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Mistral AI lance un projet colossal à 1,2 milliard d’euros en Suède pour la souveraineté de l’Europe

Mistral AI

Mistral AI s'allie à l'entreprise suédoise EcoDataCenter pour mettre au point un centre de données en Suède au nom de la souveraineté européenne en matière d'intelligence artificielle. Un projet qui souffre cependant d'une limite : la provenance des GPU.

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Volkswagen : après le chaos de 2024, le géant allemand signe un retour spectaculaire grâce à l’électrique

Après une année 2024 catastrophique, Volkswagen a affiché un bilan bien plus encourageant en 2025. Et cela notamment grâce à ses voitures électriques, dont les ventes ont fortement augmenté partout dans le monde.
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Le Cupra Tavascan échappe aux surtaxes européennes, la Chine grince des dents

Le Cupra Tavascan vient d’obtenir une exemption totale des surtaxes douanières après une négociation secrète avec Bruxelles. Si la nouvelle doit ravir Volkswagen, elle ne signifie pas forcément que le prix du SUV produit en Chine va fondre comme neige au soleil pour les clients.

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Pour répondre à Trump, Macron propose de dépenser 1 200 milliards

Emmanuel Macron

Les menaces de Donald Trump ? C'est loin d'être fini, estime Emmanuel Macron qui, dans un entretien accordé à plusieurs médias dont Le Monde, plaide pour investir massivement à 27 dans l'IA, le quantique et la défense, notamment via un emprunt commun. Le président estime qu'il faudrait investir près de 1 200 milliards d'euros chaque année dans des secteurs clés.

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Pour répondre à Trump, Macron propose de dépenser 1 200 milliards

Emmanuel Macron

Les menaces de Donald Trump ? C'est loin d'être fini, estime Emmanuel Macron qui, dans un entretien accordé à plusieurs médias dont Le Monde, plaide pour investir massivement à 27 dans l'IA, le quantique et la défense, notamment via un emprunt commun. Le président estime qu'il faudrait investir près de 1 200 milliards d'euros chaque année dans des secteurs clés.

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La MG4 électrique chinoise arrive en Europe avec cette version Urban encore moins cher que l’ancienne

Dévoilée en Chine début 2025, la nouvelle MG4 Urban débarque enfin en Europe, et plus précisément au Royaume-Uni. La nouvelle voiture électrique est disponible pour moins de 27 000 euros. Elle devrait bientôt arriver en France.
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Souveraineté numérique : 8 alternatives européennes aux services que vous utilisez tous les jours

Services Alternatives Europeennes

Face à l'instabilité géopolitique croissante, la souveraineté numérique n'est plus un luxe, mais une nécessité. Du moteur de recherche à l'intelligence artificielle, découvrez les pépites européennes capables de remplacer vos outils quotidiens sans sacrifier votre vie privée.

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Plongée en Bourse, milliards effacés : Stellantis fait de l’électrique un bouc émissaire idéal

Stellantis annonce plus de 22 milliards d’euros de charges exceptionnelles, ce qui provoque sa chute en Bourse. Pour s’expliquer, le groupe pointe une électrification trop rapide, trop optimiste, trop déconnectée de la demande. Le coupable idéal ?

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BYD aurait interrompu son usine en Turquie : pourquoi c’est une mauvaise nouvelle pour les conducteurs en Europe

Attendu pour 2026, le projet d’usine BYD située en Turquie a finalement été mis sur pause. Le constructeur de voitures électriques aurait suspendu son investissement d’un milliard de dollars pour la construction de ce site.
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Comment l’État veut se « désintoxiquer » d’Amazon, de Microsoft, de Google et des autres géants étasuniens

Les tensions transatlantiques avec le gouvernement de Donald Trump ont réveillé les instincts protectionnistes des politiques numériques françaises. Un grand plan de « préférence nationale » dans la commande publique numérique va être mis en place.
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La « recharge » en 3 minutes fonctionne vraiment en Europe comme le prouve ce chiffre

Si elles restent encore discrètes en Europe, les stations d’échange de batteries pour les voitures électriques de Nio fonctionnent à plein régime. La barre des 250 000 « swaps » vient juste d’être franchie sur le continent.
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Samsung Pay active le réseau CB pour contrer Visa et Mastercard : une première banque compatible

Alors que la question de la souveraineté des réseaux de paiement est plus que jamais d'actualité, l'Agefi rapporte que La Banque Postale supportera nativement le réseau CB avec ses cartes connectées à Samsung Pay. Les iPhone, avec Apple Pay, supportent aussi le réseau français.

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Les satellites russes « Luch-1 » et « Luch-2 » alertent une nouvelle fois l’Europe

Europe satellite

D’après des informations du Financial Times, la Russie est parvenue, à multiples reprises, à intercepter les communications de satellites européens. Deux engins sont au cœur de ces soupçons d’espionnage : « Luch-1 » et « Luch-2 », qui, depuis leur lancement, ne cessent d’inquiéter Bruxelles.

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Uber veut passer à la vitesse supérieure avec ses robotaxis en visant l’Europe et l’Asie

Uber a annoncé le déploiement de son service de taxis autonomes dans quatre nouvelles métropoles mondiales. Une étape stratégique pour celui qui veut rester la plateforme incontournable de la mobilité urbaine.

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Les usines européennes Ford vont-elles produire des voitures électriques chinoises ?

Ford discuterait avec Geely d’un accord industriel, permettant d’assembler des voitures électriques chinoises dans les usines européennes du constructeur américain. Un scénario plus crédible que les rumeurs d'un partenariat avec Xiaomi.

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Huawei lance son pliant Mate X7 en France dans un contexte de forte tension

Alors que Samsung se prépare à la commercialisation internationale de son smartphone pliant à trois volets, le Galaxy Z TriFold, Huawei lance son dernier fleuron en France. Le Mate X7 se distingue notamment par une prestation photo de haute tenue, mais aussi par une finesse remarquable. Toutefois, son avenir sur le marché pourrait bien être compromis par une proposition d’exclusion totale de la marque des réseaux de télécommunications européens.

Le Mate X7 : un smartphone pliant grand luxe !

Comme souvent, le géant chinois mise sur le luxe pour séduire une clientèle technophile fortunée. Comme son plus grand concurrent, le Samsung Galaxy Z Fold 7, le Mate X7 est vendu 2 099 € et propose un écran de façade de 6,49”, ainsi qu’une dalle de 8” qui se déploie à mesure que le smartphone s’ouvre. Certifié IP59, le smartphone pliant assure un certain degré d’étanchéité et sa conception en aluminium de grade aérospatial rassure sur les risques en cas de chute.

Là où le Huawei Mate X7 impressionne, c’est surtout avec sa configuration photo. On retrouve au dos trois capteurs : un grand-angle de 50 mégapixels, dont l’objectif hyperlumineux peut aussi fermer à ƒ/4,0, un ultra grand-angle de 40 mégapixels ƒ/2,2 et un téléobjectif x3,5 de 50 mégapixels ƒ/2,2. Un attirail musclé, qui devrait porter haut l’héritage de Huawei en matière d’imagerie.

Alimenté par une batterie de 5 600 mAh, le Huawei Mate X7 se recharge jusqu’à 66 W en filaire, et 50 W sans fil. Pour son processeur, Huawei mise sur le Kirin 9030 Pro : un SoC gravé en 6 nm, assez loin d’atteindre les performances des haut de gamme d’aujourd’hui et surtout… incompatible 5G.

En effet, comme tous les smartphones de la marque depuis 2019, Huawei a l’interdiction d’utiliser non seulement les services et applications Google, mais également les antennes 5G hors de la Chine à cause de suspicions d’espionnage pour le compte du parti de la République populaire de Chine. Et, c’est d’ailleurs ce qui risque de précipiter la chute de Huawei sur le Vieux Continent.

L’Europe s’en prend de nouveau à Huawei

Le quotidien Le Monde nous apprenait en début de semaine que Bruxelles s’apprête à durcir le ton à l’égard de Huawei. Une révision de la loi sur la cybercriminalité pourrait même ouvrir la voie à une exclusion pure et simple de la marque (ainsi que de ZTE) sur le territoire européen.

Ce nouveau texte cible Huawei (sans toutefois la nommer) dans le cadre d’une nouvelle définition donnée aux équipements dits « à haut risque » pour les données des citoyens et citoyennes en Europe. Jusqu’à présent, les sanctions européennes ne prenaient la forme que de recommandations, suivies par 13 pays, dont la France, qui n’utilise plus d’infrastructures Huawei pour déployer son réseau mobile. Mais un rehaussement des barrières à son encontre pourrait bien décourager le géant chinois, qui pourrait dès lors plier bagage et mettre un terme à son aventure européenne.

En Europe, Huawei emploie environ 10 000 personnes, et vient d’achever la construction d’une usine d’antennes 3G, 4G et 5G à Brumath (Bas-Rhin), qui a nécessité un investissement de 300 millions d’euros et devait employer, à terme, 500 personnes. Interrogé par Le Monde, un porte-parole de Huawei laisse imaginer une longue bataille de lobbying pour freiner l’adoption de cette loi qui, selon lui, « viole […] les principes juridiques de l’UE en visant à limiter ou [à] exclure les fournisseurs non européens sur la base de leur pays d’origine plutôt que sur des preuves factuelles [d’espionnage] ».

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L'IA détruit-elle nos institutions démocratiques ?

L'IA va-t-elle vraiment détruire nos institutions ?

Deux chercheurs de Boston University, Woodrow Hartzog et Jessica Silbey, viennent de publier un papier académique qui affirme que oui, et leur thèse tient en trois mécanismes :

  1. l'intelligence artificielle dégrade l'expertise humaine
  2. elle court-circuite les processus de décision
  3. et elle isole les individus.

Autant dire que ça envoie du lourd !

Mais est-ce vraiment le cas ? Je vous propose de regarder un peu ce qui se passe chez nous, en France et en Europe, depuis quelques mois, sans vous prendre la tête avec la théorie.

Premier exemple, l'algorithme de la CAF.

Depuis 2010, la Caisse nationale d'allocations familiales utilise un système de scoring qui attribue une note de risque entre zéro et un à tous les allocataires pour détecter les fraudes potentielles. On parle quand même de 32 millions de personnes concernées !

C'est pourquoi en octobre 2024, quinze associations dont Amnesty International France, la Quadrature du Net et la Fondation Abbé-Pierre ont attaqué cet algorithme devant le Conseil d'État . Le problème en fait, ce sont les critères qui font monter le score comme avoir de faibles revenus, être au chômage, vivre dans un quartier défavorisé, être parent isolé, ou travailler avec un handicap.

Du coup, l'expertise des agents qui connaissent le terrain se retrouve court-circuitée par un score opaque qui cible systématiquement les plus vulnérables. C'est vraiment dégelasse et Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty, n'a pas manqué de rappeler le précédent néerlandais de 2021 où un algorithme similaire avait plongé des milliers de familles dans la dette.

Et ce n'est pas un cas isolé... France Travail applique la même recette avec ce que La Quadrature du Net appelle des "scores de suspicion" et "scores d'employabilité" qui déterminent qui va être contrôlé en priorité. En 2024, l'organisme a effectué 610 780 contrôles, soit une hausse de 16,7% par rapport à l'année précédente et leur objectif pour 2027 c'est de faire 1,5 million de contrôles !!!

La Quadrature du Net dénonce donc un profilage algorithmique qui remplace progressivement l'accompagnement humain par une logique de surveillance automatisée déshumanisée.

Et c'est la même chose avec Parcoursup. En effet, la plateforme d'affectation post-bac traite chaque année des centaines de milliers de dossiers, et les études montrent une discrimination territoriale flagrante. A dossier équivalent, un lycéen parisien a plus de chances d'être accepté qu'un lycéen de banlieue. L'UNEF qualifie le système de "fabrique à élite" , et selon un sondage L'Etudiant/BVA/Orange , seulement 37% des jeunes de 15 à 20 ans estiment que le traitement est équitable.

Les conseillers d'orientation qui connaissaient les élèves individuellement sont peu à peu remplacés par un algorithme dont personne ne comprend vraiment les critères...

Côté court-circuitage des décisions, le ministère de la Culture nous a également offert un moment collector. Quand Rachida Dati a voulu rendre hommage au rappeur Calbo, cofondateur d'Ärsenik décédé à 53 ans, le communiqué de presse contenait une sacrée bourde : "Shalom" au lieu de "Shaolin".

C'est une erreur qui évoque le comportement typique des systèmes génératifs et l'enquête de Next a montré après coup que le texte provenait en fait d'un site dont le nom de domaine avait été racheté après la faillite de son proprio pour y héberger du contenu généré par IA. C'est moche... Le ministère a démenti avoir utilisé l'IA tout en admettant "des coquilles". lol... Comme d'hab, personne n'a vérifié avant la publication, et voilà !

Et les deepfakes ? On en parle ? Car là, c'est Macron lui-même qui brouille les pistes à défaut de brouiller l'écoute ^^. En février 2025, pour promouvoir le Sommet de l'IA, le président a posté sur Instagram une compilation de deepfakes le montrant avec une coupe mullet dansant sur "Voyage, Voyage", donnant un tuto coiffure, ou imitant Jean Dujardin dans OSS 117.

Ça l'a fait marrer (je ne savais pas qu'il pouvait rire, décidément, on en apprend tous les jours) mais les experts en IA ont tiré la sonnette d'alarme car quand le président normalise lui-même les deepfakes, comment ensuite lutter contre la désinformation qui ronge l'espace médiatique ? Un an plus tôt, une fausse vidéo France 24 générée par des propagandistes russes annonçait un complot d'assassinat contre Macron, et l'ex-président Medvedev l'avait relayée comme authentique... Breeeeef....

Ah et il y a aussi le cas Coluche ! Souvenez-vous, en septembre dernier, une vidéo deepfake de l'humoriste appelant à rejoindre le mouvement "Bloquons Tout" a dépassé les 200 000 vues sur TikTok. Des propos qu'il n'a bien sûr jamais tenu de son vivant. France 3 avait fait plus subtil avec "Hôtel du Temps" où Thierry Ardisson "ressuscitait" Coluche, mais en utilisant uniquement ses propos authentiques. La nuance est importante, et ça montre bien que tout dépend de l'intention.

L'Europe a bien sûr tenté de répondre avec l'AI Act , le premier règlement de l'UE sur l'intelligence artificielle avec classification des risques, obligations de transparence, interdiction de certains usages et j'en passe... Sur le papier, c'est ambitieux mais dans les faits, la course est déjà perdue d'avance face à une techno qui évolue plus vite que la régulation.

Du coup, nos deux chercheurs Hartzog et Silbey ont-ils raison ?

Je dirais qu'en partie, oui.

Mais l'IA ne détruit pas les institutions démocratiques par malveillance, mais plutôt par friction car elle s'insère dans des processus existants, remplace des étapes humaines, crée des angles morts et ça c'est le problème. Vous le savez, j'aime beaucoup tout ce qu'on peut faire avec l'IA et j'ai une tendance plutôt pro-IA que anti-IA et une fois encore, de mon point de vue, ici le vrai problème n'est pas l'outil, mais plutôt l'absence de garde-fous et la tentation de faire confiance aveuglément à tout ce qui sort de la machine.

Voilà, donc dire que l'IA "détruit" les institutions, c'est peut-être un poil exagéré mais c'est clair qu'elle les fragilise, qu'elle les contourne et surtout qu'elle les rend paresseuses.

Quand à la destruction, elle viendra surement si on continue de regarder ailleurs...

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