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Apparences : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

D’abord lancée sur france.tv en janvier dernier où elle a rapidement trouvé son public, Apparences s’est invitée en première partie de soirée sur France 2 ce 25 mars. La chaîne a proposé les deux premiers épisodes et diffusera les deux derniers le 1er avril.

Écrite par Isabel Sebastian (connue pour la collection Crime à…) et réalisée par Émilie Grandperret (Les ombres rouges), la mini-série offre un polar français mêlant crime, chirurgie esthétique et jeu d’apparences – comme son titre l’indique. Mais trouve-t-elle son inspiration dans un fait divers réel ?

De quoi parle la série ?

Le récit débute par un crime : celui d’un chirurgien esthétique retrouvé mort dans de violentes circonstances. L’enquête est confiée à une capitaine de police liée à la victime, dont il avait reconstruit le visage après une agression. Une ancienne patiente, marquée physiquement par une opération ratée, devient suspecte. Mais le dossier se complexifie à mesure que d’autres éléments émergent, notamment grâce au travail d’une journaliste qui s’intéresse aux pratiques du médecin.

Léonie Simaga et Léa Léviant dans Apparences.

Apparences ne repose sur aucun fait divers identifié : la série n’adapte ni une affaire judiciaire, ni un témoignage existant, et relève d’une construction entièrement fictionnelle. Le scénario s’appuie toutefois sur des réalités contemporaines : recours à la chirurgie esthétique, exposition permanente aux normes visuelles, influence des réseaux sociaux dans la fabrication de l’image de soi…. et emprunte ainsi ces problématiques au réel.

Qui incarne cette plongée dans les dérives de l’image ?

Le récit s’articule autour de trois figures féminines. Léonie Simaga campe l’enquêtrice, Hélène de Fougerolles une journaliste déterminée, et Léa Leviant une jeune femme dont le destin bascule après une intervention. Autour d’elles gravitent notamment Nicolas Cazalé, Vincent Heneine, Jeanne Bournaud et Cyril Gueï.

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Apparences : faut-il voir le nouveau thriller de France 2 ?

Plusieurs semaines après son arrivée sur la plateforme france.tv – où elle a dépassé les 3 millions de visionnages –, Apparences débarque à la télévision sur France 2 ce 25 mars. Après The Beauty, diffusée sur Disney+ en janvier, et dans une approche sensiblement différente, la fiction française propose à son tour un thriller en quatre épisodes consacré à la chirurgie esthétique.

Quelle est l’intrigue d’Apparences ?

L’intrigue s’ouvre sur le meurtre d’un chirurgien esthétique, retrouvé défiguré dans sa voiture. L’enquête est confiée à Sarah Santoni, capitaine de police liée à la victime, qui avait reconstruit son visage après une agression. Rapidement, les soupçons se portent sur Jessica, une jeune patiente défigurée à la suite d’une opération ratée.

Jeanne Bournaud dans Apparences.

Autour de cette affaire gravitent plusieurs figures, dont Gabrielle Pasquier, journaliste d’investigation. Le récit croise ainsi trois trajectoires féminines et explore un univers où l’apparence devient un enjeu social, intime et économique.

La série convainc-t-elle la presse ?

Dans l’ensemble, la presse s’accorde sur l’efficacité de la série. Le jeu des comédiennes fait notamment l’unanimité : Télé-Loisirs évoque des actrices qui « transcendent leurs scènes, donnent épaisseur et émotion à leurs personnages », tandis que Ciné Télé Revue estime que Hélène de Fougerolles « nous embarque avec le plus de facilité dans ce récit à quatre voix ».

Léonie Simaga et Léa Léviant dans Apparence.

Screen+ met en avant « une originalité frappante et un suspense qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement final », tandis que Sud-Ouest souligne le fait que la série « se développe intelligemment au fur et à mesure des épisodes ». Si la mécanique du polar fonctionne globalement, plusieurs critiques pointent toutefois des limites.

Télé-Loisirs évoque « un sérieux sentiment de frustration » lié à un manque d’approfondissement du sujet. Le Parisien juge que l’œuvre « est passée à côté du sujet qu’elle survole » et pointe « une fiction policière trop classique ». Ciné Télé Revue regrette de son côté « une représentation caricaturée à l’extrême de la jeunesse ».

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