Le harcèlement téléphonique peut vite être insupportable. Alors que le gouvernement s'est engagé à prendre des mesures contre le démarchage téléphonique non-sollicité, les agents semblent toujours plus motivés à solliciter des Français hors du cadre légal. Voici une technique pour passer sous le radar, plus efficace que de simplement raccrocher au nez.
Disponible à -83 % pendant 28 mois, CyberGhost VPN protège efficacement jusqu’à 7 de vos appareils. Et son prix accessible est loin d'être son seul atout.
Il voulait juste "tester" son chatbot — il s'est retrouvé avec le RAID à sa porte. Cette mésaventure strasbourgeoise rappelle brutalement que vos conversations avec une IA ne sont jamais vraiment privées.
Et si vous pouviez renommer n'importe quel lieu sur la carte du monde ?
Genre, transformer "Paris" en "Pain au Chocolat City" ou "Bordeaux" en "Chocolatine Land" ? Hé bien c'est exactement ce que propose
Rename World
, et y'a déjà plus de 40 000 renommages au compteur.
Le principe est hyper simple : vous cliquez sur un nom de lieu, vous proposez un nouveau nom, et la communauté vote. Les meilleures propositions restent, les autres disparaissent dans l'oubli. Y'a pas besoin de créer un compte pour explorer la carte, c'est ouvert à tout le monde et c'est dispo en français !
J'ai d'abord cru que ça allait être un festival de noms vulgaires et de spam... mais en fait non. Le créateur (qui se fait appeler kafk) a mis en place un filtre de mots plus un dashboard d'administration qui lui permet de dégager les trolls en quelques clics. Sur les 40 000+ propositions, le spam reste donc marginal et la majorité des renommages sont soit créatifs, soit du jeu de mots inoffensif. Après évidemment, si quelqu'un challenge votre proposition, faudra convaincre la communauté de voter pour vous.
Je vous présente Clermont-Ferrand ^^ :
Mais le site ne s'arrête pas au simple renommage. Y'a aussi un mode Name Duel où deux propositions s'affrontent en face à face, un Quiz pour tester vos connaissances géo, et un Leaderboard pour les plus prolifiques. Du coup c'est devenu un vrai petit jeu communautaire.
Il y a également un bouton "Hide NZ" qui permet de supprimer carrément la Nouvelle-Zélande de la cartographie mondiale. Si vous traînez un peu sur r/MapsWithoutNZ, vous comprendrez la référence. Et un bouton "Show NZ" pour les gens bien, évidemment.
Côté technique, kafk a préféré utiliser des PMTiles (40 Go stockées chez Cloudflare) plutôt que des tuiles raster classiques, ce qui rend la navigation bien plus fluide. Le rendu vectoriel s'appuie comme d'hab sur
OpenStreetMap
et tourne sur le serveur d'un de ses potes équipé de 256 Go de RAM (oui, on a les amis qu'on mérite ^^). Attention par contre, si vous cherchez à renommer un endroit précis (genre votre village de consanguins) et que le libellé ne s'affiche pas, faudra jouer avec le niveau de zoom car c'est du vectoriel, les étiquettes géographiques apparaissent à des échelles différentes.
Si vous avez déjà perdu des heures sur des
cartes interactives de Westeros
, attendez de voir ce qui se passe quand Internet a le droit de renommer le monde réel. Perso, j'ai cherché ce que les gens avaient fait de ma ville... et j'ai pas été déçu. Y'a aussi un
Discord
pour la communauté si vous voulez proposer des idées ou signaler des soucis.
Bref, allez-y, renommez votre bled, la préfecture de votre département, et bon courage à kafk pour la modération !
Une simple configuration de vos appareils peut changer le confort de votre navigation sur le web. Il s'agit du réglage du serveur DNS. Le suisse Quad9 se met à jour avec une gestion du HTTP/3 et de QUIC.
Si votre coeur bat, sachez que la CIA peut vous retrouver n'importe où !
[Mise à jour du 9 avril 2026] Bon… faut que je vous dise un truc. Depuis hier,
Scientific American a interrogé plusieurs physiciens
sur ce fameux Ghost Murmur et leur verdict est sans appel : ça ne tient pas la route scientifiquement. Le champ magnétique d'un battement de cœur s'affaiblit d'un trillion de fois à seulement 1 km de distance. Alors à 65 km, autant chercher une aiguille dans la galaxie d'Andromède. D'après les experts, c'est soit quelqu'un qui a trollé un journaliste du New York Post, soit une bonne vieille opération de désinformation de la CIA pour impressionner ses adversaires. Bref, je me suis fait avoir et vous avec, mais c'était beau tant que ça durait ! Merci à Etienne pour le signalement. L'article original est conservé ci-dessous, prenez-le donc avec des pincettes.
C'est pas moi qui le dis, c'est John Ratcliffe, le directeur de la CIA en personne, qui l'a annoncé ce lundi 7 avril après que ses équipes aient utilisé un outil baptisé Ghost Murmur pour localiser un membre d'équipage américain abattu en Iran, à 65 kilomètres de distance, en captant juste les battements de son coeur.
On dirait vraiment de la SF mais je vais tout vous expliquer.
L'officier des systèmes d'armes d'un F-15E Strike Eagle (oui c'est son titre officiel), nom de code "Dude 44 Bravo", s'est éjecté de son appareil et a du se planquer dans une crevasse en plein désert montagneux du sud de l'Iran, avec les forces iraniennes qui le cherchaient trèèèès activement. Durant 2 jours, le gars a survécu en terrain hostile et c'est là que la CIA a décidé de dégainer Ghost Murmur pour la toute première fois en conditions réelles.
Et la techno est vraiment dingue ! Le système utilise de la magnétométrie quantique, c'est-à-dire des capteurs construits autour de défauts microscopiques dans des diamants synthétiques et ces capteurs sont capables de détecter la signature électromagnétique des battements cardiaques... C'est un signal normalement tellement faible qu'on ne peut le mesurer qu'à l'hôpital, avec des capteurs collés sur la peau.
Hé bien Ghost Murmur capte ce signal à des dizaines de kilomètres en utilisant l'IA pour isoler un seul battement de cœur du bruit ambiant. Comme l'a dit un officiel du gouvernement américain, "c'est comme entendre une voix dans un stade, sauf que le stade fait 2 500 km²" !
Et devinez qui est derrière tout ça... Lockheed Martin et sa division
Skunk Works
, ceux là même qui ont pondu le SR-71, le F-117, et à peu près tous les trucs volants classifiés du Pentagone. Le système a été testé à bord d'hélicoptères Black Hawk et pourrait finalement être adapté pour les F-35. Et son nom n'est pas choisi au hasard : "Murmur" c'est le terme clinique pour un souffle au coeur, et "Ghost" parce que la cible est invisible... sauf pour eux.
Bon, après faut relativiser quand même. Le plus gros problème c'est que ce bidule fonctionne surtout en zone déserte, là où y'a quasi zéro interférence électromagnétique. Donc si vous êtes le seul être vivant dans un rayon de 100 bornes, ça marchera du tonnerre de Zeus mais par contre, en plein centre-ville avec des milliers de cœurs qui font boum boum au mètre carré, ça ne marchera pas aussi bien. Et surtout, ça demande un temps de traitement conséquent car on n'est clairement pas du temps réel. Mais le jour où ça miniaturise assez pour tenir dans un drone civil... là, même un randonneur en forêt devient traçable.
Xavier Dupont de Ligonnès, finalement t'es tranquille ! ^^
Sauf que voilà, quand les physiciens s'en mêlent, ça refroidit. Le professeur John Wikswo de l'université Vanderbilt rappelle que le champ magnétique cardiaque est déjà à peine détectable à 10 centimètres de la poitrine. À un mètre, l'amplitude du signal est mille fois plus faible. Et à un kilomètre, on parle d'un affaiblissement d'un trillion. Autant dire qu'à 65 km, le Père Noël est plus détectable qu'un battement de cœur. Chad Orzel, physicien à Union College, enfonce le clou : même l'IA ne pourrait pas isoler un signal cardiaque humain au milieu de tout le bruit magnétique ambiant (animaux, champ terrestre, sources artificielles) à plusieurs kilomètres de distance.
Donc la vraie question c'est : est-ce que la CIA a vraiment cette techno, ou est-ce qu'on vient tous de se faire rouler dans la farine par le plus beau coup de com' du renseignement US depuis longtemps ? Comme le résume Orzel, soit quelqu'un a trollé un journaliste, soit c'est de la désinformation volontaire pour "faire croire qu'on dispose réellement de cette technologie secrète".
Finalement, vous pouvez retourner vous planquer tranquille dans le Larzac. Votre cœur ne vous trahira pas de sitôt. En tout cas, pas à 65 bornes. Et si la CIA veut vraiment vous retrouver, elle fera ça à l'ancienne comme tout le monde ^^
La loi européenne appelée « ChatControl 1.0 » par ses détracteurs a expiré samedi 4 avril. Les géants du numérique s'en moquent et maintiennent le cap.
La loi européenne appelée « ChatControl 1.0 » par ses détracteurs a expiré samedi 4 avril. Les géants du numérique s'en moquent et maintiennent le cap.
Le 20 avril prochain, la loi FISA qui permet aux agences de renseignement américaines d'accéder aux communications et aux données personnelles des Européens, mais aussi des Américains, expirera. Alors que la société civile et des politiques réclament davantage de garde-fous, Washington compte renouveler cette loi telle quelle.
Le 20 avril prochain, la loi FISA qui permet aux agences de renseignement américaines d'accéder aux communications et aux données personnelles des Européens, mais aussi des Américains, expirera. Alors que la société civile et des politiques réclament davantage de garde-fous, Washington compte renouveler cette loi telle quelle.
Depuis 2022, les géants du numérique comme Meta, la maison mère d'Instagram, pouvaient scanner nos conversations en ligne à des fins de recherche de contenus pédopornographiques. Cette possibilité expire ce vendredi 3 avril à minuit, et le Parlement européen a choisi de ne pas la renouveler : une nouvelle dont s'est félicitée la société civile, qui déplorait un « contrôle de masse non ciblé des conversations en ligne privées » ne permettant pas de davantage protéger les mineurs.
Depuis 2022, les géants du numérique comme Meta, la maison mère d'Instagram, pouvaient scanner nos conversations en ligne à des fins de recherche de contenus pédopornographiques. Cette possibilité expire ce vendredi 3 avril à minuit, et le Parlement européen a choisi de ne pas la renouveler : une nouvelle dont s'est félicitée la société civile, qui déplorait un « contrôle de masse non ciblé des conversations en ligne privées » ne permettant pas de davantage protéger les mineurs.
Bon, j'ai la crève et y'a du bricolage qui m'attend, du coup aujourd'hui y'aura pas des centaines d'article. Mais faut quand même que je vous parle de
Hister
, le nouveau projet d'Adam Tauber (le créateur de
Searx
) qui indexe localement tout ce que vous visitez sur le web pour le retrouver en texte intégral.
Vous installez l'extension Chrome ou Firefox, vous lancez le binaire Go sur votre machine (ça tourne sous Linux, macOS et Windows), et hop, chaque page que vous visitez est indexée en full-text. Du coup, quand vous cherchez ce tuto que vous aviez lu y'a 3 semaines mais dont vous avez zappé l'URL, vous ouvrez l'interface web locale de Hister, vous tapez un mot qui était dans le contenu de la page et ça ressort ! Si vous aviez testé
Deeper History
à l'époque, c'est le même concept mais en beaucoup plus costaud.
L'interface de Hister - sobre mais efficace
Sous le capot, Hister utilise blevesearch, un moteur d'indexation en Go qui gère le fuzzy matching et les requêtes booléennes. En gros, vous tapez "configuration nginx reverse proxy" et ça vous ressort cette page de doc que vous aviez consultée y'a un mois, même si vous ne vous souvenez que de 2 mots. Efficace donc. Et l'outil capture les pages telles qu'elles étaient au moment de votre visite donc si un site modifie son contenu ou si un article disparaît, vous aurez toujours la version d'origine. Y'a même un mode aperçu hors-ligne pour consulter ces snapshots sans connexion !
Côté vie privée (forcément, quand ça vient du mec qui a pondu Searx déjà en 2013... le temps file les amis ^^), tout reste sur votre machine. Et pour les domaines sensibles comme votre banque ou votre mutuelle, une blacklist permet même d'exclure certains sites de l'indexation. Enfin pour ceux qui ont déjà des années de navigation derrière eux, la commande hister import aspirera votre historique Chrome ou Firefox existant, comme ça pas besoin de repartir de zéro.
Pour installer ça, téléchargez le binaire depuis
les releases GitHub
, puis lancez le serveur et installez l'extension (
Firefox
ou Chrome) qui va bien. Y'a aussi un Docker Compose pour ceux qui préfèrent tout conteneuriser. Prévoyez aussi quelques Go sur le disque pour la base d'index car ça se rempli vite...
Tauber dit avoir réduit sa dépendance à Google de moitié en un mois et demi juste avec ça. Et je trouve ça logique parce que quand vous avez déjà visité la bonne page une fois, ça ne sert plus à rien de redemander à Google de vous la remonter entre 3 pubs et une réponse IA à côté de la plaque. Autant récupérer ce que vous aviez déjà !
Voilà, je suis sûr que ça va vous plaire... Et si vous voulez tester avant d'installer quoi que ce soit, une
démo
tourne en ligne.
Un VPN gratuit, intégré direct dans Firefox, sans rien installer ça vous dit ??
Bah ça tombe bien car c'est ce que Mozilla nous balance avec la version 149 de son navigateur, qui débarquera le 24 mars, soit le LENDEMAIN de mon anniversaire 🥳 !! Et c'est pas juste un gadget marketing puisqu’ils offrent 50 Go de bande passante par mois, soit l'équivalent de 25 films en streaming SD, et qu'ils couvrent déjà la France, les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Leur intégration VPN route en fait tout le trafic de votre navigateur via un serveur proxy qui masque votre adresse IP et votre géolocalisation. Comme ça y'a pas besoin de télécharger une extension louche sur le store, puisque c'est natif. Depuis l'annonce, Mozilla nous a promis que ce service respectait ses principes en matière de protection des données, ce qui en langage courant veut dire qu'ils devraient faire un peu gaffe à nos données. On verra bien puisque les promesses n'engagent que ceux qui y croient mais bon, en général, ils respectent leurs paroles et leurs valeurs donc je leur ferais plutôt confiance sur le coup.
Par contre, 50 Go par mois, j'avoue c'est pas la fête du slip. Si vous streamez comme un gros cochon en HD tous les soirs, ça va fondre en une grosse semaine environ. Disons que ce VPN est plutôt dimensionné pour protéger votre navigation quotidienne, genre le petit Wi-Fi du café ou de l'hôtel. Et vous vous en doutez, y'aura un abonnement possible aussi mais les tarifs pour un éventuel plan "illimité" n'ont pas encore été annoncés.
L'autre grosse feature dans Firefox 149, c'est également le split view. Ça permet d'affichez deux pages côte à côte dans la même fenêtre ! Comme ça vous pouvez ouvrir Korben.info à gauche et pratiquer votre surf quotidien dans le panneau de droite. Je plaisante mais en tout cas, ça va m'éviter de jongler entre les onglets pour comparer deux trucs ou copier du texte d'un site à l'autre. ET OUI je sais, Vivaldi et Edge font ça depuis un moment déjà, mais moi je suis sous Firefox, donc c'est pour ça que je vous en parle. Parce que ça débarque enfin dans ma vraie life à moi !
Côté IA, je vous rappelle que Mozilla avait déjà ajouté un
kill switch
et des
contrôles granulaires
pour gérer chaque fonction IA individuellement et cette 149 pousse le truc encore plus loin puisque vous pouvez maintenant activer ou désactiver finement chaque brique, de la traduction automatique aux chatbots de la sidebar. Comme ça, vous pouvez garder ce qui vous sert en IA et vous virer le reste.
Y'a aussi Tab Notes qui arrive... C'est une fonctionnalité encore un peu expérimentale présente dans Firefox Labs, qui permet d'attacher des notes directement à vos onglets. Si comme moi, vvous faites de la veille sur macOS ou Linux avec 40 onglets ouverts et que vous voulez griffonner une remarque vite faire sur une page sans ouvrir un Notion ou équivalent à côté, c'est pas du luxe.
Mozilla bosse également sur Smart Window, un assistant contextuel qui affiche des définitions, des résumés d'articles ou des comparaisons de produits pendant votre navigation. J'sais pas trop si les gens vont utiliser ce truc... Moi j'suis pas certain en tout cas. Mais bon, pour le moment, c'est pas encore déployé, donc faudra patienter encore un peu avant de mettre la main dessus.
Et pour finir, le navigateur se refait une beauté. Nouvelles icônes, thèmes rafraîchis, et une mascotte toute neuve
qui s'appelle Kit
(Oui, le renard a un prénom maintenant !). Voilà les amis, la refonte complète des paramètres arrivera dans la Nightly à partir d'avril 2026 et rassurez vous les flippés, toutes les nouveautés IA resteront désactivées par défaut, comme pour la 148... faudra donc aller les activer à la main si vous en voulez.
Voilà, donc notez bien, Firefox 149 sort le 24 mars avec un VPN gratuit intégré nativement dans un navigateur ! On n'avait pas vu ça depuis Opera ! (lol)
Si vous pilotez un drone DJI, vos logs de vol finissent probablement sur Airdata ou un service cloud du même genre. En gros ce sont des trucs qui aspirent vos trajectoires GPS, vos altitudes en mètres, vos tensions de batterie en millivolts... et qui stockent tout ça sur des serveurs quelque part dans le cloud. Ouais, bof.
Eh bien
Open DroneLog
, c'est exactement l'inverse à savoir un carnet de vol open source qui garde tout en local, dans une base
DuckDB
(une base de données embarquée ultra-légère) sur votre machine.
Avec cet outil, vous importez vos fichiers .txt DJI (tous les modèles : Mini, Mavic, Air, Phantom...), les CSV de l'app Litchi, ou même les exports Airdata, et hop, le logiciel mouline tout ça pour vous afficher vos vols sur une carte 3D interactive avec le replay de la trajectoire. Vous pouvez alors accélérer jusqu'à x16, voir la télémétrie en temps réel (altitude, vitesse, signal RC, tensions des cellules de batterie) et même visualiser les mouvements des joysticks.
Pas mal donc pour comprendre pourquoi votre Mavic a décidé de faire un plongeon kamikaze ce jour-là !
Visualisation 3D d'une trajectoire de vol dans Open DroneLog
Un truc bien pensé dans l'appli, c'est l'auto-tagging car le logiciel détecte automatiquement les vols de nuit, les passages à haute vitesse, les situations de batterie froide... et colle des étiquettes sur chaque vol sans que vous ayez à lever le petit doigt. Pour ceux qui se demandent à quoi ça sert de tenir un journal de vol, disons que le jour où l'aviation civile vous pose des questions sur vos habitudes de pilotage, avoir un historique propre de tous vos vols avec coordonnées et télémétrie, ça peut clairement vous sauver la mise (surtout si vous volez près de zones sensibles).
Côté déploiement, vous avez le choix : app desktop (Windows, macOS, Linux), image Docker pour l'auto-héberger, ou
la webapp
pour tester sans rien installer. Le Docker est clairement le meilleur choix parce que vous pouvez monter un dossier de logs et configurer une synchro automatique via cron. Genre, votre drone se pose, vous branchez la carte SD sur le NAS, copiez les fichiers .txt dans le dossier monté, et l'import se fait tout seul toutes les 8 heures. Ça tourne même sur un Raspberry Pi !
Les graphiques de télémétrie : altitude, vitesse, batterie, tout y passet'as anal
Le géocodage inversé (qui transforme vos coordonnées GPS en noms de lieux) se fait hors-ligne donc c'est top pour la vie privée et d'ailleurs, si le sujet vous parle, le projet
OwnTracks
applique la même philosophie à la géolocalisation perso.
Le logiciel gère aussi les profils multiples (pratique si vous avez plusieurs pilotes ou flottes), le suivi de la santé des batteries avec historique des cycles, la maintenance avec seuils configurables, et l'export dans à peu près tous les formats imaginables : CSV, JSON, GPX, KML. Y'a même un générateur de "FlyCards" pour partager vos stats de vol sur les réseaux en format 1080x1080 ! Et le tout est traduit en 11 langues, dont le français.
Le projet est sous licence AGPLv3, et pour l'instant c'est DJI-only (pas de Parrot ni Autel en natif). Bref, si vous cherchez un carnet de vol drone qui ne balance pas vos coordonnées GPS dans le cloud, c'est tout trouvé !
Vous n'avez probablement pas besoin d’un énième sermon sur la "vie privée". Vous avez besoin d’outils qui font le sale boulot à votre place. Incogni fait exactement ça : il passe ses journées à frapper à la porte des courtiers en données pour leur dire de
supprimer vos infos
, pendant que vous faites autre chose de vital. Comme préparer une raclette parce que l'hiver n'est pas terminé.
On imagine souvent les fuites comme des gros piratages de bases de données. Cela arrive parfois bien évidemment, sauf qu'en pratique, le plus gros de la collecte part de choses beaucoup plus banales : formulaires, programmes de fidélité, inscriptions sur des sites gratuits et désormais, les
extensions IA qui se greffent au navigateur
.
Une étude d’Incogni
montre que plus de la moitié des extensions Chrome “dopées à l’IA” collectent au moins un type de données utilisateur. Sur presque 450 extensions analysées, 52% aspirent quelque chose, et près de 30% récupèrent des infos personnelles identifiables. Votre nom, adresse, email, parfois même du contenu que vous tapez (mails, formulaires, documents en ligne) et des éléments de localisation. Des outils archi populaires comme Grammarly ou QuillBot se retrouvent pointés du doigt pour le volume et la sensibilité des données auxquelles ils ont accès, tout en étant installés par des millions d'utilisateurs.
Le problème, c’est que ces flux ne restent pas cantonnés aux éditeurs d’extensions. Ils alimentent des courtiers en données (
data brokers
) qui recoupent, enrichissent et revendent ce qu’ils savent de vous. Ça concerne aussi bien les coordonnées, le profil socio‑démographique, les centres d’intérêt, comportement de navigation, historique d’achats, etc. Vous ne verrez jamais leur nom sur un bandeau de cookie, mais eux vous connaissent très bien.
Incogni : un service qui supprime vos données à grande échelle
Pour attaquer ce problème à la racine, Incogni automatise tout ce que vous pourriez théoriquement faire à la main, mais que personne ne fait vraiment :
repérer quelles sociétés ont probablement vos données,
leur envoyer des demandes de suppression basées sur le RGPD, CCPA & co,
les relancer si elles traînent des pieds,
vérifier que vos données ne réapparaissent pas quelques mois plus tard.
Concrètement, à l’inscription, vous fournissez quelques informations d’identification (nom, email, adresse postale) pour permettre à Incogni de vous retrouver dans les bases des brokers. Une fois la procuration numérique signée, la plateforme commence à envoyer des demandes d’effacement à plus de 420 sites de courtage et bases marketing, recrutement, scoring, etc., en votre nom. On peut parler d’un service “quasi mains libres” qui économise des dizaines d’heures de démarchage manuel en automatisant ces requêtes et les relances qui suivent.
Sur le tableau de bord, on voit très concrètement tout ce qui se passe :
combien de demandes ont été envoyées,
quels brokers ont répondu,
combien ont confirmé la suppression,
lesquels sont encore en attente ou en cours de relance.
Une fois la première vague passée (souvent 30 à 45 jours pour les réponses, selon mon test perso et ce que j'ai vu en ligne),
Incogni continue à surveiller
les mêmes acteurs et à renvoyer des demandes périodiques pour éviter les “résurrections” discrètes de votre profil dans leurs fichiers. C’est cette dimension continue qui en fait un outil pratique : au lieu de faire un gros ménage une fois et d’oublier, vous déléguez la routine.
Le mode sniper : faire retirer vos données d’un site précis
Le détail intéressant pour les cas particuliers : avec l’offre illimitée, vous pouvez demander à Incogni de s’attaquer à des sites spécifiques, au-delà de sa liste standard de brokers. Ça couvre par exemple :
un annuaire de recherche de personnes qui expose votre adresse,
une base obscure où votre numéro apparaît,
une plateforme pro qui indexe trop bien vos données.
Le principe est simple : vous copiez l’URL du site ou de la page concernée dans l’interface, et l'outil ajoute ce cas à la liste des demandes à traiter. Il n’y a pas de limite de nombre de requêtes sur ce mode, ce qui en fait une option assez puissante pour “nettoyer” au fur et à mesure ce que vous découvrez dans Google. D'ailleurs petit conseil perso, n'hésitez pas à créer une alerte sur votre nom pour recevoir un mail dès qu'il apparaît quelque part, vous serez peut-être étonné.
Il y a des bornes logiques : Incogni ne pourra pas effacer des dossiers judiciaires publics, des registres gouvernementaux, ni vos propres contenus sur les réseaux sociaux, blogs ou forums. L’idée est de cibler les usages commerciaux de vos données, pas de réécrire l’histoire.
Ce que vous y gagnez concrètement
Sur le papier, “moins de données chez les brokers” sonne abstrait. Dans la pratique, ça se traduit par plusieurs bénéfices très concrets :
Moins de démarchage ciblé : les listes marketing qui tournent avec votre mail et votre téléphone s’appauvrissent, ce qui se voit dans la baisse de certains spams ultra personnalisés.
Moins de contexte pour les arnaques : un escroc qui ne connaît plus votre adresse, vos anciennes boîtes, vos habitudes, aura plus de mal à composer un message crédible.
Moins d’exposition dans les moteurs de recherche de personnes ou annuaires douteux : vos fiches disparaissent au fil des suppressions, ce qui réduit les risques de harcèlement, doxxing ou simple curiosité mal placée.
Moins de données à gérer en cas de fuite : si un broker se fait pirater, le volume d’informations vous concernant est moindre, donc l’impact potentiel aussi.
Et pour être utilisateur du service, on sent bien le côté progrès visible sans effort technique. Au bout de quelques semaines, le tableau de bord compte déjà des dizaines de suppressions confirmées, et le flux de courrier indésirable le plus ciblé commence à se tasser.
Et les extensions IA dans tout ça ?
Le rapport d’Incogni sur les extensions IA Chrome montre bien que le problème ne va pas disparaître. Tant qu’on installera des assistants magiques qui demandent un accès à tous les sites et à tout ce qu’on tape, les brokers auront de nouveaux tuyaux pour s’alimenter. La réponse ne peut pas être seulement “n’installez plus rien”, on a besoin de ces outils. Le service de Surfshark prend donc le problème par l’autre bout. Même si certaines données fuient via ces extensions ou d’autres services, il s’occupe de retrouver les endroits où elles se centralisent et d’exiger qu’elles soient effacées.
Le duo gagnant, c’est donc : limiter les permissions des extensions (et éviter celles qui demandent l’accès à tous les sites sans raison), comme le recommandent les chercheurs, et derrière, faire tourner un service comme Incogni pour vider régulièrement les réservoirs où vos infos finissent de toute façon.
Un outil de fond, pas un gadget de plus
Beaucoup de solutions privacy ajoutent une couche d’interface ou de jargon sans changer grand-chose au fond. Ici, la valeur est très terre à terre : du temps économisé, des démarches que vous n’auriez jamais faites vous‑même, et un suivi qui tourne en tâche de fond. Les analyses récentes en font un des services les plus rentables si votre objectif est simplement de faire disparaître votre fiche de la plupart des fichiers commerciaux sans y consacrer votre week‑end.
En résumé, Incogni ne promet pas l’invisibilité totale, mais il fait quelque chose que peu de gens ont la patience de faire. En 2026, ce n’est pas un luxe, c’est presque le minimum syndical pour que votre historique ne soit pas la matière première des prochaines dérives de l’IA ou du prochain mail d’arnaque trop bien informé.
Et vous pouvez en profiter à partir de 86€/an TTC pour la version standard (et même moins, 77€, avec le code KORBEN55). Pour la version illimitée, il faut compter 173€/an (ou 155 avec mon code).