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AIDGE - Du deep learning sur vos microcontrôleurs

Par :Korben
9 avril 2026 à 07:30

L'IA embarquée, c'est pas juste un buzzword de salon type CES. C'est vraiment ce qui fait que votre voiture freine toute seule, que votre drone évite les arbres et que votre prothèse auditive filtre le bruit en temps réel. Sauf que pour déployer un réseau de neurones sur un microcontrôleur de 256 Ko de RAM... bah on dépend quasi exclusivement de frameworks américains ou chinois.

Un peu gênant, non ?

Du coup, le CEA (oui, le Commissariat à l'énergie atomique, celui de Palaiseau) a décidé de s'y coller avec AIDGE , un framework open source dédié à l'IA embarquée qui est hébergé par la fondation Eclipse. En gros, vous prenez votre modèle de deep learning entraîné sous PyTorch ou importé en ONNX, et AIDGE se charge de l'optimiser puis de générer du code C/C++ standalone prêt à tourner sur votre cible matérielle. Pas du pseudo-code donc mais du vrai C++ compilable.

Et quand je vous dis "cible matérielle", y'a bien sûr pour les GPU et les CPU mais également pour des microcontrôleurs, des DSP, des FPGA (ces puces reprogrammables), des NPU (processeurs spécialisés IA) et même d'ASIC custom. Le framework du CEA supporte les architectures CNN, RNN, GAN et Transformers, avec tout l'arsenal d'optimisation qui va bien tels que quantification post-entraînement, pruning, compression, et même du Quantization Aware Training basé sur les méthodes SAT et LSQ. Bon ok, ça fait beaucoup d'acronymes, on ne comprend pas tout ^^, mais en résumé c'est ce qui permet de réduire la taille d'un modèle de plusieurs gigas à quelques centaines de Mo sans trop perdre en précision.

en fait, au lieu de réécrire tout pour chaque puce, AIDGE utilise un système de graphes pour manipuler et transformer vos modèles indépendamment du hardware cible. Comme ça si vous changez de puce, vous regénérez le code, et c'est reparti. Pas besoin de réécrire votre pipeline de déploiement à chaque fois (et ça, si vous avez déjà bossé dans l'embarqué, vous savez que c'est pas rien). Bon par contre, faut pas s'attendre à un pip install aidge qui marchera du premier coup... ce serait trop simple ;-). Faudra quand même compiler quelques dépendances C++ avant d'en profiter.

AIDGE est porté par deux gros programmes : DeepGreen côté français avec 18 partenaires (Airbus, Thales, Dassault Aviation, EDF, MBDA, Inria dans la boucle) et Neurokit2E financé par Horizon Europe qui réunit 25 partenaires dans 5 pays (STMicroelectronics, Infineon, Fraunhofer entre autres). Et le projet embarque même un design de chip dédié qui s'appelle NeuroCorgi (oui, comme le chien de la reine d'Angleterre ^^).

D'ailleurs, les cas d'usage vont du classique à des choses plus inattendues : détection d'objets pour l'ADAS automobile (genre, freiner avant le piéton), maintenance prédictive en usine, ou encore amélioration audio temps réel pour les prothèses auditives. Le tout sous licence Eclipse Public License 2.0, donc libre et gratuit.

Bon après, la doc a encore du mal à suivre (comme souvent avec les projets de recherche) et j'aurais aimé des benchmarks comparatifs clairs face à TensorFlow Lite ou ONNX Runtime, histoire de voir concrètement combien de millisecondes on gagne sur un STM32 par rapport aux alternatives. Mais le fait d'avoir une chaîne complète design-optimisation-déploiement qui soit européenne, open source et hardware-agnostique... ça mérite quand même qu'on s'y intéresse. Surtout quand on voit la dépendance actuelle à PyTorch qui est, faut bien le dire, piloté par Meta.

Bref, si vous bossez dans l'embarqué ou que vous kiffez bidouiller du deep learning sur des petites puces, allez jeter un oeil .

Merci à Fabrice pour le lien !

Il installe un ordinateur de 1970 dans un bureau IKEA

Par :Korben
31 mars 2026 à 08:15

Un YouTubeur de la chaîne Usagi Electric vient d'installer un PDP-11 dans un bureau IKEA. Ce mini-ordinateur mythique de Digital Equipment Corporation, qui date des années 70, servait à piloter un spectromètre infrarouge en laboratoire. Plus de cinquante ans après sa fabrication, la machine tourne encore. Et c'est assez beau à voir.

Le PDP-11, un monument

Le PDP-11, c'est un gros morceau d'histoire informatique. Fabriqué par Digital Equipment Corporation à partir de 1970, ce mini-ordinateur 16 bits s'est vendu à environ 600 000 exemplaires dans le monde et a été décliné dans à peu près tous les formats possibles, du rack de laboratoire à la puce en passant par la station de bureau avec ses rangées de voyants clignotants.

C'est sur un PDP-11 que les premières versions diffusées d'Unix ont été développées au début des années 70, après un premier portage sur le PDP-7 qui l'a précédé. Et son architecture a influencé celle du Motorola 68000, et de façon plus indirecte celle du x86 d'Intel. Bref, sans cette machine, vos Mac et vos PC n'auraient pas tout à fait la même tête.

Du laboratoire au bureau IKEA

Dave, le bricoleur derrière la chaîne YouTube Usagi Electric, a récupéré ce PDP-11 qui servait de contrôleur pour un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier dans un labo. La machine lui est arrivée en pièces détachées, le bureau d'origine n'ayant pas survécu aux décennies.

Après l'avoir remise en état de marche, Dave a mis des années avant de lui trouver un logement correct. C'est lors d'un réaménagement de son atelier qu'il a fini par construire un bureau sur mesure, à base de contreplaqué de récupération et de ferrures de surplus. Le spectromètre est posé sur la gauche, le PDP-11 est logé à l'intérieur. Niveau esthétique, on repassera, mais ça marche.

60 degrés au repos, quand même

La machine embarque une unité de traitement vectoriel haute performance qui servait à l'analyse spectrale. Le processeur tourne à environ 60 °C au repos, ce qui a poussé Dave à installer deux ventilateurs 120V pour éviter que le tout ne surchauffe.

Autre compromis : l'alimentation linéaire d'origine, bien trop volumineuse pour rentrer dans le bureau, a été remplacée par des alimentations à découpage modernes. C'est le seul écart avec le matériel d'époque, tout le reste de la configuration est d'origine.

Le PDP-11 a plus de 50 ans, il tourne encore, et il est logé dans un meuble qui vaut probablement moins cher que le moindre de ses composants, et j'ai un peu de mal à imaginer mon MacBook dans le même état en 2076.

Source : Hackaday

Jeux tirés de films : pourquoi l’industrie du jeu vidéo a tort de les avoir abandonnés

25 mars 2026 à 12:00

L’industrie du jeu vidéo n’a jamais manqué d’appétit pour les nouvelles tendances. Au fil des décennies, des modes entières ont émergé, dominé, puis disparu sans laisser de traces. Parmi les pratiques tombées en désuétude, les jeux adaptés de films occupent une place particulière. Longtemps moqués, parfois méprisés, ils méritent pourtant une réévaluation sérieuse. Leur absence ... Lire plus

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EA prépare son système anti-triche pour les PC ARM et envisage un support de Linux

Par :Korben
18 mars 2026 à 11:52

Electronic Arts recrute un ingénieur senior pour adapter son système anti-triche Javelin aux processeurs ARM64. La priorité va aux PC Windows sur ARM, mais l'offre d'emploi mentionne aussi un futur support de Linux et de Proton. 

De quoi intéresser les joueurs sur Steam Deck et, pourquoi pas, sur Mac.

Un anti-triche qui arrive sur ARM

EA vient de publier une offre d'emploi pour un poste d'ingénieur senior anti-triche ARM64 au sein de son équipe SPEAR (Secure Product Engineering and Anti-Cheat Response). L'objectif principal : développer un driver natif ARM64 pour EA Javelin, le système anti-triche d'EA qui fonctionne au niveau du noyau du système d'exploitation.

La cible immédiate, ce sont les appareils Windows sur ARM, un segment qui prend de l'ampleur avec l'arrivée de consoles portables basées sur des puces ARM, et les futures puces Nvidia N1 et N1X qui se profilent dans le monde du PC portable.

Ce qui est intéressant, c'est une ligne un peu plus discrète dans l'offre d'emploi : le candidat devra "tracer une voie pour qu'EA Javelin supporte d'autres systèmes d'exploitation et matériels à l'avenir, comme Linux et Proton". C'est la couche de compatibilité de Valve qui permet de faire tourner des jeux Windows sur Linux, et donc sur le Steam Deck.

EA et Linux, une relation compliquée

Il faut quand même rappeler qu'EA a retiré le support Linux et Steam Deck d'Apex Legends fin 2024, en expliquant que la nature ouverte de Linux facilitait la triche. Du coup, des jeux comme Battlefield ou EA Sports FC ne fonctionnent tout simplement pas sur Linux.

Cette offre d'emploi va dans le sens inverse, ce qui est plutôt un bon signal, même si on parle bien d'un objectif à long terme et pas d'un lancement imminent.

EA n'est d'ailleurs pas le seul éditeur à avoir eu un rapport tendu avec Linux. Rockstar a coupé le support Linux de GTA V après avoir mis en place BattlEye, et Roblox a bloqué Wine complètement en 2023 avec son système Hyperion.

Le problème de fond reste le même : les anti-triche au niveau du noyau sont très difficiles à adapter sur Linux, où le système est par nature plus ouvert et plus personnalisable.

Un autre point d’intérêt est pour les joueurs Mac, qui pourraient suivre cette annonce de loin. Si EA finit par supporter Proton, ça pourrait aussi faciliter le fonctionnement de ses jeux via CrossOver ou le Game Porting Toolkit d'Apple, qui reposent sur la même base technique.

Bon maintenant attention, on parle ici d'un système de lutte contre la triche qui s'installe au niveau du noyau de votre système, ce qui pose forcément quelques questions de vie privée et de sécurité.

Source : Gaming on Linux

Test Ikea Kallsup : sérieusement, vous vous attendiez à quoi avec une enceinte Bluetooth à 5 euros ?

2 février 2026 à 07:01
Ikea Kallsup 1

L'enseigne suédoise frappe fort avec une mini-enceinte cubique vendue seulement 5 euros. Conçue pour être achetée et synchronisée par dizaines, la Kallsup bouleverse les codes de l'audio portable. Mais à ce prix, peut-on vraiment parler de qualité sonore ?

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