Video Games & Music : la Philharmonie de Paris dévoile sa nouvelle exposition
Du 2 avril au 1er novembre, Video Games & Music : la musique dont vous êtes le héros, à la Philharmonie de Paris, explore la place de la musique dans l’expérience vidéoludique. Cocommissariée par la musicologue Fanny Rebillard et le journaliste Jean Zeid, avec une scénographie de l’agence La Sagna & Racine, l’exposition retrace près de 50 ans d’histoire sonore du jeu vidéo.
Des premiers signaux électroniques aux compositions orchestrales, le parcours met en évidence l’évolution des techniques et des usages. La musique y apparaît progressivement comme un élément structurant, capable d’influencer la narration, le rythme et l’interaction.
À quoi ressemble ce parcours ?
Le dispositif adopte une forme non linéaire, inspirée des jeux en monde ouvert. Le visiteur circule librement entre plusieurs espaces immersifs. L’exposition articule objets, archives et expériences interactives : anciennes consoles, partitions, documents de création et œuvres visuelles côtoient près d’une trentaine de jeux accessibles, de Pong à Just Dance, en passant par Tetris ou Rez.

Le parcours met en lumière les interactions entre création musicale et développement vidéoludique. Les premières sections reviennent sur les contraintes techniques des machines, tandis que d’autres espaces montrent l’élargissement des palettes sonores. Certaines installations proposent des analyses, comme celle des bruitages de Super Mario Bros., d’autres explorent des formes plus expérimentales, à l’image de Wipeout 2097 ou Electroplankton.
Qu’en pensent les médias ?
Plusieurs médias soulignent la richesse de l’exposition tout en pointant quelques limites. Libération évoque une « frénésie parfois étourdissante », liée à la densité des installations et à la liberté de circulation.
France Inter souligne, pour sa part, l’intérêt de la mise en perspective historique. « Écouter, regarder… mais surtout toucher » : Le Monde insiste sur la dimension sensorielle de l’expérience. « Quelques notes pixelisées, et tout un pan de mémoire resurgit », conclut Voltage, mettant en avant la portée nostalgique du parcours.