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Reçu hier — 10 février 2026

RM 3DP - L'impression 3D qui muscle les robots mous

Par :Korben
10 février 2026 à 09:00

La robotique souple, c'est un peu le Graal pour pas mal de chercheurs. L'idée de fabriquer des machines capables de se faufiler partout ou de manipuler des objets fragiles sans tout casser, ça fait rêver. Sauf que jusqu'à présent, c'était une tannée monumentale à fabriquer. Fallait mouler les pièces, assembler les membranes, sceller les composants... Bref, un boulot de titan pour un résultat parfois imprévisible.

Mais voilà qu'une équipe de Harvard, menée par Jennifer Lewis au sein du Lewis Lab, vient de poser une grosse brique sur l'édifice. Ils ont mis au point une technique baptisée "impression 3D multimatériau rotative" (RM 3DP) qui permet d'encoder la réponse mécanique directement dans la structure. Pour faire simple, au lieu de rajouter des fonctions après coup, vous imprimez une architecture interne qui va dicter comment le robot se déforme une fois sous pression.

Le secret réside dans une buse rotative capable de gérer un placement spatial interne ultra-précis de deux matériaux à la volée. En faisant tourner cette buse pendant l'impression, les chercheurs Jackson Wilt et Natalie Larson arrivent à disposer chaque matériau à l'intérieur du filament déposé (on parle de structures à l'échelle du micron... c'est super minuscule). Et là, c'est un peu comme si vous dessiniez une hélice à l'intérieur d'un tube... mais en 3D et avec des polymères techniques.

Pour la structure, ils utilisent du polyuréthane hyper costaud qui forme une coque durable. Et à l'intérieur, hop, ils injectent un polymère sacrificiel, le poloxamère (qu'on trouve d'ailleurs dans certains produits capillaires), pour remplir les futurs canaux. Une fois que la structure a durci, il suffit de rincer ce gel pour laisser place à des conduits pneumatiques hyper propres. Bon, attention quand même, rincer un gel visqueux dans des canaux microscopiques sans rien péter, ça demande une sacrée maîtrise du process. Mais grâce à ça, ces canaux agissent comme des muscles. Vous envoyez de l'air sous pression dedans et la structure se tord, se plie ou s'étire selon la géométrie prévue au départ.

C'est plutôt chouette car ça permet de passer de la conception à la réalisation en quelques heures au lieu de plusieurs jours. Plus besoin de s'embêter avec des montages complexes, vous ajustez les paramètres de l'imprimante et voilà. Pour la démonstration, ils ont imprimé un actuateur en spirale qui s'ouvre comme une fleur et une pince capable de saisir des objets délicats. Tout ça en un seul processus d'impression continu pour la partie structurelle, même si le post-traitement reste obligatoire pour libérer les canaux.

Perso, c'est assez prometteur par exemple pour le futur de la chirurgie ou pour créer des dispositifs d'assistance qui s'adaptent vraiment au corps humain.

Maintenant, reste à voir la durabilité du bouzin sur des milliers de cycles, mais on n'arrête pas le progrès, comme dirait l'autre.

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Un PC gaming dans une machine à écrire

Par :Korben
9 février 2026 à 12:50

Tout le monde veut construire le PC le plus rapide, le plus cher, le plus RGB possibeuuule sauf que Prototype, un YouTuber bien allumé, a décidé quand à lui de prendre le problème à l'envers... en intégrant un PC gaming complet dans une Smith-Corona 210 des années 70. Oui, une bonne vieille machine à écrire électrique de 8 kg.

Vous prenez cette vieille Smith-Corona électrique, vous virez tout ce qui sert à rien, vous gardez le chariot, les marteaux et la clochette (oui, la clochette là), et vous fourrez une carte mère mini-ITX, une alim SFX et une carte graphique low-profile à l'intérieur. Et hop, vous avez un PC qui tape littéralement vos emails !

Sauf que c'est pas exactement comme monter un PC dans un boitier Corsair. Le mec a d'abord dû tout démonter, en fait y'a facilement 200 pièces mécaniques là-dedans, des leviers, des ressorts, des marteaux... et il fallait rien péter. Le problème c'est que l'espace disponible une fois le ménage fait... c'est RIEN DU TOUT. Juste quelques centimètres de marge entre le châssis et les mécanismes, pas plus.

Et pour le clavier, c'est là que ça devient tordu car pas question de brancher un clavier USB lambda... non non, les vraies touches de la machine à écrire doivent fonctionner comme un vrai clavier HID. Du coup, il a fallu concevoir un PCB custom en partant de zéro. Quel courage !!

En gros, chaque touche est câblée avec un switch mécanique Cherry et une diode 1N4148 dans une matrice 8×7, le tout piloté par un Arduino Pro Micro qui traduit les coordonnées ligne/colonne en caractères via QMK. Le design du circuit, il l'a envoyé se faire fabriquer chez JLCPCB à Guangdong en Chine et tout devait passer au millimètre près.

Pour le boîtier, il a d'abord tenté la photogrammétrie. En gros, vous photographiez l'objet sous tous les angles, un logiciel crache un modèle 3D en .STL, et ensuite vous retouchez ça dans SolidWorks pour imprimer une version modifiée en 3D . Sauf que le scan a complètement foiré (en fait la photogrammétrie sur du plastique brillant, ça marche moyen... sauf si vous matifiez la surface avant), du coup il a retracé le mesh à la main dans son logiciel de CAO. C'était des heures de modélisation en plus.

Côté assemblage du PCB, 52 touches à souder une par une avec leurs diodes, soit plusieurs heures de soudure au fer à 350°C, penché sur le plan de travail. Et là, surprise : celui qui a designé le circuit (c'est lui ^^) avait oublié 4 trous pour les pins de l'Arduino. Bon... La solution ? Couper les pins de l’Arduino à la pince… moi j’aurais plutôt percé les trous manquant à la Dremel !! La méthode la rache, ça marche toujours !

Ensuite, il a branché le firmware... et a dû recoder la matrice clavier à la main (bienvenue dans le monde réel).

Le premier test du clavier custom, 52 touches soudées à la main

Mais son vrai coup de génie, c'est le servo. En effet, il a intégré un deuxième Arduino qui lit les frappes clavier via le port série et fait bouger un servomoteur SG90 attaché aux marteaux. Du coup, quand vous tapez sur une touche, non seulement ça écrit sur l'écran, mais ça bouge AUSSI le chariot de la machine à écrire. Sans oublier la petite clochette qui sonne en fin de ligne, comme en 1975.

Et ça marche !! C'est fou ! Les machines à écrire USB , on connaissait déjà le concept. Mais là c'est un cran au-dessus puisque le PC complet tient à l'intérieur, avec un écran monté sur le chariot. Le mec le dit lui-même dans sa vidéo... c'est probablement le truc le plus débile qu'il ait jamais fait.

Bref, vivement la partie 2 pour voir le résultat final. En attendant, si l'envie vous prend de transformer du vieux matos en truc improbable , vous savez que c'est faisable...

Source

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