Pour la première fois dans l'histoire de l'exploration spatiale, un rover a parcouru la surface d'une autre planète en suivant un itinéraire entièrement conçu par une intelligence artificielle.
Qualcomm vient de dégainer sa nouvelle arme au CES 2026 et là, j'vous parle pas d'un énième processeur pour smartphone, non, non, non. Je vous parle carrément du cerveau de vos futurs robots de service, de livraison, de nettoyage... et même des humanoïdes qui pourraient bien débarquer chez vous d'ici quelques années !
Booooh ça fait peur ^^ !
Le Dragonwing IQ10, c'est le nom de la bête. Un monstre de puissance avec 350 TOPS de calcul IA, soit trois fois plus que la génération précédente. Pour ceux qui se demandent à quoi ça sert, c'est simple, c'est ce qui permet à un robot d'analyser son environnement en temps réel, d'éviter les obstacles, de reconnaître des objets et d'interagir avec les humains sans se vautrer lamentablement.
D'ailleurs, côté capteurs, ça ne rigole pas non plus. Le processeur peut gérer plus de 20 caméras simultanément, du lidar, des radars... Bref, de quoi transformer n'importe quelle machine en sentinelle omnisciente. Et tout ça avec une efficacité énergétique qui ferait pâlir la concurrence. NVIDIA et ses Jetson commencent d'ailleurs à regarder dans le rétroviseur.
Du coup, qui va utiliser cette puce ? Figure AI, le fabricant de
robots humanoïdes déployés chez BMW
, s'est empressé de signer un partenariat. Kuka Robotics aussi, un poids lourd de l'industrie. Et VinMotion a même présenté son humanoïde Motion 2 au CES, déjà propulsé par l'IQ10 et capable de soulever 40 kg comme si de rien n'était ! Autant dire que la relève est déjà là.
Perso, ce qui me botte bien dans cette annonce, c'est le concept de "Brain of the Robot" que Qualcomm met en avant. L'idée, c'est de fournir un package complet avec le hardware, le software et l'IA qui va bien, histoire que les fabricants n'aient plus qu'à assembler leur robot comme un Lego. Vous branchez la puce et tadaaaa, vous avez un robot capable de naviguer dans un entrepôt, de livrer des colis ou de faire le ménage. C'est dingue quand on y pense !
Et le marché ?
Qualcomm l'estime à 1 000 milliards de dollars d'ici 2040. Y'a de quoi attirer du monde. Entre les
Atlas de Boston Dynamics
et les
ToddlerBot à 250 dollars
, la course aux robots autonomes ne fait que commencer. Et Qualcomm compte bien en être le fournisseur de cerveaux attitré !
Bref, si vous attendiez que les robots deviennent vraiment intelligents avant de vous y intéresser, c'est maintenant que ça se passe.
Vous êtes du genre à apprendre la guitare sur YouTube ? Bah figurez-vous que les machines font pareil maintenant sauf qu'elles c'est pas les accords de Wonderwall ou de Seven Nation Army qu'elles bossent mais plutôt les expressions faciales.
Et on nage un peu dans la rivière qui coule au fond de l'uncanny valley, faut bien se l'avouer...
En effet, des chercheurs de Columbia Engineering viennent de présenter EMO, un humanoïde capable de synchroniser ses lèvres avec ce qu'il dit, et le plus dingue dans l'histoire c'est comment il a appris à faire ça.
En fait, il se mate dans un miroir tout en regardant des vidéos sur YouTube. Comme nous quoi quand on fait les gros muscles dans le miroir de la salle de bain pour se rassurer rapport à Tibo InShape, sauf que lui c'est pour apprendre à parler et il n'a pas besoin de 47 tentatives pour retenir un truc. Vous me direz, depuis le temps qu'on nous promet des androïdes capables de communiquer naturellement, je pense qu'on a le droit d'être sceptique mais là, y'a un petit truc qui change, vous allez voir...
En fait la bête embarque 26 petits moteurs sous une peau en silicone rien que pour sa tronche et ça lui permet de reproduire des expressions faciales plutôt convaincantes. Le hic c'est que jusqu'ici, ce genre de bidule ressemblait plus à un cauchemar animatronique ou à Bogdanov (paix à leur âme) qu'à autre chose.
Alors pour contrer ça, l'équipe de Hod Lipson au Creative Machines Lab de Columbia a utilisé ce qu'ils appellent une approche VLA (vision-to-action). En gros, EMO s'observe d'abord lui-même pour comprendre comment sa tronche bouge, puis il s'entraîne sur des heures de vidéos pour associer les sons aux mouvements de lèvres correspondants. Un peu comme
ces travaux japonais sur l'apprentissage par les émotions
mais poussé BEAUCOUP plus loin.
Et c'est scotchant parce qu'EMO peut parler et même chanter en anglais, français, arabe, chinois, japonais, coréen... oui le gars est plus polyglotte que la plupart d'entre nous et l'équipe qui l'a conçu a même sorti un album entier généré par IA et baptisé "Hello World", où cette petite tête interprète les morceaux avec ses expressions faciales synchronisées.
C'est un peu déroutant c'est vrai mais avouez que c'est FOUFOU nan ?!
Bon, on est pas encore dans "iRobot" non plus, faut pas s'emballer et les sons en "B" et en "W" lui posent encore quelques soucis, parce que la peau en silicone, c'est pas aussi souple que des vraies lèvres... Et cette petite bouille qui vous regarde en chantonnant, ça reste un poil creepy comme un discours de Macron au nouvel an, mais pour une fois, j'ai envie d'y croire les amis ! Parce que ce genre de techno, ça ouvre des portes intéressantes telles que des interfaces naturelles pour les assistants vocaux, des frérots mécaniques moins flippants qu'un sourire d'Elon Pèlon, ou des prothèses faciales animées pour les personnes qui en auraient besoin.
Lancée lors de l’IFA 2024, la marque Mova est en quelque sorte l’équivalent pour Dreame de ce que Poco est à Xiaomi : une filiale reprenant l’expertise du second tout en tirant les prix vers le bas. C’est exactement l’objet de toute la nouvelle gamme présentée par la marque lors du CES cette semaine, qui s’articule autour de trois aspirateurs robots qui misent sur la puissance d’aspiration.
Le Mova V70 Ultra Complete impressionne par sa puissance et sa vitesse
S’il reprend à son compte un design parfois difficile à distinguer de celui de ses pairs, le Mova V70 Ultra Complete est le nec plus ultra des aspirateurs robots laveurs du cru 2026 de la marque. Avec son moteur ultrapuissant, le V70 annonce une puissance d’aspiration de 40 000 Pa. Un record pour la marque, qui laisse présager un sol plus immaculé que jamais. D’autant qu’à ce chiffre s’ajoute un autre : 300 tours par minute. C’est la vitesse de rotation de ses pads destinés à laver le sol après avoir terminé son tour d’aspiration.
L’autre nouveauté du Mova V70 Ultra Complete réside dans sa station EcoCycle. Contrairement à la plupart de ses concurrents, qui utilisent encore des sacs à poussière jetables, Mova mise sur un bac de collecte sans sac. Peut-être un peu plus contraignant pour certains utilisateurs, mais une source d’économies potentielle pour d’autres. Il faudra toutefois prévoir des sessions de nettoyage du bac plus régulières.
Enfin, et comme la plupart des aspirateurs robots présentés au CES cette année, le V70 Ultra Complete s’équipe de pattes lui permettant de franchir des obstacles jusqu’à 8 cm de haut. Diverses caméras l’aident enfin à établir un parcours exhaustif et à éviter les obstacles qui peuvent se dresser sur sa route lors de son cycle.
Le Mova S70 Ultra Roller.
Le Mova S70 Ultra Roller perfectionne une formule bien rôdée
Si le V70 Ultra Complete vise à repousser les limites de l’aspiration, son petit frère, le S70 Ultra Roller, vient perfectionner l’existant avec quelques ajustements bienvenus. En l’occurrence, ce modèle mise sur sa grande finesse (90 mm seulement) pour se glisser partout, comme sous vos meubles ou votre canapé. Grâce à la technologie HydroForce, le S70 Ultra gagne aussi en puissance de pulvérisation d’eau : l’eau est immédiatement aspirée et mise à l’écart pour éviter sa réutilisation et la dispersion de la saleté sur vos sols. Avec sa station de lavage à 100 ºC, le rouleau est en quelque sorte remis à neuf après chaque cycle.
Enfin, le Mova P70 Pro Ultra s’essaie à l’exercice du flagship killer en proposant le meilleur rapport qualité-performances-prix (sans que ce dernier soit pour l’instant précisé, mais son prédécesseur s’affichait à sa sortie à 799 €). Offrant une puissance d’aspiration de 30 000 Pa et des pads qui s’animent à 260 tours par minute, il bénéficie également d’une station de lavage à 100 ºC pour des sols toujours propres.
En plus de ses nouveaux aspirateurs robots laveurs, Mova annonce également une nouvelle gamme de robots tondeuses, ainsi que de robots nettoyeurs de piscines et même une imprimante 3D. Le prix et la date de sortie de ces nouveaux appareils seront communiqués ultérieurement.
Roborock ne pouvait pas rater le rendez-vous. Après que son concurrent Ecovacs a présenté, hier, ses nouveaux aspirateurs laveurs avec une brosse XXL, le leader du marché réplique avec les Saros 20 et Saros 20 Sonic : deux nouveaux modèles aux fonctionnalités très avancées. L’occasion pour Roborock d’entrer dans la danse des robots aspirateurs équipés de « pattes » leur permettant de ne plus être interrompus par des marches.
Les Roborock Saros prennent de la hauteur
Successeurs des Saros 10, les Saros 20 et Saros 20 Sonic améliorent pour ainsi dire la totalité des caractéristiques de leurs devanciers. Et cela démarre par un châssis qui peut se surélever grâce à de petites « pattes » escamotables qui leur permettent de monter de petites marches ou des tapis épais. La marque annonce une hauteur de franchissement jusqu’à 8,5 cm.
Des deux modèles, le Saros 20 est logiquement le moins avancé. Il repose sur des serpillères rotatives à 200 tours par minute et sur une pression de lavage comprise entre 8 et 13 N, lorsque la saleté est tenace. Intelligente, la brosse peut se déporter sur un côté afin de mieux épouser la forme des murs et des meubles. Pour détecter les obstacles, le Saros 20 mise sur un capteur 3D ToF et un duo de télémètres. Deux cents types d’objets sont reconnus pour ajuster le parcours de l’aspirateur laveur en temps réel.
Plus impressionnant, le Saros 20 Sonic reprend à son compte la serpillère vibrante VibraRise, qui offre une pression jusqu’à 14 N et 4 000 vibrations par minute pour un décrassage optimal des sols. Autre particularité de ce modèle : on remplace le capteur 3D ToF par un dôme LiDAR encore plus adapté à la détection d’obstacles. On conserve bien entendu les pieds permettant de gravir les marches et tapis pour éviter de les mouiller.
Dans les deux cas, le moteur développera une puissance d’aspiration atteignant 35 000 Pa, et la double brosse évitera l’enchevêtrement des poils et cheveux. L’eau de la serpillère pourra aussi être chauffée à 100 ºC pour mieux décaper les taches tenaces.
Comme pour la plupart des produits présentés au CES, la disponibilité et les tarifs de ces nouveautés seront communiqués ultérieurement.
Le Roborock Saros 20.
Un concept enthousiasmant
Outre ces nouveautés attendues, et dans la continuité des précédents produits de la marque, Roborock profite aussi du CES pour présenter un concept d’aspirateur intelligent, baptisé Rover. Adoptant un tout nouveau châssis AdaptiLift, il est équipé de deux pattes de grande taille et de roulettes plus grandes que les modèles Saros, qui lui permettent de monter des marches bien plus hautes, tout en les nettoyant de long en large.
Des membres mécaniques qui peuvent donc lui servir à éviter tout un tas d’obstacles, mais qui lui offrent également une plus grande stabilité. Des journalistes de The Verge ont notamment pu observer le robot dévaler une pente abrupte sans perdre l’équilibre.
Une preuve de concept, qui n’est pour Roborock que le début d’une nouvelle ère. La marque esquisse un avenir où les robots domestiques auront donc de véritables jambes et pourront se déplacer pour exécuter diverses tâches ménagères, façon robots de Boston Dynamics. Nous n’en sommes évidemment pas encore là, mais la robotique fait des progrès assez spectaculaires depuis le début de la décennie.
Roborock’s latest vacuum is reaching new heights, literally. The Saros Rover is equipped with legs that help it climb stairs so it can clean multiple floors in your home. It can also clean the stairs as it goes, roll down slopes, and jump over (small) obstacles.
Ecovacs profite de la grand-messe de la tech mondiale pour donner le coup d’envoi de ses nouveaux fleurons… à peine trois mois après le lancement du précédent modèle ultra haut de gamme Deebot X11. Les choses vont très vite dans le monde des aspirateurs robots laveurs, et le fabricant chinois ne compte pas ralentir le rythme de ses sorties. Découvrons les nouveautés.
Le Deebot X12 remplace déjà le X11
Présenté à l’IFA en septembre dernier, l’Ecovacs Deebot X11 est-il déjà obsolète ? Tant s’en faut ! Simplement, la marque chinoise arrive aujourd’hui avec une nouvelle génération qui sonne presque comme un correctif, poussant encore plus loin les capacités lavantes de son produit de pointe.
Ainsi, on n’est pas particulièrement surpris de découvrir que le nouveau Deebot X12 reprend à l’identique le design de son prédécesseur. Du moins, pour la partie visible. Ce qui va changer se trouve sous le robot. Décliné en deux modèles (X12 Pro Omni et X12 OmniCyclone), le nouveau Deebot se distingue par l’ajout d’un capteur infrarouge chargé de traquer les tâches et résidus sur tous types de sols. Une fois sa cible dans le viseur, le robot utilise deux buses à haute pression pour la dissoudre, et finira ensuite le travail avec son rouleau XXL.
Grâce à son réservoir généreux et à la technologie PowerBoost Charging Plus, l’Ecovacs Deebot X12 peut nettoyer jusqu’à 1 000 m² de surface en un seul cycle. Un modèle taillé pour les grandes habitations… et, on l’imagine, les budgets XXL. La marque n’a pas encore communiqué de tarif ni de disponibilité pour sa nouveauté haut de gamme, mais le précédent X11 OmniCyclone s’affichait déjà à partir de 1 300 €.
Le secret de la réussite ? L’Ozmo Roller 3.0
En plus de son modèle X12 très haut de gamme, Ecovacs lancera dans quelques mois le Deebot T90 Pro Omni. Celui-ci se distingue par une nouvelle brosse ZeroTangle 2.0 qui prévient l’emmêlement des cheveux et autres poils lors du passage du robot. Idéal pour éviter de démonter l’aspirateur tous les quelques cycles afin de jouer aux coiffeurs. Ce modèle est également capable de surélever sa serpillère rotative de 1,5 cm lorsqu’il détecte un tapis ou une autre surface du genre. Ecovacs promet en outre une pression accrue par rapport aux précédents modèles afin d’améliorer l’efficacité du produit sur les tâches incrustées.
Que ce soit sur le T90 Pro ou sur le X12, la nouvelle génération d’aspirateurs laveurs Ecovacs repose sur la nouvelle brosse Ozmo Roller 3.0. Un rouleau XXL, dont la taille a été augmentée de 50 % par rapport à la génération précédente. Mesurant 26 cm de large, elle couvre naturellement une surface plus importante et réduit par conséquent la durée de chaque cycle de nettoyage.
Ce nouveau rouleau se conjugue à pas moins de 16 buses de rinçage à haute pression qui visent à évacuer les eaux usées en temps réel, tout en garantissant que la brosse reste en contact avec le sol en toute circonstance.
Un nouveau line up enthousiasmant, donc. On n’attend plus que de découvrir ses prix et sa disponibilité en France !