Après avoir été adoptée à l'Assemblée Nationale en janvier dernier, le texte sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans a finalement été validé par le Sénat. Le projet vient concrétiser des mois de débats autour de la protection des jeunes en ligne.
Depuis 2022, les géants du numérique comme Meta, la maison mère d'Instagram, pouvaient scanner nos conversations en ligne à des fins de recherche de contenus pédopornographiques. Cette possibilité expire ce vendredi 3 avril à minuit, et le Parlement européen a choisi de ne pas la renouveler : une nouvelle dont s'est félicitée la société civile, qui déplorait un « contrôle de masse non ciblé des conversations en ligne privées » ne permettant pas de davantage protéger les mineurs.
Depuis 2022, les géants du numérique comme Meta, la maison mère d'Instagram, pouvaient scanner nos conversations en ligne à des fins de recherche de contenus pédopornographiques. Cette possibilité expire ce vendredi 3 avril à minuit, et le Parlement européen a choisi de ne pas la renouveler : une nouvelle dont s'est félicitée la société civile, qui déplorait un « contrôle de masse non ciblé des conversations en ligne privées » ne permettant pas de davantage protéger les mineurs.
Le Sénat a adopté mardi 31 mars dans la soirée sa version de la proposition de loi qui veut interdire Snapchat, TikTok et Instagram aux moins de 15 ans. Il propose de mettre en place une « liste noire » des réseaux sociaux interdits qui serait définie par l'Arcom, et acte l'interdiction des portables au lycée.
La Pologne vient d'identifier sept adolescents soupçonnés de vendre des outils d'attaque DDoS en ligne. Le plus jeune avait 12 ans au moment des faits. Leurs cibles : des sites d'enchères, des hébergeurs et des plateformes de réservation. Tous passent devant le tribunal pour mineurs.
Sept ados, quatre régions, un business bien rodé
L'enquête a démarré en 2025 quand le Bureau central de lutte contre la cybercriminalité polonais a identifié un adolescent de 14 ans comme administrateur présumé des outils vendus par le groupe. Le fil a été tiré et six autres mineurs ont été retrouvés dans quatre régions du pays.
Lors des perquisitions à leurs domiciles, les enquêteurs ont saisi des smartphones, des ordinateurs portables, des disques de stockage, un registre comptable et de la documentation manuscrite.
Les suspects se connaissaient, restaient en contact régulier et coopéraient pour administrer et déployer les outils. Le tout dans un but purement lucratif vous l’imaginez bien.
Des attaques sur des gros sites
Les outils vendus par le groupe ont servi à attaquer des sites plutôt fréquentés : portails d'enchères et de ventes en ligne, domaines liés à l'informatique, services d'hébergement web et plateformes de réservation d'hébergement. On parle de DDoS-for-hire, un modèle où n'importe qui peut acheter une attaque par déni de service contre la cible de son choix.
La justice polonaise mise sur l'éducation
Côté justice, la loi polonaise prévoit qu'un enfant de moins de 13 ans ne peut pas être poursuivi pénalement. Pour les 13-17 ans, le système privilégie la rééducation plutôt que la sanction. Les dossiers des sept suspects ont été transmis aux tribunaux pour mineurs, qui décideront des suites.
Pas de prison donc, mais une prise en charge adaptée. Ce dossier n'est d'ailleurs pas le seul. En février, la Pologne avait déjà arrêté un jeune de 20 ans qui opérait un service de DDoS depuis sa chambre, dans le cadre de l'opération internationale PowerOFF coordonnée par le FBI et Europol.
Cette histoire fait sourire quand on imagine des hackers de 12 ans devant leurs ordis, mais le profil des suspects interpelle quand même. Tout ceci laisse songeur sur la facilité d'accès à ce type de ressources en ligne. La Pologne fait partie des pays européens les plus actifs sur la cybercriminalité ces derniers mois, avec plusieurs coups de filet successifs.
L'approche éducative plutôt que répressive pour les mineurs a du sens, mais elle pose une vraie question : est-ce que ça suffit à dissuader des gamins qui généraient déjà des revenus conséquents avec leurs plateformes ?