Un bug étonnant, qui ravive le souvenir du bug de l'an 2000, a été découvert au cœur du Mac. Cette défaillance, encore non corrigée par Apple, peut provoquer une « panne invisible ».
Un bug étonnant, qui ravive le souvenir du bug de l'an 2000, a été découvert au cœur du Mac. Cette défaillance, encore non corrigée par Apple, peut provoquer une « panne invisible ».
Vous utilisez du matériel Elgato et un Mac ? Alors l'application Lolgato devrait vous intéresser car elle ajoute des fonctions en plus pour les lampes Elgato.
Le MacBook Air M5 conserve l'excellente recette du MacBook Air. Sans aucun changement à l'extérieur de la machine, ce nouveau modèle apporte de sérieuses améliorations de performances pour le processeur et le stockage. Notre test complet.
Bryan Keller vient de publier le résultat d'un projet un peu fou : il a porté Mac OS X 10.0 Cheetah sur la Nintendo Wii. La console de 2006 démarre sur le bureau Aqua avec clavier et souris USB. C'est lent, c'est limité, mais ça marche.
Pourquoi c'est possible
La Wii utilise un processeur PowerPC 750CL, un descendant direct du PowerPC 750CXe qui équipait les iBook G3 et certains iMac G3 au début des années 2000. C'est la même famille de processeurs, ce qui rend le portage techniquement envisageable.
La Wii dispose de 88 Mo de RAM (24 Mo de SRAM rapide et 64 Mo de GDDR3), ce qui est juste suffisant pour Mac OS X 10.0, dont les exigences minimales étaient de 128 Mo. Il a fallu jongler un peu.
Le noyau de Mac OS X, XNU, est open source via le projet Darwin. C'est ce qui a rendu le portage possible : sans accès au code source du noyau et du modèle de drivers IOKit, le projet n'aurait pas pu aboutir.
Comment il a fait
Keller a écrit un bootloader sur mesure qui charge le noyau depuis une carte SD et crée un "device tree" qui décrit le matériel de la Wii au système. Il a aussi patché le noyau pour l'adapter au hardware spécifique de la console, avec des corrections sur la gestion de la mémoire et le framebuffer.
Côté drivers, il a développé un driver pour le SoC Hollywood de la Wii, un driver de carte SD (qui communique avec le coprocesseur ARM Starlet de la console), un driver d'affichage qui convertit le signal RGB en YUV pour la sortie vidéo, et un driver USB pour le clavier et la souris. Le projet, baptisé "wiiMac", est disponible sur GitHub.
Ce qui marche et ce qui ne marche pas
Mac OS X démarre jusqu'au bureau Aqua. On peut installer le système et l'utiliser avec un clavier et une souris USB. La carte SD est accessible. Par contre, il n'y a ni Wi-Fi, ni Bluetooth, et le GPU de la Wii n'est pas exploité.
Les performances sont très limitées. Le projet avait démarré en 2013, mais Keller l'a repris sérieusement en 2025 après avoir vu le portage de Windows NT sur Wii.
Mac OS X sur une Wii, ça n'a aucune utilité pratique. Mais c'est quand même un joli tour de force technique.
Le tout nouvel ordinateur abordable d’Apple semble avoir trop de succès pour son propre bien. Les stocks de processeurs A18 Pro seraient en train de fondre comme neige au soleil et la survie du Macbook Neo en dépend.
J'sais pas si vous vous en rendez compte mais les agents IA qui codent sur votre machine ont accès à vos clés SSH, vos credentials AWS, votre Keychain et compagnie. Ils ont accès à TOUT ! C'est comme filer les clés de votre appart à un gars que vous avez croisé sur le parking de Leclerc y'a pas 5 min.
Hazmat
prend le problème à l'envers : au lieu de demander poliment à l'agent de se tenir tranquille, il l'enferme dans un compte macOS séparé. Du coup, vos ~/.ssh, ~/.aws, votre Keychain deviennent structurellement inaccessibles. Pour en profiter, faut faire un
brew install dredozubov/tap/hazmat
puis
cd /tmp
hazmat init --bootstrap-agent claude
Et hop, 10 minutes plus tard votre agent tourne dans sa cage. (le premier snapshot est ultra loooong mais après c'est de l'incrémental donc ça ira plus vite)
L'isolation repose sur 3 couches indépendantes, un peu comme les sas d'un sous-marin. Il y a d'abord un utilisateur agent dédié (vos fichiers perso deviennent alors hors de portée, point). Ensuite, une politique seatbelt générée dynamiquement à chaque session qui consiste à ce que le kernel de macOS vérifie chaque accès fichier et refuse tout ce qui n'est pas explicitement autorisé pour cette session précise.
Et par-dessus, des règles pf firewall qui empêchent l'agent d'envoyer du trafic SMTP, IRC, FTP, Tor ou VPN. Comme ça, un agent qui tentera d'exfiltrer vos données par mail se retrouvera bloqué net au niveau du noyau.
Côté supply chain, Hazmat force npm ignore-scripts=true par défaut. Comme ça, par exemple
le fameux hack axios
qui livrait un RAT via un hook postinstall en 2 secondes chrono n'est plus possible ici ! Y'a aussi une blocklist DNS qui redirige les services de tunnel connus (ngrok, pastebin, webhook.site) vers localhost. Contre un domaine perso fraîchement enregistré, ça passera mais les vecteurs d'exfiltration classiques, ça devrait résister.
Hazmat utilise TLA+, le même formalisme que les ingés d'Amazon utilisent pour vérifier les protocoles de DynamoDB. Genre, l'installation des règles sudoers AVANT le firewall (évidemment, ça crée une fenêtre de vulnérabilité), les restrictions qui bloquaient les lectures mais pas les écritures, ou encore une restauration cloud sans vérifier qu'un snapshot existait...etc, c'est le genre de truc qu'aucun test unitaire n'aurait chopé.
Ça supporte Claude Code (y compris le fameux --dangerously-skip-permissions), OpenCode et Codex. Attention par contre, si votre projet utilise Docker, y'a deux cas de figure : soit le daemon Docker est privé au projet et Hazmat le route automatiquement vers un mode Docker Sandbox, soit c'est un daemon partagé et là faudra passer --docker=none explicitement.
La commande hazmat explain montre aussi exactement ce que le sandbox autorise avant de lancer quoi que ce soit... et ça, c'est pas du luxe quand on sait pas trop ce qu'on va lâcher dans la nature. Le hazmat diff qui affiche les changements faits par l'agent depuis le dernier snapshot Kopia, c'est plutôt bien pensé. Et si l'agent casse un truc ? hazmat restore et c'est reparti, comme un Ctrl+Z géant pour tout votre projet.
Côté limites, faut être honnête, Seatbelt n'est pas documenté par Apple depuis macOS 10.5 et c'est du defense-in-depth, et pas une vraie frontière de VM. Quand à l'exfiltration HTTPS elle n'est pas bloquée car l'agent peut toujours curl n'importe quoi sur le port 443. C'est logique mais bon, c'est pas étanche à 100% quoi...
Et surtout c'est macOS only pour l'instant (le port Linux est en chantier), et bien sûr le /tmp partagé entre les comptes locaux reste un vecteur potentiel. J'aurais aimé aussi que le réseau soit coupé par défaut sauf whitelist, mais bon, faudra attendre. Après entre ça et laisser Claude Code en roue libre avec les pleins pouvoirs sur votre machine... y'a pas photo.
Bref, pour du vibe coding sur Mac, c'est le minimum vital.
Un bug étrange de macOS empêche toute machine de rester allumée plus de 50 jours, sans quoi elle perd sa connexion réseau. Une équipe de développeurs en a cependant trouvé l'origine et le coupable : le noyau de macOS.
Vous vous souvenez d'eMule ? Le petit âne qui monopolisait votre connexion ADSL pendant 3 jours pour télécharger un fichier de 700 Mo... et les fameux "Linux_ISO.avi" qui n'étaient absolument pas des ISOs Linux ?
Eh bien le bougre est de retour sur macOS.
macMule
c'est eMule packagé en .app native, compatible Apple Silicon via Rosetta 2, zéro configuration. Vous glissez dans Applications, vous lancez, et hop ça se connecte tout seul aux serveurs ed2k et au réseau Kad. Hé oui, ça tourne encore en 2026.
Côté technique, l'app fait environ 1 Go parce qu'elle embarque Wine Crossover (la couche de compatibilité Windows par Gcenx). Le développeur Martin Derouet a pris le build Community x64 d'eMule par irwir, l'a wrappé dans un bundle .app self-contained, et comme ça, ça se lance comme n'importe quelle app Mac.
Y'a pas de dépendances externes à installer, et surtout pas de terminal à ouvrir. Les fichiers téléchargés atterrissent alors dans ~/Library/Application Support/macMule/drive_c/eMule/Incoming/... c'est pas super intuitif comme chemin, mais au moins c'est rangé.
D'ailleurs, si vous avez suivi l'actualité de
Wine 10.0 et le support ARM
, vous savez que la couche de compatibilité Windows n'a jamais été aussi solide. macMule en profite directement. Et si vous voulez compiler votre propre build, le script est dispo : ./build.sh pour la dernière version stable ou ./build.sh 0.70b pour une version spécifique. Faut juste avoir Homebrew avec wine-crossover et Rosetta 2 installés.
J'ai été surpris que les réseaux ed2k et Kad soient encore debout. Mais c'est cool car ces réseaux hébergent des fichiers qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Des archives oubliées, des vieux logiciels, des trucs que personne n'a jamais re-uploadé nulle part. C'est un peu le grenier d'Internet, poussiéreux mais plein de trésors pour qui sait chercher et plein de malwares aussi, alors gaffe à vous !
Attention quand même, ça reste un client P2P pour le réseau ed2k donc les précautions habituelles s'appliquent. Vérifiez ce que vous téléchargez, et n'oubliez pas que l'Arcom (ex-Hadopi) veille toujours au grain.
Bref, si vous avez la nostalgie du petit âne et que vous êtes sur Mac, c'est par là !
Des chats en pixel art qui se baladent sur votre dock macOS et qui causent grâce à un LLM local... non vous ne rêvez pas car c'est ce qu'on peut obtenir avec
CATAI
, qui vous fera adopter 6 matous virtuels avec chacun sa personnalité.
En gros, c'est le Tamagotchi de votre dock, sauf qu'au lieu de biper quand il a faim, il vous cite du Nietzsche. Vous lancez l'app, et hop, un chat orange débarque. Il marche, il mange, il dort, il s'énerve... soit 368 sprites dessinés à la main (c'est devenu assez rare pour le souligner !!). Et quand le dock est masqué, le chat se téléporte directement sur le bord supérieur de votre fenêtre active. Parce que vous le savez, un chat, ça squatte toujours les rebords les plus improbables.
Vous pouvez en coller jusqu'à 6 en même temps, chacun avec sa couleur et son caractère. Le noir (Ombre) est philosophe et vous pose des questions existentielles, le blanc (Neige) s'exprime en vers, le gris (Einstein) vous balance des faits scientifiques et le brun (Indiana) raconte des aventures. De temps en temps, ils miaulent tout seuls dans des bulles pixel art. "Mrrp !", "Prrr...", "ronronronron". Perso, je trouve ça craquant.
Et quand vous cliquez sur un chat, ça ouvre une bulle de discussion connectée à
Ollama
(le moteur d'IA locale que vous connaissez sûrement). Si vous avez déjà un modèle qui tourne, votre matou vous répond alors avec sa propre personnalité. La mémoire de conversation est même persistante entre les sessions (max 20 messages par chat, pour garder un contexte de conversation raisonnable).
Comme c'est du Swift pur, juste les Command Line Tools suffisent pour compiler le fichier source :
swiftc -O -o cat cat.swift -framework AppKit -framework Foundation
La compilation prend genre 3 secondes sur un M1, et le binaire pèse dans les 500 Ko, soit moins qu'une photo iPhone. Y'a aussi un build.sh qui crée un .app propre avec son icône si vous préférez.
Les plus anciens d'entre vous se souviendront peut-être de Neko, le petit chat qui courait après votre curseur, porté sur Mac en 1989 par Kenji Gotoh. L'un des premiers desktop pets connus. Sauf que là, comme on est en 2026, le chat vous fait la conversation via un LLM local. Si vous bidouillez déjà avec Ollama ou que vous avez découvert
le LLM caché de votre Mac
, c'est un usage auquel vous n'aviez probablement pas pensé.
Notez que sans Ollama, ça fonctionne, les chats se baladent mais restent muets (ce qui est déjà sympa en soi). Et si vous collez un modèle trop lourd genre un 70B, ça va ramer vu que le streaming passe par localhost. Un petit Qwen 2.5 ou Llama 3.2 3B fait largement le taf pour des réponses de chat en 2-3 phrases.
49 jours, les amis, c'est la durée de vie d'un Mac avant que son réseau TCP ne s'effondre dans un silence assourdissant. Il suffit d'un overflow d'entier 32 bits dans le kernel XNU, une horloge interne qui se bloque, et hop, plus moyen d'ouvrir la moindre connexion. Le ping marche toujours, parce qu'ICMP se fout du TCP, mais pour le reste... c'est reboot obligatoire ou rien.
Pour savoir combien de temps il vous reste, tapez uptime dans le Terminal. Si votre Mac sous macOS Sequoia, Sonoma ou même Ventura tourne depuis plus de 7 semaines sans redémarrage, c'est le moment d'y remédier car le bug touche toutes les versions.
C'est l'équipe de
Photon
qui a révélé le problème. Celui-ci est apparu sur une flotte de Macs dédiée à la télémétrie iMessage. Pile 49,7 jours après le dernier redémarrage, plusieurs machines ont lâché en même temps. Plus de nouvelles connexions réseau, mais le ping répondait toujours.
En fouillant le code du
noyau XNU d'Apple
(qui est open source, faut le rappeler), ils sont tombé sur une variable tcp_now, qui est un compteur 32 bits qui s'incrémente chaque milliseconde. En gros, imaginez un compteur kilométrique qui arrivé au max (environ 4,3 milliards), repasse à zéro.
Sauf que le code contient un garde fou censé empêcher l'horloge de reculer du genre "si la nouvelle valeur est plus petite que l'ancienne, on ne met pas à jour". Ça a l'air malin mais en fait, au moment du rebouclage, patatras : la nouvelle valeur (proche de zéro) est forcément plus petite que l'ancienne (proche du max), du coup le garde fou bloque tout et l'horloge TCP se fige.
Et ensuite, ça part en cascade. Les connexions fermées restent normalement en TIME_WAIT durant 30 secondes sur macOS, avant d'être nettoyées par tcp_gc() mais avec l'horloge gelée, ce nettoyage ne se fait plus. Un netstat -an | grep TIME_WAIT montre alors la catastrophe en temps réel avec des connexions mortes qui s'empilent, et finissent par bouffer les 16 384 ports éphémères (range 49152-65535 sur macOS) restant... Et au bout de quelques heures, plus rien ne passe !
Photon a laissé tourner deux machines après l'overflow pour voir. Neuf heures plus tard, l'une affichait 8 000 connexions zombies et un load average de 49. La machine ne faisait plus que scanner sa propre file d'attente de connexions mortes.
Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal car j'sais pas si vous vous souvenais mais Windows 95 plantait au bout du même délai pour la même raison (le fameux GetTickCount() en 32 bits). Le Boeing 787 avait également un souci similaire au bout de 51 jours sur ses switches réseau, sans oublier le bug de l'an 2038 sous Unix, qui est la version signée du même phénomène. 30 ans séparent certains de ces bugs qui pourtant appartiennent à la même catégorie !
Après flippez pas car des devs avec des Macs à plus de 600 jours d'uptime disent n'avoir jamais eu le souci. À vrai dire, le bug ne se déclencherait que si votre Mac n'a aucun trafic TCP pile au moment de l'overflow. Si votre machine cause au réseau en permanence (et c'est le cas de 99% des Macs), l'horloge passe le cap sans broncher.
Les machines les plus exposées sont en fait les serveurs CI/CD sous macOS, les
Mac mini
en ferme de build Jenkins ou GitHub Actions, les Mac Pro dédiés au rendu 3D avec Blender ou Cinema 4D. Le MacBook qui passe en veille tous les soirs n'est pas vraiment concerné (le compteur tcp_now ne tourne pas pendant la veille, donc le délai de 49 jours ne concerne que le temps d'activité réel).
Maintenant pour vérifier votre compte à rebours personnel, ouvrez un Terminal et collez y ceci :
Apple n'a pour l'instant rien communiqué sur le sujet, ce qui n'est guère surprenant vu que
c'est un peu leur spécialité
quand une vulnérabilité est remontée. L'équipe de Photon dit travailler sur un moyen de contourner le problème qui éviterait de rebooter, mais en attendant, le seul fix c'est le redémarrage, qui remet le compteur à zéro... et relance le compte à rebours.
Bref, y'a rien à faire si ce n'est de vérifier votre uptime et faire éventuellement un petit reboot préventif. Tic tac, l'horloge tourne ^^.
CUPS, le système d'impression utilisé par macOS et la plupart des distributions Linux, est touché par deux nouvelles vulnérabilités. Elles ont été trouvées par des agents d'intelligence artificielle, et permettent une exécution de code à distance.
Aucun correctif officiel n'est disponible pour le moment, et les preuves de concept sont déjà publiques. Les environnements professionnels sont les premiers concernés.
Quand l'IA fait le boulot des chercheurs en sécurité
C'est un ingénieur sécurité de SpaceX, Asim Manizada, qui a publié les détails de ces deux failles. Le plus surprenant, c'est qu'il ne les a pas trouvées tout seul. Il a utilisé des
agents IA
pour analyser le code de CUPS et débusquer les problèmes.
Son travail s'inspire des recherches de Simone Margaritelli, qui avait déjà montré en 2024 comment enchaîner plusieurs failles CUPS pour exécuter du code à distance sur des machines Linux.
Les deux vulnérabilités portent les références CVE-2026-34980 et CVE-2026-34990. Elles touchent CUPS 2.4.16 et peuvent être combinées pour un résultat assez redoutable.
Deux failles qui se complètent
La première faille permet à un attaquant d'envoyer une tâche d'impression sur une file PostScript partagée, sans aucune authentification.
CUPS accepte par défaut les requêtes anonymes sur les files partagées, et un mécanisme d'échappement de caractères permet d'injecter du code qui sera exécuté en tant qu'utilisateur "lp". En pratique, un attaquant peut forcer le serveur à lancer un programme de son choix.
La seconde faille concerne l'authentification du démon cupsd. Un utilisateur local sans privilège peut tromper le service pour qu'il s'authentifie auprès d'un faux serveur IPP contrôlé par l'attaquant.
Le jeton récupéré permet alors d'écraser n'importe quel fichier avec les droits root. Combinées, les deux failles donnent à un attaquant distant et non authentifié la possibilité d'
écraser des fichiers système
en tant que root.
Pas de patch, mais des correctifs dans les tuyaux
Pour le moment, aucune mise à jour officielle de CUPS n'a été publiée. Michael Sweet, le créateur et mainteneur du projet, a mis en ligne des correctifs sur GitHub, mais il n'y a pas encore de version patchée à télécharger.
Manizada prévient que ces failles seront faciles à reproduire, vu que les preuves de concept sont publiques et que les modèles de langage actuels peuvent transformer un rapport technique en exploit fonctionnel en quelques minutes.
Côté impact, CUPS est le système d'impression par défaut de macOS et de la quasi-totalité des distributions Linux. Pour être vulnérable, il faut que le serveur CUPS soit accessible sur le réseau avec une file d'impression partagée configurée, ce qui est courant dans les environnements professionnels.
C'est quand même un drôle de signal. D'un côté, l'IA montre qu'elle sait trouver des failles de sécurité plus vite que les humains. De l'autre, les mainteneurs open source galèrent toujours autant pour sortir les correctifs à temps. Manizada lui-même le dit : les modèles de langage peuvent convertir un simple rapport technique en code d'attaque prêt à l'emploi.
Du coup, entre la divulgation d'une faille et le premier exploit, on parle de quelques heures, pas de quelques semaines. Si vous gérez des imprimantes en réseau, le plus prudent reste de couper le partage des files CUPS en attendant le patch, ou au moins de restreindre l'accès réseau au service. Pas très pratique, mais c'est le prix à payer quand le système d'impression a vingt ans de code derrière lui.
J'sais pas si vous saviez mais Apple a planqué un LLM dans votre Mac et ne veut pas que vous y touchiez... enfin, pas directement. En effet, leur modèle est là, intégré au système via le framework FoundationModels, il tourne sur le Neural Engine sans connexion internet mais Apple l'a verrouillé derrière Siri. Du coup, impossible de l'appeler depuis un script ou un pipe shell et c'est là qu'
apfel
intervient !
L'outil s'installe en une commande :
brew install Arthur-Ficial/tap/apfel
Et hop, vous avez accès au modèle directement depuis votre terminal. Faut Apple Intelligence actif également, sinon, ça ne fonctionnera pas.
Ensuite, vous lui posez une question, et il vous répond. Vous lui "pipez" un fichier, et il le traite. Et le tout sans rien télécharger puisque le modèle est déjà sur votre machine !
C'est un LLM de 3 milliards de paramètres, quantifié en 2 et 4 bits, qui tourne nativement sur la puce
Apple Silicon
(M1 et au-delà) et il se défend plutôt bien face à Qwen-2.5-3B, si on en croit les benchmarks. La fenêtre de contexte est limitée à 4096 tokens (entrée + sortie combinées), soit environ 3000 mots, donc faut pas espérer lui faire digérer un roman mais pour transformer du texte, classifier des données ou résumer un paragraphe... ça fait bien le taf.
Apfel expose donc ce modèle de trois façons différentes. En CLI pure (compatible stdin/stdout, sortie JSON, codes d'erreur propres), en serveur HTTP compatible OpenAI sur localhost:11434 (avec streaming SSE, tool calling et CORS activé), et en chat interactif multi-turn.
Le serveur OpenAI c'est malin parce que d'un coup, tous vos outils savent causer à l'API OpenAI (Cursor, Continue.dev, n'importe quel SDK) et peuvent utiliser l'IA locale de votre Mac sans rien changer à leur code. Et le support MCP (Model Context Protocol) natif c'est très chouette aussi puisqu'il suffit de lancer apfel avec le flag --mcp, pour qu'il découvre automatiquement les outils disponibles, exécute les appels et renvoie les résultats.
D'ailleurs côté vie privée, c'est du béton armé car le framework FoundationModels d'Apple n'a pas accès à vos contacts, emails, calendrier ou photos et tout tourne sur le Neural Engine et le GPU, sans connexion internet.
Si vous avez déjà bidouillé avec
Ollama et les modèles locaux
, apfel c'est un peu la même philosophie... sauf que là vous n'avez rien à télécharger et contrairement à
Perspective Intelligence
qui transforme votre Mac en serveur web avec PostgreSQL et tout le tralala, apfel reste hyper minimaliste.
Attention quand même, faut être sous macOS 26 Tahoe minimum donc si vous êtes encore sous Sequoia 15.x ou Ventura 13.x, c'est mort, le framework FoundationModels n'existe pas sur ces versions. Et si vous avez un Mac Intel... ben non plus, le Neural Engine c'est Apple Silicon only.
Le projet inclut aussi des scripts démo sympas dans le dossier demo/.
Y'a par exemple cmd qui convertit du langage naturel en commandes shell, explain qui décortique les messages d'erreur, gitsum qui résume vos commits récents, ou encore mac-narrator qui commente l'activité de votre système en temps réel (c'est votre Mac qui se raconte à lui-même).
Perso, cmd c'est celui qui m'a le plus plu, même si bon, avec 4096 tokens de contexte, faut pas lui demander des commandes ffmpeg de 200 caractères.
Mais au-delà des démos, c'est en vrai que ça devient fun. Je vous montre quelques usages classiques d'abord :
apfel -f README.md "Résume ce projet en 3 phrases"
apfel -f code.py -s "Tu es un développeur expérimenté" "Trouve les bugs"
echo "Traduis ça en allemand : Salut" | apfel
Et les trucs un peu plus funs :
git diff HEAD~1 | apfel -f CONVENTIONS.md "Review ce diff par rapport à mes conventions"
apfel -f old.swift -f new.swift "Qu'est-ce qui a changé entre ces deux fichiers ?"
demo/oneliner "compte les IPs uniques dans access.log"
Vous pouvez même piper la sortie en JSON pour chaîner avec jq, ou lancer le mode --serve et brancher Cursor dessus pour avoir de l'autocomplétion locale gratuite. Et si vous êtes du genre parano, le mode --chat avec --context-strategy summarize gère automatiquement le contexte quand la conversation dépasse les 4096 tokens.
Et côté écosystème, y'a aussi
apfel-gui
(une interface SwiftUI native pour chatter avec le modèle, avec speech-to-text et text-to-speech on-device) et
apfel-clip
qui est en développement (ce sont des actions IA qui s'ajoutent dans la barre de menus pour corriger la grammaire, traduire, résumer) et le tout sous licence MIT, évidemment.
Bref, c'est un super modèle mais avec 3 milliards de paramètres et 4096 tokens de contexte, faut pas s'attendre non plus à remplacer Claude ou GPT. Les maths complexes, la génération de code avancée et les longues conversations, c'est pas son truc mais pour du scripting, de la classification ou transformer du texte à la volée... ça dépanne carrément !
Et ce modèle préfère refuser plutôt qu'halluciner, ce qui est plutôt une bonne surprise je trouve. Voilà, si vous avez un Mac Apple Silicon sous macOS Tahoe,
apfel
et ses outils valent le coup d'œil pour vos petites tâches IA basiques / rapides de tous les jours.
Apple répond à la vague d’attaques ClickFix. Le fabricant vient en effet de doter macOS d’un tout nouveau garde‑fou. Ce nouveau mécanisme doit empêcher l'utilisateur de coller des commandes malveillantes à la demande de cybercriminels.
Apple répond à la vague d’attaques ClickFix. Le fabricant vient en effet de doter macOS d’un tout nouveau garde‑fou. Ce nouveau mécanisme doit empêcher l'utilisateur de coller des commandes malveillantes à la demande de cybercriminels.
Au sein de macOS Tahoe 26.4, Apple a introduit une petite nouveauté destinée à mieux protéger les utilisateurs contre les redoutables attaques de type ClickFix.
Après des années de galère avec un NAS bruyant puis un miniPC pas beaucoup mieux, j'ai fini par trouver la configuration Plex idéale.
Un Mac Mini M4
, deux
SSD Lexar SL500
, et le silence absolu. Retour d'expérience.
Le bruit, l'ennemi numéro un
J'ai un serveur Plex depuis des années. Un serveur que je partage avec ma famille et mes amis les plus proches, et qui me sert à stocker des films et des séries souvent introuvables sur les plateformes légales, ou des versions numérisées de DVD et Blu-Ray que j'ai achetés, mais que je veux pouvoir streamer sur mon Apple TV. Vous voyez l'idée. Pendant longtemps, tout ça tournait sur un NAS Synology d'entrée de gamme. Ça marchait, mais dès que je voulais transcoder un film pour le regarder à distance, c'était mort. Lecture directe obligatoire, avec les problèmes de débit que ça implique, surtout à l'époque où j'étais encore en ADSL. Il y a trois ou quatre ans, j'ai décidé de monter d'un cran en déportant le serveur Plex sur un miniPC Beelink. Plus de puissance, transcodage enfin possible, bien pratique pour moi à distance ou pour mes proches qui n'ont pas forcément la fibre.
Sauf que toutes ces solutions avaient le même défaut. Le bruit. Entre les disques durs mécaniques, le ventilateur du NAS Synology qui ronronnait en permanence et celui du miniPC Beelink qui se mettait à souffler dès qu'on lui demandait un peu d'effort, c'était toujours pénible. Et comme je n'ai jamais eu la place de planquer tout ça dans un bureau ou un placard technique, le serveur a toujours tourné dans mon salon. Autant dire que les soirs de film, l'ambiance était moyennement au rendez-vous.
Le Mac Mini M4, une bête silencieuse
Et puis il y a quelques semaines, j'ai tout changé. Adios le miniPC, filé à un ami, et place au Mac Mini M4. Ce petit machin tout mignon, complètement silencieux, est une vraie bête de course pour Plex. On parle de quatre à cinq transcodages simultanés sans broncher, avec une sollicitation processeur qui reste sous les 3 à 4%. C'est presque absurde. Le tout en restant frais, sans ventilateur qui se déclenche, sans bruit parasite. Rien. Le silence total.
Pour l'administration, pas besoin d'écran ni de clavier. Tout se fait à distance via l'application Partage d'écran de macOS. Le Mac Mini est branché directement sur ma Livebox, et ça tourne comme une horloge. Et comme bonus, ça me fait un second Mac pour faire des tests quand j'en ai besoin. Pas mal pour une machine qui fait à peine la taille d'une main.
Les SSD Lexar SL500 en remplacement du NAS
Pour compléter le tableau, j'ai déplacé mes données les plus consultées, les films et les séries que ma famille et moi regardons le plus souvent, sur deux SSD SL500 de chez Lexar. Et là, c'est le coup de grâce pour le bruit. Non seulement les ventilateurs ont disparu avec le Mac Mini, mais les vibrations et le ronronnement des disques mécaniques du NAS aussi. Le silence est total. J'ai quand même gardé un NAS Synology en arrière-plan pour stocker les données froides, mon Time Machine et les films que personne ne regarde jamais. Il reste accessible à Plex au cas où, mais il est si peu sollicité qu'on l'entend à peine.
Le résultat, c'est une configuration compacte, silencieuse, et qui gère sans effort tout ce que je lui demande. Le Mac Mini fait tourner Plex comme si de rien n'était, les SSD Lexar offrent des temps d'accès instantanés, et le NAS se contente de dormir dans son coin.
Franchement, si vous êtes du genre à soigner votre setup multimédia à la maison, ce genre de configuration change la vie. Ça a un coût, on ne va pas se mentir, un Mac Mini M4 plus deux SSD externes ce n'est pas donné. Mais le confort au quotidien est incomparable. Plus de bruit, des performances de dingue pour le transcodage, et une machine qui ne chauffe même pas. Si vous avez la possibilité de basculer votre serveur Plex sur un Mac Mini, n'hésitez pas trop longtemps. Moi en tout cas, je ne reviendrais pas en arrière.
Une nouvelle version relativement mineure, qui se concentre une nouvelle fois essentiellement sur l’application Apple Music sur iPhone, à laquelle sont ajoutées de nombreuses fonctionnalités. Le nouveau Siri, dopé à l’IA de Google, se fait toujours attendre – probablement jusqu’à la conférence WWDC26 de cet été.
Qu’apportent les nouvelles versions des systèmes d’exploitation Apple ?
Comme d’habitude, tous les appareils d’Apple sont concernés et peuvent dès à présent télécharger leur version respective du logiciel « 26.4 ». Les iPhone sont toutefois privilégiés en matière de nouveautés, notamment grâce à une énième refonte esthétique de l’application Apple Music, qui laisse toujours plus de place à la pochette de l’album que nous écoutons et renforce encore les effets de transparence inaugurés avec Liquid Glass.
Ce n’est pas tout. Sur Apple Music toujours, une nouvelle fonction fait son apparition, en bêta : Playlist Playground. On vous en parlait déjà il y a quelques semaines, il s’agit de pouvoir générer des playlists thématiques grâce à l’intelligence artificielle. Décrivez à l’IA ce que vous avez envie d’écouter, et elle s’exécutera pour vous proposer une sélection de morceaux qui pourraient correspondre à votre humeur.
Aperçu de Playlist Playground dans Apple Music.
Un nouvel onglet « Concerts » fait aussi son apparition sur la page des artistes et permet de suivre leurs tournées sans avoir à passer par des applications externes, de type Songkick (désormais propriété de Spotify). Enfin, la reconnaissance de musique avec Shazam depuis le Centre de contrôle fonctionne désormais hors ligne (mais n’affichera les résultats que lorsque la connexion sera rétablie).
iOS 26 (et iPadOS 26) ajoutent également des widgets proposant des sons d’ambiance, permettant de se concentrer ou de se relaxer. L’application Podcasts accueille aussi les émissions avec vidéos, offrant aux créateurs et créatrices de contenu un nouveau levier de monétisation de leur travail. Les applications de chatbot comme ChatGPT, Gemini ou Claude sont désormais accessibles depuis CarPlay, permettant aux automobilistes de converser avec l’un de leurs agents préférés au volant.
Une limite de charge sur Mac
On l’a dit, l’iPhone est, comme souvent, le petit chouchou d’Apple avec ces mises à jour mineures. Mais les MacBook accueillent aussi une nouveauté importante, avec la limite de charge de la batterie. Comme sur d’autres appareils tech (on pense à la Nintendo Switch 2, ou à des smartphones de tous horizons), il est désormais possible de limiter la charge maximale de la batterie de son ordinateur entre 80 et 100 %.
À quoi ça sert ? À préserver sa durée de vie. En effet, si vous utilisez votre ordinateur portable de façon sédentaire, aucune raison de charger la batterie à fond. Ce qui épuise les cellules de nos batteries, ce sont justement les charges et décharges complètes. Il est recommandé de toujours conserver la batterie de ses appareils entre 20 et 80 % pour une durabilité optimale.
Outre cela, macOS accueille également une nouvelle barre d’onglets plus compacte sur Safari, et tous les appareils Apple font de la place pour huit nouveaux emojis à découvrir et à partager.
Une nouvelle version relativement mineure, qui se concentre une nouvelle fois essentiellement sur l’application Apple Music sur iPhone, à laquelle sont ajoutées de nombreuses fonctionnalités. Le nouveau Siri, dopé à l’IA de Google, se fait toujours attendre – probablement jusqu’à la conférence WWDC26 de cet été.
Qu’apportent les nouvelles versions des systèmes d’exploitation Apple ?
Comme d’habitude, tous les appareils d’Apple sont concernés et peuvent dès à présent télécharger leur version respective du logiciel « 26.4 ». Les iPhone sont toutefois privilégiés en matière de nouveautés, notamment grâce à une énième refonte esthétique de l’application Apple Music, qui laisse toujours plus de place à la pochette de l’album que nous écoutons et renforce encore les effets de transparence inaugurés avec Liquid Glass.
Ce n’est pas tout. Sur Apple Music toujours, une nouvelle fonction fait son apparition, en bêta : Playlist Playground. On vous en parlait déjà il y a quelques semaines, il s’agit de pouvoir générer des playlists thématiques grâce à l’intelligence artificielle. Décrivez à l’IA ce que vous avez envie d’écouter, et elle s’exécutera pour vous proposer une sélection de morceaux qui pourraient correspondre à votre humeur.
Aperçu de Playlist Playground dans Apple Music.
Un nouvel onglet « Concerts » fait aussi son apparition sur la page des artistes et permet de suivre leurs tournées sans avoir à passer par des applications externes, de type Songkick (désormais propriété de Spotify). Enfin, la reconnaissance de musique avec Shazam depuis le Centre de contrôle fonctionne désormais hors ligne (mais n’affichera les résultats que lorsque la connexion sera rétablie).
iOS 26 (et iPadOS 26) ajoutent également des widgets proposant des sons d’ambiance, permettant de se concentrer ou de se relaxer. L’application Podcasts accueille aussi les émissions avec vidéos, offrant aux créateurs et créatrices de contenu un nouveau levier de monétisation de leur travail. Les applications de chatbot comme ChatGPT, Gemini ou Claude sont désormais accessibles depuis CarPlay, permettant aux automobilistes de converser avec l’un de leurs agents préférés au volant.
Une limite de charge sur Mac
On l’a dit, l’iPhone est, comme souvent, le petit chouchou d’Apple avec ces mises à jour mineures. Mais les MacBook accueillent aussi une nouveauté importante, avec la limite de charge de la batterie. Comme sur d’autres appareils tech (on pense à la Nintendo Switch 2, ou à des smartphones de tous horizons), il est désormais possible de limiter la charge maximale de la batterie de son ordinateur entre 80 et 100 %.
À quoi ça sert ? À préserver sa durée de vie. En effet, si vous utilisez votre ordinateur portable de façon sédentaire, aucune raison de charger la batterie à fond. Ce qui épuise les cellules de nos batteries, ce sont justement les charges et décharges complètes. Il est recommandé de toujours conserver la batterie de ses appareils entre 20 et 80 % pour une durabilité optimale.
Outre cela, macOS accueille également une nouvelle barre d’onglets plus compacte sur Safari, et tous les appareils Apple font de la place pour huit nouveaux emojis à découvrir et à partager.