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Prise en main du Motorola Signature : un haut de gamme pour une nouvelle aventure

Notre prise en main détaillée

Si Motorola s’aventure régulièrement dans le haut de gamme avec ses smartphones pliants, la marque avait délaissé depuis des années les mobiles classiques premium. Il faut dire qu’il semble difficile de trouver sa place entre les deux mastodontes que sont Apple et Samsung sans oublier des constructeurs comme Xiaomi ou Honor en embuscade. Pour autant, avec le Signature – un nom qui veut tout dire –, Moto surprend son monde en présentant un smartphone haut de gamme qui débarque au prix officiel de 1 299 € (un peu moins au gré des offres de lancement).

Ce tarif élevé s’accompagne d’une configuration musclée comprenant 16 Go de RAM et 512 Go de stockage. Du côté des couleurs, nous retrouvons le partenariat avec le spécialiste Pantone qui offre deux coloris exclusifs : un très original Pantone Martini Olive, une sorte de kaki, et le plus classique Pantone Carbon. Il s’agit d’un noir profond arboré par notre exemplaire de test prêté par la marque.

Motorola Signature

Évidemment, ce tarif élevé positionne directement le Signature face à ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Le Samsung Galaxy S26 Ultra demeure plus cher, 1 669 € en 512 Go, mais le plus raisonnable S26+ coûte 1 469 €. Le Xiaomi 17 Ultra est affiché aujourd’hui au prix de 1 400 €, toujours en 512 Go. L’iPhone Air démarre à 1 229 € en 256 Go, mais fait payer cher le doublement de sa capacité de stockage avec une version 512 Go vendue 1 479 €. Le Motorola Signature est donc un peu moins cher que ces prestigieux concurrents. Est-ce au prix de certaines concessions ? C’est ce que nous allons tenter de déterminer dans notre prise en main.

Design et prise en main

Le Motorola Signature se distingue assez facilement des autres smartphones par son design original et sa finesse. En effet, il affiche une épaisseur de seulement 7 mm, contre 7,3 mm, par exemple, pour le S26+ de Samsung. Pour autant, il n’entre pas dans la catégorie des smartphones ultrafins, comme l’iPhone Air et ses 5,6 mm d’épaisseur. À l’avant, nous retrouvons sans surprise un grand écran de 6,8 pouces qui occupe 92 % de la surface. Ce chiffre est impressionnant et procure une impression d’immersion totale. Sa protection est assurée par du verre Gorilla Glass Victus 2. La caméra frontale se loge dans un poinçon particulièrement discret. Plus bas, le lecteur d’empreinte digitale est parfaitement placé et permet de déverrouiller le smartphone très rapidement.

Motorola Signature

À l’arrière, Motorola a opté pour un matériau synthétique offrant un effet tissé qui rappelle le lin. C’est pour le moins original et, surtout, c’est très agréable au toucher. Les traces de doigts sont parfaitement repoussées. Le bloc photo adopte un format carré. Malgré la finesse du Motorola Signature, il ne dépasse pas beaucoup. Ce bloc accueille trois caméras et un flash, le tout formant un ensemble équilibré, chaque élément affichant le même diamètre et prenant place sur une plaque en métal brossé.

Motorola Signature

Le Motorola Signature présente des flancs en aluminium fins. Le côté gauche accueille un bouton nommé Touche IA qui, par défaut, lance Moto AI par un appui long. Un double appui peut lancer la prise de notes ou encore la fonction Débriefe-moi. Malheureusement, les possibilités de personnalisation sont peu nombreuses.

Motorola Signature
Le Motorola Signature se pare d’un bouton consacré à l’IA.

Dommage. De l’autre côté, c’est du classique, avec le bouton de mise sous tension et les touches pour ajuster le volume. Ces dernières semblent un peu hautes pour les petites mains. La tranche inférieure accueille la prise USB-C et la trappe pour la nanoSIM. En observant le connecteur USB-C, la finesse du smartphone saute alors aux yeux. Le Motorola Signature est conforme aux normes MIL-STD-810H, IP68 et IP69K. Le constructeur annonce une résistance à une immersion de 30 minutes sous 1,20 m d’eau.

Écran

Le Motorola Signature dispose d’un écran basé sur une dalle AMOLED de 6,8 pouces affichant une définition de 1 264×2 780 pixels. Une belle finesse d’affichage, donc, avec une densité de 446 ppp. Moto ne propose pas de réglage abaissant la définition pour réduire la consommation énergétique de l’écran. Celui-ci embarque la technologie LTPO pour faire varier dynamiquement la fréquence de rafraîchissement entre 1 et 120 Hz. Le smartphone peut même atteindre les 165 Hz pour les jeux vidéo, la gestion étant alors confiée à la fonction Gametime. La luminosité en pointe impressionne avec 6 200 nits annoncés, mais, comme toujours, ce chiffre ne sera que très rarement, voire jamais atteint. L’écran du Motorola Signature sera soumis aux sondes du Labo Fnac afin de déterminer si toutes les promesses sont tenues.

Motorola Signature

Nous avons utilisé ce smartphone plusieurs semaines et nous avons apprécié son très bel écran. Sa surface est parfaite pour profiter des contenus multimédias, d’autant plus que la dalle est certifiée HDR10+ et Dolby Vision. La luminosité est très bonne et nous avons pu utiliser le Motorola Signature confortablement sur une terrasse ensoleillée. Les couleurs sont un peu froides avec les réglages par défaut, mais, en jouant sur quelques paramètres, il est possible de s’approcher d’un rendu plus naturel et précis.

Motorola Signature

Les smartphones fins sacrifient souvent la partie son, car les haut-parleurs ont peu de volume à leur disposition pour s’exprimer. Le Motorola Signature parvient à montrer un tout autre visage avec deux haut-parleurs puissants offrant une belle musicalité. Pour cela, Bose et Dolby sont intervenus pour optimiser le comportement des deux transducteurs.

Motorola Signature

Communication

Les composants radio sont fournis par Qualcomm et offrent au Motorola Signature toutes les dernières technologies en date. Du côté du réseau mobile, pas de souci à se faire avec un modem 5G ultravéloce supportant la technologie eSIM. Le smartphone propose par ailleurs le wifi 7 et le Bluetooth 6.0 avec en prime l’UWB, un protocole qui sera notamment utilisé par les TAG de la marque. Un équipement complet et up-to-date qui s’est parfaitement comporté au cours de nos deux semaines d’utilisation intensive. Bien entendu, les experts du Labo mettront à profit leur chambre anéchoïque pour mesurer précisément comment le smartphone se comporte pour conserver une liaison radio stable.

Motorola Signature
Oui, le Motorola Signature est fin.

Performances et interface

Pour son nouveau porte-étendard, Motorola a opté pour une mécanique que nous n’avons jamais croisée. Il s’agit d’un Qualcomm Snapdragon 8 Gen 5 que l’on peut qualifier, pour simplifier, de version « dégonflée » du Snapdragon Elite Gen 5 qui équipe les ténors du marché. L’architecture demeure en grande partie identique, avec deux cœurs Oryon Phenix L et six Oryon Phenix M, mais les fréquences passent respectivement de 4,74 à 3,8 GHz et de 3,62 à 3,32 GHz par rapport à la version Elite. La gravure demeure en 3 nm.

La partie graphique diffère avec la présence d’un Adreno 829 au lieu d’un Adreno 840. En matière de confort d’utilisation, rien à redire. Le Motorola Signature affiche une fluidité exemplaire et il permet de tout faire, y compris de jouer confortablement avec des jeux récents. Il faudra sans doute attendre les mesures du Labo pour tenter de quantifier la différence avec les smartphones les plus premium. Nous avons cependant constaté une tendance à chauffer assez marquée. Peut-être faut-il y voir l’impact de la faible épaisseur du smartphone, qui laisse peu de place pour le dispositif de refroidissement ?

Motorola Signature

Le Motorola Signature s’appuie sur Android 16 et sur une interface maison aboutie. Il y a peu de bloatwares et l’ensemble se montre fiable et réactif. Moto a opté pour une amélioration par petites touches de l’ergonomie générale d’Android avec, par exemple, une barre latérale de raccourcis vers les applications les plus courantes, des options supplémentaires pour personnaliser l’interface et son comportement, etc.

Motorola Signature
Moto développe depuis des années des commandes gestuelles spécifiques et des raccourcis utiles.

Pour les mises à jour, le Motorola Signature pousse à sept années, que ce soit pour la version d’Android ou les correctifs de sécurité. Un excellent suivi, donc. Sans surprise, l’intelligence artificielle est largement présente, avec Google Gemini, bien entendu, mais également avec Perplexity préinstallée et Moto AI, sans oublier Copilot Vision. Une vision agnostique plutôt rassurante. L’IA est utilisée pour gérer intelligemment les notifications, la retranscription d’enregistrements vocaux ou encore améliorer les photos.

Motorola Signature
L’IA est partout.

Photo

Aujourd’hui, un smartphone haut de gamme ne peut plus se passer d’une partie photo ultraperformante. Pour le Signature, Moto a opté pour un équipement plutôt complet. La caméra principale s’appuie sur un capteur Sony de 50 mégapixels associé à une optique grand-angle (24 mm en équivalent argentique) affichant une ouverture à ƒ/1,6.

Motorola Signature

Le second module est un téléobjectif également armé d’un capteur Sony de 50 mégapixels. Son optique périscopique offre un grossissement x3 (soit l’équivalent d’un 71 mm) se montrant plutôt lumineux pour ce type d’architecture, puisqu’il ouvre à ƒ/2,4. L’ultra grand-angle, qui correspond à un 12 mm argentique, dispose lui aussi d’un capteur de 50 mégapixels, mais aussi d’un autofocus. La caméra frontale ne sera pas jalouse avec une fois encore un capteur de 50 mégapixels signé Sony.

Motorola Signature

Le Labo a donc du pain sur la planche pour disséquer tout ce petit monde, sous l’œil avisé des experts photo. Évidemment, nous n’avons pu résister à l’envie d’essayer les différentes caméras du Motorola Signature. La caméra principale est vraiment convaincante, en journée comme de nuit. Le piqué est très bon, tout comme la dynamique générale et la netteté. Quelques traitements numériques pourraient être un peu plus légers, mais ce module est maîtrisé, avec en prime de belles couleurs.

Motorola Signature

Le téléobjectif est convaincant. Les photos présentent une balance des blancs précise et un bon niveau de détails. La dynamique est un peu moins élevée qu’avec le grand-angle, mais elle demeure tout à fait acceptable. La nuit, les clichés perdent un peu en netteté, notamment sur les bordures, mais, dans l’ensemble, le Motorola Signature se montre très à son avantage. Enfin, l’ultra grand-angle s’en sort avec les honneurs, même s’il nous semble un peu en retrait par rapport aux deux autres caméras précédemment évoquées. En journée, les photos sont détaillées et nettes dans l’ensemble, mais, en basse luminosité, patatras ! Le bruit se fait plus prégnant et les couleurs manquent de peps.

Enfin, nous avons apprécié les selfies réalisés par la caméra frontale.

Motorola Signature

Le Motorola Signature est capable de filmer en 8K à 30 images par seconde avec sa caméra principale. Nous avons préféré utiliser le smartphone en 4K à 60 fps pour un résultat correct, mais un ton en dessous de la concurrence.

Autonomie

S’il est plutôt fin, le Motorola Signature embarque néanmoins une grosse batterie de 5 200 mAh contre, par exemple 4 900 mAh pour le S26+ de Samsung ou 3 149 mAh pour l’iPhone Air. L’exigeant protocole du Labo Fnac nous permettra d’obtenir une durée de fonctionnement précise. En attendant, nous avons pu nous passer de recharge une grosse journée, soit une performance plutôt correcte, même si nous espérions un peu plus.

Motorola Signature

Pour la recharge, le smartphone peut accepter une puissance de 90 W, à condition de lui trouver un bloc secteur compatible, car, bien entendu, le Motorola Signature n’en propose pas dans sa boîte. Dans ces conditions, nous avons pu atteindre 50 % de charge en 15 minutes et 100 % en un peu moins de 45 minutes. Une fois encore, attendons les mesures du Labo Fnac pour nous faire une idée véritablement précise.

Prise en main du Nothing Phone (4a) : toujours original, toujours séduisant

Notre prise en main détaillée

On ne présente plus la marque Nothing qui, malgré son jeune âge (elle est née en 2020), s’est désormais inscrite durablement dans le paysage des smartphones. Pour cela, la marque dispose d’un argument massue : ses produits affichent un design unique, fortement différenciant, qui leur permet d’être reconnus au premier regard.

Pour son nouveau mobile, le Phone (4a), la même recette est appliquée. Le Nothing Phone (4a) est un milieu de gamme qui reprend le dos pseudo-transparent des précédentes générations avec, évidemment, quelques ajustements stylistiques et techniques. Il existe en quatre coloris, dont un rose très réussi qui fait déjà tourner bien des têtes. Pour notre prise en main, la marque nous a fourni un exemplaire blanc plus classique, mais diablement séduisant tout de même. Le smartphone est proposé également en noir et en bleu. Du point de vue technique, trois configurations de mémoire sont au programme : 8/128 Go, 8/256 Go et 12/256 Go. Les prix s’échelonnent de 369 € à 449 €, ce qui place le Nothing Phone (4a) au cœur d’un segment fortement concurrentiel, dirigé par la série REDMI Note de Xiaomi.

Nothing Phone (4a)

Design et prise en main

Comme nous l’avons évoqué un peu plus haut, les smartphones Nothing se distinguent nettement du reste de la production. En effet, on retrouve sur le Nothing Phone (4a) une partie arrière transparente en verre. Elle suggère, plus qu’elle ne montre vraiment, l’architecture interne du mobile, et rend possible la présence du Glyph. Pour rappel, il s’agit d’une interaction basée sur des LED qui s’allument ou s’éteignent pour signaler l’arrivée de certaines notifications essentiellement. Sur la précédente génération, le système s’appuyait sur des arcs de cercle de LED blanches, mais ce n’est pas le cas ici.

Nothing Phone (4a)

Les designers de Nothing ont opté ici pour une barre verticale de LED blanches et rouges composant de petits carrés. Comme précédemment, l’illumination de la Glyph bar est personnalisable. Elle permet un certain nombre d’interactions, comme la visualisation du niveau du volume, le décompte d’un compte à rebours et, bien entendu, les notifications habituelles. Est-ce que tout cela en fait une fonction vraiment indispensable ? Non, bien entendu ; mais avouons que l’effet est sympathique et fortement différenciant. Pour le reste, le dos du smartphone aligne horizontalement ses trois caméras, comme l’année dernière. Bien entendu, les finitions sont parfaites.

Nothing Phone (4a)
Voici une manière originale de visualiser le niveau de volume de son smartphone !

Les flancs du Nothing Phone (4a) sont en plastique et accueillent désormais, à gauche, le bouton Essential Key, une autre particularité des mobiles de la marque. Cette touche permet de capturer en un clic ce qui se passe sur votre écran. Une solution pratique pour ne rien oublier, puisque tout s’enregistre alors dans une application qui bénéficie de fonctionnalités régies par l’intelligence artificielle pour gagner encore en efficacité.

Nothing Phone (4a)

De l’autre côté, nous trouvons le bouton de mise sous tension et les touches pour régler le volume. Ces commandes ne sont pas trop hautes et offrent ainsi un bon confort d’utilisation. Sans surprise, le tour du propriétaire s’achève avec une prise USB-C et la trappe qui peut accueillir deux nanoSIM. Le smartphone répond à la norme IP64, ce qui est plutôt décevant, car la concurrence propose pour des prix similaires des modèles IP68 véritablement étanches et non simplement résistants aux projections d’eau.

Nothing Phone (4a)

Tout n’est pas perdu, cependant, puisque le Nothing Phone (4a) survivrait, selon des tests réalisés par la marque, à une immersion de 20 minutes à une profondeur de 25 cm. Le Nothing Phone (4a) est un grand smartphone dont la largeur importante – 77,6 mm, exactement comme le Samsung Galaxy S25 Ultra – peut être un frein pour les personnes qui ont de petites mains. Son poids est de 204,5 g ; respectable, donc.

L’écran

La dalle est basée sur la technologie AMOLED et offre une définition de 1 224×2 720 pixels, pour une densité de 447 ppp. C’est un peu mieux que sur la précédente génération et cela permet de profiter d’un maximum de détails. Nothing ne propose pas la possibilité de réduire la définition pour économiser la batterie. La fréquence de rafraîchissement est fixée à 120 Hz, la norme aujourd’hui, mais, faute de technologie LTPO, l’écran ne pourra pas descendre en deçà des 60 Hz pour réduire sa consommation électrique. S’offriront alors à l’utilisateur les possibilités classiques : un mode Dynamique pour passer de 60 Hz à 120 Hz, et vice-versa, et les modes fixes 60 Hz ou 120 Hz. Nothing suit, pour une fois, la tendance et booste la luminosité de l’écran. En pic, elle passe de 3 000 à 4 500 nits, et en HBM de 1 300 à 1 600 nits.

Nothing Phone (4a)

Le Nothing Phone (4a) sera soumis aux sondes du Labo Fnac pour des mesures précises de la qualité de son écran. Dans tous les cas, il s’est montré très satisfaisant à l’usage. Les couleurs retranscrites semblent précises et naturelles, tandis que sa luminosité élevée permet une utilisation en extérieur très agréable. De quoi profiter en toute circonstance de contenu multimédia premium, puisque la dalle est certifiée HDR10+.

Nothing Phone (4a)

Les deux haut-parleurs ne sont pas les plus puissants du moment, mais cela reste suffisant pour suivre un podcast dans un environnement calme. L’accent est mis sur les médiums, comme c’est souvent le cas sur les smartphones. Celui-ci se passe de la technologie Dolby Atmos ou d’un équivalent.

Communications

Le Nothing Phone (4a) dispose de composants radio signés Qualcomm. Au programme, une compatibilité des plus classiques, avec de la 5G, du wifi 6 et du Bluetooth 5.4, sans oublier le NFC. Sans surprise, l’ensemble fonctionne bien : nous captons sans difficulté le réseau mobile, y compris dans des zones rurales, et nous avons utilisé nos écouteurs Bluetooth habituels sans constater de problèmes. Les mesures des experts du Labo permettront évidemment d’obtenir des données plus précises. Si le smartphone accepte bien deux SIM, il ne propose malheureusement pas la technologie eSIM, qui connaît un engouement – justifié à nos yeux – chez les voyageurs.

Nothing Phone (4a)

Performances et interface

Le Nothing Phone (4a) est animé par le nouveau processeur de milieu de gamme Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4. Cette puce est gravée en 4 nm et intègre huit cœurs pour une fréquence maximale de 2,7 GHz. La partie graphique est composée d’une puce Adreno 810 et l’ensemble bénéficie, sur notre exemplaire, de 12 Go de RAM. Le Nothing Phone (3a) s’était montré convaincant face au protocole de test du Labo, obtenant d’excellentes notes.

Nothing Phone (4a)

Le smartphone se montre très fluide et propose une expérience agréable, sans latence ni temps de lancement trop long. Évidemment, cette mécanique marque le pas par rapport à ses homologues plus haut de gamme face à des jeux vidéo très exigeants ou à des applications particulièrement gourmandes. Cependant, elle est vraiment vaillante, avec en prime une bonne gestion de la chauffe. Le smartphone conserve longtemps un niveau de performances optimal.

Nothing Phone (4a)
La fonction Tiroir d’applications intelligent.

La surcouche maison, NothingOS 4.1, prend place sur Android 16. Il est possible d’opter pour un design monochrome esthétiquement original, mais, si c’est votre premier smartphone Nothing, il vous faudra quelques heures pour la maîtriser totalement. Ce duo logiciel ne bénéficie pas d’une impressionnante politique de mises à jour : il faudra se cantonner à trois années pour la version d’Android et à six pour les correctifs de sécurité. Bien traduite et stable, la surcouche Nothing est complète et homogène. Les possibilités de personnalisation ne sont pas exceptionnelles au-delà de l’aspect esthétique. L’intelligence artificielle n’est pas particulièrement développée en dehors de la présence native de Gemini et d’Essential Space. Par exemple, elle n’intervient pas pour l’optimisation des photos ou pour traduire automatiquement du texte.

Nothing Phone (4a)

Photo

La partie photo du Nothing Phone (4a) est complète, avec trois modules. La caméra principale est un grand-angle repris de la précédente génération. Au programme, un capteur de 50 mégapixels couplé à une optique ƒ/1,9 correspondant à un 24 mm argentique. L’ultra grand-angle est également repris du Nothing Phone (3a). Il conserve donc son capteur de huit mégapixels et son optique ƒ/2,2 affichant un champ de vision de 120°. Le troisième module est nouveau, enfin pas tout à fait, car le Nothing Phone (4a) hérite du téléobjectif périscopique du Nothing Phone (3a) Pro. Le grossissement proposé passe donc de x2 à x3,5 pour correspondre à un 80 mm. Là aussi, c’est un capteur de 50 mégapixels qui officie.

Nothing Phone (4a)

Les spécialistes photo Labo Fnac vont soumettre le Nothing Phone (4a) à leur protocole de test complet. Un verdict que nous attendons avec impatience, car le smartphone nous a plutôt impressionnés et que la précédente génération s’était montrée à l’aise lors de son passage au Labo Fnac.

Nothing Phone (4a)

La caméra principale nous a en effet permis de réaliser de très belles photos en journée. Elles présentent un beau piqué, des couleurs chatoyantes sans être caricaturales et une netteté solide. La nuit, c’est un moins convaincant, puisque le bruit numérique débarque et les couleurs peuvent sembler un peu fantaisistes.

L’ultra grand-angle est moins convaincant, surtout en basse luminosité. Enfin, le nouveau téléobjectif est maîtrisé, en journée tout du moins, y compris en mode hybride x7. Le niveau de détails est pleinement satisfaisant, tout comme la pertinence de l’autofocus. La nuit, il est plus difficile d’obtenir une netteté parfaite sur toute la surface, mais cette caméra se montre au-dessus de la concurrence dans cette gamme de prix.

Nothing Phone (4a)

La caméra frontale de 32 mégapixels permet de réaliser des selfies de qualité, mais avec des couleurs un peu ternes comparées à celles obtenues avec la caméra principale. Le Nothing Phone (4a) filme en 4K à 30 FPS ou en 1080P à 60 FPS. Les résultats sont plutôt satisfaisants.

Autonomie

Le Nothing Phone (4a) embarque une batterie de 5 080 mAh, contre 5 000 mAh pour son prédécesseur, qui avait plutôt assuré face au protocole du Labo avec une durée de fonctionnement de 14 h 46. Son successeur fera-t-il encore mieux ? En tout cas, c’est la promesse de la marque, mais il faudra un peu de patience pour en avoir le cœur net. Pour notre part, nous avons pu utiliser le Nothing Phone (4a) sans le recharger pendant une journée et demi, un temps très convenable.

Nothing Phone (4a)

Pour la charge, point de bloc fourni. Le mobile accepte une puissance en entrée de 50 W. Nothing annonce un temps de charge de 64 minutes, mais il nous a fallu une dizaine de plus pour atteindre les 100 %. Pour rappel, la précédente génération, toujours à 50 W max, avait réclamé 1 h 45 pour pleinement se recharger. Une performance très moyenne, donc. Mais là aussi, il faudra patienter pour avoir une mesure précise.

Prise en main de l’Oppo Find X9 Pro : un haut de gamme à l’autonomie impressionnante

Notre prise en main détaillée

L’Oppo Find X9 Pro vient couronner la gamme de smartphones du constructeur chinois Oppo avec tous les attributs de l’ultrapremium, mais aussi quelques originalités, à commencer par sa mécanique inédite.

Le smartphone est proposé en France en deux coloris, gris foncé et un ivoire très réussi à notre goût, car c’est précisément la version que la marque nous a envoyée pour notre prise en main. Une seule configuration mémoire est en revanche au programme, comprenant 16 Go de RAM et 512 Go de stockage interne pour un tarif officiel de 1 299,90 €. Un tarif qui le positionne face aux très haut de gamme de la concurrence, comme le Honor Magic 8 Pro ou le realme GT 8 Pro, voir un peu au-dessus.

Design et prise en main

L’Oppo Find X9 Pro est un gros bébé mesurant 161,3×76,5×8,3 mm pour plus de 220 g. Le Samsung Galaxy S25 Ultra demeure un peu plus imposant, mais, pour sa défense, il présente un écran de 6,9 pouces contre 6,78 pouces pour le Find X9 Pro. Oppo propose donc une dalle au format 19,5/9e protégée par du verre Gorilla Glass Victus 2. Elle accueille, en haut, la caméra frontale dans un poinçon et, en bas, le lecteur d’empreinte digitale. Le capteur biométrique est très bien positionné et le doigt vient naturellement à sa rencontre pour un déverrouillage du smartphone ultrarapide. Le taux d’occupation progresse un peu par rapport à la précédente génération, avec 91,1 % contre 89,8 %.

Oppo Find X9 Pro

L’arrière change nettement, puisque le bloc photo central de format circulaire du Find X8 Pro cède ici sa place à un ensemble rectangulaire positionné dans un coin. Assez massif, ce bloc, qui dépasse nettement de la coque, accueille trois caméras, soit une de moins que son prédécesseur et que son concurrent coréen précédemment cité. Le dos est constitué d’un verre dont la finition mate résiste parfaitement aux traces de doigts.

Oppo Find X9 Pro
L’Oppo Find X9 Pro dispose d’un bouton tactile dédié à la photo.

Les flancs sont quant à eux en aluminium avec un design rectiligne. La prise en main est plutôt confortable malgré la largeur importante du mobile, une largeur qui pourrait gêner les petites mains. Sur la gauche, nous trouvons le « Snap Key », un bouton d’action rapide dont la fonction est personnalisable : passage en silencieux, lancement de la caméra, enregistrement vocal, etc. Le flanc droit est classiquement occupé par les touches de réglage du volume et de mise sous tension. Oppo a placé un autre bouton nommé « Bouton rapide », qui est lié à la caméra. Vous pourrez la lancer, contrôler le grossissement du zoom et la mise au point… Ce bouton haptique fonctionne très bien, mais il peut sembler un peu trop central pour une utilisation confortable par toutes les tailles de main.

Oppo Find X9 Pro
L’Oppo Find X9 Pro tire plus sur le beige que sur le blanc, malgré ce que cela donne sur les photos.

En haut, le smartphone accueille un port infrarouge pour l’application de télécommande universelle préinstallée. À l’opposé prennent place la prise USB-C et la trappe pour nanoSIM.

La qualité de fabrication est parfaite, avec des ajustements au cordeau. Le tout répond à la norme IP69. Le Find X9 Pro résiste donc non seulement aux bains forcés, mais également aux jets d’eau à forte pression.

L’écran

La dalle AMOLED reprend la même diagonale que celle de la précédente génération, ainsi que la technologie LTPO. La fréquence de rafraîchissement peut donc varier dynamiquement entre 1 et 120 Hz en fonction de l’utilisation qui est faite du smartphone. L’utilisateur peut également opter pour un réglage fixe, 60 ou 120 Hz. La dalle présente une résolution de 1 272×2 772 pixels, soit une densité de 450 ppp. La richesse des détails sera donc au rendez-vous. Notons que, par défaut, le smartphone est réglé sur une résolution plus sage, soit 2 354×1 080 pixels, afin de préserver sa batterie.

Oppo Find X9 Pro

La marque a légèrement augmenté la luminosité HBM par rapport à la précédente génération, de 1 600 à 1 800 nits, mais a réduit celle en pic en passant de 4 500 à 3 600 nits. Nous attendons évidemment le verdict des experts du Labo Fnac qui passeront cet écran au crible avec leur armada de sondes pour nous prononcer définitivement. À l’usage, cet écran est très agréable. Ses couleurs sont légèrement boostées, mais conservent un certain naturel. En extérieur, sa luminosité permet de conserver un confort d’utilisation quasi total.

Oppo Find X9 Pro

L’Oppo Find X9 est équipé de deux haut-parleurs qui se passent du Dolby Atmos, mais qui le remplacent par la technologie maison OReality. Leur puissance est bonne, tout comme la musicalité générale, avec notamment des basses plutôt présentes.

Communication

Pas vraiment de surprise sur ce plan : l’Oppo Find X9 Pro supporte toutes les dernières technologies en date… Ou presque, car, contrairement à certains smartphones de la concurrence, les communications satellitaires et l’UWB ne sont pas encore présents. Le smartphone propose tout d’abord une 5G ultravéloce. La plateforme MediaTek intègre un modem 5G optimisé par l’IA avec un débit théorique de 7,4 Gbps en download. C’est évidemment bien plus que ce que les réseaux mobiles hexagonaux peuvent fournir. Le wifi 7 est aussi de la partie, tout comme le Bluetooth 6.0. À l’usage, le Find X9 Pro s’est parfaitement comporté, en ville comme en montagne avec des réseaux mobiles parfois chancelants. Le wifi 7 fonctionne parfaitement sur notre infrastructure dédiée, tout comme le Bluetooth. Le Labo viendra mesurer les performances précises de ce smartphone, mais, en attendant, il nous a semblé convaincant sur ce plan.

Oppo Find X9 Pro

Performances et interface

L’Oppo Find X9 Pro est animé, comme son prédécesseur, par une mécanique signée MediaTek. Il s’agit en l’occurrence de la toute nouvelle puce Dimensity 9500. Comme la Dimensity 9400 du Find X8 Pro, elle est gravée en 3 nm et intègre huit cœurs physiques. Il s’agit cependant d’une nouvelle génération de noyaux avec un C1-Ultra cadencé à 4,21 GHz, trois C1-Premium à 3,5 GHz et quatre C1-Pro à 2,7 GHz. MediaTek annonce de solides gains de performances et c’est bien le cas à l’aune des benchmarks que nous avons lancés, avec des progrès oscillant entre 10 et 20 %.

La partie graphique évolue bien entendu, puisque nous avons désormais un circuit ARM G1-Ultra au lieu d’un Immortalis-G925. Le smartphone réagit parfaitement et offre une interface ultraréactive et des applications qui se lancent très rapidement. La chauffe demeure raisonnable, mais cela semble surtout le fruit d’un abaissement automatique des fréquences de fonctionnement du CPU et du GPU. En pratique, l’impact sur le confort d’utilisation n’est pas vraiment perceptible. Le protocole du Labo Fnac nous en dira plus, notamment sur les progrès réalisés par rapport à la précédente génération.

Oppo Find X9 Pro

Du côté logiciel, l’Oppo Find X9 Pro s’appuie sur le duo Android 16 et ColorOS 16 qui se caractérise toujours par la richesse des options proposées. Chacun pourra véritablement personnaliser son smartphone. Les utilisateurs les moins technophiles devraient malgré tout être satisfaits des réglages par défaut. La présence de bloatwares demeure un problème, surtout sur un smartphone haut de gamme, même si, dans l’absolu, désinstaller les applications inutiles ne prend pas plus de quelques minutes.

Oppo Find X9 Pro

Bien entendu, l’intelligence artificielle est largement présente. Les fonctions directement liées à Google sont toutes là, de Gemini à Entourer pour chercher, en passant par Gemini Live. Oppo développe en parallèle ses propres services, regroupés sous la bannière Oppo AI, mais, comme l’année dernière, certains ne supportent pas encore le français. AI Studio est un outil de création boosté par l’IA, plutôt performant et de plus en plus complet. La marque annonce six années de correctifs de sécurité et cinq mises à jour de l’OS. Un support très correct, donc, même si certains concurrents font mieux aujourd’hui.

Photo

Pour son nouveau porte-étendard, Oppo a décidé de revoir son système de caméras. Le premier changement concerne le téléobjectif. Les deux caméras téléobjectif de l’année dernière cèdent leur place à une caméra unique mettant en œuvre un capteur de 200 mégapixels. L’optique ƒ/2,1 offre un grossissement x3 et va bien entendu plus loin avec le numérique. La caméra principale adopte de son côté un nouveau capteur. Toujours en 50 mégapixels, il offre désormais des photosites légèrement plus gros pour capturer davantage de lumière. Il est associé à une optique un peu plus lumineuse, qui équivaut à un 23 mm argentique. En revanche, pas de changement pour le troisième module, un ultra grand-angle offrant un champ de vision de 120°. Son capteur affiche toujours 50 mégapixels au compteur. Le pixels binning est activé par défaut sur les trois modules.

Oppo Find X9 Pro

L’ensemble est optimisé par Hasselblad, le partenaire photo suédois d’Oppo.

Les experts photo du Labo Fnac ont donc du pain sur la planche pour examiner en profondeur les capacités de ce smartphone.

Oppo Find X9 Pro
L’Oppo Find X9 Pro restitue parfaitement les textures complexes.

De notre côté, difficile de reprocher quoi que ce soit à la caméra principale du Find X9 Pro. Les images sont très détaillées et dynamiques. L’autofocus est précis et rapide, tandis que les traitements numériques agissent avec discernement. Ce module se comporte également très bien la nuit. Le téléobjectif est tout aussi convaincant, en optant pour le mode x3 purement optique. Le passage en x6 entraîne une petite perte de qualité, mais rien de véritablement rédhibitoire, en journée tout au moins. En effet, la nuit, si le téléobjectif s’en sort plutôt bien en x3, les choses se gâtent au-delà.

L’Oppo Find X9 dispose d’un ultra grand-angle très efficace. En extérieur, les clichés affichent un beau piqué et une dynamique séduisante. En basse luminosité, c’est moins bon, mais les photos demeurent exploitables. La caméra frontale s’appuie désormais sur un capteur de 50 mégapixels, contre 32 sur la précédente génération. Les selfies réalisés sont très réussis, avec là aussi beaucoup de détails et un excellent rendu des textures de peau.

Oppo Find X9 Pro
Ici avec un grossissement poussé en numérique à x30, l’Oppo Find X9 Pro s’en sort une nouvelle fois très bien.

Le smartphone est capable de filmer en 4K jusqu’à 120 images par seconde avec le Dolby Vision.

Oppo Find X9 Pro

Autonomie

L’Oppo Find X9 Pro embarque une énorme batterie de 7 500 mAh basée sur la chimie silicium carbone. C’est quasiment 1 600 mAh de plus que la précédente génération et 2 500 mAh de plus qu’un Samsung Galaxy S25 Ultra ! Le protocole extrêmement précis du Labo nous donnera une durée de fonctionnement exacte qui pourra être directement comparée à la concurrence. Pour notre part, dans le cadre d’une utilisation plutôt soutenue, nous avons pu atteindre deux journées sans recharger. Un exploit véritablement appréciable au quotidien.

Oppo Find X9 Pro

Sans surprise, le smartphone n’est pas accompagné d’un bloc secteur. Pour atteindre une vitesse de charge optimale, nous avons utilisé un bloc embarquant la technologie SuperVooC 80 W. Dans ces conditions, 30 minutes suffisent pour atteindre 50 % de charge et 70 minutes pour une pleine charge.

La recharge sans fil peut atteindre 55 W, en utilisant là aussi un socle spécifique. Le smartphone est également compatible Qi2 en se limitant alors à 25 W.

Prise en main du Xiaomi 17 Ultra : un champion de la photo impressionnant

Notre prise en main détaillée

Présenté il y a quelques semaines en Chine, le Xiaomi 17 Ultra débarque en Europe avec de fortes ambitions, notamment sur le plan de la photo, l’ADN premier des smartphones Ultra de la marque. Pour cela, il peut compter sur le savoir-faire de Leica plus impliqué que jamais dans son développement.

Xiaomi 17 Ultra

Le Xiaomi 17 Ultra est d’ores et déjà disponible au tarif de 1500 € environ, hors promotion de lancement. Une belle somme, mais nous sommes là dans le très haut de gamme. Le smartphone embarque 16 Go de RAM et 512 Go de stockage interne, une seule configuration étant au programme. Trois couleurs sont en revanche proposées : vert, blanc et noir, comme l’exemplaire prêté par la marque pour notre prise en main.

Le Xiaomi 17 Ultra vient se placer face au Samsung Galaxy S26 Ultra qui est vendu 1469 € au lancement (1669 € ensuite) avec 12 Go de RAM et 512 Go de mémoire interne.

Comme sur le précédent millésime, il est possible d’aller encore plus loin dans l’expérience photo avec son Xiaomi 17 Ultra. Pour cela, la marque propose pour 199 € le « Photography Kit Pro ». Il s’agit d’un grip qui se fixe au smartphone par le biais d’une coque spécifique. La prise en main devient très confortable , proche de celle d’un véritable appareil photo. Du bout des doigts, il devient possible de commander la mise au point et la prise de vue, de piloter le zoom ; une molette peut par ailleurs être assignée à différentes fonctions. Par défaut, elle permet de faire varier l’exposition, mais il est, par exemple, possible de l’utiliser pour choisir un filtre ou l’ISO. Un bouton est dédié à la vidéo. Cette super poignée intègre une batterie de 2 000 mAh qui peut prolonger l’autonomie du smartphone. Autre fonction qui assoit sa vocation à satisfaire les passionnés, la coque permet de visser des filtres photo standard de 67 mm. L’ensemble pèse 48 g et résiste aux projections d’eau.

Le design et la prise en main

Pour ce nouveau millésime, Xiaomi a décidé d’agrandir encore un peu la diagonale de l’écran de son porte-étendard : nous passons ainsi de 6,73 à 6,9 pouces avec au passage un changement de format, puisque le nouveau modèle adopte un ratio 19,5/9e contre 20/9e pour son prédécesseur.

Xiaomi 17 Ultra

Résultat des courses, le Xiaomi 17 Ultra est sensiblement plus large avec 77,6 mm contre 75,3 mm malgré un taux d’occupation de la dalle en progrès. Il atteint désormais 92,3 %, un chiffre qui place notre cobaye du jour parmi les tout meilleurs sur ce plan. La dalle est protégée par une nouvelle génération de verre spécifiquement développé pour la marque, Xiaomi Shield Glass 3.0, et qui serait 30 % plus résistant que la précédente génération. L’écran accueille en haut la caméra frontale dans un discret poinçon et plus bas le lecteur d’empreinte digitale. Le capteur biométrique est véloce et vient naturellement se placer sous le pouce.

Xiaomi 17 Ultra

À l’arrière, si Xiaomi a choisi de conserver un imposant bloc photo circulaire, la marque renonce au design de la précédente génération basé sur le contraste entre le cuir synthétique noir et l’aluminium. Nous trouvons désormais des lignes plus classiques avec une plaque noir mat en « plastique renforcé de fibres » offrant un toucher assez agréable et surtout une bonne résistance aux traces de doigt. Le bloc photo, protégé par du verre Gorilla Glass 7i, accueille trois caméras ainsi qu’un flash double LED. Sur notre exemplaire noir, un liseré rouge égaie un peu un ensemble assez sobre. Les flancs en aluminium permettent une prise en main agréable. Les commandes physiques sont rassemblées à droite. Elles sont plutôt bien situées et nous avons apprécié la petite dose d’originalité apportée par les touches de volume rondes.

Xiaomi 17 Ultra

Le Xiaomi 17 Ultra répond aux normes IP68 et IP69. Il résiste donc aux jets d’eau avec une pression élevée, mais aussi à une immersion totale jusqu’à une profondeur de 6 m durant 30 minutes.

L’écran

L’écran s’appuie évidemment sur une dalle AMOLED offrant une définition de 1200×2608 pixels pour une densité de 416 ppp. C’est sur le papier moins ambitieux que le modèle précédent (1440×3200 pixels pour 522 ppp). Cette dalle dénommée M10 utilise un nouveau matériau pour les sous-pixels rouges et une structure des pixels HyperRGB. L’objectif est de réduire sa consommation énergétique et d’améliorer la netteté globale. Ainsi, la différence de densité avec l’écran du 15 Ultra ne serait pas perceptible. La luminosité en pic a été légèrement augmentée, puisqu’elle passe de 3200 à 3500 nits en pic. La fréquence de rafraîchissement maximale est toujours de 120 Hz avec bien entendu la technologie LTPO pour une variation dynamique de celle-ci. On notera également que la fréquence PWM atteint désormais 2160 Hz contre 1920 Hz précédemment avec théoriquement à la clé moins de fatigue oculaire.

Xiaomi 17 Ultra

Pour notre part, cet écran s’est montré très convaincant, notamment en extérieur. Les couleurs nous ont semblé agréables avec la possibilité d’en personnaliser le rendu si vous êtes très pointilleux. Une fois encore, il nous faudra atteindre le rapport des experts du Labo Fnac qui, armés de leurs sondes, mesureront précisément les différents paramètres d’affichage du smartphone.

Xiaomi 17 Ultra

Les deux haut-parleurs qui bénéficient de la technologie Dolby Atmos sont capables de sonoriser sans trop de mal une petite pièce. Le spectre est plutôt riche avec quelques basses et aucune saturation, même à haut volume.

Communications

Le Xiaomi 17 Ultra s’appuie sur une partie radio fournie par Qualcomm et sa dernière plateforme mobile. Sans surprise, en termes de compatibilité et performances potentielles, c’est ce qui se fait de plus impressionnant aujourd’hui. Pour la 5G, le modem Snapdragon X80 supporte toutes les bandes de fréquences et peut potentiellement atteindre des débits ébouriffants (10 Gbps en download et 3,5 Gbps en upload). Le Wifi 7 est présent avec cette fois un débit théorique de 5,8 Gbps sans oublier le Bluetooth 6.0. Par rapport à d’autres smartphones très haut de gamme, nous aurions apprécié la présence de l’UWB et pourquoi pas d’une connexion d’urgence par satellite. Dans le cadre d’une utilisation très soutenue, le Xiaomi 17 Ultra nous a totalement convaincus. La connexion est stable et les débits impeccables. Nos écouteurs qui ne sont pas des Xiaomi se sont connectés sans problème.

Xiaomi 17 Ultra

Le Labo va examiner tout cela dans sa chambre anéchoïque pour obtenir précisément un tableau du comportement de ce mobile face aux différents réseaux.

Performances

Le Xiaomi 17 Ultra intègre le nouveau processeur Qualcomm Snapdragon Elite Gen 5. Cette puce très haut de gamme est gravée en 3 nm avec une architecture octocœur. Ses deux cœurs les plus puissants, les nouveaux Oryon V3 Phoenix, peuvent atteindre l’ahurissante fréquence de 4,6 GHz. Couplée à 16 Go de RAM, cette mécanique impressionne à l’usage. L’interface est fluide et toutes les applications se lancent rapidement sans s’essouffler ensuite. C’est également le cas pour les jeux grâce notamment à l’arrivée d’un nouveau circuit graphique, l’Adreno 840 présenté par Qualcomm comme 11 % plus puissant que l’Adreno 830 équipant la précédente génération. Le NPU (la puce exécutant certaines tâches IA localement) est également nettement boosté : +46 %, rien que cela.

Xiaomi 17 Ultra

Xiaomi annonce avoir beaucoup travaillé sur le système de refroidissement accompagnant ce nouveau processeur, mais malgré cela nous avons perçu une chauffe sensible. Cela ne rend pas le smartphone inconfortable au quotidien, mais cela se traduit par un léger affaissement de ses performances.

Xiaomi 17 Ultra

Du côté logiciel, le Xiaomi 17 Ultra s’appuie sur Android 16 et sur l’interface maison HyperOS 3. Le design est peaufiné et vous ne serez donc pas perdu si vous avez eu entre vos mains des smartphones récents de la marque. HyperOS 3 est stable et bien traduit avec quelques bloatwares encore, mais nous avons vu bien pire. Xiaomi mise beaucoup sur les nouvelles fonctions d’interconnectivité permettant notamment de partager des fichiers en quelques clics avec un iPhone. Autre point central, l’IA avec une intégration poussée de Gemini et des fonctions maison. Elle concerne tout autant la manipulation de texte (écriture, traduction…) que la créativité. L’utilisateur pourra retoucher ses photos, effectuer des détourages… en quelques clics et avec une certaine efficacité.

Xiaomi 17 Ultra
L’IA est logiquement très présente dans HyperOS 3.

La marque annonce une mise à jour de six ans pour les correctifs de sécurité et de cinq ans pour les mises à jour Android. C’est correct sans plus. Samsung, Google et bien entendu, Apple font aujourd’hui beaucoup mieux.

Photo

Avec un partenariat avec Leica plus fort que jamais et de fortes ambitions en matière de photographie, le Xiaomi 17 Ultra est particulièrement attendu au tournant sur ce point, y compris par nous, car la précédente génération était très bonne, mais certains concurrents demeuraient un ton au-dessus.

Xiaomi 17 Ultra

La caméra principale s’appuie toujours sur un capteur 1 pouce comme son prédécesseur, mais il s’agit ici d’un nouveau composant, un Light Vision 1050L, au lieu d’un Sony. Il affiche toujours 50 mégapixels. Pour rappel, les capteurs un pouce embarquent des photosites plus gros que les capteurs traditionnels plus petits pour potentiellement capturer davantage de lumière. Ce capteur est associé à une nouvelle optique Leica UltraPure ƒ/1,7 correspondant à un 23 mm argentique.

L’ultra grand-angle semble lui repris de la précédente génération avec un capteur de 50 mégapixels et une optique ƒ/2,2 offrant un angle de vue de 115°.

Le Xiaomi 15 Ultra s’appuie sur deux téléobjectifs offrant respectivement un grossissement de x3 et x4,3. Pour son successeur, Xiaomi a décidé de revoir totalement sa copie avec un seul téléobjectif qui propose à lui seule une plage optique équivalente à un 75 mm et à un 100 mm (x3,2 et x4) soit dans les faits, la même chose que l’année dernière. Un système mécanique ultraminiaturisé basé sur l’architecture Leica APO, qui aboutit également à deux ouvertures différentes : ƒ/2,4 et ƒ/3,0. Cette optique hors norme peut compter sur un capteur de 200 mégapixels de nouvelle génération.

Xiaomi 17 Ultra
De nuit, le 100 mm fait encore des prouesses.

L’ensemble bénéficie de nombreuses technologies maison, comme LOFIC HDR, sur la nouvelle génération d’ISP de la plateforme Qualcomm et sur l’introduction d’un module TOF 3D, sans oublier bien entendu le savoir-faire de Leica.

Xiaomi 17 Ultra

Pour nos premiers clichés, et en attendant le compte-rendu des experts photo du Labo Fnac, nous avons sillonné les rues de Barcelone. Le Xiaomi 17 Ultra est tout simplement bluffant, de jour comme de nuit, et ce, avec ses trois caméras. Le niveau de détail impressionne avec des traitements numériques ultraprécis qui permettent de conserver dans quasiment toutes les circonstances un rendu naturel. Le rendu des couleurs peut être ajusté par le biais des différents modes présents, dont certains sont signés Leica. Cela peut être le cas pour un superbe noir et blanc. L’autofocus est parfait, tout comme la gestion des sources lumineuses intenses. Le flare est ultralimité. Et ce fameux téléobjectif ? Il est totalement maîtrisé, y compris au-delà du ratio de grossissement optique. Le x8,6 par exemple, qui s’appuie sur un fonctionnement hybride, est très proche de la qualité obtenue en x4 (100 mm), y compris la nuit.

Xiaomi 17 Ultra
Même dans les conditions très difficiles comme un salon, le Xiaomi 17 Ultra est capable de réaliser de belles photos.

Le Xiaomi 17 Ultra profite sans doute de la présence d’une caméra 3D TOF pour nettement améliorer son mode portrait. Le bokeh gagne en précision et en naturel. Vous aurez sans doute perçu notre enthousiasme, mais le Xiaomi 17 Ultra fait partie de la toute petite famille des smartphones qui donnent envie d’explorer et de faire des photos pour le plaisir. La nouvelle caméra frontale dispose désormais d’un capteur de 50 mégapixels contre 32 mégapixels sur la précédente mouture. Les selfies sont détaillés, mais la gestion de la lumière dans des conditions un peu difficiles (contre-jour, ambiance peu lumineuse…) n’est pas toujours très rigoureuse.

Xiaomi 17 Ultra
La gestion de l’autofocus et de la profondeur de champ est excellente.

Pour son nouveau millésime, Xiaomi a également mis l’accent sur la vidéo avec des capacités impressionnantes : 4K 120 fps en Log, 4K 120 fps en Dolby Vision…

Xiaomi 17 Ultra

L’autonomie

Le Xiaomi 17 Ultra dispose d’une grosse batterie de 6000 mAh contre 5410 mAh sur son prédécesseur. Sachez cependant que les versions vendues en Chine font encore mieux avec une capacité de 6800 mAh. Le protocole du Labo Fnac nous permettra d’obtenir un chiffre précis et surtout comparable avec la concurrence. Avec beaucoup de photos et de vidéo prises pour la couverture d’un salon, l’autonomie nous a semblé excellente. Dans ces conditions exceptionnelles, le Xiaomi 17 Ultra a fini sa dure journée avec encore plus de 50 % de sa batterie. Autant dire que dans un cadre plus classique, il peut résister 1,5 jour, voire deux jours. D’excellents chiffres.

Xiaomi 17 Ultra

Pour la recharge, le smartphone n’est pas accompagné d’un bloc secteur. Xiaomi annonce une puissance de 90 W. La marque nous a fourni un chargeur délivrant cette puissance qui nous a permis de passer de 0 à 50 % en 20 minutes et de 0 à 100 % en 45 minutes environ. Le Labo soumettra le Xiaomi 17 Ultra à son protocole de mesure très pointu pour obtenir des données plus précises. L’utilisateur peut choisir de recharger plus lentement son smartphone pour ménager davantage sa batterie. La recharge sans-fil grimpe à 50 W contre 80 W sur la précédente génération. Pour atteindre cette puissance, il faudra utiliser un socle de la marque que nous n’avons pas en notre possession.

Prise en main du Xiaomi REDMI Note 15 Pro 4G : baroud d’honneur de la 4G pour ce smartphone de milieu de gamme

25 février 2026 à 15:30

Notre prise en main détaillée

Xiaomi renouvelle totalement sa gamme Redmi Note en ce début d’année et nous vous proposons de découvrir en notre compagnie un modèle qui demeure plutôt discret : le REDMI Note 15 Pro 4G. Oui, un smartphone uniquement 4G, que le constructeur chinois juge encore certainement pertinent en 2026. Qu’en sera-t-il l’année prochaine ? En attendant, le REDMI Note 15 Pro 4G débarque sur le marché français en deux configurations : 8/128 Go et 12/256 Go, pour respectivement 300 € et 350 €, un tarif qui le positionne dans le milieu de gamme, une centaine d’euros sous sa version 5G. Le smartphone est proposé en trois coloris : noir, bleu et gris titane. Pour notre prise en main, Xiaomi nous a prêté un exemplaire gris titane en 8/128 Go.

Design et prise en main

Le REDMI Note 15 Pro 4G s’inscrit dans la lignée des autres REDMI Note 15, et même dans celle de la précédente génération – sur le plan stylistique tout du moins. Son écran gagne quelques millimètres par rapport à celle-ci, avec une diagonale de 6,77 pouces contre 6,67 pouces précédemment. Dans le même temps, le taux d’occupation progresse et atteint désormais les 89 %. La glace est protégée par du verre Gorilla Glass Victus 2, pas mal pour un modèle de milieu de gamme. La dalle accueille la caméra frontale dans un poinçon et un bon lecteur d’empreinte digitale, placé cependant un peu haut.

Le dos du REDMI Note 15 Pro 4G reprend le design général des autres modèles de la série avec donc un bloc carré aux angles arrondis, qui semble accueille quatre caméras. Semble seulement, car, en réalité, deux caméras sont effectivement présentes. Un subterfuge bénéfique à l’harmonie du design. La coque adopte un plastique résistant très bien aux traces de doigts, tout en étant agréable au toucher.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

Les flancs offrent une disposition des plus classiques, avec les boutons physiques rassemblés à droite. La touche de mise sous tension est facilement accessible, mais c’est un peu moins le cas pour les commandes de réglage du volume. Le REDMI Note 15 Pro 4G présente dans sa tranche supérieure un port infrarouge pour piloter bon nombre d’équipements grâce à l’application de télécommande universelle préinstallée.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

De l’autre côté, une trappe peut accueillir deux nanoSIM ou une nanoSIM et une carte mémoire microSD. Une possibilité d’extension économique qui est devenue rare ces dernières années. Le smartphone est imposant, surtout en largeur avec plus de 76 mm. Les petites mains pourront se sentir peu à l’aise. Il pèse 195 g, soit 15 g de plus que son prédécesseur. Une différence sensible, donc. Sa qualité de fabrication est rassurante, mais il faut se contenter d’une certification IP65 : le mobile n’est donc pas étanche, mais simplement résistant à la poussière et aux projections d’eau.

Écran

Le Xiaomi REDMI Note 15 Pro 4G s’appuie sans surprise sur une dalle AMOLED. Elle offre une définition de 1 080×2 392 pixels pour une densité de 388 ppp. C’est sensiblement la même chose que sur la précédente génération. La fréquence de rafraîchissement maximale est de 120 Hz, mais, comme souvent dans cette gamme de prix, il faut se passer de la technologie LTPO. L’utilisateur peut donc uniquement choisir entre des réglages fixes (60 ou 90 Hz) et un mode dynamique avec une bascule entre 60 et 90 Hz en fonction de l’utilisation du smartphone. La marque a décidé d’aller un peu plus loin sur cette nouvelle génération. Première amélioration, la fréquence PWM est doublée, passant de 1 920 à 3 840 Hz. Ensuite, la luminosité en pic passe de 1 800 nits à 3 200 nits.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

La précédente génération s’était montrée convaincante en matière d’affichage face aux différents tests menés par le Labo Fnac, notamment sur la fidélité des couleurs. En attendant les résultats obtenus par le REDMI Note 15 Pro 4G, nous avons apprécié la qualité d’affichage de ce smartphone. Sa luminosité importante permet une utilisation confortable en toutes circonstances et les couleurs sont plaisantes, avec en prime des possibilités de réglages pour un rendu personnalisé.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

Le smartphone dispose de deux haut-parleurs et de la technologie Dolby Atmos. La puissance est plutôt satisfaisante, mais le tout manque de graves et la largeur de la scène n’est pas exceptionnelle.

Communication

Pas de révolution de ce côté à priori, puisque les caractéristiques techniques sont identiques à celles de la précédente génération. Du très classique, donc, avec du wifi 5 et du Bluetooth 5.3. Le NFC est également présent, mais la 5G est bien entendu absente. Le Xiaomi Redmi Note 14 Pro 4G s’était très bien comporté dans les différents tests menés par le Labo Fnac et il faudra faire preuve d’un peu de patience pour voir ce qu’il en sera de son successeur. Utilisé durant une semaine, ce dernier n’a pas failli. Il accroche facilement le réseau mobile de notre opérateur et la connexion de nos écouteurs Bluetooth est stable.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

Performances et interface

Même son de cloche en ce qui concerne la mécanique du smartphone. Xiaomi a opté pour une modeste évolution, car les différences entre le MediaTek Helio G100 Ultra du Redmi Note 14 Pro 4G et le G200 Ultra de son successeur semblent minimes. La partie processeur de ces deux puces gravées en 6 nm est en effet identique, avec six cœurs culminant à 2,2 GHz. Le circuit graphique répond au même nom, mais sa fréquence de fonctionnement serait légèrement accrue. Il semblerait aussi que l’ISP, la puce en charge du traitement des images, serait un peu plus performante.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

Le REDMI Note 15 Pro 4G n’échappera pas au protocole de tests du Labo Fnac qui permet de mesurer le niveau de performances du smartphone. Pour notre part, nous n’avons pas remarqué de ralentissements sensibles dans le cadre d’une utilisation classique. L’interface réagit bien, même si les jeux gourmands mettront en lumière les limites de ce mobile de milieu de gamme. Notons cependant que celui-ci ne chauffe pas beaucoup.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G
Le Xiaomi REDMI Note 15 Pro 4G embarque de nombreux bloatwares.

Concernant les aspects logiciels, nous passerons rapidement, car nous retrouvons le même duo que sur le REDMI Note 15 4G (dont vous retrouverez notre prise en main ici), soit Android 15 et HyperOS 2. Une interface désormais bien connue qui affiche une belle stabilité. Les possibilités de personnalisation sont nombreuses, mais il y a encore trop de bloatwares à notre goût. L’intelligence artificielle est présente avec notamment les fonctionnalités directement liées à Google. La marque évoque six années de mises à jour de sécurité et quatre mises à jour d’Android, soit jusqu’à Android 19.

Photo

Le REDMI Note 15 Pro 4G intègre deux caméras dorsales, Xiaomi ayant décidé de supprimer la caméra macro présente sur la précédente génération. Ce n’est pas vraiment une perte, car ce genre de module nous a très rarement convaincus. Nous retrouvons donc une caméra principale grand-angle avec une optique ƒ/1,7 correspondant à un 23 mm argentique. C’est un impressionnant capteur de 200 mégapixels qui officie avec le pixels binning (qui réunit 16 pixels en un pour optimiser l’exploitation de la lumière). Un équipement qui semble repris de la précédente génération, tout comme la seconde caméra, un très classique ultra grand-angle de 8 mégapixels. L’optique ƒ/2,2 affichant un champ de capture de 120° se passe d’autofocus.

Pas davantage de nouveauté à l’avant, puisque la caméra frontale n’évolue pas, avec un capteur de 32 mégapixels. La différence, s’il y en a, en matière de qualité des photos, devrait donc résulter d’une optimisation logicielle et d’un ISP légèrement amélioré.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

La caméra principale s’est montrée plutôt à l’aise en journée, avec un piqué conséquent et de belles couleurs. La dynamique est correcte, sans plus, mais l’ensemble est très satisfaisant pour un milieu de gamme. Une maîtrise que nous retrouvons aussi la nuit, ce qui est assez rare dans cette gamme de prix. L’ultra grand-angle soulève moins d’enthousiasme. Le niveau de détail n’impressionne pas vraiment, tout comme le contraste. Les photos manquent de charme. En basse luminosité, les clichés obtenus par cette seconde caméra demeurent exploitables sur les réseaux sociaux. Les selfies sont satisfaisants, même si le smartphone lisse un peu trop la peau des visages à notre goût.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

Voilà notre ressenti. Bien entendu, les experts du Labo analyseront le comportement de ce smartphone en matière de photographie. Cette analyse permettra notamment de comparer le REDMI Note 15 Pro 4G à son prédécesseur et à ses concurrents.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

En vidéo, il est possible de filmer en 1080p à 60 fps, avec à la clé des films manquant un peu de peps.

Autonomie

Le Redmi Note 14 Pro 4G avait atteint une autonomie exceptionnelle lors de son passage au Labo Fnac, avec une durée établie à 19 h 40. Son successeur devrait faire encore mieux, car il embarque une batterie à la capacité largement majorée : 6 500 mAh contre 5 500 mAh ! Un chiffre exceptionnel obtenu grâce à l’utilisation d’une nouvelle chimie de batterie utilisant du silicium. Nous sommes donc particulièrement impatients d’obtenir les résultats mesurés par les spécialistes du Labo. Pour notre part, nous avons pu utiliser le REDMI Note 15 Pro 4G deux journées sans sueurs froides ! Une excellente performance, donc.

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 4G

Pour la charge, le REDMI Note 15 Pro 4G accepte une puissance maximale de 45 W, comme son prédécesseur. Le temps nécessaire pour une pleine charge est donc assez long, plus de 90 minutes, mais plutôt logique avec une batterie d’une telle capacité. En 30 minutes, le smartphone a retrouvé un peu plus d’un tiers de sa batterie, ce qui n’est pas si mal. Le Labo mesurera le temps exact pour la charge de ce smartphone qui dispose, comme son petit frère, d’un atout supplémentaire dans la manche : avec un câble USB-C, il peut fournir 18 W à un autre appareil.

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