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Souveraineté numérique : l’État français veut abandonner Windows pour Linux

10 avril 2026 à 06:40
Windows Linux

Le Gouvernement franchit une étape importante dans sa quête pour une indépendance numérique. L’administration française ne doit plus dépendre d’outils dont elle ne maîtrise ni les tarifs, ni les règles, ni la sécurité.

Souveraineté numérique : l’État français veut abandonner Windows pour Linux

10 avril 2026 à 06:40
Windows Linux

Le Gouvernement franchit une étape importante dans sa quête pour une indépendance numérique. L’administration française ne doit plus dépendre d’outils dont elle ne maîtrise ni les tarifs, ni les règles, ni la sécurité.

JemaOS : un système d’exploitation français et souverain pour lutter contre l'obsolescence

JemaOS est un projet de système d’exploitation français, développé à Sophia Antipolis, qui propose une réponse concrète aux enjeux de souveraineté et de numérique responsable.

Le contexte est marqué par l’arrêt imminent du support de Windows 10, une transition qui menace de mettre au rebut près de 400 millions de PC encore fonctionnels à travers le monde. Face à cette obsolescence matérielle massive, JemaOS permet de réhabiliter ces parcs informatiques (machines de 2010 à 2025) en offrant une alternative fluide et sécurisée.

Architecture Open-Core et Optimisation Cible

Sous le capot, JemaOS s’appuie sur un modèle Open-Core combinant des briques de Gentoo Linux, Arch Linux et Chromium. Pour garantir des performances maximales sur du matériel ancien, le système mise sur une optimisation par compilation pour l’architecture cible. Cette approche permet de tirer le meilleur parti de chaque processeur, là où des distributions génériques peuvent accuser des lenteurs.

Sécurité par immuabilité et sandboxing

La sécurité du système repose sur deux piliers majeurs :

  • L’immuabilité : Le système de fichiers racine est verrouillé en lecture seule, protégeant le cœur de l’OS contre les corruptions accidentelles ou les écritures malveillantes.
  • Le sandboxing : Toutes les applications et processus sont isolés nativement dans des « bacs à sable ». Cette isolation stricte empêche une faille dans une application de compromettre l’intégralité du système, rendant l’usage d’antivirus tiers obsolète.

Pour l’interface, le choix s’est porté sur Aura Shell (Ash) afin d’offrir une expérience utilisateur réactive et épurée.

Le « dispositif Jema » : le Plug & Play pour s’affranchir des configurations complexes pour les non-initiés

L’aspect le plus original de JemaOS est son mode de déploiement via le dispositif Jema (NdM (rectifiée le 22 mars suite à mise à jour de la doc du projet): qui est au format clé USB mais est « un véritable système embarqué complet. Faisant l'objet d'un brevet, (…) Intégrant son propre processeur, sa mémoire vive (RAM) et son espace de stockage interne). » L’idée est de supprimer toute la complexité habituelle : plus besoin de créer des clés USB bootables, de partitionner des disques ou de modifier des réglages BIOS/UEFI complexes.

On branche le dispositif, et le système démarre. Grâce à un chargeur d’amorçage compatible Secure Boot (via « Enroll MOK »), JemaOS tourne en isolation complète. Il exploite les ressources (CPU/RAM) de la machine hôte sans jamais toucher aux données du disque dur interne.

Écosystème applicatif : PWA et P2P

Pour rester léger, le système déporte la partie logicielle vers des Progressive Web Apps (PWA), dont beaucoup fonctionnent en Peer-to-Peer (P2P) pour garantir la confidentialité :

  • Anima & Nephtys : Messagerie et visioconférence en P2P.
  • JemaNote : Prise de notes avec assistance IA (Mistral).
  • OsiVibe : Un éditeur vidéo 4K multi-pistes qui s’exécute directement dans le navigateur.

Gestion de parc et souveraineté

Le modèle économique semble s’appuyer sur une offre SaaS pour les entreprises, permettant une gestion centralisée assez complète :

  • Pilotage de parc : Suivi des machines, sauvegardes et gestion des droits d’accès.
  • Administration : Gestion des dispositifs Jema et support technique.
  • Souveraineté : L’infrastructure Cloud est hébergée en France, ce qui permet de rester sous protection du RGPD et d’échapper au Cloud Act américain.

Une initiative française intéressante à suivre pour ceux qui s’intéressent au numérique responsable.

NdM: les offres Pro/Ultime/Premium sont orientées entreprises avec un paiement mensuel par utilisateur. Les mises à jour OTA majeures sont payantes. Il est possible d'utiliser JemaOS sans payer (cf la documentation) en désactivant les mises à jour automatiques et installant manuellement les nouvelles versions.
Sur les 14 dépôts publics : la licence varie suivant les dépôts (MIT, AGPLv3, BSD avec clause publicitaire (dont une concernant Google (sic), un dépôt avec le logiciel WidevineCdm propriétaire de Google). La plupart des dépôts n'ont qu'un seul contributeur johnkryptochain, visiblement intéressé par les cryptomonnaies, Telegram et les NFT ; l'autre contributeur a deux commits sur un unique dépôt. L'entreprise qui porte le projet a 10 salariés d'après le site.

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Alternatives européennes aux GAFAM - Le guide ultime pour reprendre le contrôle

Par :Korben
13 mars 2026 à 07:19

Bon, j'avoue qu'en 2026, la question n'est plus "faut-il quitter les GAFAM ?" mais plutôt "par quoi on les remplace ?". Entre les politiques de confidentialité qui changent tous les 4 matins, le CLOUD Act qui permet au gouvernement US d'accéder à vos données même si les serveurs sont en Europe, et un contexte géopolitique disons... tendu (merci Donaldi Trumpovich)... bref, il y a de quoi vouloir garder ses billes sur le vieux continent.

Et la bonne nouvelle, c'est que les alternatives européennes ne sont plus des gadgets de libristes barbus dans leur garage. On parle de vrais services, solides, souvent conformes RGPD par design, et qui n'ont plus à rougir face aux mastodontes américains. Du coup, je vous ai concocté LE guide pour vous y retrouver dans cette jungle d'alternatives made in EU.

Les 4 annuaires incontournables pour trouver des alternatives européennes

Avant de rentrer dans le vif du sujet catégorie par catégorie, sachez qu'il existe maintenant plusieurs annuaires spécialisés qui font le taf de curation pour vous. Parce que oui, trouver l'alternative européenne qui va bien, c'est pas toujours évident quand on ne sait pas où chercher.

Go European est celui qui a tout déclenché. Le projet est né en février 2025 sur le subreddit r/BuyFromEU et en à peine un mois, plus de 150 000 personnes avaient rejoint le mouvement. Aujourd'hui c'est plus de 1 000 produits et services indexés par une soixantaine de bénévoles. Le truc cool, c'est qu'il y a des extensions pour Firefox et Chrome qui vous suggèrent automatiquement une alternative européenne quand vous visitez un site US. Pas de prise de tête, pas de configuration complexe, juste ce qu'il faut.

European Alternatives est probablement le plus complet du lot. On parle de 61 catégories couvrant absolument tout : du web analytics (31 alternatives à Google Analytics !) au cloud computing, en passant par les VPN, les services de paiement, les outils de visioconférence, les chatbots IA et même les gestionnaires de mots de passe. Le site propose aussi une section " Alternatives to " super pratique où vous cliquez sur le logo de Slack, Dropbox, Zoom ou Stripe pour voir instantanément tous les concurrents européens. En gros, c'est devenu LA référence.

Et pour les devs parmi vous, TechAlternatives.eu recense plus de 550 alternatives GDPR-compliant dans plus de 70 catégories, avec un focus particulier sur l'infrastructure (Kubernetes managé, FaaS, PaaS...). C'est clairement le plus orienté tech des trois.

Enfin, European Tech Map se distingue avec sa carte interactive qui permet d'explorer plus de 500 entreprises tech européennes classées dans une trentaine de catégories et filtrables par pays. C'est le plus visuel du lot, et c'est super pratique pour voir d'un coup d'œil ce qui se fait chez vos voisins.

Cloud et stockage : adieu Dropbox et Google Drive

C'est probablement la catégorie où l'Europe a le plus à offrir. pCloud (Suisse) propose du stockage cloud avec chiffrement côté client et des offres à vie qui font mal à la concurrence... genre vraiment mal. Nextcloud (Allemagne) c'est carrément toute une suite collaborative open source que vous pouvez auto-héberger ou utiliser chez un hébergeur européen. Infomaniak (Suisse) propose kDrive avec 15 Go gratuits et une suite bureautique intégrée, le tout sur des serveurs alimentés en énergie renouvelable. Pas mal pour de la Suisse !

Côté infrastructure, OVHcloud (France) et Scaleway (France) rivalisent sérieusement avec AWS et Google Cloud, avec des datacenters 100% européens. Si vous êtes une boîte et que vous cherchez à rapatrier vos workloads, c'est clairement par là qu'il faut commencer.

Email et messagerie : Proton Mail n'est que la partie émergée

Proton Mail (Suisse) c'est un peu le poster child des alternatives européennes, et à raison : chiffrement de bout en bout, zéro accès à vos données, juridiction suisse. Mais il n'est pas seul ! Tuta (ex-Tutanota, Allemagne) offre une approche similaire avec en prime un calendrier chiffré. Infomaniak Mail propose aussi un service email pro solide et RGPD-compliant. Et si vous avez besoin d' adresses email jetables pour vos inscriptions douteuses, il y a des solutions européennes pour ça aussi (on ne juge pas).

Côté messagerie instantanée, Element (UK) basé sur le protocole Matrix est décentralisé et chiffré de bout en bout. Olvid (France) a carrément été certifiée par l'ANSSI et est utilisée par le gouvernement français (si ça c'est pas un gage de confiance). Et Threema (Suisse) fonctionne sans numéro de téléphone, ce qui en fait un vrai rempart pour la vie privée.

Moteurs de recherche et navigation web

Pour la recherche, Qwant (France) a son propre index et ne trace rien du tout. Startpage (Pays-Bas) vous donne les résultats de Google sans que Google sache que vous existez... c'est assez malin comme approche. Et Ecosia (Allemagne) plante des arbres avec les revenus publicitaires, si vous cherchez l'utile à l'agréable.

Côté navigateurs, Vivaldi (Norvège) est une vraie usine à gaz de la personnalisation (dans le bon sens du terme !), avec un bloqueur de pubs intégré et un respect de la vie privée qui change de Chrome. Mullvad Browser (Suède), développé en collab avec le Tor Project, pousse le curseur encore plus loin en minimisant votre empreinte numérique.

Et pour le DNS, sachez que DNS4EU est le résolveur DNS européen co-financé par l'UE et supervisé par l'ENISA. Une brique d'infrastructure que la plupart des gens ignorent mais qui est fondamentale pour la souveraineté numérique européenne.

Bureautique et productivité : on peut bosser sans Microsoft

Microsoft 365 et Google Workspace dominent le marché, mais les alternatives européennes arrivent en force. OnlyOffice (Lettonie) propose une suite complète compatible avec les formats MS Office. CryptPad (France) pousse le concept encore plus loin avec des documents collaboratifs chiffrés de bout en bout, idéal pour ceux qui ne veulent pas que leurs docs se baladent dans la nature. Et Nextcloud Office intègre Collabora Online pour de l'édition collaborative directement dans votre cloud.

Pour la gestion de projet, Zenkit (Allemagne) peut remplacer Trello et Notion, et Odoo (Belgique) c'est carrément un ERP/CRM open source complet qui fait tourner des boîtes entières. Et si vous cherchez un Zapier-like européen , Automatisch fait le taf en auto-hébergé.

IA et traduction : l'Europe a rattrapé son retard

C'est LE secteur où ça a bougé le plus vite. Mistral AI (France) avec Le Chat propose un assistant IA qui tient la comparaison avec ChatGPT, et leurs modèles open source font le bonheur des développeurs du monde entier. Aleph Alpha (Allemagne) cible les entreprises et les institutions avec des modèles souverains. Et Hugging Face (France), même si c'est plus une plateforme qu'un service grand public, c'est devenu THE place pour les modèles open source d'IA.

Pour la traduction, DeepL (Allemagne) n'a franchement plus besoin d'être présenté. La qualité de traduction est souvent supérieure à Google Translate, et le service traite des milliards de traductions. C'est probablement l'alternative européenne la plus aboutie de toute cette liste... et de loin.

VPN et sécurité : protéger ses données à l'européenne

Mullvad VPN (Suède) accepte les paiements en cash par courrier (oui oui, vous envoyez des billets dans une enveloppe) et ne demande aucune information personnelle à l'inscription. Proton VPN (Suisse) propose une offre gratuite généreuse et bénéficie de toute la réputation de l'écosystème Proton.

Pour les mots de passe, Proton Pass (Suisse - pas européen) et pCloud Pass font très bien le job. Et n'oubliez pas que des consortiums européens bossent même sur des alternatives open source à Google Play Integrity pour sécuriser Android sans dépendre de Google. Ça bouge à tous les étages !

Le vrai défi : passer à l'acte (progressivement)

Je sais ce que vous vous dites : "C'est bien joli tout ça mais changer tous ses outils d'un coup c'est l'enfer." Et vous avez raison. La bonne stratégie, c'est d'y aller progressivement. Commencez par un truc simple : remplacez votre moteur de recherche par Qwant ou Startpage, ça prend 30 secondes. La semaine d'après, essayez Proton Mail pour vos mails perso. Et ainsi de suite. Un service à la fois, sans se mettre la pression.

Ce qui est certain, c'est que l'écosystème européen n'a jamais été aussi mature. Entre la consultation de Bruxelles sur l'open source qui veut faire du logiciel libre une infrastructure essentielle, les communautés comme r/BuyFromEU qui fédèrent des centaines de milliers de personnes, et des boîtes européennes qui lèvent des millions... on n'est plus dans le "un jour peut-être" mais dans le "c'est maintenant".

Installez l'extension Go European , bookmarkez European Alternatives , TechAlternatives et European Tech Map , et explorez. Vous serez surpris de voir à quel point l'Europe a rattrapé son retard. Et avec le RGPD comme filet de sécurité, vos données restent chez vous. Pas mal, non ?

Article initialement publié le 29 décembre 2025 et mis à jour le 13 mars 2026

Appel à conférences pour le Congrès ADULLACT 2026

L’Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (ADULLACT) est une association française fondée en 2002.

10ème Congrès ADULLACT

Cette année, votre voix compte plus que jamais ! Le 10ᵉ Congrès Adullact (4 et 5 juin 2026 à Montpellier) s’ouvre à vos idées, vos passions, vos questionnements pour façonner ensemble un événement qui NOUS ressemble !

Pourquoi proposer une conférence ?

  • faites entendre votre vision ;
  • partagez vos retours d’expérience.

Nos thématiques 2026, des sujets qui vous concernent :
🔒Souveraineté : quand la dépendance fragilise les institutions.
La dépendance à des infrastructures étrangères peut paralyser des institutions entières et de nombreux exemples en témoignent. C'est un fait, la souveraineté n'est plus une option. Par cette thématique, nous cherchons à identifier des idées, voire des projets aboutis répondant à cette problématique.

🤖 IA ou y’a pas ?
L’intelligence artificielle : sujet d’actualité, cette « chose » prend de plus en plus de place dans nos vies, mais à quel prix ? Aujourd’hui nous ne pouvons plus le nier, l’IA fait partie de nos vies certes mais faut-il l’embrasser sans réserve, ou en mesurer les risques pour préserver nos savoir-faire et notre autonomie afin d’en avoir un usage conscient ?

Comment participer ? Déposez votre proposition avant le 27 mars 2026 à 17h59 – toutes les idées sont les bienvenues !

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Appel à participation au village du libre JRES 2026 pour des associations du libre

Logo des JRES

Les Journées Réseau de l’Enseignement et de la Recherche (JRES) sont, depuis 1995, une conférence biennale réunissant les membres de la communauté des technicien·ne·s et ingénieur·e·s en informatique pour l’enseignement supérieur et la recherche français. Elles sont un forum d'échange et de transfert de compétences. La prochaine édition se déroulera du 8 au 11 décembre 2026 au palais des congrès, à Tours.

Le logiciel libre est au cœur du métier de nombreux participant·es de la conférence, comme en témoignent le nombre important d’articles des éditions précédentes s’appuyant sur des solutions libres (https://jres.hal.science/). Pour cette raison, nous avons associé à l’événement, depuis plusieurs éditions, les associations promouvant le libre et son usage. Des stands et des entrées sont offerts gracieusement aux associations de promotion du logiciel libre qui acceptent de participer à l’événement.

La place du logiciel libre sera d’autant plus importante pour cette édition 2026 dont le slogan sera « Ingéniosité et Audace ».

Vous êtes les bienvenu·e·s dans le « village du libre » de la conférence : un espace dédié au logiciel libre, bien identifié, convivial avec la possibilité d’y faire facilement des animations qui valoriseront votre association.

Rejoignez-nous !

Vous pouvez envoyer à Contact village du libre votre envie de participation avant mai 2026 en présentant votre association.

Pour le Comité de Programme JRES 2026

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AboutCode et Dropsolid présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"

5 mars 2026 à 10:36

Dans le cadre de sa série trimestrielle de webinaires, OW2 donnera la parole aux projets AboutCode et Dropsolid, le jeudi 12 mars 2026 à 16h00.

OW2 Webinar 7

La série « Open Source by OW2 » est dédiée aux innovations open source, aux projets et à la communauté OW2, ainsi qu’aux opportunités de financement open source dont le programme européen NGI. Découvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modèles ouverts au sens large (science/données/matériel/éducation/normes/protocoles/etc.), mais aussi des biens communs numériques, des financements, des modèles économiques, de la coopération et de l’impact social. Chaque webinaire met en avant un projet OW2 et un projet financé par NGI Zero Commons Fund.

Découvrez l'agenda du 12 mars 2026 :

  • 16h : Introduction
  • 16h05 : Dropsolid : Construire la souveraineté numérique grâce à une gouvernance de l'IA transparente, par Tassos Koutlas et Paulina Ryters-Menapace, Dropsolid
  • 16h25 : ScanCode et la stack AboutCode : outil d'analyse logicielle (SCA) de référence du marché, avec Philippe Ombredanne, NextB
  • 16h40 : Conclusion

Chaque présentation sera suivie d'une session d'échange ouvert entre les intervenants et participants.
L’inscription est gratuite mais obligatoire (le lien est envoyé par mail). Les présentations ont lieu en anglais. N’hésitez pas à diffuser l’invitation autour de vous !

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Revue de presse de l’April pour la semaine 3 de l’année 2026

Par :echarp
19 janvier 2026 à 14:24

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Contrôles CAF: comment fonctionne le nouvel algorithme de data mining?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 18 janvier 2026.

Alors que le dispositif avait suscité de nombreuses critiques au sein d’associations en France, la CNAF a choisi de ne pas renoncer à son algorithme de contrôle des allocataires et vient de déployer un nouveau modèle de «data mining».​ Cette fois, l’organisme mise sur une communication plus transparente et a décidé

[Mediapart] Wikipédia, les 25 ans d'une utopie réussie devenue le punching-ball de l'extrême droite (€)

✍ Dan Israel, le jeudi 15 janvier 2026.

L’encyclopédie en ligne, gratuite et coopérative, a été lancée le 15 janvier 2001. Avec 65 millions d’articles en 326 langues, son succès a dépassé toutes les attentes, malgré les critiques régulière…"

[Républik IT Le Média] Software Heritage: dix ans de préservation du patrimoine applicatif

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 14 janvier 2026.

Le 28 janvier 2026, Software Heritage fêtera ses dix ans à l’Unesco. Morane Gruenpeter, directrice de la verticale Open-Science, et Bastien Guerry, responsable des partenariats, présentent cette initiative qui vise à préserver le patrimoine applicatif quelque soit le sort des éditeurs ou les feuilles de route de ceux-ci.

[ZDNET] Logiciel libre et souveraineté: la Commission européenne lance un appel à contributions

✍ Thierry Noisette, le lundi 12 janvier 2026.

La Commission propose jusqu’au 3 février aux développeurs, entreprises et communautés open source, administrations et chercheurs de contribuer à la future stratégie européenne d’écosystème numérique ouvert. En identifiant les obstacles à l’adoption de l’open source et en suggérant des mesures concrètes.

Et aussi:

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Lancement de la Journée d'Indépendance Numérique (DI-DAY) suite au 39c3

31 décembre 2025 à 16:30

Beaucoup de nos services numériques du quotidien sont propulsés en partie voire entièrement par les GAFAM. Les risques de cette dépendance s'illustrent de plus en plus fréquemment dans l'actualité : représailles envers l'ex-Commissaire européen Thierry Breton et des ONG luttant contre la désinformation en ligne, clôture de la boite de courriel du procureur de la Cour Pénale Internationale, …

Ces vulnérabilités mettent en danger le fonctionnement des démocraties européennes.

On peut être tenté d'attendre une nouvelle législation européenne, cependant le carburant de ces plateformes est en premier lieu nos données personnelles : quitter ces plateformes réduit à la fois notre exposition personnelle et notre contribution collective à ce système néfaste.

C'est le sens de l'appel lancé à Hambourg lors du 39ème CCC : le 4 janvier (puis chaque 1er dimanche du mois), faites migrer vos connaissances d'une des plateformes et faites le savoir en utilisant les mots clés #DiDay ou #iDidIt sur le Fediverse.

Cet appel est soutenu notamment par Wikimedia, Nextcloud et Mastodon, et l'information a été relayée par la 1ère chaîne de TV allemande. Espérons que des acteurs de l'espace francophone s'y joignent rapidement !

Linux est bien sûr une des alternatives, dont la progression est en bonne voie « grâce » à Microsoft (mouvement qui s'inscrit parfaitement dans les initiatives existantes Adieu Windows ou End Of 10). Mais l'initiative concernent tous les services dépendants de ces plateformes toxiques : messageries instantanées, stockage en ligne, librairies en lignes, … dont la gratuité ou les prix au rabais reposent sur l'exploitation de nos données personnelles.

Le succès dépend donc de vous qui lisez cet article, et des relais « physiques » qui pourront accompagner ces migrations : cafés réparation, GULLs, librairies physiques, bibliothèques, … mois après mois !

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