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Test Logitech MX Master 4 : toujours la reine des souris de productivité ?

Logitech a aussi déplacé le bouton de gestes, auparavant dissimulé sous la gomme de l’appui-pouce, vers un vrai bouton latéral positionné en façade. Le geste devient plus naturel et plus simple à atteindre en enchaînant les raccourcis.

MxMaster-1

Le revêtement change subtilement : moins de caoutchouc sur la coque supérieure, remplacé par un plastique légèrement texturé, tandis que l’appui-pouce et le flanc droit restent en gomme. On note aussi un anneau translucide autour des clics principaux, des patins PTFE plus généreux et une molette horizontale qui file un peu plus à chaque impulsion. Les clics principaux demeurent très discrets, un véritable avantage en open space.

MxMaster-2

Côté matières et couleurs, la marque ajoute plusieurs finitions à la traditionnelle teinte graphite : Pale Grey et Graphite Charcoal, plus deux déclinaisons exclusives Mac, Space Black et White Silver. Les plastiques intègrent 48 à 54 % de contenu recyclé, et la molette horizontale adopte un aluminium bas carbone. De petits gestes qui comptent.

MxMaster-3

La MX Master 4 n’est pas un poids-plume. Avec 150 g sur la balance, elle lorgne du côté de l’endurance plutôt que la nervosité. Le poids n’empêche pas une glisse précise, mais il la met clairement à l’écart des modèles ultralégers destinés aux FPS. Et rappelons-le, elle est uniquement pensée pour les droitiers.

Au-dessous, Logitech expose désormais les vis. Ce qui n’a rien d’anecdotique puisqu’on peut à présent ouvrir la souris sans décoller les patins, ce qui va dans le sens d’une meilleure réparabilité.

MxMaster-4

Enfin, notez qu’il n’existe toujours pas de trappe pour ranger le dongle et que le câble USB-C n’est plus fourni. Quant à la version Mac, si elle est identique en tout point à la version PC, à l’exception de ses coloris, elle ne comprend pas de récepteur. Il faudra donc compter exclusivement sur le Bluetooth.

Capteur, défilement et bruit

Le capteur atteint 8 000 DPI. De quoi couvrir confortablement la plupart des cas d’usage, y compris le suivi sur des surfaces compliquées comme le verre. En revanche, la fréquence d’interrogation reste fixée à 125 Hz, loin des 1 000 Hz et plus des souris gaming. Pour une souris orientée bureautique, le choix se défend, même si les puristes auraient aimé une option plus rapide.

La molette MagSpeed conserve son double mode, à savoir à crans ou en défilement libre à grande vitesse, activé via le bouton sous la molette. L’agrément est là, tout comme les clics principaux très assourdis. Pour l’environnement de travail, c’est un vrai plus.

Les grandes nouveautés : Action Ring et haptique

La nouveauté la plus visible se niche sous le pouce. Logitech intègre un petit moteur qui fait vibrer une surface dédiée. L’haptique accompagne les gestes et la nouvelle Actions Ring, un menu circulaire qui s’affiche à l’écran et propose huit “nœuds” configurables. Chaque nœud peut lancer une action simple, appeler un dossier de raccourcis, voire afficher un mini-widget comme un chronomètre ou une horloge. Quatre niveaux d’intensité sont proposés dans l’application Options+, de discret à soutenu, et l’on peut évidemment couper le retour si on n’en veut pas.

MxMaster-5

Dans la pratique, le retour sous le pouce ponctue les interactions, avec de légères impulsions dès l’appairage initial, puis des vibrations lorsqu’on saute d’un appareil à l’autre avec Flow, signal quand la batterie faiblit, ou petit “bump” quand on cale parfaitement un calque dans Photoshop par exemple. Les retours sont localisés et restent subtils, surtout aux niveaux faibles et moyens. Ils n’altèrent pas la précision du pointeur et ne font pas bouger la souris. Ce retour tactile donne une confirmation physique qui évite parfois de chercher du regard un état visuel. Ce n’est pas (encore) la révolution, mais il s’agit d’un ajout bienvenu, et qui ne pourra qu’évoluer dans le temps, à mesure que d’autres fonctionnalités le prendront en charge. Dernier point à avoir en tête pour cette nouvelle fonctionnalité : l’haptique nécessite qu’Options+ tourne en arrière-plan.

MxMaster-6

Côté logiciels, la grande nouveauté est sans conteste l’Action Ring. Déclenchable d’une pression sur la zone dédiée, elle permet de regrouper ses raccourcis par application. Comme toujours chez Logitech, cette roue invocable n’importe où dans l’interface se montre très personnalisable. Par défaut, elle est même contextuelle, ce qui signifie que les raccourcis affichés changeront en fonction de l’application dans laquelle vous vous trouvez. Cela prend un peu de temps, mais il est possible de paramétrer très finement l’ensemble. On s’habitue tellement vite à cet Action Ring si pratique qu’il en vient à nous manquer dès que nous passons sur une autre souris. Il permet par exemple de contrôler la lecture multimédia, de modifier la luminosité de l’écran ou le volume sans toucher au clavier, de lancer une recherche Google, ChatGPT, etc. Vous l’aurez compris, cette fonctionnalité représente le gros plus de la MX Master 4 à nos yeux.

MxMaster-7

La marque a aussi lancé en parallèle une boutique d’extensions pour son Action Ring, accessible directement depuis le logiciel Logi Option+ et sur lequel on trouve déjà la suite Adobe, Final Cut Pro, Spotify ou Apple Music, et des comportements contextuels comme un retour haptique au franchissement d’une coupe dans Premiere Pro. De quoi transformer les gestes en mémoire musculaire lorsqu’on monte ou qu’on retouche.

MxMaster-8

Il y a toutefois un petit bémol, sans doute très temporaire. Au lancement, le support haptique natif reste limité à quelques applications (Photoshop, Lightroom, Zoom, Premiere, Philips Hue, etc.) et l’on dépend d’Options+ côté système.

MxMaster-9

Logitech publie bien un SDK pour que d’autres éditeurs s’y mettent, mais tout le monde ne suivra pas immédiatement. Les systèmes d’exploitation, eux, n’offrent pas encore d’API haptique universelle. Selon les usages, le retour haptique paraîtra donc parfois sous-exploité.

MxMaster-10

Logiciel et personnalisation

Options+ demeure la tour de contrôle. On y remappe quasiment tout, on empile des macros complexes, on règle l’intensité haptique, on installe des profils par application. L’outil reste assez clair malgré sa lourdeur en ressources. Pour certains scénarios avancés, la possibilité de mapper l’haptique à n’importe quel bouton via Smart Actions est très intéressante, même si le ressenti reste plus naturel près du pouce que sur le dessus de la coque.

Connexion et autonomie

La marque modernise également sa clé Logi Bolt, qui passe en USB-C et repose sur une version spécialisée de Bluetooth Low Energy. En parallèle, la puce interne et l’antenne relocalisée promettent une liaison plus régulière dans les environnements saturés. Dans l’usage, l’approche reste familière avec jusqu’à trois appareils enregistrés avec bascule instantanée via un bouton sur la semelle.

MxMaster-11

L’endurance ne bouge pas non plus puisque l’appareil promet environ 70 jours par charge. Ce qui reste une très bonne nouvelle, dans la mesure où Logitech promet de fait que la nouvelle fonction haptique ne vient pas gréver l’autonomie. Il est de plus possible de récupérer trois heures d’usage après une minute au câble.

Bon à savoir, le câble n’est plus fourni en standard, et la version Mac ne contient pas de récepteur dans la boîte.

Conclusion

Les points positifs

– Ergonomie irréprochable

– Clics très discrets

– Autonomie longue durée et charge rapide

– Actions Ring bien pensée

– Nouveau Bolt USB-C et connectivité améliorée

– Finitions soignées, matériaux recyclés, vis accessibles pour le démontage

Les points négatifs

– Pas de logement pour le dongle

– Haptique encore peu adopté par les apps et dépendant d’Options+

– Modèle réservé aux droitiers

Sans grande surprise, la MX Master 4 vient bonifier une recette déjà excellente. Elle ne touche pas à tout ce qui fonctionnait déjà très bien sur le précédent modèle, à savoir une ergonomie parfaite, une autonomie qui se fait oublier, et une personnalisation qui va loin. L’ajout des vibrations ne renverse pas la table, mais elle apporte une petite couche de certitude tactile bienvenue dans des gestes répétés, surtout si vous travaillez dans les outils créatifs compatibles. On apprécie tout particulièrement l’apparition de l’Action Ring, même si lui aussi reste limité à certains usages. Gageons que Logitech devrait vite étendre le champ des possibles. À l’heure du bilan, cette MX Master 4 s’impose sans peine comme la meilleure souris du moment pour un usage productivité sur Mac ou PC.

S’il y a un domaine dans lequel Logitech ne craint rien ni personne, c’est bien celui des souris de productivité. D’ailleurs, sa MX Master 3S s’est instantanément imposée comme la référence absolue en la matière à sa sortie en mai 2022. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, mais personne n’est venu mettre en cause sa suprématie. Jusqu’à l’annonce de sa remplaçante, la nouvelle MX Master 4, que nous testons ici.

Ce modèle garde le même format, tout en y ajoutant un moteur haptique localisé sous le pouce ainsi qu’un nouveau panneau de commandes à l’écran baptisé Actions Ring. Le constructeur ajuste aussi quelques détails de design, revoit le dongle pour passer en USB-C et promet une liaison sans fil plus constante, le tout sans sacrifier l’autonomie de longue durée. Une philosophie qui ne bouge pas donc. Voyons ce que cela donne à l’usage.

Design et ergonomie

Visuellement, on reste en terrain connu. La silhouette est presque identique, avec un appui-pouce marqué qui ressort un peu plus et donne l’impression d’un gabarit plus conséquent. Rien d’effrayant, mais on le sent lorsqu’on l’attrape la première fois. Ce renfort accueille trois boutons programmables et la molette horizontale, un duo que l’on retrouve au cœur de la productivité sur cette gamme.

Logitech a aussi déplacé le bouton de gestes, auparavant dissimulé sous la gomme de l’appui-pouce, vers un vrai bouton latéral positionné en façade. Le geste devient plus naturel et plus simple à atteindre en enchaînant les raccourcis.

MxMaster-1

Le revêtement change subtilement : moins de caoutchouc sur la coque supérieure, remplacé par un plastique légèrement texturé, tandis que l’appui-pouce et le flanc droit restent en gomme. On note aussi un anneau translucide autour des clics principaux, des patins PTFE plus généreux et une molette horizontale qui file un peu plus à chaque impulsion. Les clics principaux demeurent très discrets, un véritable avantage en open space.

MxMaster-2

Côté matières et couleurs, la marque ajoute plusieurs finitions à la traditionnelle teinte graphite : Pale Grey et Graphite Charcoal, plus deux déclinaisons exclusives Mac, Space Black et White Silver. Les plastiques intègrent 48 à 54 % de contenu recyclé, et la molette horizontale adopte un aluminium bas carbone. De petits gestes qui comptent.

MxMaster-3

La MX Master 4 n’est pas un poids-plume. Avec 150 g sur la balance, elle lorgne du côté de l’endurance plutôt que la nervosité. Le poids n’empêche pas une glisse précise, mais il la met clairement à l’écart des modèles ultralégers destinés aux FPS. Et rappelons-le, elle est uniquement pensée pour les droitiers.

Au-dessous, Logitech expose désormais les vis. Ce qui n’a rien d’anecdotique puisqu’on peut à présent ouvrir la souris sans décoller les patins, ce qui va dans le sens d’une meilleure réparabilité.

MxMaster-4

Enfin, notez qu’il n’existe toujours pas de trappe pour ranger le dongle et que le câble USB-C n’est plus fourni. Quant à la version Mac, si elle est identique en tout point à la version PC, à l’exception de ses coloris, elle ne comprend pas de récepteur. Il faudra donc compter exclusivement sur le Bluetooth.

Capteur, défilement et bruit

Le capteur atteint 8 000 DPI. De quoi couvrir confortablement la plupart des cas d’usage, y compris le suivi sur des surfaces compliquées comme le verre. En revanche, la fréquence d’interrogation reste fixée à 125 Hz, loin des 1 000 Hz et plus des souris gaming. Pour une souris orientée bureautique, le choix se défend, même si les puristes auraient aimé une option plus rapide.

La molette MagSpeed conserve son double mode, à savoir à crans ou en défilement libre à grande vitesse, activé via le bouton sous la molette. L’agrément est là, tout comme les clics principaux très assourdis. Pour l’environnement de travail, c’est un vrai plus.

Les grandes nouveautés : Action Ring et haptique

La nouveauté la plus visible se niche sous le pouce. Logitech intègre un petit moteur qui fait vibrer une surface dédiée. L’haptique accompagne les gestes et la nouvelle Actions Ring, un menu circulaire qui s’affiche à l’écran et propose huit “nœuds” configurables. Chaque nœud peut lancer une action simple, appeler un dossier de raccourcis, voire afficher un mini-widget comme un chronomètre ou une horloge. Quatre niveaux d’intensité sont proposés dans l’application Options+, de discret à soutenu, et l’on peut évidemment couper le retour si on n’en veut pas.

MxMaster-5

Dans la pratique, le retour sous le pouce ponctue les interactions, avec de légères impulsions dès l’appairage initial, puis des vibrations lorsqu’on saute d’un appareil à l’autre avec Flow, signal quand la batterie faiblit, ou petit “bump” quand on cale parfaitement un calque dans Photoshop par exemple. Les retours sont localisés et restent subtils, surtout aux niveaux faibles et moyens. Ils n’altèrent pas la précision du pointeur et ne font pas bouger la souris. Ce retour tactile donne une confirmation physique qui évite parfois de chercher du regard un état visuel. Ce n’est pas (encore) la révolution, mais il s’agit d’un ajout bienvenu, et qui ne pourra qu’évoluer dans le temps, à mesure que d’autres fonctionnalités le prendront en charge. Dernier point à avoir en tête pour cette nouvelle fonctionnalité : l’haptique nécessite qu’Options+ tourne en arrière-plan.

MxMaster-6

Côté logiciels, la grande nouveauté est sans conteste l’Action Ring. Déclenchable d’une pression sur la zone dédiée, elle permet de regrouper ses raccourcis par application. Comme toujours chez Logitech, cette roue invocable n’importe où dans l’interface se montre très personnalisable. Par défaut, elle est même contextuelle, ce qui signifie que les raccourcis affichés changeront en fonction de l’application dans laquelle vous vous trouvez. Cela prend un peu de temps, mais il est possible de paramétrer très finement l’ensemble. On s’habitue tellement vite à cet Action Ring si pratique qu’il en vient à nous manquer dès que nous passons sur une autre souris. Il permet par exemple de contrôler la lecture multimédia, de modifier la luminosité de l’écran ou le volume sans toucher au clavier, de lancer une recherche Google, ChatGPT, etc. Vous l’aurez compris, cette fonctionnalité représente le gros plus de la MX Master 4 à nos yeux.

MxMaster-7

La marque a aussi lancé en parallèle une boutique d’extensions pour son Action Ring, accessible directement depuis le logiciel Logi Option+ et sur lequel on trouve déjà la suite Adobe, Final Cut Pro, Spotify ou Apple Music, et des comportements contextuels comme un retour haptique au franchissement d’une coupe dans Premiere Pro. De quoi transformer les gestes en mémoire musculaire lorsqu’on monte ou qu’on retouche.

MxMaster-8

Il y a toutefois un petit bémol, sans doute très temporaire. Au lancement, le support haptique natif reste limité à quelques applications (Photoshop, Lightroom, Zoom, Premiere, Philips Hue, etc.) et l’on dépend d’Options+ côté système.

MxMaster-9

Logitech publie bien un SDK pour que d’autres éditeurs s’y mettent, mais tout le monde ne suivra pas immédiatement. Les systèmes d’exploitation, eux, n’offrent pas encore d’API haptique universelle. Selon les usages, le retour haptique paraîtra donc parfois sous-exploité.

MxMaster-10

Logiciel et personnalisation

Options+ demeure la tour de contrôle. On y remappe quasiment tout, on empile des macros complexes, on règle l’intensité haptique, on installe des profils par application. L’outil reste assez clair malgré sa lourdeur en ressources. Pour certains scénarios avancés, la possibilité de mapper l’haptique à n’importe quel bouton via Smart Actions est très intéressante, même si le ressenti reste plus naturel près du pouce que sur le dessus de la coque.

Connexion et autonomie

La marque modernise également sa clé Logi Bolt, qui passe en USB-C et repose sur une version spécialisée de Bluetooth Low Energy. En parallèle, la puce interne et l’antenne relocalisée promettent une liaison plus régulière dans les environnements saturés. Dans l’usage, l’approche reste familière avec jusqu’à trois appareils enregistrés avec bascule instantanée via un bouton sur la semelle.

MxMaster-11

L’endurance ne bouge pas non plus puisque l’appareil promet environ 70 jours par charge. Ce qui reste une très bonne nouvelle, dans la mesure où Logitech promet de fait que la nouvelle fonction haptique ne vient pas gréver l’autonomie. Il est de plus possible de récupérer trois heures d’usage après une minute au câble.

Bon à savoir, le câble n’est plus fourni en standard, et la version Mac ne contient pas de récepteur dans la boîte.

Conclusion

Les points positifs

– Ergonomie irréprochable

– Clics très discrets

– Autonomie longue durée et charge rapide

– Actions Ring bien pensée

– Nouveau Bolt USB-C et connectivité améliorée

– Finitions soignées, matériaux recyclés, vis accessibles pour le démontage

Les points négatifs

– Pas de logement pour le dongle

– Haptique encore peu adopté par les apps et dépendant d’Options+

– Modèle réservé aux droitiers

Sans grande surprise, la MX Master 4 vient bonifier une recette déjà excellente. Elle ne touche pas à tout ce qui fonctionnait déjà très bien sur le précédent modèle, à savoir une ergonomie parfaite, une autonomie qui se fait oublier, et une personnalisation qui va loin. L’ajout des vibrations ne renverse pas la table, mais elle apporte une petite couche de certitude tactile bienvenue dans des gestes répétés, surtout si vous travaillez dans les outils créatifs compatibles. On apprécie tout particulièrement l’apparition de l’Action Ring, même si lui aussi reste limité à certains usages. Gageons que Logitech devrait vite étendre le champ des possibles. À l’heure du bilan, cette MX Master 4 s’impose sans peine comme la meilleure souris du moment pour un usage productivité sur Mac ou PC.

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Sortie de OpenProject 17.0

OpenProject est un outil de collaboration et de gestion de projet polyvalent. Il est axé sur la souveraineté et la confidentialité des données. La version 17.0 apporte notamment l'édition collaborative de documents en temps réel.

Logo OpenProject

Sommaire

Côté produit

OpenProject est une plateforme depuis laquelle les parties tenantes d'un projet peuvent se coordonner et collaborer. Les projets sont découpés en tâches appelées lots de travaux et organisées hiérarchiquement ou en séquence, puis planifiées. Le suivi se fait par la mise à jour du statut et des propriétés de chaque lot de travaux, de sa création jusqu'à sa réalisation.

De nombreux modules destinés à la collaboration et au suivi sont disponibles :

  • diagramme de Gantt : visualiser et organiser les lots de travaux chronologiquement ;
  • tableaux : créer des tableaux Kanban ou Scrum pour gérer et visualiser les lots de travaux ;
  • gestion des réunions : planifier des réunions et leur contenu et enregistrer les résultats ;
  • temps et de coûts : faire le suivi du temps passé sur chaque lot de travaux et des coûts associés ;
  • wiki et documents : gérer sa base de connaissance ;
  • etc…

Il peut aussi s'interfacer avec d'autres logiciels :

  • GitLab et GitHub pour lier Merge Requests et Pull Requests aux lots de travaux associées ;
  • Nextcloud pour stocker et éditer les documents liés au projet ;
  • authentification unifiée (OAuth, OpenID, LDAP, SAML, SCIM).

Côté technique

OpenProject est développé en Ruby et JavaScript en utilisant Ruby on Rails. Il est sous licence GPLv3. Il est basé sur un fork de Redmine.

Les sorties se font en général au rythme d'une par mois.

Deux options sont possibles pour utiliser OpenProject :

  • l'héberger sur site, grâce à une installation via paquets DEB/RPM, images Docker ou Helm Charts ;
  • utiliser le service Cloud fourni par OpenProject, le produit est alors hébergé en Europe chez Scaleway (Paris) ou Amazon (Francfort).

Le prix et les fonctionnalités sont les mêmes, et il est possible de passer d'un type d'hébergement à l'autre facilement.

Modèle économique

OpenProject propose plusieurs éditions :

  • L'édition community est gratuite et le support se fait via des remontées de bugs ou des demandes de fonctionnalité directement sur notre instance OpenProject. L'hébergement est alors sur site.
  • Les éditions Enterprise (Basic, Professional, Premium et Corporate) sont payantes via un abonnement récurrent et offrent un support plus étendu et des fonctionnalités supplémentaires. L'hébergement est au choix sur site ou sur nos serveurs.

Il est possible de tester la version Enterprise Premium pendant 14 jours.

Apports de la version 17.0

La version 17.0.0 a été publiée mercredi 14 janvier 2026.

Collaboration en temps réel

Le module Documents a été repensé pour inclure de la collaboration en temps réel. Les équipes peuvent maintenant éditer des documents en même temps et voir les changements de chacun au fur et à mesure, directement dans OpenProject.

capture d'écran montrant un document édité par 3 utilisateurs en même temps

Cela facilite l'écriture à plusieurs de concepts, de spécifications, de contrats ou de documents de planification tout en restant étroitement connectés au projet. Les documents peuvent référencer et lier des lots de travaux existants.

Ce nouveau module Documents se base sur BlockNote, un éditeur de texte open source moderne aussi utilisé dans d'autres initiatives comme openDesk et LaSuite.

Améliorations du module Réunions

Ces fonctionnalités ont été ajoutées :

  • mode brouillon pour préparer collaborativement l'ordre du jour avant de le communiquer aux participants ;
  • mode présentation pour dérouler la réunion point par point ;
  • possibilité d'ajouter plusieurs résultat à un même point, pour clarifier les décisions prises et les prochaines étapes ;
  • abonnements iCal pour voir les réunions dans les calendriers personnels.

capture d'écran d'une réunion avec un lot de travaux à l'ordre du jour et deux résultats associés

Page d'accueil du projet repensée et sélection de modèle améliorée

L'interface de la page d'accueil d'un projet est désormais divisée en deux parties : « Vue d'ensemble ( Overview ) » et « Tableau de bord ( Dashboard ) ». Les équipes peuvent ainsi appréhender rapidement les informations générales sur le projet ainsi que les détails opérationnels.

deux captures d'écran de la page d'accueil d'un projet. Celle de gauche montre l'onglet vue d'ensemble, celle de droite l'onglet tableau de bord

La création de projet bénéficie d'une sélection de modèle améliorée rendant la création de nouveaux projets plus facile, notamment pour les utilisateurs sans connaissances techniques approfondies. Ces modifications préparent le terrain pour un futur assistant de création de projet en plusieurs étapes.

capture d'écran de la création d'un nouveau projet à l'étape du choix du modèle de projet à utiliser

Gestion des projets aux niveaux programmes et portefeuilles

Les projets peuvent être regroupés en programmes, tandis que les portefeuilles offrent une vue d'ensemble de toutes les initiatives en cours. Ceci est particulièrement précieux pour les bureaux de gestion de projet (PMO), les organisations du secteur public et les équipes travaillant avec des méthodologies telles que PM² ou PMflex.

capture d'écran de la page des portefeuilles de projets avec une mise en surbrillance de l'entrée de menu associée

Développements futurs

Pour 2026, les développements vont s'orienter vers l'amélioration de l'existant bien sûr, mais aussi :

  • faciliter la migration depuis Jira avec le développement d'un outil de migration et de nouvelles fonctionnalités comme l'ajout de Sprints, le dépoussiérage du module « Backlogs », ou l'implémentation d'identifiants courts pour les lots de travaux ;
  • intégrer XWiki pour pouvoir remplacer le duo Jira et Confluence par de l'open source avec OpenProject et XWiki ;
  • mieux gérer des programmes et portefeuilles de projets : apporter une vue d'ensemble de plusieurs projets, pouvoir définir des critères sur chaque projet, par exemple l'urgence et l'importance, et obtenir ainsi une matrice de priorisation, avoir un processus d'approbation lors de la création de nouveaux projets, etc…
  • édition collaborative de contenu : généraliser l'édition collaborative apparue dans le module « Documents » ;
  • de l'IA : assistance à l'écriture, recherche sémantique, serveur MCP, etc…

N'hésitez pas à tester OpenProject en l'essayant en ligne pendant 14 jours ou en l'installant vous même. Si vous avez des retours ou des demandes de fonctionnalités, vous pouvez vous inscrire sur notre instance community.openproject.org et contribuer à améliorer OpenProject.

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Sortie de Tryton 7.8

Le 15 décembre 2025 est sortie avec un petit délai, la version 7.8 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

Tryton

La version 7.8 de Tryton est sortie mi‑décembre 2025 et s’inscrit dans la continuité des branches précédentes, avec une mise à jour axée sur la stabilité, les performances et une série de raffinements fonctionnels dans tous les domaines de gestion. Elle apporte de nombreuses corrections de bogues, améliore la réactivité du serveur et peaufine à la fois l’interface utilisateur, les modules métiers et les outils destinés aux administrateurs et développeurs.

Support PEPPOL

Suite à l'obligation pour 2026 en Belgique d’envoyer les factures entre sociétés belges au format électronique via le réseau PEPPOL, la version 7.8 inclut à temps les modules nécessaires dont un module de connexion au point d’accès gratuit Peppyrus.
Quand ces modules sont activés, Tryton envoie automatiquement à partir de 2026 sur le réseau PEPPOL les factures si le client a un numéro de TVA belge (ainsi que la société gérée). Il est aussi possible de forcer l’envoi pour certains clients.
Les modules sont conçus pour être étendu à d’autres points d’accès futures afin de diversifier l’offre.

Interface et usage quotidien

Cette version introduit un système de notifications plus moderne : un menu dédié regroupe les messages, un compteur signale les notifications non lues et des pop‑ups informent l’utilisateur des nouveaux événements sans quitter son écran. Les vues en liste sont plus agréables, avec des boutons d’action visibles en pied de page et des recherches simplifiées, par exemple pour trouver les documents sans entrepôt défini, ce qui rend la navigation au quotidien plus fluide.

Le chat intégré, apparu dans la version précédente comme fonctionnalité émergente, est désormais activée de base sur les documents clés (ventes, achats, factures…) pour centraliser les échanges directement dans le logiciel. Les utilisateurs peuvent s’abonner à un document via une icône de cloche et recevoir des notifications ciblées, renforçant le suivi collaboratif sans dépendre d’outils externes.

Conversation entre Jim et Dwight sur une vente

Modules métiers

Sur le plan fonctionnel, la version 7.8 enrichit l’écosystème de modules : gestion des formats de factures électroniques UBL et PEPPOL, gestion de contrats de location (avec facturation progressive), support des agents et de documents (facture commerciale) de douane, ainsi que définition plus fine des points d’expédition logistiques par entrepôt.

L’intégration e‑commerce, notamment avec Shopify.com, est nettement améliorée avec la prise en charge des remboursements, des taxes sur les frais de port, des produits de type kit, un choix plus intelligent du transporteur et la synchronisation de la langue du client et des liens d’administration entre boutiques en ligne et Tryton.

Le moteur d’approvisionnement a été ajusté pour mieux gérer les contraintes de délais : si aucun fournisseur ne peut livrer dans le délai idéal, le système choisit automatiquement celui qui offre le délai le plus court, limitant les ruptures tout en restant réaliste. De nouveaux rapports sur la quantité de stock et la rotation de stock permettent de suivre plus précisément les niveaux et mouvements, et de prendre de meilleures décisions sur les points de commande et les réassorts.

Les modules de comptabilités supportent maintenant les références de paiement sur les factures et les relevés de compte. Pour l’instance les formats « Creditor Reference » et « Communication structurée » belge sont supportées en standard.

Administration et développement

Côté serveur, Tryton 7.8 réduit la consommation mémoire en envoyant les réponses JSON comme flux et en ne chargeant plus que les modules activés, ce qui profite aux installations avec peu de modules activés (on a mesuré des réductions de la consommation mémoire entre 10% et 20%). Les administrateurs disposent d’un mode console: trytond-console capable d’exécuter maintenant des scripts depuis un fichier et d’un paramètre de rotation des logs basé sur la taille plutôt que sur l’âge, tandis que les développeurs bénéficient du nouveau système de notifications côté serveur, d’optimisations SQL avec l’usage de FILTER et EXISTS et de la possibilité de matérialiser les modèles basés sur une requête SQL (au lieu d’une table).

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Ancestris en v13 stable

Pour mémoire, Ancestris est un logiciel de généalogie. Il est développé en Java et disponible sous licence GPLv3

Logo

C'est officiel depuis le 30 novembre 2025 :

  • La version stable est Ancestris v13 ;
  • La version journalière est nommée Ancestris v14.

La v13 en quelques chiffres :

  • Plus de 1200 commits ;
  • 18 mois de développement ;
  • Fonctionne sur tous les systèmes d'exploitation qui permettent d'installer Java de la version 17 à la version 25.

Nouveautés :

  • Refonte de l'ensemble des rapports ;
  • Unification et amélioration des options de rapports ;
  • Ajout de look and feel sombres ;
  • Refonte du module de relevé ;
  • Ajout d'une fonction de transcription d'acte basée sur l'IA Mistral ;
  • Fonction pour modifier tous les noms en majuscules ;
  • Refonte du module de fusion de doublons ;
  • Ajout d'un bloc-note de recherche ;
  • Ajout de la possibilité d'appeler les rapports par un bouton dans la barre de menu ;
  • Ajout d'un rapport de chronologie verticale ;
  • Ajout d'un rapport circulaire descendant ;
  • Ajout d'un rapport de professions au cours du temps ;
  • Ajout d'un rapport d'arbre en étoile ;
  • Ajout d'un générateur d'étiquettes ;
  • Ajout d'un visualiseur de rapport SVG.

Évolutions et corrections :

  • Améliorations de Cygnus ;
  • Améliorations d'Ariès ;
  • Amélioration de l'éditeur GEDCOM ;
  • GedArt ajouts de fonctions pour exporter plus de données ;
  • Améliorations du modules de groupes familiaux ;
  • Corrections de la table des entités ;
  • Améliorations du module de vérification des anomalies ;
  • Améliorations du livre web ;
  • Amélioration du module de site web ;
  • Améliorations du module d'ancêtres communs ;
  • Améliorations du module de suppressions de tags ;
  • Améliorations de l'export Geneanet ;
  • Améliorations du module graphe ;
  • Améliorations de l'arbre graphique ;
  • Améliorations de l'import Geneatique ;
  • Améliorations de l'import Aldfaer.

Mise à jour des traductions :

  • Allemand ;
  • Anglais ;
  • Catalan ;
  • Danois ;
  • Espagnol ;
  • Français ;
  • Hongrois ;
  • Néerlandais ;
  • Polonais ;
  • Portugais ;
  • Russe ;
  • Tchèque ;
  • Turc.

Merci à tous les traducteurs pour leur travail constant, si important pour l'ensemble de la communauté.

Pour conclure, merci à toute la communauté par vos remarques, vos demandes, vos remontées d'anomalies, vous permettez de faire vivre et embellir ce logiciel.
On compte sur vous dans la suite pour nous créer du buzz, des tutoriels, des idées et de l'enthousiasme.

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