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The Vibe Companion - Une interface web pour piloter Claude Code

Claude Code, c'est super puissant... mais faut avouer que dans un terminal, quand l'IA commence à enchaîner les appels d'outils dans tous les sens, on se retrouve vite à lire de la Matrice sans les lunettes de Neo. Surtout si vous tentez le coup depuis un iPad ou un mobile, ça pique.

Mais c'était sans compter sur Companion , un projet open source qui vous colle une interface web par-dessus Claude Code. En gros, au lieu de scroller frénétiquement dans votre terminal comme un hamster sous caféine, vous avez une vraie UI avec des blocs rétractables, de la coloration syntaxique et une vue claire de ce que l'agent fabrique. Ça tourne sur desktop, mobile, tablette... bref, partout où y'a un navigateur. D'ailleurs, si vous préférez une app desktop native , y'a aussi Opcode qui fait le taf.

Le truc trop cool c'est que ça peut gérer plusieurs sessions en parallèle. Vous pouvez donc jongler entre différentes instances de Claude Code, chacune avec ses propres permissions. D'ailleurs, y'a 4 modes de permission : du "je valide tout à la main" au "YOLO bypass all" pour ceux qui aiment vivre dangereusement... et qui n'ont pas installé de plugin de sécurité (on vous aura prévenus).

Chaque appel d'outil (Bash, Read, Write, WebSearch...) est affiché et vous pouvez approuver, refuser ou même éditer les commandes avant exécution. Si vous utilisez des sub-agents, Companion affiche les tâches imbriquées sous le parent. C'est propre.

Et puis y'a ce petit détail qui fait plaisir à savoir une barre de progression colorée qui montre l'occupation de votre fenêtre de contexte avec une estimation du coût en temps réel. Parce que bon, savoir que votre session de debug à 3h du mat' vient de vous coûter l'équivalent d'un kebab, c'est quand même pratique. Mais est ce que ça vous coûte vraiment de l'argent ??? Hé bien le projet utilise le flag un peu caché --sdk-url de Claude Code pour communiquer via WebSocket sur le port 3456.

Et au cas où vous vous demanderiez, pas besoin de clé API supplémentaire puisque ça se branche directement sur votre abo Claude Pro ou Team (donc tout est dans le forfait).

Pour l'installer, c'est pas la mer à boire. Faut juste avoir Bun sur votre bécane, et ensuite :

bunx the-vibe-companion

Ensuite vous ouvrez http://localhost:3456 et c'est parti. Pour les bidouilleurs, tout le code est sur GitHub, un bun install dans le dossier companion/web et vous avez votre instance de dev. Après y'a plus qu'à installer Tailscale (ou votre propre VPN local) et vous avez accès à votre Claude Code depuis n'importe où.

Attention quand même, le protocole WebSocket est reverse-engineeré, donc si Anthropic change un truc demain... bon, vous voyez le délire, ça peut casser. Et si vous voulez en savoir plus sur les coulisses du protocole MCP d'Anthropic, j'en avais parlé il y a quelque temps. Mais en attendant, ça marche nickel et ça rend Claude Code nettement plus digeste qu'un terminal brut.

Allez jeter un œil !

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Personal AI Infrastructure - L'agent intelligent qui vous connaît vraiment

On nous parle d'agents IA à toutes les sauces depuis deeeees mois mais au final, on se retrouve la plupart du temps avec des outils "stateless" qui perdent le fil dès qu'une session se termine. Heureusement, le projet Personal AI Infrastructure (ou PAI pour les intimes) de Daniel Miessler propose justement de régler ce problème en classant les systèmes IA en 3 niveaux.

Le niveau 1, c'est le chatbot de base type ChatGPT... vous posez une question, il répond, il oublie tout. Le niveau 2, c'est l'agent (genre Claude Code ou Cursor) qui peut exécuter des trucs mais qui ne vous connait pas vraiment. Et le niveau 3, c'est PAI, une infrastructure complète qui observe, planifie, exécute et surtout... apprend de vous.

Concrètement, PAI c'est pas juste une énième surcouche pour votre LLM préféré. C'est un framework (TypeScript, Python, Bash) qui tourne sur Bun et qui structure tout autour de VOUS. Le cœur du truc, c'est ce qu'il appelle "TELOS"... en fait c'est 10 fichiers Markdown (genre MISSION.md, GOALS.md, BELIEFS.md planqués dans votre dossier ~/.claude/) qui définissent qui vous êtes et ce que vous voulez accomplir. Du coup, l'IA ne se contente plus de répondre bêtement, elle comprend pourquoi vous posez la question par rapport à vos projets en cours.

Et y'a un deuxième concept sympa, qui est la séparation propre entre vos fichiers perso (dossier USER/) et l'infrastructure du système (dossier SYSTEM/). Ça veut dire que vous pouvez faire un git pull pour mettre à jour PAI sans écraser ce fichier USER/PREFERENCES.md que vous avez mis 2 heures à peaufiner. Ça parait con dit comme ça, mais quand vous avez passé du temps à peaufiner vos préférences... c'est PAS la même.

Côté mémoire, le système fonctionne sur 3 niveaux (chaud, tiède, froid) pour stocker intelligemment vos infos en fonction de leur fraîcheur. En gros, ce qui est frais et pertinent reste accessible immédiatement, le reste descend progressivement dans les couches inférieures. Attention par contre, faut pas confondre avec un simple fichier de notes... là je vous parle d'un truc qui se met à jour TOUT SEUL à chaque interaction. Et tout ça nourrit l'IA pour qu'elle s'affine au fil du temps sans que vous ayez à tout réexpliquer (parce que soyons honnêtes, c'est CHIANT de re-contextualiser à chaque nouvelle session).

L'architecture est modulaire avec des "Packs" et des "Bundles". Y'a 23 Packs disponibles qui couvrent la génération de code, la recherche d'infos, la gestion de la mémoire... Hop, vous installez le pack voice-system et vous avez un système qui cause façon Jarvis (via ElevenLabs). Et si vous avez besoin de notifications push sur votre téléphone (coucou Clawbot de merde ^^) quand une tâche longue se termine, y'a un pack pour ça aussi, avec ntfy ou Discord.

Le truc qui m'a bien plu dans la philosophie du projet, c'est la hiérarchie stricte : CODE d'abord, puis CLI, puis Prompt, puis Skill. En gros, si un problème peut se résoudre avec un grep ou un script bash de 10 lignes, on ne sort pas l'artillerie lourde. Et si on peut en faire un outil CLI, on ne reste pas sur un prompt de base. Perso, j'aime bien cette approche... ça évite d'utiliser un LLM comme un marteau pour enfoncer tous les clous (sauf que dans la vraie vie, on le fait tous quand même, avouez...).

D'ailleurs, PAI n'est pas réservé qu'aux devs puisque le projet vise aussi les artistes, les managers (pour du suivi d'équipe par exemple), les petits patrons (facturation, marketing...etc) et même monsieur / madame tout-le-monde pour gérer ses finances ou son planning sportif. La v2.5 est sortie il y a quelques jours avec l'exécution parallèle par défaut et des outils de "thinking" améliorés.

Pour installer le bouzin, c'est pas sorcier :

git clone https://github.com/danielmiessler/PAI.git
cd PAI/Releases/v2.5
cp -r .claude ~/
cd ~/.claude && bun run INSTALL.ts

Comptez 5 minutes montre en main (sauf si vous n'avez pas Bun, là faudra l'installer avant avec curl -fsSL https://bun.sh/install | bash). Ça a été développé avec Claude Code mais c'est platform-agnostic, ça marche aussi avec Cursor, Windsurf ou OpenCode et le support de modèles locaux accessible via Ollama ou llama.cpp est sur la roadmap (vivement que ça tourne 100% en local, perso).

Bref, si vous en avez marre des assistants qui ont la mémoire d'un poisson rouge, PAI est une piste sérieuse. C'est du terminal-first, open source (MIT) et largement plus ambitieux que les wrappers habituels. Bon, faut quand même être à l'aise avec le terminal hein... si vous êtes plutôt team GUI, passez votre chemin.

Merci à Pascal pour l'info !

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Claude Code - Comment activer le mode Swarms caché

Vous utilisez Claude Code, le CLI d'Anthropic ? Hé bien figurez-vous qu'il y a des fonctionnalités cachées dedans, et pas des moindres ! Un dev nommé Mike Kelly a fouillé dans le JavaScript minifié du CLI et il a découvert un truc dingue : un mode "Swarms" qui transforme votre assistant en véritable chef d'équipe capable de déléguer le travail à plusieurs agents en parallèle.

En gros, au lieu de parler à une seule IA qui code, vous parlez à un team lead. Et ce team lead, lui, il ne code pas... il planifie, découpe les tâches et les dispatche à une équipe de spécialistes qui bossent en même temps. Du coup quand vous validez un plan, il spawn plusieurs agents workers qui partagent un tableau de tâches, communiquent entre eux via une sorte de boîte aux lettres interne, et reviennent vous faire leur rapport une fois le boulot terminé.

Le truc c'est que cette fonctionnalité existe DÉJÀ dans le code de l'outil CLI, mais elle est verrouillée derrière un feature flag côté serveur (un truc qui s'appelle tengu_brass_pebble pour les curieux). Mike a donc créé claude-sneakpeek , un outil qui patche le CLI pour forcer ce flag à true. Hop, les fonctionnalités cachées deviennent accessibles. Si vous avez déjà lu mon article sur Auto-Claude , vous voyez le genre... Ce sont des agents en parallèle qui bossent pendant que vous faites autre chose, genre lire mes articles pour entrapercevoir le futur ^^.

Ce qui se débloque

Une fois le patch appliqué, vous avez accès à :

  • TeammateTool : pour spawner des équipes d'agents
  • Delegate mode : le Task tool peut lancer des agents en arrière-plan
  • Teammate mailbox : les agents peuvent s'envoyer des messages entre eux
  • Swarm spawning : orchestration native multi-agents

Concrètement, quand vous demandez une tâche complexe, l'IA peut maintenant découper le travail, créer des sous-tâches avec dépendances, et lancer plusieurs workers qui vont bosser en parallèle sur leurs morceaux respectifs. Et ça consomme moins de tokens que de tout faire séquentiellement, contrairement à ce qu'on pourrait croire.

Comment l'installer

L'installation est hyper simple. Vous lancez :

npx @realmikekelly/claude-sneakpeek quick --name claudesp

Ensuite, ajoutez le dossier bin à votre PATH si c'est pas déjà fait :

echo 'export PATH="$HOME/.local/bin:$PATH"' >> ~/.zshrc && source ~/.zshrc

Et voilà, vous pouvez lancer claudesp au lieu de claude pour avoir la version avec les features débloquées !

Le truc bien pensé, c'est que ça installe une instance COMPLÈTEMENT isolée. Votre installation normale de l'outil CLI reste intacte, avec sa propre config, ses sessions et ses serveurs MCP. Zéro interférence.

Comment ça marche sous le capot

Pour les curieux qui veulent comprendre le hack, c'est assez chouette. En fait, le CLI est du JavaScript minifié, et il contient une fonction qui ressemble à ça :

function i8(){if(Yz(process.env.CLAUDE_CODE_AGENT_SWARMS))return!1;return xK("tengu_brass_pebble",!1)}

Cette fonction vérifie le feature flag côté serveur. Le patch la remplace simplement par :

function i8(){return!0}

Bref, au lieu de checker le flag, ça retourne toujours true. Simple mais efficace.

Pour mettre à jour ou désinstaller

npx @realmikekelly/claude-sneakpeek update claudesp
# Mise à jour

npx @realmikekelly/claude-sneakpeek remove claudesp
# Désinstallation

Voilà, si vous êtes fan d'automatisation et que vous voulez pousser le CLI dans ses retranchements, c'est clairement un truc à tester ! Le mode Swarms change la donne pour les projets complexes où paralléliser les tâches fait gagner un temps fou.

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Wake - L'outil qui donne de la mémoire à Claude Code

Vous utilisez Claude Code et vous passez votre temps à copier-coller vos logs de terminal pour lui donner du contexte ? Du genre, vous lancez une commande, ça se plante comme une merde, et là faut expliquer à l'IA ce qui s'est passé en faisant des screenshots ou du copier-coller à la main.

C'est vite relou mais heureusement, c'est totalement le problème que résout Wake , un petit outil en Rust qui enregistre automatiquement tout ce qui se passe dans votre terminal et le donne en offrande sacrée à Claude Code via le protocole MCP. Du coup, plus besoin de jouer les secrétaires IA, puisque Claudo Code, euuh Claude Code peut interroger votre historique de commandes avec les sorties et le contexte git quand il en a besoin.

Au début, vous lancez wake shell et hop, vous êtes dans une session enregistrée. Ensuite toutes vos commandes, leurs sorties, et même les infos de votre repo git, tout est capturé et stocké localement dans une base SQLite bien planquée dans ~/.wake/. Puis quand vous posez une question à Claude Code, il peut aller piocher dans cet historique pour comprendre ce que vous avez fait.

L'installation se fait en une seule ligne (allez lire le script comme d'hab, hein) :

curl -sSf https://raw.githubusercontent.com/joemckenney/wake/main/install.sh | sh

Après faut ajouter l'init dans votre .zshrc ou .bashrc :

eval "$(wake init zsh)"

Et pour brancher ça sur Claude Code :

claude mcp add --transport stdio --scope user wake-mcp -- wake-mcp

Côté commandes, y'a wake log pour voir l'historique récent, wake search "machin truc" pour fouiller dedans, wake dump pour exporter en markdown et wake annotate "note" si vous voulez ajouter des petites marqueurs pour vous y retrouver plus tard. Le stockage reste en local sur votre machine, et les sorties sont limitées à 1 Mo par commande pour éviter de saturer la base.

Donc si vous êtes le genre de gaillard.e sans peur à laisser Claude piloter votre terminal ou à utiliser plusieurs agents en parallèle , c'est le genre d'outil qui peut vraiment vous faire gagner du temps car là où avant fallait tout expliquer à l'IA, maintenant elle voit directement ce que vous avez fait et pourquoi ça a merdé.

Le projet vient de sortir en v0.1.0, donc c'est encore tout frais. Ça supporte zsh et bash pour le moment. Par contre, fish c'est pas encore au programme.

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Faites de Claude une armée de développeurs à votre service

Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train.

J'avais déjà parlé de Claude Engineer c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permettait de faire bosser Claude en autonomie. Mais Auto-Claude, alalalala, c'est un autre délire les amis ! Déjà c'est une vraie application desktop avec interface graphique, tableau Kanban pour gérer vos tâches, et surtout... 12 terminaux qui peuvent tourner en parallèle. Oui, DOUZE agents Claude qui bossent simultanément sur votre code pendant que vous candy crushez pépouze dans les WC de votre entreprise.

Les terminaux d'Auto-Claude en action, chacun gérant un agent autonome

Le truc génial, c'est que chaque agent travaille dans son propre git worktree. Du coup, pas de conflit (de canard ^^ - J'ai pas pu résister désolé), pas de branches qui s'emmêlent, et chaque tâche est isolée proprement.

Puis quand c'est fini ? Hop, vous validez et ça merge parfaitement sans vous prendre la tête. Ce truc est fou !

Installation

Alors pour commencer, il vous faut un abonnement Claude Pro ou Max. Pas le choix...

Ensuite, installez Claude Code via npm si c'est pas déjà fait :

npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Maintenant on clone Auto-Claude :

git clone https://github.com/AndyMik90/Auto-Claude.git
cd Auto-Claude

Et on installe les dépendances. L'outil gère à la fois le frontend Electron et le backend Python :

npm run install:all

Et c'est tout. Si si sérieux. Bon, là je vous l'ai fait en mode installe de barbu.e.s mais sachez aussi qu'il y a des binaires à télécharger directement pour Windows, macOS (Intel ou Silicon) et Linux (AppImage, deb ou flatpak).

Lancement et utilisation

Pour démarrer l'interface graphique, ensuite, c'est :

npm start

Une fenêtre s'ouvre avec le fameux tableau Kanban. Vous ajoutez vos tâches, vous les assignez aux agents disponibles, et c'est parti. Chaque terminal affiche en temps réel ce que fait son agent.

Le tableau Kanban pour orchestrer vos agents IA

Pour les fans de ligne de commande, y'a aussi un mode CLI :

python run.py --spec 001

Le numéro correspond à un fichier de spec dans le dossier specs/. Vous écrivez ce que vous voulez, et Auto-Claude s'occupe du reste.

Comment ça fonctionne ?

L'architecture est plutôt bien pensée puisque le frontend Electron communique avec un backend Python via WebSocket. Chaque agent a son propre processus isolé, sa propre branche git, son propre contexte.

Ainsi, quand vous lancez une tâche, Auto-Claude :

  1. Crée un worktree git dédié
  2. Lance un agent Claude Code dessus
  3. Monitore l'avancement en temps réel
  4. Gère le pipeline QA automatiquement

Le tout avec une interface qui vous permet de suivre 12 conversations en parallèle, soit de quoi bien jouer au chef d'orchestre si vous avez un gros projet à abattre.

Je commence à peine à découvrir l'outil et faut que je le ponce un peu plus pour voir ce que je peux faire avec ça, mais si vous êtes chaud bouillant comme moi sur ce genre de truc, je vous invite à tester l'autonomie IA poussée à fond avec Auto-Claude.

C'est gratuit, open source, et ça tourne sur Mac, Windows et Linux . Et un grand merci à Louis pour la découverte !

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8 façons de powner Claude Code - Attention à vos terminaux

Alors, est ce que vous AUSSI, vous avez succombé à la tentation de Claude Code, le nouvel agent en ligne de commande d'Anthropic ?

J'suis sûr que oui !! Ahaha, C'est vrai que c'est hyper pratique de laisser une IA fouiller dans son repo pour corriger des bugs ou refactorer du code. Mais comme toujours avec ces outils qui ont un pied dans votre terminal et un autre dans le cloud, la question de la sécurité finit toujours par se poser.

Est-ce que Claude Code est vraiment sûr ?

Pour Anthropic, la réponse est un grand oui, avec tout son système de permissions basé sur une "blocklist" d'arguments dangereux...

Sauf que voilà, RyotaK , un chercheur en sécurité chez GMO Flatt Security, a décidé d'aller voir sous le capot, et ce qu'il a trouvé devrait normalement, vous faire lever un gros sourcil.

En effet, le gars a dégoté pas moins de 8 façons différentes de faire exécuter n'importe quelle commande arbitraire à Claude Code, le tout sans que vous ayez à cliquer sur "Approuver".

En fait, Claude Code autorise par défaut certaines commandes jugées "inoffensives" comme man, sort ou sed, parce qu'elles sont censées être en lecture seule. Et pour éviter les dérives, Anthropic filtre les arguments avec des expressions régulières.

C'est du classique mais RyotaK a montré que c'est un vrai champ de mines. Par exemple, sur la commande "man", il suffisait d'utiliser l'option --html pour lui faire exécuter un binaire arbitraire chargé de "formater" la page.

man --html="touch /tmp/pwned" man

Pareil pour la commande "sort" qui, avec l'argument --compress-program, permet de lancer un shell qui va gentiment interpréter tout ce qu'on lui envoie sur l'entrée standard.

sort --compress-program "gzip"

C'est vicieux parce que ce ne sont pas des bugs de Claude Code à proprement parler, mais juste des fonctionnalités légitimes d'outils Unix vieux de 30 ans que personne ne soupçonne d'être des vecteurs d'attaque ici...

Alors oui, pour ceux qui se demandent si Claude peut lire tout leur code, la réponse est oui, et c'est justement là que ça coince car si vous lancez l'outil sur un projet qui contient des fichiers malveillants (venant d'une PR douteuse ou d'un repo cloné à la va-vite), l'IA peut se faire piéger par ce qu'on appelle de l'injection de prompt indirecte.

Dans un des PoC, le chercheur utilise même les subtilités de Bash avec des trucs comme ${VAR@P} qui permettent d'interpréter le contenu d'une variable comme une invite de commande, exécutant ainsi du code caché. On est en plein dans la magie noire pour terminal et le pire, c'est que même git s'est fait avoir... En effet, Claude bloquait l'argument --upload-pack, mais comme git accepte les versions abrégées, il suffisait de taper --upload-pa pour passer à travers les mailles du filet !

Bref, c'est le jeu du chat et de la souris habituel, mais ici les enjeux sont énormes puisque l'agent a potentiellement accès à vos clés SSH, vos variables d'environnement et tout votre OS.

Après la bonne nouvelle (parce qu'il en faut bien de temps en temps...ahah), c'est qu'Anthropic a réagi au quart de tour et la faille, estampillée CVE-2025-66032, a bien été corrigée dans la version 1.0.93 de claude-code. Ils ont carrément abandonné l'approche par blocklist (trop permissive par nature) pour passer à une allowlist beaucoup plus stricte. Donc, si vous traînez encore sur une vieille version, un petit coup de npm install -g @anthropic-ai/claude-code ne vous fera pas de mal.

Voilà... C'est vrai que ces chouette tous ces assistants IA mais le prix à payer pour avoir un assistant qui bosse à votre place c'est que derrière, faut s'assurer aussi qu'il ne laisse pas la porte ouverte aux cambrioleurs en passant.

Après, ça ou un vrai employé qui tape dans la caisse ou pire ...

Source

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