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Avec Dansons, Céline Dion retrouve Jean-Jacques Goldman

Longtemps suspendue au silence, Céline Dion réapparaît dans le paysage musical. Fragilisée par la maladie, rare ces dernières années, la chanteuse n’avait laissé filtrer que quelques signes — dont une apparition saisissante lors des Jeux olympiques de Paris. L’annonce de sa résidence à Paris La Défense Arena a depuis ravivé l’attente : 16 dates entre septembre et octobre prochains, prises d’assaut.

La chanson Dansons de Céline Dion.

À cette reprise de la scène s’ajoute la sortie de Dansons, nouveau single écrit et composé par Jean-Jacques Goldman. Dix ans après Encore un soir, le tandem reforme un duo qui appartient déjà à l’histoire de la chanson francophone. Une ballade lente, dépouillée, sans refrain. Mais ce retour est-il à la hauteur de l’attente ?

Que dit la presse ?

Écrit en 2020, en pleine pandémie, le morceau porte la trace de cette parenthèse mondiale. « Le monde s’arrêtait et des gens dansaient, confinés chez eux », explique Jean-Jacques Goldman dans un communiqué de Sony Music. Le titre n’a pas l’ambition de réinventer Céline Dion : il s’inscrit dans une continuité esthétique, où sa voix demeure le centre de gravité.

Une partie de la presse y voit un retour fidèle. « Dès les premières secondes , on retrouve la Céline Dion que l’on aime, sensible, délicate, sur cette ballade à la production sobre, sans refrain », juge Le Parisien, estimant que « Dansons est du pur Céline Dion et du pur Jean-Jacques Goldman. »

« Dansons est du Céline Dion, purement et simplement, sans plus ni moins », répète et valide Le Devoir. Plusieurs médias insistent également sur la dimension émotionnelle du morceau, perçu comme un geste de retour plus que comme une tentative de renouvellement.

Des critiques plus sévères

À l’inverse, d’autres pointent une proposition jugée trop prudente. Le Monde décrit une chanson « d’un autre temps » et une esthétique « si hors d’âge qu’il en est fascinant », allant jusqu’à évoquer « ce maigre lot qu’est Dansons » pour un public frustré de ne pas assister aux concerts.

Comme souvent face à une pop jugée trop consensuelle, Libération adopte une distance critique, et ici moqueuse. Le titre est qualifié de « slow cotonneux redoutable », décrit comme une « machine à tendresse ». « On s’en roule par terre d’émotion », écrit le quotidien, dans une surenchère ironique.

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