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Jim Carrey : 3 choses que vous ignorez sur l’acteur américain césarisé

(1) Pourquoi s’est-il écrit un chèque de 10 millions de dollars ?

Au début des années 1980, alors qu’il enchaîne les scènes de stand-up sans véritable percée à Hollywood, Jim Carrey rédige un chèque à son propre nom de 10 millions de dollars, libellé pour « services d’acteur rendus ». Il le postdate à Thanksgiving 1995 et le glisse dans son portefeuille.

Moins de dix ans plus tard, après une série de succès retentissants – Ace Ventura: Pet Detective, The Mask et Dumb and Dumber –, l’acteur négocie des cachets à plusieurs millions de dollars. Le rapprochement nourrit depuis le mythe d’une réussite « visualisée ».

(2) Jusqu’où est allé le calvaire du Grinch ?

Sous les traits verdâtres de cette créature poilue, Jim Carrey livre dans Le Grinch une performance devenue culte. En coulisses, le tournage tient pourtant de l’épreuve d’endurance. Chaque journée commence par plusieurs heures de maquillage : lentilles, nez artificiel, fausses dents, doigts surdimensionnés, costume intégral en poils de yak… L’ensemble entrave sa respiration, réduit son champ de vision et installe une sensation constante d’enfermement.

Le Grinch.

L’acteur évoquera par la suite des crises d’angoisse et une fatigue extrême, au point d’envisager de se retirer du projet. La production fait alors appel à un spécialiste, « un homme qui entraînait les agents de la CIA et les membres des forces spéciales à résister à la torture », confie-t-il (propos rapportés par Variety). Le film, réalisé par Ron Howard, sortira finalement en 2000, laissant le souvenir d’un tournage éprouvant, à rebours de la féerie affichée à l’écran.

(3) La « méthode Carrey » a-t-elle dépassé les limites ?

Dans Man on the Moon, biopic consacré à l’humoriste américain Andy Kaufman, Jim Carrey ne se contente pas d’enfiler le costume. Le film retrace la trajectoire d’un artiste qui brouillait sans cesse les frontières entre provocation, performance et mystification.

Et, pour lui donner corps, Carrey adopte une immersion radicale : sur le plateau, il reste Kaufman, parle et agit comme lui, endossant également le rôle de Tony Clifton, l’alter ego outrancier du comédien. Rapidement, jeu et réalité se confondent, au point que certains membres de l’équipe ne savent plus à qui ils s’adressent.

Le documentaire Jim & Andy: The Great Beyond, réalisé par Chris Smith et révélé en 2017, a donné à voir l’ampleur de cette démarche. On y observe un acteur absorbé par son personnage, maintenant la fiction au-delà des prises. Une expérience qui éclaire autrement la trajectoire d’un comédien souvent réduit à son exubérance comique, mais dont l’engagement artistique s’est parfois situé à la frontière de l’excès.

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Mort de Robert Duvall : 5 rôles cultes qui ont façonné la légende

Le cinéma américain vient de perdre l’une de ses « forces tranquilles ». Robert Duvall s’est éteint paisiblement ce 16 février 2026 à l’âge de 95 ans, dans sa propriété de Virginie. Celui qui a traversé sept décennies de l’histoire d’Hollywood laisse derrière lui une trace indélébile, marquée par une économie de mots et une intensité de regard qui n’appartenaient qu’à lui.

Né en 1931, ce fils d’amiral n’était pas du genre à chercher la lumière des projecteurs pour le simple plaisir de briller. Il était un acteur de texture, un artisan capable d’apporter une crédibilité immédiate à n’importe quel récit, qu’il soit niché dans la pègre new-yorkaise ou dans la chaleur moite du Vietnam. Duvall a incarné l’Amérique dans toute sa complexité, du silence le plus profond à l’autorité la plus terrifiante.

Voici les 5 rôles qui ont fait de lui une légende absolue du septième art.

1- Tom Hagen dans Le Parrain I et II (1972-1974)

Parrain-Tom-Hagen

C’est la définition même de la retenue. Au milieu des éclats de voix de James Caan et de l’aura de Marlon Brando, Robert Duvall impose le personnage de Tom Hagen dans la saga magistrale de Francis Ford Coppola. En tant que consigliere (avocat et conseiller) du clan Corleone, il est le cerveau froid, celui qui gère les crises avec une diplomatie glaciale. Duvall a réussi l’exploit de rendre passionnantes des scènes de pure stratégie, faisant de Hagen le pilier indispensable de la famille Corleone.

2. Le Lieutenant-Colonel Kilgore dans Apocalypse Now (1979)

Lieutenant-Colonel Kilgore-duvall

Il suffit parfois de dix minutes pour marquer l’histoire de la pop culture. En incarnant Kilgore dans Apocalypse Now, ce colonel fan de surf qui commande des attaques au napalm avec une décontraction terrifiante, Duvall offre l’une des prestations les plus iconiques du cinéma de guerre. Une performance habitée, presque surréaliste, qui lui a valu une nomination aux Oscars et une réplique entrée au Panthéon : « J’adore l’odeur du napalm au petit matin ».

3- Boo Radley dans Du silence et des ombres (1962)

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Pour son premier film marquant, Du silence et des ombres de Robert Mulligan aux côtés de Gregory Peck, Duvall a fait le choix du silence. Sous les traits de Boo Radley, le voisin reclus qui terrifie les enfants du quartier, il n’apparaît que quelques minutes à la toute fin du film. Mais son visage pâle et son regard inquiet ont suffi à lancer sa carrière. C’est le film idéal pour découvrir la genèse de son jeu d’acteur, tout en nuances.

4. Mac Sledge dans Tendre Bonheur (1983)

Duvall dans Tendre bonheur

C’est le rôle de la consécration ultime, celui qui lui a valu l’Oscar du meilleur acteur. Dans ce film épuré, il campe un ancien chanteur de country alcoolique qui tente de se reconstruire dans une station-service perdue au Texas. Duvall, lui-même passionné de musique, y livre une performance d’une sincérité désarmante, loin des artifices d’Hollywood, prouvant qu’il pouvait porter un film sur ses seules épaules.

5. L’inspecteur Prendergast dans Chute Libre (1993)

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Dans le thriller urbain Chute libre, alors que Michael Douglas sombre dans une colère destructrice, Robert Duvall incarne la boussole morale. Son rôle de policier à la veille de la retraite, calme mais déterminé à arrêter le chaos, est une masterclass de jeu. Il y joue l’homme ordinaire confronté à l’extraordinaire avec une justesse incroyable. 

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Paramount relance l’offensive pour Warner Bros avec la garantie personnelle du milliardaire Larry Ellison

La bataille pour le contrôle de Warner Brothers s’intensifie. Paramount Skydance vient de dévoiler une proposition entièrement financée en numéraire, assortie d’un élément inédit : une garantie personnelle irrévocable du fondateur d’Oracle, Larry Ellison. Ce dernier s’engage à fournir plusieurs dizaines de milliards de dollars en fonds propres pour concrétiser l’acquisition. David Ellison, son fils ... Lire plus

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