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La France annonce une étape cruciale vers sa sortie de Windows

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La direction du numérique en France va basculer de Windows à Linux et l'État engage un grand chantier de réduction de la « dépendance numérique extra-européennes »
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Une autre entreprise française bascule vers le militaire : OVHcloud et ses datacenters

Ovhcloud Defense

Face aux géants américains, OVHcloud sort l’artillerie lourde et crée une verticale dédiée au secteur militaire. Entre cloud de combat et indépendance technologique, le champion français entend s’imposer comme le nouveau pilier de la défense européenne.

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ÉducaLibre 2026 sera ce que nous en ferons ensemble. À bientôt à Bruxelles.

ÉducaLibre 2026 : appel à propositions d'ateliers, conférences et tables rondes

Bruxelles, 4-6 juillet 2026—Université libre de Bruxelles

Un rendez-vous européen qui manquait

Partout en Europe, des enseignants innovent avec des logiciels libres, des développeurs créent des outils pédagogiques ouverts, des makers fabriquent, des chercheurs explorent, des artistes partagent. Ces initiatives foisonnent—mais restent trop souvent isolées, ignorées les unes des autres, condamnées à réinventer sans cesse la même roue.

ÉducaLibre veut changer cela.

Du 4 au 6 juillet 2026, l'Université libre de Bruxelles accueille la première édition de ce rendez-vous européen des communs éducatifs : trois jours pour croiser les regards, partager les expériences, tisser des collaborations durables, et construire ensemble les ressources pédagogiques libres de demain.

L'événement est organisé par l'ASBL EduCode, qui avait déjà porté les éditions EduCode 2018 (1200 participants au BOZAR), 2019 et 2020, et dont certains membres ont contribué à l'organisation des RMLL 2013 à Bruxelles. Le lieu—le bâtiment U de l'ULB, domicile du FOSDEM depuis plus de vingt ans—n'a pas été choisi par hasard.

Ce qu'on y fera

Cinq pistes thématiques en parallèle :

  • politiques publiques et souveraineté numérique
  • pédagogie et pratiques de classe (GeoGebra, Moodle, Python, NumWorks, LaTeX, …)
  • administration et déploiement technique dans les établissements
  • innovation, IA et recherche en éducation
  • économie et entrepreneuriat du libre éducatif

Et une piste transversale : art, musique, création, poésie—parce que l'éducation se nourrit aussi de culture et de sensibilité.

En parallèle : des ateliers pratiques, des hackathons, des démonstrations, des tables rondes, des stands de projets. Le tout sous licences libres, avec captation vidéo publiée en CC-BY-SA.

Public attendu : 500 à 800 participants de toute l'Europe, enseignants du primaire au supérieur, développeurs, décideurs politiques, chercheurs, artistes, entrepreneurs.

L'appel à propositions est ouvert

C'est là que vous entrez en scène.

Vous utilisez un outil libre en classe et vous avez envie de le faire découvrir ? Vous avez mené une migration réussie dans votre établissement ? Vous développez un projet éducatif libre que le monde devrait connaître ? Vous avez des choses à dire sur la souveraineté numérique dans l'éducation, sur les modèles économiques du libre, sur l'IA et ses enjeux pédagogiques ?

Proposez une intervention : https://propositions.educalibre.eu

Formats acceptés :

  • atelier pratique (1h30)
  • conférence ou présentation (45 min)
  • table ronde ou débat (1h15)
  • démonstration de projet ou d'outil (30 min)
  • hackhaton
  • et toute autre forme que vous imaginez

Les langues de l'événement sont le français, le néerlandais, l'anglais et l'allemand—mais toute proposition dans une autre langue européenne sera examinée avec bienveillance.

La date limite pour soumettre une proposition est fixée au 14 avril 2026.

Pourquoi ça compte

L'éducation européenne est à un tournant. Le Schleswig-Holstein migre massivement vers le libre. La France structure ses politiques publiques autour de solutions souveraines. Des expériences remarquables existent au Kerala, en Catalogne, dans de nombreuses communes belges et françaises. Mais ces expériences ne se parlent pas assez.

ÉducaLibre n'est pas une conférence de plus où l'on écoute passivement des experts. C'est un espace horizontal, construit par et pour ses participants. Le programme sera ce que la communauté en fera.

Parmi les intervenants déjà pressentis :
1. Alexis Kauffmann (direction du numérique éducatif, ministère de l'éducation nationale français),
2. Frank Karlicheck (Nextcloud),
3. Tristan Nitot,
4. Pierre Pezzardi (Dinum)
5. Emmanuel Zimmert (ladigitale.dev)
6. des représentants de Framasoft, April, Aful, la FSFE, et des décideurs politiques belges et européens.

Pour aller plus loin

Tous les contenus produits seront publiés sous licence CC-BY-SA 4.0.

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99,5 % des requêtes web européennes passent par l’étranger, et c’est un problème

Alors que l’état du monde se dégrade et que les alliés d’hier risquent de devenir les adversaires de demain, l’heure est à la remise en question du modèle européen. Pourquoi tardons-nous tant à concevoir des produits compétitifs et à réduire notre dépendance immense aux pays étrangers en matière de numérique ? C’est l’alerte que donne l’European Search Perspective (EUSP), coentreprise formée par Qwant et Ecosia, dans une lettre ouverte adressée à l’ensemble des pays membres de l’Union européenne.

La quasi-totalité des recherches web européennes partent à l’étranger

Dans cette lettre, les partenaires dressent un constat édifiant : 99,5 % des recherches web européennes transitent par l’étranger. Dans le détail, 96 % sont assurées par des index américains (Google et Microsoft Bing) et 3,5 % par Yandex (Russie). Autant dire qu’en cas d’aggravation des relations entre l’Union européenne et les États-Unis, la situation pourrait être tout simplement catastrophique. Un problème qui, d’ailleurs, se pose également avec le réseau bancaire Visa.

Pour Clubic, qui cite la lettre de l’European Search Perspective, il est urgent que l’Europe renforce sa souveraineté numérique au risque de devenir « aveugle » du jour au lendemain si les relations géopolitiques prennent un tournant critique. Si les entreprises américaines ferment le robinet de l’accès à Google ou à Bing, ce sont autant de commerces qui se retrouveront isolés, de commandes qui ne pourront être honorées, de rendez-vous médicaux qui ne pourront être pris, et plus encore. Il est urgent d’agir, répètent Qwant et Ecosia.

Pour les deux éditeurs, connus pour leurs moteurs de recherche respectifs, chaque État membre de l’UE devrait se doter d’une infrastructure numérique respectant ces trois critères :

  • un index du Web national, protégé par la juridiction européenne ;
  • un algorithme de classement des résultats propre à chaque pays ;
  • une infrastructure capable de soutenir à la fois les services publics et les intelligences artificielles qui fouillent le Web pour synthétiser des résultats de recherche.

« Sans index de recherche souverain, l’Europe ne contrôle pas la porte d’entrée de sa propre économie numérique », avertit Wolfgang Oels, directeur de l’European Search Perspective et COO d’Ecosia.

Où en est l’index européen ?

Si EUSP se permet justement d’interpeller les dirigeants de l’Union européenne, c’est que la coentreprise œuvre depuis plusieurs années déjà à la création d’un index européen, qui pourrait réduire considérablement la dépendance des 27 aux pays étrangers – et notamment aux infrastructures américaines. Mais où en est le projet exactement ?

Il progresse, et même plutôt bien – même si cela se fait dans l’indifférence générale, il faut bien le dire. L’été dernier, EUSP lançait Staan, son infrastructure d’indexation web. Ce n’est pas un moteur de recherche pour le grand public, mais une plateforme technique qui fournit aux moteurs et aux outils d’intelligence artificielle un accès souverain et éthique aux données du Web, leur permettant de s’affranchir de la dépendance envers les géants américains.

Une API, donc, sur laquelle peuvent se brancher les entreprises spécialisées pour proposer et exploiter des données et résultats 100 % européens. Les moteurs de recherche de Qwant et Ecosia utilisent déjà cet index pour certaines requêtes, et espèrent couvrir au moins 30 % des requêtes en France d’ici la fin de l’année 2026.

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La Commission Européenne demande votre contribution

La Commission aimerait connaître votre point de vue au sujet de la stratégie européenne pour le logiciel libre. La date limite pour soumettre votre contribution est le 3 février.

En particulier, la Commission voudrait savoir :

  1. Quelles sont les forces et les faiblesses du secteur des solutions libres de l’UE? Quels sont les principaux
    obstacles qui entravent i) l’adoption et la maintenance de solutions libres de qualité et sécurisées et (ii) les
    contributions durables aux communautés des solutions libres?
  2. Quelle est la valeur ajoutée des solutions libres pour les secteurs public et privé? Veuillez fournir des exemples
    concrets, y compris les principaux facteurs (tels que le coût, les risques, le verrouillage technologique, la sécurité
    et l’innovation) permettant d’évaluer cette valeur ajoutée.
  3. Quelles mesures concrètes peuvent être prises au niveau de l’UE pour soutenir le développement et la
    croissance du secteur des solutions libres de l’UE et contribuer aux objectifs de l’UE en matière de souveraineté
    technologique et de cybersécurité?
  4. Quels domaines technologiques devraient être prioritaires et pourquoi?
  5. Dans quels secteurs l’utilisation accrue des solutions libres pourrait-elle renforcer la compétitivité et la cyber-résilience?

Pour soumettre vos avis, veuillez cliquer sur cette page.

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