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YouTube Music vous demande maintenant de payer… pour afficher les paroles

YouTube Music n’est peut-être pas la plateforme de streaming musical la plus populaire, mais, pour celles et ceux qui sont abonné·es à YouTube Premium, elle permet de profiter d’un catalogue au moins aussi conséquent que celui de Spotify, à moindres frais. Pourtant, alors que son concurrent suédois vient justement d’annoncer toute une série de nouveautés enthousiasmantes pour l’affichage des paroles, YouTube Music botte en touche et limitera cette fonctionnalité aux abonné·es seulement.

YouTube Music serre la vis sur les paroles

Qui aurait pu imaginer que lire les paroles de sa chanson favorite deviendrait un luxe, en 2026 ? Certainement pas les utilisateurs et utilisatrices occasionnels de YouTube Music qui, jusqu’à présent, pouvaient s’époumoner dans des karaokés improvisés grâce à leur application pour smartphone.

De l’histoire ancienne, nous informe le site spécialisé 9to5Google. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. Les auditeurs utilisant la version gratuite de YouTube Music bénéficient de cinq crédits mensuels permettant de consulter les paroles d’une chanson. Une fois ce solde expiré, il leur est désormais demandé de souscrire un abonnement.

Poussant la mesquinerie plus loin encore, YouTube Music continuera d’afficher quelques lignes des paroles, mais floutera le reste tant que vous ne reviendrez pas avec un abonnement Premium en bonne et due forme.

YouTube Music lyrics
L’affichage des paroles est désormais flouté sur la version gratuite de YouTube Music.

Une décision regrettable, à effet repoussoir

Google s’imagine-t-il vraiment que restreindre l’affichage des paroles va encourager des utilisateurs frustrés à s’abonner à YouTube Music ? En tout cas, cette mesure consistant à retirer aux internautes une fonctionnalité à laquelle ils et elles se sont habitués au fil des ans paraît presque puérile. D’autant que les finances du géant du Web se portent à merveille : la semaine dernière, Google annonçait justement avoir plus de 325 millions d’abonné·es payant·es à ses différents services, avec notamment une grosse augmentation de la souscription à YouTube Premium.

Mais cette décision de Google s’inscrit dans le sillage de nombreuses autres concernant YouTube, justement. Ces deux dernières années, la firme s’est lancée dans une guerre d’usure avec les bloqueurs de publicités et autres applications tierces permettant de visionner la plateforme de vidéos sans distractions.

Ce n’est là qu’une autre technique visant à tordre le bras aux resquilleurs pour qu’ils n’aient plus d’autre choix que de souscrire un abonnement qui, faut-il le rappeler, coûte désormais presque 13 € par mois.

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YouTube Music vous demande maintenant de payer… pour afficher les paroles

YouTube Music n’est peut-être pas la plateforme de streaming musical la plus populaire, mais, pour celles et ceux qui sont abonné·es à YouTube Premium, elle permet de profiter d’un catalogue au moins aussi conséquent que celui de Spotify, à moindres frais. Pourtant, alors que son concurrent suédois vient justement d’annoncer toute une série de nouveautés enthousiasmantes pour l’affichage des paroles, YouTube Music botte en touche et limitera cette fonctionnalité aux abonné·es seulement.

YouTube Music serre la vis sur les paroles

Qui aurait pu imaginer que lire les paroles de sa chanson favorite deviendrait un luxe, en 2026 ? Certainement pas les utilisateurs et utilisatrices occasionnels de YouTube Music qui, jusqu’à présent, pouvaient s’époumoner dans des karaokés improvisés grâce à leur application pour smartphone.

De l’histoire ancienne, nous informe le site spécialisé 9to5Google. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. Les auditeurs utilisant la version gratuite de YouTube Music bénéficient de cinq crédits mensuels permettant de consulter les paroles d’une chanson. Une fois ce solde expiré, il leur est désormais demandé de souscrire un abonnement.

Poussant la mesquinerie plus loin encore, YouTube Music continuera d’afficher quelques lignes des paroles, mais floutera le reste tant que vous ne reviendrez pas avec un abonnement Premium en bonne et due forme.

YouTube Music lyrics
L’affichage des paroles est désormais flouté sur la version gratuite de YouTube Music.

Une décision regrettable, à effet repoussoir

Google s’imagine-t-il vraiment que restreindre l’affichage des paroles va encourager des utilisateurs frustrés à s’abonner à YouTube Music ? En tout cas, cette mesure consistant à retirer aux internautes une fonctionnalité à laquelle ils et elles se sont habitués au fil des ans paraît presque puérile. D’autant que les finances du géant du Web se portent à merveille : la semaine dernière, Google annonçait justement avoir plus de 325 millions d’abonné·es payant·es à ses différents services, avec notamment une grosse augmentation de la souscription à YouTube Premium.

Mais cette décision de Google s’inscrit dans le sillage de nombreuses autres concernant YouTube, justement. Ces deux dernières années, la firme s’est lancée dans une guerre d’usure avec les bloqueurs de publicités et autres applications tierces permettant de visionner la plateforme de vidéos sans distractions.

Ce n’est là qu’une autre technique visant à tordre le bras aux resquilleurs pour qu’ils n’aient plus d’autre choix que de souscrire un abonnement qui, faut-il le rappeler, coûte désormais presque 13 € par mois.

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Pourquoi iTunes résiste encore et toujours face à Spotify, Deezer et même… Apple Music !

Depuis que les plateformes de streaming audio dominent le monde la musique numérique, on aurait pu penser qu'iTunes allait disparaître. Mais non.
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Spotify vous permet d’en apprendre plus sur les paroles de votre chanson favorite

Quelques jours après avoir modernisé l’affichage des paroles et permis aux abonné·es Premium de les lire hors connexion, Spotify lance « About the Song », une nouvelle fonctionnalité accessible en bêta aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Comme le nom le laisse imaginer, elle permet d’en apprendre plus sur le thème de certaines chansons et d’obtenir quelques détails sur leurs coulisses.

Explorer les histoires derrière la musique

Spotify explique sur son billet de blog que cette nouvelle fonction prend ses quartiers dans l’espace de lecture d’un titre. En swipant vers le bas, on découvre comme d’habitude les crédits de la musique, les paroles et, quand cela est disponible, la fameuse fonction « About the Song ».

Cette nouvelle carte consiste en quelques paragraphes compilant des faits et analyses au sujet de la chanson et des paroles que l’on est en train d’écouter. L’idée étant d’apporter plus de contexte à nos chansons favorites et de mieux comprendre le sous-texte de certains passages qui peuvent avoir un sens caché. Pour proposer ces analyses, Spotify dit résumer des faits rendus disponibles par des tiers grâce à l’intelligence artificielle. Wikipedia, Variety ou les sites musicaux spécialisés seront cités parmi les sources utilisées.

Évidemment, toutes les chansons du catalogue de Spotify ne proposeront pas ce genre de fonctionnalité. Il faut que le titre soit suffisamment connu pour avoir attiré l’attention de la presse, et que celle-ci y ait consacré un article que Spotify condensera ensuite. On peut imaginer que seuls les plus gros artistes profiteront en réalité de ce genre d’encart.

Spotify about the song
Exemple d’affichage des infos contextuelles « About the Song ».

Une fonctionnalité pratique pour maximiser le temps passé sur l’appli

Jusqu’à présent, les amateurs et amatrices de musique devaient se rendre sur un site spécialisé ou mener des recherches en ligne pour dénicher analyses et anecdotes au sujet du titre qui les obsédait. Avec cette nouveauté, toutes les informations disponibles le sont au sein même de l’espace de lecture du morceau. Pratique… Mais également déterminant pour Spotify, qui cherche à tout prix à augmenter le temps de rétention de ses utilisateur·ices – c’est-à-dire le temps que chacun·e passe avec l’application au premier plan sur son smartphone.

À notre époque dirigée par l’économie de l’attention, l’arrivée de cette fonction n’est pas anodine et s’inscrit dans la continuité d’autres qui ont clairement le même objectif. En 2025, Spotify lançait notamment une messagerie intégrée (indisponible en France), qui permet de partager et d’échanger rapidement avec ses contacts sur un titre ou un album. Si elle peut paraître futile, dans un monde où WhatsApp, Messenger ou d’autres messageries existent, cette fonction vise, elle aussi, à tirer vers le haut les chiffres d’utilisation de Spotify.

Autant de métriques qui dessineront de jolies courbes ascendantes lors des prochains bilans financiers du groupe, et qui colleront un sourire béat sur le visage des investisseurs de l’entreprise.

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Spotify vous permet d’en apprendre plus sur les paroles de votre chanson favorite

Quelques jours après avoir modernisé l’affichage des paroles et permis aux abonné·es Premium de les lire hors connexion, Spotify lance « About the Song », une nouvelle fonctionnalité accessible en bêta aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Comme le nom le laisse imaginer, elle permet d’en apprendre plus sur le thème de certaines chansons et d’obtenir quelques détails sur leurs coulisses.

Explorer les histoires derrière la musique

Spotify explique sur son billet de blog que cette nouvelle fonction prend ses quartiers dans l’espace de lecture d’un titre. En swipant vers le bas, on découvre comme d’habitude les crédits de la musique, les paroles et, quand cela est disponible, la fameuse fonction « About the Song ».

Cette nouvelle carte consiste en quelques paragraphes compilant des faits et analyses au sujet de la chanson et des paroles que l’on est en train d’écouter. L’idée étant d’apporter plus de contexte à nos chansons favorites et de mieux comprendre le sous-texte de certains passages qui peuvent avoir un sens caché. Pour proposer ces analyses, Spotify dit résumer des faits rendus disponibles par des tiers grâce à l’intelligence artificielle. Wikipedia, Variety ou les sites musicaux spécialisés seront cités parmi les sources utilisées.

Évidemment, toutes les chansons du catalogue de Spotify ne proposeront pas ce genre de fonctionnalité. Il faut que le titre soit suffisamment connu pour avoir attiré l’attention de la presse, et que celle-ci y ait consacré un article que Spotify condensera ensuite. On peut imaginer que seuls les plus gros artistes profiteront en réalité de ce genre d’encart.

Spotify about the song
Exemple d’affichage des infos contextuelles « About the Song ».

Une fonctionnalité pratique pour maximiser le temps passé sur l’appli

Jusqu’à présent, les amateurs et amatrices de musique devaient se rendre sur un site spécialisé ou mener des recherches en ligne pour dénicher analyses et anecdotes au sujet du titre qui les obsédait. Avec cette nouveauté, toutes les informations disponibles le sont au sein même de l’espace de lecture du morceau. Pratique… Mais également déterminant pour Spotify, qui cherche à tout prix à augmenter le temps de rétention de ses utilisateur·ices – c’est-à-dire le temps que chacun·e passe avec l’application au premier plan sur son smartphone.

À notre époque dirigée par l’économie de l’attention, l’arrivée de cette fonction n’est pas anodine et s’inscrit dans la continuité d’autres qui ont clairement le même objectif. En 2025, Spotify lançait notamment une messagerie intégrée (indisponible en France), qui permet de partager et d’échanger rapidement avec ses contacts sur un titre ou un album. Si elle peut paraître futile, dans un monde où WhatsApp, Messenger ou d’autres messageries existent, cette fonction vise, elle aussi, à tirer vers le haut les chiffres d’utilisation de Spotify.

Autant de métriques qui dessineront de jolies courbes ascendantes lors des prochains bilans financiers du groupe, et qui colleront un sourire béat sur le visage des investisseurs de l’entreprise.

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Spotify : la traduction des paroles arrive enfin en France, voici comment en profiter

Spotify déploie une mise à jour majeure de son interface de paroles. Attendue depuis 2022, la traduction instantanée des titres est désormais accessible aux utilisateurs français, accompagnés de la prise en charge hors ligne et d'un nouvel aperçu visuel.
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Spotify enrichit l’affichage des paroles et lance les traductions

Alors que la concurrence, notamment française avec Deezer et Qobuz, est vent debout contre la musique générée par intelligence artificielle, Spotify concentre ses efforts à améliorer ses fonctionnalités phares. Pour cette première fournée de 2026, la plateforme de streaming donne un coup de neuf à l’affichage des paroles pour tous… Mais réserve aussi une nouveauté capitale à ses abonné·es Premium.

Les paroles plus centrales dans l’expérience utilisateur

Aujourd’hui, les paroles des titres compatibles s’affichent grâce à un bouton dédié, ou une carte située au bas de l’écran sur laquelle il faut tapoter pour les découvrir en plein écran. À compter d’aujourd’hui, elles deviendront plus centrales, en particulier sur smartphones.

La marque nous donne un aperçu de la chose dans un court billet publié sur son blog. Concrètement, Spotify affichera désormais un bandeau déroulant entre la pochette du titre à l’écoute et le nom de l’artiste, affichant les paroles de façon synchronisée avec la musique. Une façon non invasive de garder à l’œil les paroles de votre morceau favori, sans avoir à naviguer dans un sous-menu.

Ce n’est pas tout. Comme son concurrent Apple Music, Spotify lance les traductions de paroles. Déjà disponible dans quelques régions du monde depuis 2022, cette fonctionnalité va s’inviter partout dans le monde et proposera, lorsque cela est disponible, une traduction des paroles vers la langue définie sur votre appareil (par exemple, coréen vers français, pour un morceau de k-pop). Ces deux fonctionnalités sont en cours de déploiement partout dans le monde, y compris pour les utilisateur·ices de la version gratuite.

Les paroles enfin disponibles hors ligne

Second volet de l’annonce de Spotify : les paroles seront désormais téléchargées en même temps que vos titres. Par conséquent, vous pourrez profiter des lyrics et chantonner à tue-tête même en étant hors connexion (mais soyez sympas avec vos voisins dans les avions ou les trains).

Une nouveauté très attendue, mais qui, pour le coup, est quant à elle réservée aux membres Premium. Rien de plus logique : le téléchargement de titres est une fonction réservée aux abonnés payants.

Pour rappel, depuis la dernière augmentation de prix, un abonnement Spotify Premium individuel coûte 12,14 € par mois. Il faut cependant s’attendre à de nouvelles hausses cette année. Aux États-Unis, le service de streaming a annoncé, il y a une quinzaine de jours, une augmentation de 11,99 $ à 12,99 $ pour la formule individuelle et de 19,99 $ à 21,99 $ pour l’abonnement famille.

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Spotify enrichit l’affichage des paroles et lance les traductions

Alors que la concurrence, notamment française avec Deezer et Qobuz, est vent debout contre la musique générée par intelligence artificielle, Spotify concentre ses efforts à améliorer ses fonctionnalités phares. Pour cette première fournée de 2026, la plateforme de streaming donne un coup de neuf à l’affichage des paroles pour tous… Mais réserve aussi une nouveauté capitale à ses abonné·es Premium.

Les paroles plus centrales dans l’expérience utilisateur

Aujourd’hui, les paroles des titres compatibles s’affichent grâce à un bouton dédié, ou une carte située au bas de l’écran sur laquelle il faut tapoter pour les découvrir en plein écran. À compter d’aujourd’hui, elles deviendront plus centrales, en particulier sur smartphones.

La marque nous donne un aperçu de la chose dans un court billet publié sur son blog. Concrètement, Spotify affichera désormais un bandeau déroulant entre la pochette du titre à l’écoute et le nom de l’artiste, affichant les paroles de façon synchronisée avec la musique. Une façon non invasive de garder à l’œil les paroles de votre morceau favori, sans avoir à naviguer dans un sous-menu.

Ce n’est pas tout. Comme son concurrent Apple Music, Spotify lance les traductions de paroles. Déjà disponible dans quelques régions du monde depuis 2022, cette fonctionnalité va s’inviter partout dans le monde et proposera, lorsque cela est disponible, une traduction des paroles vers la langue définie sur votre appareil (par exemple, coréen vers français, pour un morceau de k-pop). Ces deux fonctionnalités sont en cours de déploiement partout dans le monde, y compris pour les utilisateur·ices de la version gratuite.

Les paroles enfin disponibles hors ligne

Second volet de l’annonce de Spotify : les paroles seront désormais téléchargées en même temps que vos titres. Par conséquent, vous pourrez profiter des lyrics et chantonner à tue-tête même en étant hors connexion (mais soyez sympas avec vos voisins dans les avions ou les trains).

Une nouveauté très attendue, mais qui, pour le coup, est quant à elle réservée aux membres Premium. Rien de plus logique : le téléchargement de titres est une fonction réservée aux abonnés payants.

Pour rappel, depuis la dernière augmentation de prix, un abonnement Spotify Premium individuel coûte 12,14 € par mois. Il faut cependant s’attendre à de nouvelles hausses cette année. Aux États-Unis, le service de streaming a annoncé, il y a une quinzaine de jours, une augmentation de 11,99 $ à 12,99 $ pour la formule individuelle et de 19,99 $ à 21,99 $ pour l’abonnement famille.

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Charte, exclusions, recommandations : Qobuz se met au clair sur la musique générée par IA

C’est une petite musique qui monte, du côté des plateformes de streaming françaises : l’intelligence artificielle est dangereuse pour l’industrie de la musique… et en particulier pour les artistes qui peinent déjà à joindre les deux bouts en se consacrant à leur art. Longtemps resté évasive sur le sujet, Qobuz marche dans les pas de sa concurrente Deezer et publie un billet remettant les pendules à l’heure : la musique créée par intelligence artificielle n’est pas la bienvenue sur la plateforme.

Qobuz vante une approche “centrée sur l’humain”

Voilà donc le premier volet du riche programme annoncé par Qobuz pour l’année 2026. Forte du recrutement de nombreux nouveaux abonnés l’an dernier, la plateforme française dédiée à la musique haute définition s’attaque au chantier brûlant de la musique générée par IA. Dans son billet de blog, Qobuz renouvelle son engagement en faveur des artistes (la plateforme est de loin la plus rémunératrice pour les musicien·nes) et l’écrit clairement : la musique par IA inonde les plateformes « au détriment des personnes qui ont consacré leur vie à écrire, jouer et enregistrer de la musique originale ».

« Du son sans contexte et du bruit sans âme », reprend, poète, la plateforme, avant de rappeler les défis que pose la musique générée par l’intelligence artificielle. Pour les artistes, c’est une ombre qui risque d’invisibiliser leur travail et de détourner une part conséquente de leurs maigres revenus. D’ici 2028, la musique AI Gen pourrait représenter 20 % des revenus du streaming. Pour les auditeur·ices, elle complexifie la découverte et érode la confiance. Pour l’industrie de la musique, enfin, la musique générée par l’intelligence artificielle augmente sensiblement les risques de fraude et compromet toute la chaîne de production, qui va des labels aux distributeurs, en passant par les ayants droit.

Pour autant, Qobuz ne rejette pas en bloc l’intelligence artificielle. L’entreprise admet, par exemple, dans sa charte IA qu’elle est utilisée, en interne, dans des tâches de support clientèle, d’optimisation des systèmes de recherche et d’interface. Le service de streaming ajoute qu’il « existe des cas où l’IA peut servir la créativité humaine, que ce soit comme outil de démo, de mixage, de mastering, voire de composition », mais pose sa limite à l’IA qui vient remplacer le processus créatif.

Ce que fait Qobuz pour lutter contre l’IA

Maintenant que le constat est posé, il est temps d’agir. Lucide, Qobuz admet qu’elle n’a pas la puissance de frappe d’une plateforme mieux dotée et que ses systèmes sont faillibles. C’est notamment la raison pour laquelle elle va s’approcher de « partenaires de l’industrie » pour « construire ensemble des solutions [de détection de la musique par IA] durables et efficaces ». En lisant entre les lignes, on peut imaginer qu’il s’agira justement de Deezer, qui annonçait la semaine dernière vouloir partager sa technologie de détection, fiable – d’après elle – à 99,9 %.

En attendant, Qobuz s’engage à ce que sa rédaction (Qobuz a une partie magazine très enrichissante) reste 100 % humaine et à ne jamais recommander que des artistes humains. La page « Découvrir » ne proposera jamais de musique générée par intelligence artificielle. Ensuite, les écoutes frauduleuses sont systématiquement exclues des rapports et relevés de droits, afin de ne pas tirer vers le bas la rémunération des artistes. D’après Deezer, plus de 80 % des écoutes de musiques par IA viennent de robots destinés à gonfler artificiellement les streams pour maximiser les revenus.

Une clarification nécessaire, à l’heure où Spotify comme les majors de l’industrie voient plutôt dans l’intelligence artificielle une nouvelle manne financière à exploiter.

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Charte, exclusions, recommandations : Qobuz se met au clair sur la musique générée par IA

C’est une petite musique qui monte, du côté des plateformes de streaming françaises : l’intelligence artificielle est dangereuse pour l’industrie de la musique… et en particulier pour les artistes qui peinent déjà à joindre les deux bouts en se consacrant à leur art. Longtemps resté évasive sur le sujet, Qobuz marche dans les pas de sa concurrente Deezer et publie un billet remettant les pendules à l’heure : la musique créée par intelligence artificielle n’est pas la bienvenue sur la plateforme.

Qobuz vante une approche “centrée sur l’humain”

Voilà donc le premier volet du riche programme annoncé par Qobuz pour l’année 2026. Forte du recrutement de nombreux nouveaux abonnés l’an dernier, la plateforme française dédiée à la musique haute définition s’attaque au chantier brûlant de la musique générée par IA. Dans son billet de blog, Qobuz renouvelle son engagement en faveur des artistes (la plateforme est de loin la plus rémunératrice pour les musicien·nes) et l’écrit clairement : la musique par IA inonde les plateformes « au détriment des personnes qui ont consacré leur vie à écrire, jouer et enregistrer de la musique originale ».

« Du son sans contexte et du bruit sans âme », reprend, poète, la plateforme, avant de rappeler les défis que pose la musique générée par l’intelligence artificielle. Pour les artistes, c’est une ombre qui risque d’invisibiliser leur travail et de détourner une part conséquente de leurs maigres revenus. D’ici 2028, la musique AI Gen pourrait représenter 20 % des revenus du streaming. Pour les auditeur·ices, elle complexifie la découverte et érode la confiance. Pour l’industrie de la musique, enfin, la musique générée par l’intelligence artificielle augmente sensiblement les risques de fraude et compromet toute la chaîne de production, qui va des labels aux distributeurs, en passant par les ayants droit.

Pour autant, Qobuz ne rejette pas en bloc l’intelligence artificielle. L’entreprise admet, par exemple, dans sa charte IA qu’elle est utilisée, en interne, dans des tâches de support clientèle, d’optimisation des systèmes de recherche et d’interface. Le service de streaming ajoute qu’il « existe des cas où l’IA peut servir la créativité humaine, que ce soit comme outil de démo, de mixage, de mastering, voire de composition », mais pose sa limite à l’IA qui vient remplacer le processus créatif.

Ce que fait Qobuz pour lutter contre l’IA

Maintenant que le constat est posé, il est temps d’agir. Lucide, Qobuz admet qu’elle n’a pas la puissance de frappe d’une plateforme mieux dotée et que ses systèmes sont faillibles. C’est notamment la raison pour laquelle elle va s’approcher de « partenaires de l’industrie » pour « construire ensemble des solutions [de détection de la musique par IA] durables et efficaces ». En lisant entre les lignes, on peut imaginer qu’il s’agira justement de Deezer, qui annonçait la semaine dernière vouloir partager sa technologie de détection, fiable – d’après elle – à 99,9 %.

En attendant, Qobuz s’engage à ce que sa rédaction (Qobuz a une partie magazine très enrichissante) reste 100 % humaine et à ne jamais recommander que des artistes humains. La page « Découvrir » ne proposera jamais de musique générée par intelligence artificielle. Ensuite, les écoutes frauduleuses sont systématiquement exclues des rapports et relevés de droits, afin de ne pas tirer vers le bas la rémunération des artistes. D’après Deezer, plus de 80 % des écoutes de musiques par IA viennent de robots destinés à gonfler artificiellement les streams pour maximiser les revenus.

Une clarification nécessaire, à l’heure où Spotify comme les majors de l’industrie voient plutôt dans l’intelligence artificielle une nouvelle manne financière à exploiter.

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YouTube Music gagne enfin cette fonction essentielle chipée à Spotify

YouTube Music n’est probablement pas le service de streaming le plus populaire du marché, mais il permet notamment aux abonné·es YouTube Premium de profiter d’une plateforme au catalogue musical riche pour écouter leurs morceaux favoris. Une plateforme qui s’apprête d’ailleurs à accueillir une fonctionnalité très pratique, surtout si vous avez vos habitudes sur Spotify. On vous explique.

La synchronisation sur plusieurs appareils arrive enfin

Le site spécialisé 9to5Google rapporte une mise à jour notable pour YouTube Music sur smartphones et tablettes. Elle permet de retrouver, sur son appareil mobile, le titre que l’on était en train d’écouter quelques instants plus tôt sur son ordinateur ou son navigateur. C’est, pour le dire autrement, la version YouTube Music de la fonction Spotify Connect – qui est d’ailleurs aussi arrivée sur le Français Qobuz plus tôt en 2025.

Par exemple, si vous écoutez le dernier album de Mika sur votre ordinateur, mais devez partir faire une course, il vous suffira d’ouvrir l’application YouTube Music sur votre smartphone, d’y connecter vos écouteurs et de cliquer sur lecture pour reprendre l’écoute où elle en était restée. Une façon simple et transparente de synchroniser sa liste de lecture entre différents appareils, qui apporte beaucoup de commodité aux utilisateurs et utilisatrices des services de streaming musicaux.

Pour l’heure, cette fonctionnalité n’a pas l’air d’avoir été intégrée sur la version française du service. Toutefois, comme d’habitude avec Google, le déploiement est très progressif et pourrait prendre quelques semaines ou mois avant de débarquer de ce côté de l’Atlantique.

YouTube Music connect
YouTube Music vous indiquera que le morceau en cours de lecture provient, par exemple, de votre navigateur web.

Une fonctionnalité capitale pour attirer les déçus de Spotify

Aujourd’hui, Spotify est d’assez loin la plateforme de streaming musical la plus évoluée. Pas étonnant qu’elle surnage : avec 713 millions d’abonné·es dans le monde, l’entreprise suédoise accapare plus de 31 % des parts de marché. Les deux suivants, Tencent Music et Apple Music, sont respectivement à 14,6 % et 12,1 % d’après les données de Statista. YouTube Music a encore fort à faire pour séduire de nouveaux venus, avec ses 9,7 % de parts.

Pourtant, c’est aussi avec ce genre de fonctionnalités pratiques que l’on peut espérer attirer une nouvelle clientèle. On l’a vu en 2025 : il y a un mouvement de rejet de Spotify de la part de nombreux abonné·es. Que ce soit pour la faible rémunération des artistes (YouTube fait à peine mieux, remarquez), la promotion de podcasts incendiaires, les publicités pour la police de l’immigration américaine, les investissements de son patron dans des technologies militaires ou son laisser-faire en matière d’intelligence artificielle, Spotify commence à être difficile à défendre. Seulement, quitter la plateforme signifie encore aujourd’hui faire une croix sur de nombreuses fonctionnalités avancées qu’elle est la seule à proposer.

Avec cette synchronisation de la liste de lecture, YouTube Music vient donc réduire l’écart avec son grand concurrent, mais ne doit pas relâcher ses efforts. Aujourd’hui, l’interface du service de Google est encore à des années-lumière de la clarté de celle de son rival au logo vert. Gageons que Google poursuivra ses efforts et n’invitera pas YouTube Music à rejoindre son immense cimetière de produits débranchés prématurément.

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Bandcamp prend position contre la musique générée par IA

Alors que plus de 30 % de la musique uploadée tous les jours sur les plateformes de streaming est générée par IA, que les internautes ne savent plus faire la différence avec un morceau composé par un humain, et que les majors du disque s’acoquinent avec Suno, Bandcamp fait une annonce à contre-courant, qui rassure celles et ceux qui refusent que la musique échappe aux mains des artistes.

“Garder Bandcamp humain”

La plateforme de vente de musique américaine est en quelque sorte la cousine indé d’iTunes. Les internautes parcourent les rayons numériques à la recherche de pépites méconnues (ou pas), et peuvent s’offrir des titres à l’unité, des albums en haute qualité et même du merchandising. Une plateforme qui se distingue d’ailleurs par la faible commission prélevée sur les ventes (15 % environ, réduite à 0 % lors d’événements mensuels baptisés Bandcamp Friday), qui fait office de dernier refuge pour les artistes à qui le streaming ne rapporte rien.

Seulement, ce refuge aussi est attaqué par des opportunistes qui commencent à l’inonder de contenu généré par intelligence artificielle. Rapide à produire, reproductible, interchangeable, engageante et souvent virale, la musique générée par IA serait inoffensive si elle n’occupait pas tant de place, invisibilisant les véritables artistes et les privant de revenus vitaux. C’est la raison pour laquelle Bandcamp clarifie (enfin) sa position sur le sujet : la musique générée par intelligence artificielle n’est pas la bienvenue sur Bandcamp. Qu’il s’agisse de morceaux totalement ou « substantiellement » créés par l’IA.

Dans le même temps, la plateforme ajoute à l’évidence que l’usage d’outils d’intelligence artificielle destinés à usurper l’identité d’autres artistes afin de s’inviter dans leur catalogue et drainer leurs revenus est proscrit. Il s’agit d’une référence à une pratique de plus en plus courante sur les plateformes de streaming : des faussaires publient des titres générés par IA en se faisant passer pour des groupes ou artistes légitimes, dans le but d’accaparer une part de leurs revenus.

« La musique est une part essentielle de notre société et de notre culture, écrit Bandcamp dans son communiqué. Les musicien·nes sont plus que des producteurs de son. Ils sont des membres essentiels de nos communautés, de notre culture et de notre tissu social. Bandcamp a été créé pour connecter les artistes et leurs fans, et pour faciliter le soutien équitable des fans aux artistes afin qu’ils continuent à faire de la musique. Aujourd’hui, nous renforçons notre mission en nous opposant à l’intelligence artificielle générative, pour que les musicien·nes puissent continuer à faire de la musique, et pour que les fans aient confiance dans le fait que la musique qu’ils et elles trouvent sur Bandcamp a été créée par des humains. »

Un processus de repérage encore balbutiant

À la différence de Deezer, qui a développé son propre outil permettant, avec 99% de précision, de repérer si une musique a été générée par IA et ainsi l’exclure de ses playlists éditoriales, Bandcamp opte pour une approche plus… participative. Le billet de blog de l’entreprise ne dit pas comment elle compte faire pour passer le balai. Il apparaît qu’elle compte surtout sur le bon vouloir de sa communauté pour partir en repérage.

« Si vous tombez sur de la musique ou un audio qui semble avoir été généré par l’IA, veuillez utiliser nos outils de signalement pour que le contenu soit examiné par notre équipe, explique l’entreprise. Nous nous réservons le droit de retirer toute musique sur la simple suspicion qu’elle a été générée par IA. »

Un outil de signalement qui, quelques heures après l’annonce de Bandcamp, ne semble pas encore en ligne, à moins d’expliquer exactement son cas en choisissant « Autre » comme motif dans l’interface de contact avec le support client.

Bandcamp signalement IA
L’interface de contact de l’équipe Bandcamp ne permet pas encore de signaler les contenus faits par IA.
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