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Présentation du Shelly Wall Display XL

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Il y a maintenant 2 ans, je me suis lancé dans la domotique et je vous avais partagé ici plusieurs articles, dont un qui concernait la mise en place d’un petit écran de contrôle pour que la famille puisse utiliser les différentes fonctions sans avoir besoin d’un téléphone.

Après ces deux années, ma domotique a évolué, notamment avec l’ajout de panneaux solaires il y a un an. Cela a ajouté de nouvelles fonctions qui devaient remonter sur cet écran.

Celui-ci est devenu trop petit et commence aussi à montrer certaines lenteurs de chargement. Depuis un moment, j’avais le projet de le remplacer sans réussir à trouver le bon modèle. Il n’existe pas vraiment de fabricants spécialisés dans ce type d’écran mural et encore moins compatibles nativement avec Home Assistant. Pour trouver le bon écran, il fallait qu’il réponde à plusieurs critères :

  • Avoir un capteur de mouvement pour l’activer
  • Être compris entre 8 et 10 pouces
  • Permettre un montage dans un boîtier d’encastrement
  • Être alimenté directement en 230 V
  • Être peu encombrant
  • Offrir une bonne réactivité avec Home Assistant
  • Ne pas avoir de caméra

Vous allez me dire que pour le dernier point, c’est une évidence pour un écran fixé au mur. Eh bien non, car avant de me tourner vers le Shelly Wall Display XL qui n’était pas encore disponible lorsque j’ai commencé mes recherches, j’ai regardé du côté d’un site bien connu du pays du soleil levant, où l’on trouve beaucoup de choix pour ce type d’écran. Point faible : pour 95 % des modèles proposés, il y a une caméra et aucun capteur de mouvement pour le réveiller.

Il y a peu, je suis tombé sur le Shelly Wall Display XL, qui met en avant une prise en charge native avec Home Assistant. Capteur de mouvement pour réveiller l’écran, pas de caméra, des boutons physiques, un montage mural dans un boîtier d’encastrement, une alimentation directe en 230 V et un écran de 10 pouces. Ne trouvant pas d’article de présentation en français, je me suis lancé avec cet écran.

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Caractéristiques techniques

  • Taille : 155,8 x 272,5 x 38,3 mm ;
  • Poids : 920g ;
  • Taille écran : 10,1 pouces ;
  • Résolution : 1280×752 px ;
  • Connexion : WiFi et Bluetooth ;
  • CPU : Rockchip RK3566 Quad core Cortex-A55 1.8GHz ;
  • RAM : 2Go ;
  • Flash : 32Go ;
  • OS: Android 11.

Autres caractéristiques

  • 2 haut-parleurs de 20 W ;
  • 4 micros ;
  • Capteur de luminosité ;
  • Existe en 2 modèles avec boutons gris ou noirs.

Bien sûr, cet écran est avant tout destiné à piloter sa domotique avec les périphériques Shelly, mais aussi des équipements comme Sonos par exemple. Il permet de mettre en place une domotique simple sans ajouter de serveur et offre la possibilité de piloter vos équipements, créer des programmations, ainsi que des automatisations…

Découvrons l’écran

Dans la boîte, pas de superflu : on y trouve l’écran, son support mural, une notice multilingue (dont le français), ainsi qu’un sachet contenant les fils nécessaires à la fixation dans le boîtier d’encastrement, des petites vis pour fixer l’écran à son support, et un petit tournevis.

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Au niveau de l’écran, on peut apercevoir sur la droite les boutons physiques. À l’arrière, rien de particulier, si ce n’est le connecteur permettant son montage sur le support.

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Concernant le support mural, plusieurs ergots sont prévus afin de s’adapter à votre boîtier d’encastrement. La forme ovale permet d’ajuster facilement l’horizontalité de l’écran.

À l’arrière, on retrouve 4 borniers à vis pour l’alimentation en 230 V. Les autres bornes sont reliées à un switch intégré qui permettra de piloter un équipement. Il pourra être associé à un bouton physique si vous utilisez le dashboard Shelly.

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Regardons de plus près cet écran. Au niveau des boutons physiques, il en possède 4. Si vous les utilisez avec le dashboard Shelly, vous pourrez leur affecter des actions depuis l’interface web de configuration.

Sur le flanc droit, on trouve également un bouton permettant d’allumer ou d’éteindre l’écran. En dessous se situent les haut-parleurs ainsi qu’un connecteur USB-C permettant d’alimenter l’appareil.

Sur la seconde photo, on peut voir les 4 micros. Pour le moment, je n’ai pas trouvé leur utilité, ni côté Shelly ni sur Home Assistant. Peut-être seront-ils exploités lors d’une future mise à jour avec un assistant vocal.

Au centre, on aperçoit le capteur de mouvement ainsi que le capteur de luminosité.

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Premier démarrage

Au premier démarrage, l’écran vous propose de connecter des équipements Shelly. On arrive ensuite sur un dashboard avec quelques tuiles déjà configurées. On remarque également que l’écran est très brillant.

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On le connecte ensuite au Wi-Fi. Rien de très complexe : les menus sont clairs et ne proposent pas trop d’options. On peut même effectuer directement un speedtest. Au lancement du test, on a le choix entre un serveur en Chine ou en Europe. Le test est rapide, car le fichier ne fait que 15 Mo, donc le débit n’a pas vraiment le temps de monter.

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Passons aux différents menus

Dans le menu Général, les paramètres concernent surtout le dashboard Shelly. Dans le menu Langue de l’appareil, on retrouve un très bon point : une multitude de langues sont disponibles, dont le français. Il est normal d’avoir autant de langues sur ce type de produit afin de toucher un public plus large.

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Avant d’aller plus loin, j’ai mis à jour le firmware. C’est important, car plusieurs options ont changé, notamment au niveau des réglages de l’écran. J’avais repéré un défaut avant la mise à jour, mais celui-ci a été corrigé.

Toujours concernant les réglages de l’écran, il reste toutefois un défaut : si l’on désactive le réglage automatique de la luminosité, on perd le paramètre du délai d’assombrissement de l’écran ainsi que le délai avant extinction.

Pour le réglage Réveil par mouvement, j’ai malheureusement dû le désactiver. L’écran étant placé dans une zone de fort passage, il est trop sensible : il capte les mouvements de trop loin et se réveille au moindre passage.
Comme sur mon ancien écran, j’aurais aimé disposer d’un curseur permettant de régler la distance de détection, afin par exemple de réveiller l’écran avec un geste à 10 cm. En espérant voir cette option arriver dans une prochaine mise à jour.

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Pour l’économiseur d’écran, vous aurez le choix d’afficher différentes informations, mais aussi de le transformer en cadre photo numérique en y ajoutant vos propres images.
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Dashboard Shelly

Il est assez facile de créer un dashboard avec les équipements Shelly. Vous pouvez choisir l’emplacement de vos différentes tuiles, ainsi que leur taille afin d’afficher plus ou moins d’informations. Concernant la partie météo, on remarque qu’elle est réglée sur Paris. Je n’ai pas trouvé comment changer la ville ; je me demande si elle n’est pas basée sur le fuseau horaire. La partie radio émettra le son directement sur les enceintes de l’écran.shelly display xl 26 - Présentation du Shelly Wall Display XL

Interface Web

Avec son adresse IP, vous pouvez accéder à une interface Web permettant de configurer différentes actions. Sur la page d’accueil, il est possible de piloter le relais intégré, mais aussi de configurer directement les actions des 4 boutons.

Dans la page Settings, vous pourrez consulter les différentes informations de l’écran ainsi que les réglages liés aux connexions (Wi-Fi, Bluetooth, activation du MQTT, WebSocket, etc.).

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Dans le menu Actions, vous pouvez également affecter une action aux différents boutons. Si vous avez des équipements connectés, comme un capteur de température, d’humidité ou de luminosité, vous pourrez créer des actions en fonction de ces données.
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Dans le menu Alarme, vous pouvez par exemple créer des rappels. Il est possible de définir une heure, d’affecter une sonnerie et d’indiquer le message qui s’affichera à l’écran lors du déclenchement de l’alarme.

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La partie Components permet de définir différentes actions selon le type d’appui sur les boutons. Dans le menu Media Library, vous pouvez importer vos propres sons pour les utiliser avec les alarmes, mais aussi des photos qui pourront servir pour l’écran de veille.

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Home Assistant

On arrive sur la partie qui nous intéresse le plus : l’intégration native avec Home Assistant. Un menu sur l’écran permet de rechercher automatiquement votre serveur sur le réseau. Bien sûr, il est également possible de modifier le lien. En effet, si comme moi vous avez créé un dashboard spécifique pour votre écran, vous pouvez définir cette page comme affichage par défaut au démarrage.

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Lors de la première connexion, je n’ai pas modifié le lien et nous arrivons donc sur mon dashboard par défaut. Le chargement est un peu long la première fois, car il y a beaucoup d’éléments à afficher.
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Montage murale

Pour la partie montage murale, rien de compliqué. Il suffit de relier les deux fils pour alimenter l’écran, puis de fixer la plaque avec deux vis. Je n’ai pas pu utiliser les vis à tête fraisées fournies, car elles sont trop courtes pour ma boîte d’encastrement. La forme ovale des trous de fixation permet toutefois de bien ajuster le niveau de l’écran.

On peut également apercevoir mon dashboard, créé spécialement pour cet écran. Je suis resté sur un format en deux colonnes, avec trois colonnes les boutons deviennent un peu trop petits et certains textes sont tronqués. Ce dashboard devrait évoluer avec le temps. On remarque aussi que la barre Shelly en bas de l’écran n’apparaît plus : elle peut être désactivée dans les réglages sur l’écran.

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shelly display xl 29 - Présentation du Shelly Wall Display XLUne fois fixé, on peut se rendre compte de la finesse de l’écran. Cela est d’autant plus flagrant lorsqu’on le compare avec mon thermostat connecté MOES situé juste en dessous.

Lors de la connexion au Wi-Fi, Home Assistant a automatiquement détecté l’écran et propose l’intégration. Plusieurs entités sont disponibles, dont celles des interrupteurs. Nous pouvons ainsi affecter des actions aux 4 boutons en créant des automatisations lors des appuis. Pour ma part, j’ai configuré 2 boutons permettant d’ouvrir et de fermer les volets facilement, sans avoir à réveiller l’écran.

Attention : j’ai remarqué un comportement qui peut être problématique. Lorsque l’écran redémarre (ce qui peut arriver lors d’une microcoupure de courant), cela active les interrupteurs et tous mes volets s’ouvrent automatiquement. Quelques jours après l’installation, j’ai eu une coupure de courant de cinq minutes un matin et, à mon retour le soir, les volets étaient fermés.

J’avais prévu d’affecter les autres boutons à mes portes de garage, mais suite à ce comportement, je préfère ne pas les utiliser pour le moment.shelly display xl 30 - Présentation du Shelly Wall Display XL

Conclusion

Cela fait maintenant quelques semaines que l’écran est installé. Lors de mes recherches d’informations à son sujet, j’avais vu plusieurs retours mentionnant des lenteurs avec Home Assistant. Il y a en effet quelques ralentissements lorsque vous utilisez un dashboard très chargé, notamment avec des éléments gourmands comme l’affichage de graphiques.

En revanche, pour un dashboard simple comme le mien, cela fonctionne très bien. Le but de cet écran n’est pas d’avoir un niveau de détail élevé, mais de pouvoir consulter des informations et effectuer des actions rapides. Il reste d’ailleurs bien plus réactif que mon ancien petit écran déjà présenté ici.

Pour les prochaines mises à jour, j’aimerais pouvoir régler la sensibilité du capteur de mouvement afin de réactiver cette fonctionnalité, mais aussi améliorer la gestion des actions des boutons au démarrage.

Dans l’ensemble, je suis satisfait de cet écran. Sa faible épaisseur et ses boutons physiques sont un véritable plus au quotidien pour piloter sa domotique. Je pense notamment aux plus jeunes, qui n’ont pas forcément de téléphone : cela leur permet d’accéder facilement aux actions essentielles.

Bien entendu, cet écran n’est pas destiné uniquement aux utilisateurs de Home Assistant. Le dashboard Shelly permettra également aux personnes moins aguerries de mettre en place une domotique simple, sans avoir à installer une box dédiée.

Côté tarif, il faudra compter 292€ sur le site officiel et même moins chez sur Amazon 😉

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Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

Allumer la lumière à distance, lancer un aspirateur robot depuis son bureau, vérifier son chez-soi grâce à une caméra quand on est en vacances… La promesse de la maison connectée repose sur une évidence : tout est relié. Et c’est précisément là que le bât blesse. Car chaque objet connecté est aussi devenu un point d’entrée potentiel pour le piratage.

Car, contrairement à un ordinateur ou un smartphone, ces appareils sont rarement conçus avec la sécurité comme priorité. Résultat : mots de passe par défaut jamais changés, mises à jour inexistantes, communications non chiffrées… Un terrain de jeu idéal pour les cyberattaques. On pourrait se dire que le problème est marginal, mais il n’en est rien. Des chercheurs en cybersécurité alertent régulièrement sur la facilité avec laquelle certains équipements peuvent être pris en main à distance – parfois en quelques minutes et sans compétences avancées.

Les objets les plus souvent piratés

Tous les objets connectés ne se valent pas. Certains concentrent les vulnérabilités, soit parce qu’ils sont très répandus, soit parce qu’ils manipulent des données sensibles.

Les caméras de surveillance

C’est la cible numéro un. Mal configurées, elles peuvent être accessibles en ligne sans protection solide. Certaines images se retrouvent même indexées sur des moteurs de recherche spécialisés. Le risque est évident : surveillance à votre insu, repérage des habitudes, voire chantage.

Nouveaux designs pour les ampoules connectées Philips Hue.

Les prises et ampoules connectées

Elles paraissent anodines, mais elles le sont rarement. Ces objets sont souvent peu sécurisés alors qu’ils sont connectés en permanence. Un pirate peut s’en servir comme point d’entrée dans votre réseau domestique, avant de rebondir vers d’autres appareils plus sensibles.

Les aspirateurs robots

Ils cartographient votre intérieur avec précision. Piratés, ils peuvent révéler la configuration de votre logement, vos habitudes de vie (présence, absence), voire servir de relais pour d’autres attaques. Certains modèles ont aussi été détournés pour enregistrer des sons ambiants.

Les assistants vocaux et enceintes connectées

Toujours à l’écoute, ils concentrent des données sensibles. Même si les grandes marques renforcent la sécurité, des failles existent, notamment à l’aide d’applications tierces malveillantes.

Les box domotiques et hubs centralisés

Ce sont les chefs d’orchestre de la maison connectée. S’ils sont compromis, tout l’écosystème devient accessible. Une seule faille peut suffire à ouvrir toutes les portes.

Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

Des attaques de plus en plus discrètes

Le piratage d’objets connectés ne ressemble plus à un film hollywoodien. Il est silencieux, diffus, souvent invisible. Dans certains cas, les appareils sont intégrés à des réseaux de machines zombies (botnets), utilisés pour lancer des attaques massives ailleurs. Vous ne voyez rien, mais votre équipement travaille pour quelqu’un d’autre.

Dans d’autres cas, les données collectées – habitudes de vie, horaires de présence, configuration du logement – deviennent une matière première précieuse. Pas forcément pour vous cibler directement, mais pour alimenter des bases de données revendues ou exploitées à grande échelle. Un minimum de méfiance est donc de mise.

Comment ne pas se faire pirater

La bonne nouvelle, c’est qu’une grande partie des risques peut être réduite avec quelques réflexes simples… mais encore trop peu appliqués.

Changer les mots de passe par défaut

C’est la base. Et pourtant, des millions d’objets utilisent encore des identifiants comme « admin/admin ». Optez pour des mots de passe uniques et robustes, à savoir douze caractères ou plus, avec au moins un nombre, une majuscule, un caractère spécial.

Mettre à jour régulièrement

Les mises à jour ne servent pas qu’à ajouter des fonctions. Elles corrigent surtout des failles de sécurité. Activez les mises à jour automatiques dès que possible. Créez-vous une routine mensuelle pour faire un tour de tous les appareils connectés et de leurs applications.

Segmenter son réseau wifi

Créer un réseau dédié aux objets connectés (un « réseau invité », par exemple) permet d’éviter qu’un appareil compromis donne accès à votre ordinateur ou à votre smartphone.

Désactiver les fonctions inutiles

Accès à distance, micro, caméra… Si vous n’en avez pas besoin, coupez-les. Moins il y a de portes ouvertes, mieux c’est.

Vérifier la réputation des marques

Tous les fabricants ne se valent pas. Privilégiez ceux qui assurent un suivi logiciel dans le temps et communiquent sur la sécurité. Une marque inconnue vendue sur une plateforme e-commerce ? Méfiance.

Supprimer les objets obsolètes

Un objet non mis à jour devient rapidement une faille permanente. Parfois, le remplacer est plus sûr que de le conserver.

Reprendre le contrôle

La maison connectée n’est pas un problème en soi. Elle devient risquée lorsqu’elle est pensée uniquement comme un empilement de gadgets, sans vision d’ensemble.

Derrière chaque objet, il y a une question simple : ai-je vraiment besoin qu’il soit connecté ? Et si oui, suis-je prêt à en assumer les implications ? Car, au fond, sécuriser sa maison connectée, ce n’est pas seulement une affaire de technologie. C’est une affaire de lucidité.

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Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

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Car, contrairement à un ordinateur ou un smartphone, ces appareils sont rarement conçus avec la sécurité comme priorité. Résultat : mots de passe par défaut jamais changés, mises à jour inexistantes, communications non chiffrées… Un terrain de jeu idéal pour les cyberattaques. On pourrait se dire que le problème est marginal, mais il n’en est rien. Des chercheurs en cybersécurité alertent régulièrement sur la facilité avec laquelle certains équipements peuvent être pris en main à distance – parfois en quelques minutes et sans compétences avancées.

Les objets les plus souvent piratés

Tous les objets connectés ne se valent pas. Certains concentrent les vulnérabilités, soit parce qu’ils sont très répandus, soit parce qu’ils manipulent des données sensibles.

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C’est la cible numéro un. Mal configurées, elles peuvent être accessibles en ligne sans protection solide. Certaines images se retrouvent même indexées sur des moteurs de recherche spécialisés. Le risque est évident : surveillance à votre insu, repérage des habitudes, voire chantage.

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Elles paraissent anodines, mais elles le sont rarement. Ces objets sont souvent peu sécurisés alors qu’ils sont connectés en permanence. Un pirate peut s’en servir comme point d’entrée dans votre réseau domestique, avant de rebondir vers d’autres appareils plus sensibles.

Les aspirateurs robots

Ils cartographient votre intérieur avec précision. Piratés, ils peuvent révéler la configuration de votre logement, vos habitudes de vie (présence, absence), voire servir de relais pour d’autres attaques. Certains modèles ont aussi été détournés pour enregistrer des sons ambiants.

Les assistants vocaux et enceintes connectées

Toujours à l’écoute, ils concentrent des données sensibles. Même si les grandes marques renforcent la sécurité, des failles existent, notamment à l’aide d’applications tierces malveillantes.

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Ce sont les chefs d’orchestre de la maison connectée. S’ils sont compromis, tout l’écosystème devient accessible. Une seule faille peut suffire à ouvrir toutes les portes.

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Dans d’autres cas, les données collectées – habitudes de vie, horaires de présence, configuration du logement – deviennent une matière première précieuse. Pas forcément pour vous cibler directement, mais pour alimenter des bases de données revendues ou exploitées à grande échelle. Un minimum de méfiance est donc de mise.

Comment ne pas se faire pirater

La bonne nouvelle, c’est qu’une grande partie des risques peut être réduite avec quelques réflexes simples… mais encore trop peu appliqués.

Changer les mots de passe par défaut

C’est la base. Et pourtant, des millions d’objets utilisent encore des identifiants comme « admin/admin ». Optez pour des mots de passe uniques et robustes, à savoir douze caractères ou plus, avec au moins un nombre, une majuscule, un caractère spécial.

Mettre à jour régulièrement

Les mises à jour ne servent pas qu’à ajouter des fonctions. Elles corrigent surtout des failles de sécurité. Activez les mises à jour automatiques dès que possible. Créez-vous une routine mensuelle pour faire un tour de tous les appareils connectés et de leurs applications.

Segmenter son réseau wifi

Créer un réseau dédié aux objets connectés (un « réseau invité », par exemple) permet d’éviter qu’un appareil compromis donne accès à votre ordinateur ou à votre smartphone.

Désactiver les fonctions inutiles

Accès à distance, micro, caméra… Si vous n’en avez pas besoin, coupez-les. Moins il y a de portes ouvertes, mieux c’est.

Vérifier la réputation des marques

Tous les fabricants ne se valent pas. Privilégiez ceux qui assurent un suivi logiciel dans le temps et communiquent sur la sécurité. Une marque inconnue vendue sur une plateforme e-commerce ? Méfiance.

Supprimer les objets obsolètes

Un objet non mis à jour devient rapidement une faille permanente. Parfois, le remplacer est plus sûr que de le conserver.

Reprendre le contrôle

La maison connectée n’est pas un problème en soi. Elle devient risquée lorsqu’elle est pensée uniquement comme un empilement de gadgets, sans vision d’ensemble.

Derrière chaque objet, il y a une question simple : ai-je vraiment besoin qu’il soit connecté ? Et si oui, suis-je prêt à en assumer les implications ? Car, au fond, sécuriser sa maison connectée, ce n’est pas seulement une affaire de technologie. C’est une affaire de lucidité.

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Barista - Pilotez votre machine à café De'Longhi en HTTP

Vous avez une machine à café De'Longhi avec du Bluetooth et vous vous êtes déjà forcément dit "Mais pourquoi je dois me lever si tôt pour appuyer sur un putain de bouton comme un homme des cavernes" ?!

Eh bien bonne nouvelle mes petits accros au café puisqu'un dev a passé ses soirées à sniffer les paquets BLE de sa Dinamica Plus, à reverse-engineerer le protocole de communication, et il en a fait un projet open source qui transforme votre cafetière en serveur HTTP. Du coup maintenant, un petit curl http://pi:8080/api/brew/espresso depuis le lit et hop, le café coule. En live depuis votre oreiller, vos petits yeux à moitié fermés en moins de 3 secondes.

Aaaaah, le bonheur !

Le projet s'appelle Barista et c'est en fait un bridge BLE-to-HTTP écrit en Python. Vous collez ça sur un Raspberry Pi Zero à 15 euros (ou n'importe quel ordi avec une puce Bluetooth) à côté de votre machine à café, ça se connecte en Bluetooth Low Energy, et ça expose une API REST complète. Ça permet ainsi de contrôler la préparation (espresso, cappuccino, latte, americano...), d'ajuster la force de l'arôme sur 5 niveaux, la température, la quantité en ml, et même d'activer la buse vapeur ou l'eau chaude à distance. Attention par contre, faut pas oublier de mettre une tasse sous le bec avant de lancer la commande depuis votre lit...

Côté technique, c'est du Python async avec la bibliothèque bleak pour la partie radio BLE et aiohttp pour le serveur HTTP local. En fait, le truc intéressant c'est que tout le protocole ECAM est documenté dans le repo... structure des paquets, calcul du CRC-16/CCITT, encodage des ingrédients, lecture et écriture des recettes. Donc si vous avez un autre modèle De'Longhi (Primadonna, Magnifica Evo, Eletta Explore), c'est théoriquement compatible vu que De'Longhi utilise le même protocole BLE sur sa gamme ECAM... mais seule la Dinamica Plus est testée et confirmée pour l'instant.

Le problème, vous l'aurez compris, c'est que De'Longhi ne documente pas son protocole BLE (va savoir pourquoi), donc y'a pas forcément de garantie que ça marchera du premier coup sur votre modèle.

Côté prérequis, il vous faut Python 3.11+ et BlueZ sur votre Raspberry Pi 4 ou 5 (le Bluetooth quoi). Après, l'installation tient en trois commandes : pip install barista-coffee, puis barista scan pour trouver votre machine, et enfin barista start --address AA:BB:CC:DD pour lancer le serveur.

Et là vous aurez une interface web sur le port 8080, avec une grille de boutons, un bouton par boisson... mais surtout une API REST qui permet d'intégrer ça avec à peu près n'importe quoi : Home Assistant , Node-RED, un cron job matinal, un raccourci Siri, un script Python... Perso, l'idée du réveil qui déclenche automatiquement un espresso, c'est quand même pas mal !

Évidemment, tout tourne en local ! Comme ça plutôt que de dépendre de l'app officielle De'Longhi (qui marche uniquement à 2 mètres de la machine ^^ donc autant appuyer sur le bouton à ce stade), là c'est du vrai contrôle réseau.

D'ailleurs si le sujet vous branche, on avait déjà listé une tonne de projets Raspberry Pi dont une machine à café pilotable à distance.

Voilà, si vous avez une De'Longhi avec Bluetooth qui traîne dans la cuisine et un Raspberry Pi qui prend la poussière, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Amusez-vous bien et moi j'vais aller me faire un café du coup !

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