Anthropic lance Claude Opus 4.7 et reprend la couronne de l’IA la plus performante
La course à l’intelligence artificielle la plus performante n’est pas près de prendre fin. Dans un contexte plus compétitif que jamais, Anthropic lance Claude Opus 4.7, son modèle de langage (LLM) le plus impressionnant, deux mois seulement après la publication d’Opus 4.6, qui restait encore aujourd’hui une référence, notamment en développement.
La meilleure IA du marché ?
Comme c’est désormais la coutume lors de la sortie d’un nouveau LLM, Anthropic sort l’artillerie lourde avec un tableau récapitulant les résultats de sa nouvelle IA sur les différents benchmarks du marché. Sans grande surprise, Claude Opus 4.7 repart en tête dans quasiment tous les tests. Il dépasse d’ailleurs assez nettement Gemini 3.1 Pro pour le développement agentique et signe des progrès importants en analyse financière.

Tous ces chiffres pour dire : « On est les plus forts », et remettre une pièce dans la machine. Comme d’habitude, la publication d’un modèle novateur pousse la concurrence à ne pas trop tarder à riposter. On s’attend à ce que Google et OpenAI dégainent dans les prochaines semaines une nouvelle version de leurs LLM respectifs et clament, à leur tour, « On est les plus forts ».
Pourquoi ça ne vous concerne sans doute pas vraiment
Si Anthropic est une entreprise méconnue du grand public, c’est qu’elle oriente depuis toujours sa communication à destination des pros (vers lesquels lorgne désormais aussi OpenAI, qui n’arrive pas à dégager suffisamment d’argent avec ses produits grand public). Opus 4.7 est, comme on le voit dans le tableau ci-dessus, un modèle qui a de quoi faire saliver les développeurs et programmeurs, mais dont les utilisateurs lambda ne verront sans doute pas l’apport, face à Sonnet 4.6 – le modèle grand public de Claude.
Cependant, il y a toujours un effet de ruissellement dans l’IA. Les modèles les plus perfectionnés permettent aux ingénieurs d’apporter aux modèles « inférieurs » de nouvelles capacités et de réduire également leur empreinte énergétique. On fait autant, mais mieux, en quelque sorte. Comme c’est la règle chez Anthropic, Sonnet 4.7 ne devrait également pas trop tarder et pourrait récupérer certaines des spécificités d’Opus pour se montrer plus utile encore aux internautes le préférant à ChatGPT ou Gemini.
Anthropic fait beaucoup parler ces derniers temps en raison des inquiétudes entourant son projet Claude Mythos : une superintelligence artificielle dont la version préliminaire aurait, pour résumer grossièrement, déniché des failles de cybersécurité absolument majeures sur à peu près toutes les infrastructures web du monde. Un grand pouvoir… qui implique de grandes responsabilités, comme le dit l’adage. Aussi, en attendant de savoir comment bien « vendre » Mythos, Anthropic précise d’emblée qu’Opus 4.7 n’est pas un modèle dédié à la cybersécurité.