabilités, comme le dit l’adage. Aussi, en attendant de savoir comment bien « vendre » Mythos, Anthropic précise d’emblée qu’Opus 4.7 n’est pas un modèle dédié à la cybersécurité.

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Le prix des casques Meta Quest augmente, et vous savez déjà pourquoi

Meta, leader sur le marché de la réalité virtuelle et des lunettes connectées, annonce en cette fin de semaine une bien mauvaise nouvelle pour qui comptait s’offrir un casque Meta Quest dans les prochains jours. Le prix des Meta Quest 3 et Meta Quest 3S, le modèle plus abordable lancé en 2024, va partir en hausse à partir du 19 avril prochain. Voici le détail.

Augmentation des prix pour les Meta Quest 3 et 3S

Annoncée sur le blog de l’entreprise, la hausse de prix bouleverse le catalogue de l’entreprise américaine. Évoquant le coût de fabrication de ses casques qui a « considérablement augmenté », Meta dévoile la nouvelle grille tarifaire de ses produits.

  • Meta Quest 3S (128 Go) : 359,99 € (329,99 € actuellement, +30 €) ;
  • Meta Quest 3S (256 Go) : 469,99 € (439,99 € actuellement, +30 €) ;
  • Meta Quest 3 (512 Go) : 619,19 € (549,99 € actuellement, +70 €).

Meta enfonce le clou en précisant que ses hausses de prix concernent également les modèles reconditionnés proposés sur sa boutique en ligne. Les accessoires, eux, conservent leur tarification actuelle.

« Même avec ces changements, les Meta Quest 3 et 3S restent les casques offrant le meilleur rapport qualité-prix du marché », assure Meta qui, ces dernières semaines, a considérablement réduit la voilure sur cette branche de son activité. Le mois dernier, on apprenait notamment que son métavers Meta Horizon World disparaîtrait des casques Meta Quest pour se changer en expérience mobile similaire à Roblox.

Le serpent qui se mord la queue

Voir Meta invoquer la flambée des prix de la RAM et du stockage NAND pour justifier la hausse des prix de son hardware est ironique, lorsque l’on sait combien la marque investit dans l’intelligence artificielle. La multiplication des fermes de serveurs consacrés à l’IA est en effet la cause principale de la pénurie de composants, et Meta est l’un des acteurs les mieux installés dans le déploiement de ces technologies.

La hausse du prix des Meta Quest ne vient que s’ajouter à une liste destinée à s’allonger dans les prochains mois – aucun espoir d’accalmie sur le marché avant au moins l’année prochaine, assurent les experts. Ces dernières semaines, on a notamment vu Lenovo réajuster le prix de ses ordinateurs ou consoles portables, et Sony gonfler de 100 € le prix de ses PlayStation 5. La plupart des smartphones qui arrivent sur le marché cette année sont aussi vendus plus chers que leurs prédécesseurs.

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Anthropic lance Claude Opus 4.7 et reprend la couronne de l’IA la plus performante

La course à l’intelligence artificielle la plus performante n’est pas près de prendre fin. Dans un contexte plus compétitif que jamais, Anthropic lance Claude Opus 4.7, son modèle de langage (LLM) le plus impressionnant, deux mois seulement après la publication d’Opus 4.6, qui restait encore aujourd’hui une référence, notamment en développement.

La meilleure IA du marché ?

Comme c’est désormais la coutume lors de la sortie d’un nouveau LLM, Anthropic sort l’artillerie lourde avec un tableau récapitulant les résultats de sa nouvelle IA sur les différents benchmarks du marché. Sans grande surprise, Claude Opus 4.7 repart en tête dans quasiment tous les tests. Il dépasse d’ailleurs assez nettement Gemini 3.1 Pro pour le développement agentique et signe des progrès importants en analyse financière.

Claude Opus 4.7
Les résultats de Claude Opus 4.7 sur les différents benchmarks du marché.

Tous ces chiffres pour dire : « On est les plus forts », et remettre une pièce dans la machine. Comme d’habitude, la publication d’un modèle novateur pousse la concurrence à ne pas trop tarder à riposter. On s’attend à ce que Google et OpenAI dégainent dans les prochaines semaines une nouvelle version de leurs LLM respectifs et clament, à leur tour, « On est les plus forts ».

Pourquoi ça ne vous concerne sans doute pas vraiment

Si Anthropic est une entreprise méconnue du grand public, c’est qu’elle oriente depuis toujours sa communication à destination des pros (vers lesquels lorgne désormais aussi OpenAI, qui n’arrive pas à dégager suffisamment d’argent avec ses produits grand public). Opus 4.7 est, comme on le voit dans le tableau ci-dessus, un modèle qui a de quoi faire saliver les développeurs et programmeurs, mais dont les utilisateurs lambda ne verront sans doute pas l’apport, face à Sonnet 4.6 – le modèle grand public de Claude.

Cependant, il y a toujours un effet de ruissellement dans l’IA. Les modèles les plus perfectionnés permettent aux ingénieurs d’apporter aux modèles « inférieurs » de nouvelles capacités et de réduire également leur empreinte énergétique. On fait autant, mais mieux, en quelque sorte. Comme c’est la règle chez Anthropic, Sonnet 4.7 ne devrait également pas trop tarder et pourrait récupérer certaines des spécificités d’Opus pour se montrer plus utile encore aux internautes le préférant à ChatGPT ou Gemini.

Anthropic fait beaucoup parler ces derniers temps en raison des inquiétudes entourant son projet Claude Mythos : une superintelligence artificielle dont la version préliminaire aurait, pour résumer grossièrement, déniché des failles de cybersécurité absolument majeures sur à peu près toutes les infrastructures web du monde. Un grand pouvoir… qui implique de grandes responsabilités, comme le dit l’adage. Aussi, en attendant de savoir comment bien « vendre » Mythos, Anthropic précise d’emblée qu’Opus 4.7 n’est pas un modèle dédié à la cybersécurité.

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Le prix des casques Meta Quest augmente, et vous savez déjà pourquoi

Meta, leader sur le marché de la réalité virtuelle et des lunettes connectées, annonce en cette fin de semaine une bien mauvaise nouvelle pour qui comptait s’offrir un casque Meta Quest dans les prochains jours. Le prix des Meta Quest 3 et Meta Quest 3S, le modèle plus abordable lancé en 2024, va partir en hausse à partir du 19 avril prochain. Voici le détail.

Augmentation des prix pour les Meta Quest 3 et 3S

Annoncée sur le blog de l’entreprise, la hausse de prix bouleverse le catalogue de l’entreprise américaine. Évoquant le coût de fabrication de ses casques qui a « considérablement augmenté », Meta dévoile la nouvelle grille tarifaire de ses produits.

  • Meta Quest 3S (128 Go) : 359,99 € (329,99 € actuellement, +30 €) ;
  • Meta Quest 3S (256 Go) : 469,99 € (439,99 € actuellement, +30 €) ;
  • Meta Quest 3 (512 Go) : 619,19 € (549,99 € actuellement, +70 €).

Meta enfonce le clou en précisant que ses hausses de prix concernent également les modèles reconditionnés proposés sur sa boutique en ligne. Les accessoires, eux, conservent leur tarification actuelle.

« Même avec ces changements, les Meta Quest 3 et 3S restent les casques offrant le meilleur rapport qualité-prix du marché », assure Meta qui, ces dernières semaines, a considérablement réduit la voilure sur cette branche de son activité. Le mois dernier, on apprenait notamment que son métavers Meta Horizon World disparaîtrait des casques Meta Quest pour se changer en expérience mobile similaire à Roblox.

Le serpent qui se mord la queue

Voir Meta invoquer la flambée des prix de la RAM et du stockage NAND pour justifier la hausse des prix de son hardware est ironique, lorsque l’on sait combien la marque investit dans l’intelligence artificielle. La multiplication des fermes de serveurs consacrés à l’IA est en effet la cause principale de la pénurie de composants, et Meta est l’un des acteurs les mieux installés dans le déploiement de ces technologies.

La hausse du prix des Meta Quest ne vient que s’ajouter à une liste destinée à s’allonger dans les prochains mois – aucun espoir d’accalmie sur le marché avant au moins l’année prochaine, assurent les experts. Ces dernières semaines, on a notamment vu Lenovo réajuster le prix de ses ordinateurs ou consoles portables, et Sony gonfler de 100 € le prix de ses PlayStation 5. La plupart des smartphones qui arrivent sur le marché cette année sont aussi vendus plus chers que leurs prédécesseurs.

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À 349 € seulement, le nouveau moniteur gaming mini-LED de Xiaomi est ultracompétitif

Pour l’heure disponible uniquement sur le store Xiaomi, le Xiaomi Mini LED Gaming Monitor G Pro 27Qi 2026 s’affiche à seulement 299 € pour son lancement, avant de retrouver son prix indiqué de 349 €. Une affaire pour qui cherche à s’équiper d’un moniteur gaming moderne sans casser la tirelire. Voyons ce qu’il a dans le ventre.

Un bel écran 1440p et très lumineux

C’est fièrement mis en avant dans son patronyme : le nouveau moniteur de Xiaomi est donc doté d’une dalle mini-LED. Si le terme ne vous dit rien, retenez qu’il s’agit d’une matrice LCD de type IPS, rétroéclairée par un très grand nombre de LED. Là où un écran « standard » est éclairé par zones, une dalle mini-LED profite d’une infinité de diodes qui éclairent leur partie de l’écran de façon beaucoup plus précise et exhaustive. Par conséquent, on échappe à l’effet « taches lumineuses » qui peut venir gâcher la fête sur les modèles d’entrée de gamme, et on récupère au final une luminosité bien plus importante, tout en conservant une excellente reproduction des couleurs.

En l’occurrence, le Xiaomi Mini LED Gaming Monitor G Pro 27Qi 2026 promet pas moins de 1 152 zones de rétroéclairage au service d’une dalle plafonnant à 2 000 nits. Autant dire que le jeu en HDR ne sera pas un problème. L’un des autres apports du mini-LED concerne le contraste – de fait bien plus important que sur les écrans LED standards. Si vous recherchez des noirs profonds, on a coutume de dire que le mini-LED est le meilleur choix après l’OLED.

D’une diagonale de 27”, cet écran au look moderne profite d’une définition de 2 560×1 440 pixels et d’une fréquence de 180 Hz. Il est compatible Adaptive Sync et AMD FreeSync pour réduire les risques de tearing en synchronisant la fréquence d’affichage de l’écran avec le nombre d’images par seconde en sortie de la carte graphique. Enfin, côté latence, Xiaomi annonce 1 ms GtS. Idéal pour les jeux nerveux !

Xiaomi Mini LED moniteur 27 pouces
Fiche technique partielle du nouveau moniteur Xiaomi.

Un prix très attractif

Fidèle à sa réputation, Xiaomi casse les prix. Aujourd’hui, les moniteurs gaming mini-LED se font rares… et très onéreux ! À part d’autres marques chinoises un peu obscures que l’on peut retrouver sur les sites de vente en ligne, seul MSI semble se rapprocher de l’offre de Xiaomi, avec un moniteur 4K de diagonale équivalente vendu 500 €.

Avec cette nouvelle référence, Xiaomi poursuit donc sa percée dans tous les domaines de la maison. Connue essentiellement pour ses smartphones, la marque chinoise est aussi présente dans la maison connectée, l’électroménager (nous vous parlons de ses nouveaux aspirateurs ici), et même l’automobile électrique !

Le gaming n’est qu’une branche supplémentaire à un arbre aux nombreuses ramifications. Même si, pour l’heure, le fabricant se contente de moniteurs au bon rapport qualité-prix. Bientôt d’autres produits (claviers, souris, haut-parleurs) pour compléter la famille ?

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Sans grande surprise, les géants de la tech se moquent de votre refus des cookies

Un simple clic suffirait-il à refuser que les géants du Web, qui font l’essentiel de leur chiffre d’affaires sur le ciblage publicitaire, nous pistent à la trace ? C’est le doux rêve entretenu par le Règlement général pour la protection des données (RGPD) en Europe depuis presque dix ans, et en Californie par le California Consumer Privacy Act (CCPA). Pourtant, un rapport de l’organisation webXray, analysé par 404 Media, affirme que la plupart des acteurs de la pub en ligne ne respectent pas le consentement des internautes.

Le refus des cookies ne fonctionne tout simplement pas

Lorsque l’on clique sur le bouton « refuser » d’une bannière demandant votre consentement à l’installation d’un cookie, on envoie un signal via l’en-tête HTTP du site web indiquant, pour résumer : je ne veux pas que mes données soient collectées. Mais, d’après webXray, Google, Meta, Microsoft et bien d’autres déposent malgré tout un cookie, bafouant la décision de l’internaute qui se croit en sécurité.

404 Media a pu vérifier les allégations de l’organisation en analysant le trafic réseau sur plusieurs pages. Il s’avère que Google prend acte du choix de l’utilisateur… et procède comme si de rien n’était. Meta fait encore pire, et n’analyse tout simplement pas le choix de l’internaute. Quel que soit son choix, un cookie est installé pour pister l’utilisateur et récupérer de juteuses données qui seront ensuite vendues à des annonceurs.

Selon 404 Media, 55 % des bandeaux demandant le consentement de l’internaute à être pisté sont inutiles. Dans le détail, Google ne respecte pas le choix de l’utilisateur dans 87 % des cas analysés, suivi de Meta (69 %) et Microsoft (50 %).

Timothy Libert, PDG de webXray, sait de quoi il parle : il était l’ancien responsable de la conformité des cookies chez Google jusqu’en 2023. Pourtant, Google se défend, arguant que ce rapport est basé sur « une méconnaissance fondamentale du fonctionnement de [ses] produits »« Nous respectons les demandes de retrait fournies par les annonceurs et les éditeurs, conformément à la loi », assure encore le géant du Web, déjà condamné à maintes reprises pour son laxisme en matière de récolte de données.

Vers une avalanche de nouveaux procès ?

L’étude de webXray se concentre essentiellement sur le marché américain, où le CCPA californien (moins robuste que le RGPD) base la quasi-totalité de son arsenal sur la reconnaissance du « GPC », la fameuse en-tête HTTP censée refuser le suivi intersite. Un GPC également reconnu en Europe dans le cadre du RGPD. Par conséquent, même si les chiffres manquent à l’analyse de webXray, il y a de fortes chances que les bandeaux de cookies sur lesquels vous cliquez machinalement en entrant sur un site web ne servent à rien ici non plus.

Une révélation qui change tout, et qui pourrait entraîner une nouvelle avalanche de procès à l’encontre des géants du Web – tous déjà condamnés à différents niveaux à d’importantes amendes en raison de leur gestion des données personnelles de leurs utilisateurs et utilisatrices.

Pourtant, Timothy Libert assure qu’une seule ligne de code permettrait de rendre le GPC réellement efficace, renvoyant une erreur de chargement « pour raisons légales ». Mais Google, Meta, Microsoft et tous les autres ne trouveraient-ils pas, eux aussi, une porte dérobée pour continuer le siphonnage de nos données ?

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Adobe intègre l’IA au forceps dans ses outils créatifs

Déjà intégrée dans ses différents logiciels afin d’accompagner les créateurs et créatrices dans leur travail, l’IA s’apprête à prendre encore plus de place au sein de Photoshop, Lightroom, Premiere ou encore Illustrator. Adobe dévoile le Firefly AI Assistant, sorte de chatbot omnipotent, capable de travailler à votre place.

C’est quoi, Firefly AI Assistant ?

Firefly AI Assistant prend la forme d’à peu près tous les outils d’intelligence artificielle du marché : un chatbot. Mais un chatbot intégré partout, au sein de toutes ses applications. On peut l’appeler à l’aide d’un raccourci pratique et lui décrire en langage naturel ce que l’on souhaite faire. Par exemple, à partir d’une photo, demander de rehausser le contraste et intensifier les couleurs. Comme sur la version ChatGPT de Photoshop, c’est l’IA qui va effectuer toutes les modifications à votre place, vous laissant spectateur·ice du travail accompli.

Une « créativité agentique », comme le vante l’éditeur américain, qui permet aussi d’accélérer son workflow en demandant à l’IA de décliner un visuel en plusieurs formats adaptés aux différents réseaux sociaux, par exemple. Au fur et à mesure des interactions, assure Adobe, Firefly apprend des préférences et habitudes de l’utilisateur et s’adapte à leurs besoins, nécessitant toujours moins d’étapes et de retouches pour arriver à un résultat jugé acceptable.

L’ambition d’Adobe est claire : faire de Firefly AI Assistant un studio de création à part entière, décuplant les capacités créatives des personnes les moins formées à la conception graphique ou à la vidéo. Naturellement, AI Assistant permet toujours de retoucher soi-même le résultat généré avec l’application idoine. Multimodal, AI Assistant peut générer aussi bien de la vidéo, du texte ou des images que de la musique. Comme sur Photoshop, l’utilisateur·rice peut choisir d’utiliser le modèle d’Adobe, Firefly, ou un autre développé par la concurrence (plus de 30 sont disponibles).

Une nouveauté optionnelle… jusqu’à quand ?

Alors qu’Adobe prend le chemin du tout-IA sur ses outils, il le fait au risque de perdre ses utilisateurs et utilisatrices historiques qui ont déjà du mal à avaler les changements successifs dans le modèle économique de la suite Creative Cloud. Après des augmentations de prix successives et des formules avantageuses, notamment pour la photographie, qui ne sont plus accessibles que via des détours afin d’éviter de payer le prix fort, cet investissement majeur dans l’IA fait craindre de nouvelles hausses de tarif.

Firefly AI Assistant est bien entendu une fonctionnalité optionnelle. Chacun est libre de continuer à utiliser ses outils manuellement, à l’ancienne. Mais, au vu des efforts fournis par Adobe pour pousser l’usage de l’IA dans ses formules, il y a fort à parier que l’entreprise américaine soit de plus en plus insistante pour rendre ces nouveaux outils visibles. Une approche qui rappelle celle de Microsoft, qui cherche à tout prix à doper l’utilisation d’un Copilot qui, visiblement, n’intéresse personne.

Une annonce qui arrive d’ailleurs après que Blackmagic Design a publié une nouvelle version, gratuite, de DaVinci Resolve, qui intègre désormais un module de retouche photo. Avec la sortie de la nouvelle version d’Affinity l’an dernier, c’est toute une riposte qui semble enfin s’organiser contre l’ogre Adobe.

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L’application Gemini est enfin disponible sur macOS

Alors que Gemini sera bientôt le moteur de la prochaine version de l’assistant Siri, il était plus que temps que l’intelligence artificielle de Google prenne ses quartiers sur macOS. L’application Gemini pour Mac est désormais disponible gratuitement à cette adresse. Voyons ce qu’elle apporte.

Que permet l’application Gemini pour Mac ?

Jusqu’ici utilisable uniquement depuis sa version web ou à l’aide de divers outils tiers en utilisant une clé d’API, Gemini prend désormais la forme d’une application native qui s’intègre à merveille dans l’expérience utilisateur.

On peut évidemment l’ouvrir et parcourir ses différents chats en cours, accéder à ses « Gems » (les assistants personnalisés, destinés à répondre à un type de requête précis), sélectionner le modèle souhaité et envoyer des fichiers afin qu’ils soient analysés par l’intelligence artificielle. En clair, rien de moins que ce que l’on peut déjà faire sur le Web.

La différence majeure consiste en un raccourci tout simple : option+espace, qui permet d’ouvrir une invite de saisie rapide et donc d’obtenir la réponse à ses questions depuis n’importe quel écran en superposant l’interface de Gemini à la fenêtre active. Un raccourci déjà en vigueur sur les applications ChatGPT et Claude – si vous les avez déjà installées sur votre machine, veillez à modifier le raccourci pour éviter les conflits !

Gemini pour Mac
L’application Gemini pour Mac offre toutes les fonctions majeures de l’IA de Google.

Un partage d’écran facilité

Là où l’application Gemini trouve tout son intérêt, c’est dans ses fonctionnalités de partage d’écran. Exactement comme sur les smartphones Android, Gemini peut devenir nos yeux. Après avoir accordé à l’IA les autorisations nécessaires, l’utilisateur ou l’utilisatrice peut choisir de « partager une fenêtre » avec Gemini afin d’être guidé, par exemple sur un logiciel complexe, ou pour résumer les informations d’une page en cours de visite.

Le mode vocal et Gemini Live sont également de la partie, et permettent de converser plus naturellement encore avec l’intelligence artificielle de Google. Précisons qu’un compte Google AI Pro (qui offre maintenant 5 To de stockage) n’est pas obligatoire, mais un compte gratuit limite de fait la quantité de requêtes que l’on peut faire dans la journée. Par ailleurs, seul le modèle Gemini 3 Flash est disponible.

Le lancement de Gemini pour Mac intervient au même moment que celui de la nouvelle application Google pour ordinateurs Windows. Si elle intègre, elle aussi, Gemini, elle se présente plutôt comme une alternative à la barre de recherche omnisciente d’Apple, Spotlight. Plus d’informations sur cette page.

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À 349 € seulement, le nouveau moniteur gaming mini-LED de Xiaomi est ultracompétitif

Pour l’heure disponible uniquement sur le store Xiaomi, le Xiaomi Mini LED Gaming Monitor G Pro 27Qi 2026 s’affiche à seulement 299 € pour son lancement, avant de retrouver son prix indiqué de 349 €. Une affaire pour qui cherche à s’équiper d’un moniteur gaming moderne sans casser la tirelire. Voyons ce qu’il a dans le ventre.

Un bel écran 1440p et très lumineux

C’est fièrement mis en avant dans son patronyme : le nouveau moniteur de Xiaomi est donc doté d’une dalle mini-LED. Si le terme ne vous dit rien, retenez qu’il s’agit d’une matrice LCD de type IPS, rétroéclairée par un très grand nombre de LED. Là où un écran « standard » est éclairé par zones, une dalle mini-LED profite d’une infinité de diodes qui éclairent leur partie de l’écran de façon beaucoup plus précise et exhaustive. Par conséquent, on échappe à l’effet « taches lumineuses » qui peut venir gâcher la fête sur les modèles d’entrée de gamme, et on récupère au final une luminosité bien plus importante, tout en conservant une excellente reproduction des couleurs.

En l’occurrence, le Xiaomi Mini LED Gaming Monitor G Pro 27Qi 2026 promet pas moins de 1 152 zones de rétroéclairage au service d’une dalle plafonnant à 2 000 nits. Autant dire que le jeu en HDR ne sera pas un problème. L’un des autres apports du mini-LED concerne le contraste – de fait bien plus important que sur les écrans LED standards. Si vous recherchez des noirs profonds, on a coutume de dire que le mini-LED est le meilleur choix après l’OLED.

D’une diagonale de 27”, cet écran au look moderne profite d’une définition de 2 560×1 440 pixels et d’une fréquence de 180 Hz. Il est compatible Adaptive Sync et AMD FreeSync pour réduire les risques de tearing en synchronisant la fréquence d’affichage de l’écran avec le nombre d’images par seconde en sortie de la carte graphique. Enfin, côté latence, Xiaomi annonce 1 ms GtS. Idéal pour les jeux nerveux !

Xiaomi Mini LED moniteur 27 pouces
Fiche technique partielle du nouveau moniteur Xiaomi.

Un prix très attractif

Fidèle à sa réputation, Xiaomi casse les prix. Aujourd’hui, les moniteurs gaming mini-LED se font rares… et très onéreux ! À part d’autres marques chinoises un peu obscures que l’on peut retrouver sur les sites de vente en ligne, seul MSI semble se rapprocher de l’offre de Xiaomi, avec un moniteur 4K de diagonale équivalente vendu 500 €.

Avec cette nouvelle référence, Xiaomi poursuit donc sa percée dans tous les domaines de la maison. Connue essentiellement pour ses smartphones, la marque chinoise est aussi présente dans la maison connectée, l’électroménager (nous vous parlons de ses nouveaux aspirateurs ici), et même l’automobile électrique !

Le gaming n’est qu’une branche supplémentaire à un arbre aux nombreuses ramifications. Même si, pour l’heure, le fabricant se contente de moniteurs au bon rapport qualité-prix. Bientôt d’autres produits (claviers, souris, haut-parleurs) pour compléter la famille ?

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Sans grande surprise, les géants de la tech se moquent de votre refus des cookies

Un simple clic suffirait-il à refuser que les géants du Web, qui font l’essentiel de leur chiffre d’affaires sur le ciblage publicitaire, nous pistent à la trace ? C’est le doux rêve entretenu par le Règlement général pour la protection des données (RGPD) en Europe depuis presque dix ans, et en Californie par le California Consumer Privacy Act (CCPA). Pourtant, un rapport de l’organisation webXray, analysé par 404 Media, affirme que la plupart des acteurs de la pub en ligne ne respectent pas le consentement des internautes.

Le refus des cookies ne fonctionne tout simplement pas

Lorsque l’on clique sur le bouton « refuser » d’une bannière demandant votre consentement à l’installation d’un cookie, on envoie un signal via l’en-tête HTTP du site web indiquant, pour résumer : je ne veux pas que mes données soient collectées. Mais, d’après webXray, Google, Meta, Microsoft et bien d’autres déposent malgré tout un cookie, bafouant la décision de l’internaute qui se croit en sécurité.

404 Media a pu vérifier les allégations de l’organisation en analysant le trafic réseau sur plusieurs pages. Il s’avère que Google prend acte du choix de l’utilisateur… et procède comme si de rien n’était. Meta fait encore pire, et n’analyse tout simplement pas le choix de l’internaute. Quel que soit son choix, un cookie est installé pour pister l’utilisateur et récupérer de juteuses données qui seront ensuite vendues à des annonceurs.

Selon 404 Media, 55 % des bandeaux demandant le consentement de l’internaute à être pisté sont inutiles. Dans le détail, Google ne respecte pas le choix de l’utilisateur dans 87 % des cas analysés, suivi de Meta (69 %) et Microsoft (50 %).

Timothy Libert, PDG de webXray, sait de quoi il parle : il était l’ancien responsable de la conformité des cookies chez Google jusqu’en 2023. Pourtant, Google se défend, arguant que ce rapport est basé sur « une méconnaissance fondamentale du fonctionnement de [ses] produits »« Nous respectons les demandes de retrait fournies par les annonceurs et les éditeurs, conformément à la loi », assure encore le géant du Web, déjà condamné à maintes reprises pour son laxisme en matière de récolte de données.

Vers une avalanche de nouveaux procès ?

L’étude de webXray se concentre essentiellement sur le marché américain, où le CCPA californien (moins robuste que le RGPD) base la quasi-totalité de son arsenal sur la reconnaissance du « GPC », la fameuse en-tête HTTP censée refuser le suivi intersite. Un GPC également reconnu en Europe dans le cadre du RGPD. Par conséquent, même si les chiffres manquent à l’analyse de webXray, il y a de fortes chances que les bandeaux de cookies sur lesquels vous cliquez machinalement en entrant sur un site web ne servent à rien ici non plus.

Une révélation qui change tout, et qui pourrait entraîner une nouvelle avalanche de procès à l’encontre des géants du Web – tous déjà condamnés à différents niveaux à d’importantes amendes en raison de leur gestion des données personnelles de leurs utilisateurs et utilisatrices.

Pourtant, Timothy Libert assure qu’une seule ligne de code permettrait de rendre le GPC réellement efficace, renvoyant une erreur de chargement « pour raisons légales ». Mais Google, Meta, Microsoft et tous les autres ne trouveraient-ils pas, eux aussi, une porte dérobée pour continuer le siphonnage de nos données ?

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Adobe intègre l’IA au forceps dans ses outils créatifs

Déjà intégrée dans ses différents logiciels afin d’accompagner les créateurs et créatrices dans leur travail, l’IA s’apprête à prendre encore plus de place au sein de Photoshop, Lightroom, Premiere ou encore Illustrator. Adobe dévoile le Firefly AI Assistant, sorte de chatbot omnipotent, capable de travailler à votre place.

C’est quoi, Firefly AI Assistant ?

Firefly AI Assistant prend la forme d’à peu près tous les outils d’intelligence artificielle du marché : un chatbot. Mais un chatbot intégré partout, au sein de toutes ses applications. On peut l’appeler à l’aide d’un raccourci pratique et lui décrire en langage naturel ce que l’on souhaite faire. Par exemple, à partir d’une photo, demander de rehausser le contraste et intensifier les couleurs. Comme sur la version ChatGPT de Photoshop, c’est l’IA qui va effectuer toutes les modifications à votre place, vous laissant spectateur·ice du travail accompli.

Une « créativité agentique », comme le vante l’éditeur américain, qui permet aussi d’accélérer son workflow en demandant à l’IA de décliner un visuel en plusieurs formats adaptés aux différents réseaux sociaux, par exemple. Au fur et à mesure des interactions, assure Adobe, Firefly apprend des préférences et habitudes de l’utilisateur et s’adapte à leurs besoins, nécessitant toujours moins d’étapes et de retouches pour arriver à un résultat jugé acceptable.

L’ambition d’Adobe est claire : faire de Firefly AI Assistant un studio de création à part entière, décuplant les capacités créatives des personnes les moins formées à la conception graphique ou à la vidéo. Naturellement, AI Assistant permet toujours de retoucher soi-même le résultat généré avec l’application idoine. Multimodal, AI Assistant peut générer aussi bien de la vidéo, du texte ou des images que de la musique. Comme sur Photoshop, l’utilisateur·rice peut choisir d’utiliser le modèle d’Adobe, Firefly, ou un autre développé par la concurrence (plus de 30 sont disponibles).

Une nouveauté optionnelle… jusqu’à quand ?

Alors qu’Adobe prend le chemin du tout-IA sur ses outils, il le fait au risque de perdre ses utilisateurs et utilisatrices historiques qui ont déjà du mal à avaler les changements successifs dans le modèle économique de la suite Creative Cloud. Après des augmentations de prix successives et des formules avantageuses, notamment pour la photographie, qui ne sont plus accessibles que via des détours afin d’éviter de payer le prix fort, cet investissement majeur dans l’IA fait craindre de nouvelles hausses de tarif.

Firefly AI Assistant est bien entendu une fonctionnalité optionnelle. Chacun est libre de continuer à utiliser ses outils manuellement, à l’ancienne. Mais, au vu des efforts fournis par Adobe pour pousser l’usage de l’IA dans ses formules, il y a fort à parier que l’entreprise américaine soit de plus en plus insistante pour rendre ces nouveaux outils visibles. Une approche qui rappelle celle de Microsoft, qui cherche à tout prix à doper l’utilisation d’un Copilot qui, visiblement, n’intéresse personne.

Une annonce qui arrive d’ailleurs après que Blackmagic Design a publié une nouvelle version, gratuite, de DaVinci Resolve, qui intègre désormais un module de retouche photo. Avec la sortie de la nouvelle version d’Affinity l’an dernier, c’est toute une riposte qui semble enfin s’organiser contre l’ogre Adobe.

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L’application Gemini est enfin disponible sur macOS

Alors que Gemini sera bientôt le moteur de la prochaine version de l’assistant Siri, il était plus que temps que l’intelligence artificielle de Google prenne ses quartiers sur macOS. L’application Gemini pour Mac est désormais disponible gratuitement à cette adresse. Voyons ce qu’elle apporte.

Que permet l’application Gemini pour Mac ?

Jusqu’ici utilisable uniquement depuis sa version web ou à l’aide de divers outils tiers en utilisant une clé d’API, Gemini prend désormais la forme d’une application native qui s’intègre à merveille dans l’expérience utilisateur.

On peut évidemment l’ouvrir et parcourir ses différents chats en cours, accéder à ses « Gems » (les assistants personnalisés, destinés à répondre à un type de requête précis), sélectionner le modèle souhaité et envoyer des fichiers afin qu’ils soient analysés par l’intelligence artificielle. En clair, rien de moins que ce que l’on peut déjà faire sur le Web.

La différence majeure consiste en un raccourci tout simple : option+espace, qui permet d’ouvrir une invite de saisie rapide et donc d’obtenir la réponse à ses questions depuis n’importe quel écran en superposant l’interface de Gemini à la fenêtre active. Un raccourci déjà en vigueur sur les applications ChatGPT et Claude – si vous les avez déjà installées sur votre machine, veillez à modifier le raccourci pour éviter les conflits !

Gemini pour Mac
L’application Gemini pour Mac offre toutes les fonctions majeures de l’IA de Google.

Un partage d’écran facilité

Là où l’application Gemini trouve tout son intérêt, c’est dans ses fonctionnalités de partage d’écran. Exactement comme sur les smartphones Android, Gemini peut devenir nos yeux. Après avoir accordé à l’IA les autorisations nécessaires, l’utilisateur ou l’utilisatrice peut choisir de « partager une fenêtre » avec Gemini afin d’être guidé, par exemple sur un logiciel complexe, ou pour résumer les informations d’une page en cours de visite.

Le mode vocal et Gemini Live sont également de la partie, et permettent de converser plus naturellement encore avec l’intelligence artificielle de Google. Précisons qu’un compte Google AI Pro (qui offre maintenant 5 To de stockage) n’est pas obligatoire, mais un compte gratuit limite de fait la quantité de requêtes que l’on peut faire dans la journée. Par ailleurs, seul le modèle Gemini 3 Flash est disponible.

Le lancement de Gemini pour Mac intervient au même moment que celui de la nouvelle application Google pour ordinateurs Windows. Si elle intègre, elle aussi, Gemini, elle se présente plutôt comme une alternative à la barre de recherche omnisciente d’Apple, Spotlight. Plus d’informations sur cette page.

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GoPro investit le marché professionnel avec son action cam à objectif interchangeable

Avec leur nom qui évoque presque un voyage spatial, les Mission 1 s’avancent, nous dit GoPro, comme « les caméras de cinéma Open Gate 8K et 4K les plus petites, les plus légères et les plus robustes au monde ». Voyons ce qu’elles ont de si différent des modèles Hero plus grand public.

Quelles nouveautés sur les GoPro Mission 1 ?

La différence la plus importante sur ces nouveaux modèles concerne bien entendu le capteur. GoPro offre à la gamme Mission 1 un capteur de 50 mégapixels au format 1 pouce, qui propose non seulement un meilleur piqué, mais un bien meilleur apport de lumière en toutes circonstances grâce à ses photosites de 1,6 micromètre, qui peuvent être fusionnés (en réduisant la résolution) pour obtenir des pixels de 3,2 micromètres. Les performances sont aussi revues à la hausse grâce au processeur GoPro GP3, gravé en 5 nm, et intégrant un indispensable NPU, auquel on délègue désormais les tâches liées à l’intelligence artificielle.

Tout ce beau monde se met au service d’un boîtier ultracompact, à peine plus grand qu’une GoPro Hero 13, capable de capturer des vidéos en 8K à 60 images par seconde au format 16:9. On peut également miser sur de la 4K à 240 images par seconde. Enfin, ça, c’est pour les Mission 1 Pro et Mission 1 Pro ILS. La version « standard » se contentera de 8K à 30 ips ou de 4K à 120 ips. Dans tous les cas, les films pourront être tournés en « open-gate », c’est-à-dire sans recadrage imposé. Cela permet d’effectuer son cadrage en postproduction afin de décliner ses vidéos dans différents formats (adaptés aux réseaux sociaux, par exemple).

En effet, GoPro lancera trois caméras le mois prochain. Le modèle Pro se distingue, on l’a abordé, par la possibilité d’atteindre une résolution et une fréquence de balayage inédites chez GoPro. Mais la plus intéressante est peut-être la GoPro Mission 1 Pro ILS. Sa particularité ? Elle n’a pas d’objectif, seulement une monture Micro 4/3 sur laquelle on va pouvoir greffer l’objectif de son choix – exactement comme sur un appareil photo hybride ou un reflex ! GoPro annonce que la Mission 1 ILS sera pleinement compatible avec les optiques Lumix, OM System ou Sigma en Micro 4/3.

GoPro Mission 1 Pro ILS
La Mission 1 Pro ILS accepte les objectifs de plusieurs grandes marques au format Micro 4/3.

À qui se destinent les GoPro Mission 1 ?

GoPro a annoncé que les Mission 1 et Mission 1 Pro seraient disponibles le 28 mai prochain, sans détailler leurs prix. Ceux-ci seront connus le 21 mai 2026, date d’ouverture des précommandes. Un lancement plus tardif, au troisième trimestre 2026, sera consacré au modèle Mission 1 Pro ILS — sans plus de détails pour le moment.

Avec cette nouvelle gamme, GoPro monte en gamme et vient concurrencer l’inévitable RED, spécialiste des caméras professionnelles, mais également les Sony, Canon et Nikon qui, avec leurs hybrides récents, offrent d’excellentes performances en vidéo. Misant beaucoup sur la compacité de ses produits, GoPro tient peut-être là un argument différenciant pour celles et ceux qui souhaitent voyager plus léger.

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Huawei dame le pion à Samsung et Apple avec son nouveau pliant innovant

Toutes les rumeurs pointent en ce sens : le premier smartphone pliant d’Apple, attendu à la rentrée prochaine, adoptera un design tout en largeur, plus proche d’un iPad que d’un iPhone. Certaines sources affirment également que son concurrent Samsung, leader du marché des smartphones pliants, prépare sa riposte. Dommage pour eux, Huawei dégaine le premier. Découvrons le Pura X Max.

Huawei présentera son pliant extralarge le 20 avril

Huawei donne rendez-vous à ses fans chinois le 20 avril prochain afin de découvrir le Pura X Max, son premier smartphone pliant aux dimensions extralarges. Pas le temps pour les cachoteries : le fabricant dévoile dans la foulée des premiers visuels afin que l’on se rende mieux compte des dimensions du produit.

Fermé, le Pura X Max semble particulièrement compact et peut tenir dans la paume de la main. Comme un Samsung Galaxy Z Flip, en un peu plus large tout de même. On ignore encore la dimension de ses écrans, mais elle devrait être considérablement plus généreuse que sur les mobiles pliants actuellement sur le marché, quoique dans un ratio d’aspect différent.

Ouvert, le Huawei Pura X Max déploie une dalle OLED rappelant le design d’une tablette tenue à l’horizontale. Une surface d’affichage idéale pour les tâches productives, si tant est que l’interface (HarmonyOS) s’adapte parfaitement à ce nouveau format. Sauf surprise majeure, ce nouveau modèle ne devrait pas sortir en France. En tout cas, pas dans un futur proche.

La nouvelle mode du smartphone pliant XXL

Ce n’est pas la première fois que Huawei grille ses concurrents à quelques mètres de la ligne d’arrivée. L’année dernière, le constructeur chinois était en effet le premier à dégainer un smartphone pliant à trois écrans, avant que Samsung ne dévoile le Galaxy Z TriFold… et n’en arrête la production quelques semaines (!) plus tard. Trop coûteux à produire dans ce contexte de pénurie de composants, trop onéreux pour les consommateurs, même les plus passionnés… Une tentative audacieuse de renouveler le format des smartphones pliants qui ne restera pas dans les annales.

Les constructeurs de smartphones pliants trouveront-ils enfin une bonne formule à exploiter pour sortir du diptyque format livre ou format clapet ? En tout cas, Apple et Samsung comptent bien essayer. Il faut reconnaître à ce format extralarge un aspect plus différenciant qu’un « simple » smartphone qui peut s’ouvrir pour déployer un écran plus grand. Avec son ratio presque carré lorsqu’il est plié, le Pura X Max a de faux airs de PDA à l’ancienne.

Le prix du premier smartphone pliant du genre de Huawei sera dévoilé le 20 avril, tout comme sa date de sortie. On ne va pas se le cacher : on ne s’attend pas à quelque chose de particulièrement abordable.

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GoPro investit le marché professionnel avec son action cam à objectif interchangeable

Avec leur nom qui évoque presque un voyage spatial, les Mission 1 s’avancent, nous dit GoPro, comme « les caméras de cinéma Open Gate 8K et 4K les plus petites, les plus légères et les plus robustes au monde ». Voyons ce qu’elles ont de si différent des modèles Hero plus grand public.

Quelles nouveautés sur les GoPro Mission 1 ?

La différence la plus importante sur ces nouveaux modèles concerne bien entendu le capteur. GoPro offre à la gamme Mission 1 un capteur de 50 mégapixels au format 1 pouce, qui propose non seulement un meilleur piqué, mais un bien meilleur apport de lumière en toutes circonstances grâce à ses photosites de 1,6 micromètre, qui peuvent être fusionnés (en réduisant la résolution) pour obtenir des pixels de 3,2 micromètres. Les performances sont aussi revues à la hausse grâce au processeur GoPro GP3, gravé en 5 nm, et intégrant un indispensable NPU, auquel on délègue désormais les tâches liées à l’intelligence artificielle.

Tout ce beau monde se met au service d’un boîtier ultracompact, à peine plus grand qu’une GoPro Hero 13, capable de capturer des vidéos en 8K à 60 images par seconde au format 16:9. On peut également miser sur de la 4K à 240 images par seconde. Enfin, ça, c’est pour les Mission 1 Pro et Mission 1 Pro ILS. La version « standard » se contentera de 8K à 30 ips ou de 4K à 120 ips. Dans tous les cas, les films pourront être tournés en « open-gate », c’est-à-dire sans recadrage imposé. Cela permet d’effectuer son cadrage en postproduction afin de décliner ses vidéos dans différents formats (adaptés aux réseaux sociaux, par exemple).

En effet, GoPro lancera trois caméras le mois prochain. Le modèle Pro se distingue, on l’a abordé, par la possibilité d’atteindre une résolution et une fréquence de balayage inédites chez GoPro. Mais la plus intéressante est peut-être la GoPro Mission 1 Pro ILS. Sa particularité ? Elle n’a pas d’objectif, seulement une monture Micro 4/3 sur laquelle on va pouvoir greffer l’objectif de son choix – exactement comme sur un appareil photo hybride ou un reflex ! GoPro annonce que la Mission 1 ILS sera pleinement compatible avec les optiques Lumix, OM System ou Sigma en Micro 4/3.

GoPro Mission 1 Pro ILS
La Mission 1 Pro ILS accepte les objectifs de plusieurs grandes marques au format Micro 4/3.

À qui se destinent les GoPro Mission 1 ?

GoPro a annoncé que les Mission 1 et Mission 1 Pro seraient disponibles le 28 mai prochain, sans détailler leurs prix. Ceux-ci seront connus le 21 mai 2026, date d’ouverture des précommandes. Un lancement plus tardif, au troisième trimestre 2026, sera consacré au modèle Mission 1 Pro ILS — sans plus de détails pour le moment.

Avec cette nouvelle gamme, GoPro monte en gamme et vient concurrencer l’inévitable RED, spécialiste des caméras professionnelles, mais également les Sony, Canon et Nikon qui, avec leurs hybrides récents, offrent d’excellentes performances en vidéo. Misant beaucoup sur la compacité de ses produits, GoPro tient peut-être là un argument différenciant pour celles et ceux qui souhaitent voyager plus léger.

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Huawei dame le pion à Samsung et Apple avec son nouveau pliant innovant

Toutes les rumeurs pointent en ce sens : le premier smartphone pliant d’Apple, attendu à la rentrée prochaine, adoptera un design tout en largeur, plus proche d’un iPad que d’un iPhone. Certaines sources affirment également que son concurrent Samsung, leader du marché des smartphones pliants, prépare sa riposte. Dommage pour eux, Huawei dégaine le premier. Découvrons le Pura X Max.

Huawei présentera son pliant extralarge le 20 avril

Huawei donne rendez-vous à ses fans chinois le 20 avril prochain afin de découvrir le Pura X Max, son premier smartphone pliant aux dimensions extralarges. Pas le temps pour les cachoteries : le fabricant dévoile dans la foulée des premiers visuels afin que l’on se rende mieux compte des dimensions du produit.

Fermé, le Pura X Max semble particulièrement compact et peut tenir dans la paume de la main. Comme un Samsung Galaxy Z Flip, en un peu plus large tout de même. On ignore encore la dimension de ses écrans, mais elle devrait être considérablement plus généreuse que sur les mobiles pliants actuellement sur le marché, quoique dans un ratio d’aspect différent.

Ouvert, le Huawei Pura X Max déploie une dalle OLED rappelant le design d’une tablette tenue à l’horizontale. Une surface d’affichage idéale pour les tâches productives, si tant est que l’interface (HarmonyOS) s’adapte parfaitement à ce nouveau format. Sauf surprise majeure, ce nouveau modèle ne devrait pas sortir en France. En tout cas, pas dans un futur proche.

La nouvelle mode du smartphone pliant XXL

Ce n’est pas la première fois que Huawei grille ses concurrents à quelques mètres de la ligne d’arrivée. L’année dernière, le constructeur chinois était en effet le premier à dégainer un smartphone pliant à trois écrans, avant que Samsung ne dévoile le Galaxy Z TriFold… et n’en arrête la production quelques semaines (!) plus tard. Trop coûteux à produire dans ce contexte de pénurie de composants, trop onéreux pour les consommateurs, même les plus passionnés… Une tentative audacieuse de renouveler le format des smartphones pliants qui ne restera pas dans les annales.

Les constructeurs de smartphones pliants trouveront-ils enfin une bonne formule à exploiter pour sortir du diptyque format livre ou format clapet ? En tout cas, Apple et Samsung comptent bien essayer. Il faut reconnaître à ce format extralarge un aspect plus différenciant qu’un « simple » smartphone qui peut s’ouvrir pour déployer un écran plus grand. Avec son ratio presque carré lorsqu’il est plié, le Pura X Max a de faux airs de PDA à l’ancienne.

Le prix du premier smartphone pliant du genre de Huawei sera dévoilé le 20 avril, tout comme sa date de sortie. On ne va pas se le cacher : on ne s’attend pas à quelque chose de particulièrement abordable.

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