OVHcloud suspend les nouveaux enregistrements en .ovh
Discrètement, OVHcloud a modifié les règles autour de son extension maison. Lors de la recherche d’un nom de domaine en .ovh, un message apparaît désormais : « L’extension .ovh n’est temporairement plus disponible à l’enregistrement, mais le renouvellement reste possible. En attendant, nous vous invitons à essayer une autre extension (.com, .fr, .net…) ». Cela soulève plusieurs questions…
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Extension .ovh, une option populaire
Lancée comme une alternative économique, l’extension .ovh s’était rapidement imposée : auto-hébergement, développeurs, possesseur de NAS… Son principal argument, un tarif ultra-agressif : 1,99 € HT par an. Dans un contexte où les extensions classiques voient leurs prix augmenter, le .ovh représentait une solution idéale pour multiplier les projets sans exploser son budget. Beaucoup d’entre vous l’utilisaient…
Pourquoi cette suspension ?
OVHcloud n’a pas communiqué officiellement sur les raisons. Plusieurs hypothèses circulent :
- Rentabilité insuffisante : à ce tarif, la marge est inexistante ;
- Abus et spam : les extensions peu chères attirent souvent des usages malveillants (phishing, détournement de domaine) ;
- Repositionnement stratégique : rationaliser l’offre et recentrer les activités.
Quelle que soit la raison, le caractère “temporaire” reste flou. Rien n’indique à ce jour un retour à court terme…
Quel impact pour les utilisateurs ?
Pour les détenteurs existants (ceux qui ont déjà un domaine .ovh), pas de panique : les domaines restent actifs et renouvelables. En revanche, il est désormais impossible d’enregistrer de nouveaux noms en .ovh. Pour tout nouveau projet, il faudra se tourner vers d’autres extensions.
Quelles alternatives ?
Les utilisateurs orientés homelab et auto-hébergement peuvent prendre :
- .fr / .be / .eu : fiable, avec un référencement local ;
- .com : universel mais plus onéreux…
Attention au prix d’appel : certaines extensions affichent des tarifs très attractifs la première année, mais le renouvellement peut réserver de mauvaises surprises. L’extension .site par exemple est proposée à 0,99€ la première année, puis passe à 32,99 € les années suivantes.
Un signal pour le marché
Malheureusement, cette décision met en lumière une tendance de fond : le modèle des domaines low-cost atteint ses limites. Entre hausse des coûts opérationnels, lutte contre les abus et exigences de qualité… les registrars ajustent leur stratégie.
Pour les utilisateurs, le message est clair : mieux vaut privilégier la stabilité et la pérennité d’une extension plutôt que de se fier au seul critère du prix.
