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Prise en main du LG gram 15 (15Z80T G.AU8BF) : léger, oui, mais chargé en compromis

Un PC ultraportable de 15 pouces au format 16:9, voilà un bon atout pour ce gram 15 signé LG. Un bon argument pour garantir du confort au quotidien, pourtant gâché par un choix technique discutable.

La gamme de PC ultraportables de LG vient de souffler sa 12e bougie. Et, dès ses débuts, le ton était donné : proposer un PC (à l’époque, un modèle de 13 pouces) au poids inférieur à un kilo. Une prouesse au milieu des années 2010. Depuis, la firme sud-coréenne n’a plus le monopole du concept. D’autres constructeurs, comme Acer ou Asus, ont aussi ajouté à leur catalogue des PC de moins de 1 000 g. LG s’est attelée à le décliner sans toujours respecter cette promesse. Douze ans plus tard, donc, le LG gram est toujours là et, à l’instar de ce modèle 15 pouces que nous prenons en main ici, il fait fi de son léger surpoids. De quoi lui tourner le dos ? Pas vraiment, comme nous allons le constater, même si l’on aurait apprécié un peu plus de modernité pour compenser ces quelque 300 grammes de trop.

Design et ergonomie : léger et épuré

Ne tournons pas autour du pot : ce LG gram de 15 pouces ne pèse pas 1 kg, mais en réalité, 1 282 g. Est-ce si gênant ? Certes, l’image de marque prend un petit coup dans l’aile, mais, au quotidien, ces presque 300 g d’écart ne se ressentent vraiment pas. Il est facile de le tenir d’une seule main (ouvert) pour le déplacer d’une pièce à l’autre, par exemple. Et, lorsqu’il s’agit de le transporter partout avec soi, glissé dans un sac à dos, par exemple, son poids n’a plus trop d’importance. Ce grand gabarit apparaît même finalement plutôt léger au regard de la concurrence.

La question du poids étant réglée, passons au reste. LG joue la carte de la sobriété avec une robe métallique noire élégante. Dommage qu’elle accroche autant les traces de doigts. Ce gram fait preuve d’une rigueur sans faille avec des lignes bien droites et aucun arrondi. Malgré cela, ce PC n’apparaît pas comme très effilé. Son épaisseur culmine à 169 mm près de la charnière. Ce n’est donc pas le plus fin de son espèce, mais cela ne l’empêche pas de trouver facilement sa place dans un sac pour le transporter tout au long de la journée. Un grand sac, tout de même. Puisqu’il s’agit d’un modèle 15 pouces, il présente un gabarit généreux de 356,2×223,4 mm pour 15,4 mm d’épaisseur au bord de l’écran.

Les tranches présentent une connectique assez riche. À gauche se bousculent un port HDMI 2.1, deux ports USB-C 4.0 et une prise entrée/sortie jack.

À droite s’alignent deux port USB-A 3.2. C’est suffisant pour y brancher clé USB, imprimante, disque externe et appareil photo. Seul regret : les deux ports USB-C, dont l’un peut être occupé par l’alimentation, sont placés du même côté.

Sous le capot, il faudra compter sur du wifi 6e (compatible avec la bande des 6 GHz en plus des 2,4 et 5 GHz) et du Bluetooth 5.4.

Une fois ouvert, le gram 15 dévoile un large clavier doté d’un pavé numérique. Si ce dernier paraît un peu étriqué, on salue toutefois sa présence, puisqu’il tend maintenant à disparaître, au grand désarroi des pros du tableur. Les touches procurent un bon confort de frappe, même s’il faudra s’habituer à la course très courte. Bon point en revanche, ce clavier reste très silencieux.

On est en revanche moins satisfait du pavé tactile. Là où les autres constructeurs voient de plus en plus large, LG mise sur une surface plutôt restreinte. Avec ses 13 cm de diagonale, on a vite fait de se sentir à l’étroit. Heureusement, il se montre très réactif.

Écran : en retard sur la concurrence

Pour ce modèle 15,6 pouces, LG a opté pour une dalle au ratio 16:9. Un écran tout en longueur, donc. Mais ce qui surprend, c’est la technologie employée. On a ici affaire à une dalle IPS LCD qui offre une définition finalement assez basse de 1 920×1 080 pixels et un rafraîchissement qui plafonne à 60 Hz. D’une part, c’est une définition à laquelle on n’est plus habitué et, d’autre part, le LCD tend lui aussi à disparaître au profit de l’OLED.

Néanmoins, cet afficheur ne s’en sort pas trop mal. La luminosité est au rendez-vous et le revêtement mat évite de trop collecter les reflets. De quoi travailler sans encombre en extérieur. Mais on attendait mieux, notamment au regard de la concurrence et du tarif appliqué.

Performances : un bon partenaire de travail et de loisir

Pour animer ce gram 15, LG a jeté son dévolu sur un SoC AMD, en l’occurrence le Ryzen AI 7 350. Une puce équipée de huit cœurs pouvant grimper à 5 GHz. La partie graphique est quant à elle confiée à un GPU Raedon 860M. L’ensemble est épaulé par 32 Go de RAM LPDDR5X et un SSD PCIe Gen 4 d’une capacité de 2 To pour le stockage. C’est généreux.

Ainsi équipé, le gram 15 ne démérite pas pour tous les travaux bureautiques pour lesquels il a été conçu. On pourra aussi lui confier quelques tâches de montage vidéo en Full HD, mais aussi s’accorder un peu de détente avec des jeux vidéo pas trop gourmands. Son grand écran au format 16:9 en fait cependant un partenaire idéal pour la lecture de films et de séries une fois la journée de travail terminée. Par ailleurs, nous avons apprécié le volume très bas du bruit produit par les ventilateurs. Ceux-ci se montrent généralement inactifs et ne se réveillent qu’en cas de forte sollicitation. Mais avec une grande discrétion.

Autonomie : apte à endurer la journée

Avec ce PC grand format, on s’attendrait à une batterie très généreuse. Mais, pour garantir un poids optimum, LG a joué la sécurité avec un accu de 72 Wh. Il est toutefois suffisant pour assurer une quinzaine d’heures d’autonomie avec un usage classique.

Plutôt pas mal. Pour refaire le plein, LG fournit un chargeur de 65 W particulièrement compact. Bien vu et pratique si l’on doit également le transporter partout avec soi.

Prise en main de l’Asus VivoBook S14 (M3407KA) : un petit PC idéal pour le quotidien et les déplacements

Tout le monde n’a pas forcément besoin d’un ordinateur ultra-premium lorsqu’il s’agit de rédiger des rapports, de malmener des tableaux dans Excel, d’élaborer des présentations multimédias ou de se détendre un peu devant une bonne série une fois la journée terminée. Pour autant, pas question non plus de se tourner vers un PC moche, encombrant et lourd. Sans compter la question du prix, primordiale quand on parle de l’investissement dans une machine amenée à vous tenir compagnie durant plusieurs années.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le VivoBook S14 du taïwanais Asus. Un PC pensé avant tout pour travailler, mais qui conserve un design soigné et sait se démener lorsque c’est nécessaire, tout en assurant un vrai confort au quotidien. Voyons si les promesses d’Asus peuvent tenir dans un tarif sous les 1 000 €.

Design et ergonomie : l’élégance du premium, sans le prix

Voilà quelques années maintenant qu’Asus joue dans la cour des constructeurs qui parviennent à concilier design élégant, matériaux premiums et prix abordable. Ce VivoBook S14 en est un bon exemple. Son châssis entièrement en métal lui donne fière allure, surtout dans sa robe anthracite comme notre modèle de test. Plutôt sobre, son apparence inspire également confiance quant à sa robustesse. Les finitions sont impeccables et c’est très appréciable.

Bien que totalement en métal, le VivoBook S14 reste relativement léger (1,4 kg). Son gabarit assez fin (159 mm au point le plus épais, près de la charnière) permet de le transporter facilement dans un sac.

Ce n’est qu’une fois ouvert que l’on peut déplorer ce qui gâche un peu le tableau. Les traditionnels stickers – mentionnant ici l’intégration d’un processeur AMD et d’une puce graphique Radeon, là les vertus de l’appareil (batterie, connectique, Copilot+PC, etc.) ou, là encore, la garantie de trois ans – encombrent le repose-poignets. Une faute de goût qui reste pardonnable.

Les tranches offrent une connectique plutôt complète pour ce type de PC. Côté gauche, un port HDMI 2.1 côtoie deux ports USB-C 3.2 Gen 1 (dont l’un est mis à contribution pour la recharge), un port USB-A 3.2 Gen 1 et une prise entrée/sortie jack. Côté opposé, un autre port USB-A 3.2 Gen 1 clôt la panoplie. C’est assez complet pour y brancher l’essentiel sans avoir recours à un adaptateur ou un hub.

Le tour du propriétaire s’achève avec le combo clavier-trackpad. Pour le premier, nous avons pu apprécier les touches switch présentant une course suffisante et un rebond assez ferme très agréable. Il est rétroéclairé sur trois niveaux.

Ce que l’on regrette, c’est toujours cette manie de placer la touche de mise sous tension à l’avant-dernière place du premier rang. Il faut toujours un peu de temps pour s’y habituer.

Le trackpad, de son côté, offre une glisse agréable. Il se révèle assez large et confortable. Asus y a ajouté une petite touche logicielle permettant d’associer des raccourcis à certains mouvements pour ajuster le son ou la luminosité, couper le micro, etc. Pratique.

Écran : de l’OLED, oui, mais ça ne suffit pas

Puisqu’il est question de mener essentiellement des tâches bureautiques ou de se détendre, pas question d’en faire des tonnes avec un écran ultra haut de gamme. Mais tout de même. Ce VivoBook exploite une dalle OLED de 14 pouces autorisant une définition de 1 920×1 200 pixels, rafraîchie à 60 Hz. Ce n’est malheureusement pas la plus lumineuse qui soit et, surtout, le revêtement externe prend un malin plaisir à refléter tout ce qui se présente en face.

Autrement dit, il est très compliqué de voir ce qui s’affiche à l’écran lorsque l’on se trouve en extérieur. Travailler à la terrasse d’un café en été avec ce S14 n’est pas recommandé. Un tel niveau de réflectance est surprenant, d’autant que la dalle n’est pas tactile. Dommage, ça gâche vraiment le plaisir.

Performances : idéalement dimensionné pour son objectif

Sous le capot de ce VivoBook S14, Asus a installé un moteur plutôt bien taillé pour le job. On y déniche un SoC AMD Ryzen AI 7 350. Il se compose de huit cœurs pouvant atteindre 5 GHz. Il est épaulé dans sa tâche par un GPU AMD Radeon 850M, 16 Go de RAM (une version avec 32 Go de RAM est également disponible) et un espace de stockage qui repose sur un SSD PCIe Gen 4 de 512 Go.

Et c’est largement suffisant pour la plupart des tâches que l’on peut être amené à lui confier. La bureautique, bien sûr, mais aussi un peu de montage vidéo (avec des images en 1080p) et du jeu occasionnellement avec une définition Full HD. Le VivoBook S14 ne bronche pas. Mieux, il demeure assez silencieux, même lorsqu’on le sollicite fortement.

Notre seul regret vient de l’intégration d’un module wifi 6 seulement. À défaut de wifi 7, du wifi 6e aurait été apprécié pour profiter d’un réseau sans fil sur la bande des 6 GHz. Tant pis.

Autonomie : suffisant pour la journée

Pour alimenter cette petite bête, Asus l’a dotée d’une batterie de 70 Wh. C’est très confortable pour un PC de ce gabarit. En usage classique, et en attendant que le Labo Fnac confirme nos premières impressions, nous avons pu tenir une douzaine d’heures éloignés d’une prise électrique. Ce qui n’est pas si mal. Pour la recharge, Asus fournit un petit adaptateur secteur de 65 W. Il se montre très peu encombrant et pourra se glisser facilement dans un sac, au cas où.

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