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Elle avait supprimé Signal, le FBI a quand même lu ses messages

Dans un article publié le 9 avril 2026, le site américain 404 Media révèle comment le FBI est parvenu à récupérer des messages Signal effacés depuis un iPhone, alors même que l’application n’était plus installée sur l’appareil.

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Des hackers piratent la boîte mail personnelle du directeur du FBI

Le groupe de hackers Handala, lié au gouvernement iranien, affirme avoir piraté le compte Gmail personnel de Kash Patel, le directeur du FBI. Des photos privées et plus de 300 emails ont été publiés en ligne.

Le FBI confirme l'incident mais assure qu'aucune donnée gouvernementale n'a été compromise. Une prime de 10 millions de dollars est offerte pour identifier les responsables.

Ce qui a été volé

Le groupe Handala a mis en ligne des photos de Kash Patel posant avec des cigares, au volant d'un cabriolet ancien ou encore à côté de voitures immatriculées à Cuba. Le groupe a aussi publié un échantillon de plus de 300 emails datés de 2010 à 2019, un mélange de correspondances personnelles et professionnelles.

Tous ces messages sont antérieurs à l'arrivée de Patel au sein de l'administration Trump. Le FBI a réagi rapidement en précisant que les données étaient anciennes et qu'aucune information gouvernementale n'était concernée. Le bureau fédéral propose d'ailleurs jusqu'à 10 millions de dollars de récompense pour toute information sur les hackers de Handala.

Handala ?

Le groupe se présente comme des hackers pro-palestiniens, mais les chercheurs occidentaux et le département de la Justice américain le considèrent comme une façade du renseignement iranien, rattachée au ministère du Renseignement et de la Sécurité.

Ces dernières semaines, Handala a aussi revendiqué le piratage de Stryker, un fabricant américain de matériel médical, et la publication des données personnelles de dizaines d'employés de Lockheed Martin basés au Moyen-Orient.

Le piratage du compte de Patel serait une riposte directe à la saisie par le FBI de plusieurs domaines web du groupe après l'attaque contre Stryker.

Un contexte géopolitique tendu

Cette cyberattaque arrive dans un climat de tensions extrêmes entre les États-Unis, Israël et l'Iran. L'objectif, selon les analystes, est d'embarrasser les responsables américains et de leur donner le sentiment d'être vulnérables.

Côté technique, le piratage ne concerne que le Gmail personnel de Patel, pas ses communications officielles. Google n'a pas répondu aux demandes de commentaires. Les métadonnées des fichiers volés indiquent que le piratage aurait eu lieu avant le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran.

Quoi qu'il en soit, le directeur du FBI qui se fait pirater sa boîte mail perso, ça fait un peu désordre. Après, il faut reconnaître que ce sont des emails vieux de plus de six ans et des photos de vacances, pas des secrets d'État de zinzins.

Handala cherche visiblement à faire du bruit plus qu'à obtenir des renseignements. Mais bon, quand on dirige le FBI, on s'attend quand même à ce que le compte Gmail soit un peu mieux verrouillé, non ?

Source : CNBC

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Quatre énormes botnets démantelés par les autorités américaines

Les autorités américaines viennent de démanteler quatre réseaux de botnets qui contrôlaient plus de trois millions d'appareils dans le monde. Caméras, routeurs Wi-Fi, enregistreurs vidéo : le matériel du quotidien servait à lancer des attaques DDoS records, dépassant les 30 térabits par seconde.

Pas un petit réseau

Le bureau du procureur fédéral de l'Alaska a annoncé l'opération le 19 mars. Le département de la Justice américain, le FBI et le Defense Criminal Investigative Service ont travaillé avec les autorités canadiennes et allemandes pour mettre hors service quatre botnets : Aisuru, KimWolf, JackSkid et Mossad.

Des domaines et des serveurs virtuels hébergés aux États-Unis ont été saisis, et une vingtaine d'entreprises tech ont aidé à neutraliser l'infrastructure. Les appareils infectés étaient des caméras de surveillance, des enregistreurs vidéo et des routeurs Wi-Fi grand public, le genre d'équipements que des millions de foyers utilisent sans trop se soucier des mises à jour de sécurité.

Des attaques records et le Pentagone parmi les cibles

Côté chiffres, plus de trois millions d'appareils compromis dans le monde, dont des centaines de milliers aux États-Unis. Aisuru, le plus actif, a lancé plus de 200 000 commandes d'attaque DDoS depuis son apparition fin 2024.

JackSkid en a envoyé plus de 90 000, KimWolf environ 25 000 et Mossad un millier. Le réseau du département de la Défense américain figurait parmi les cibles, ce qui donne une idée du niveau de la menace. Mi-2025, les attaques ont atteint des volumes jamais vus, avec un pic à 31,4 térabits par seconde mitigé par Cloudflare en novembre.

Les victimes signalent des pertes en dizaines de milliers de dollars, et encore, on parle de ceux qui ont porté plainte.

Un Canadien de 22 ans et un Allemand de 15 ans dans le viseur

Un Canadien de 22 ans a été identifié comme opérateur principal de KimWolf, une variante d'Aisuru capable de se propager sur un réseau interne dès qu'un seul appareil est compromis.

Un ado Allemand de 15 ans est suspecté d'avoir piloté un autre de ces botnets. Sauf que voilà, ces réseaux ne servaient pas qu'à leurs créateurs. Les opérateurs vendaient l'accès aux appareils piratés à d'autres criminels, qui pouvaient lancer leurs propres attaques DDoS sans aucune compétence technique.

Du cybercrime as a service, une sorte de location de puissance de frappe numérique accessible à n'importe qui avec quelques centaines de dollars.

Un ado de 15 ans qui pilote un botnet capable de mettre à genoux des infrastructures militaires, c'est quand même révélateur du problème de fond. La facilité d'accès à ces outils est grotesque.

Le démantèlement est une bonne nouvelle, mais tant que des millions de routeurs et de caméras resteront branchés avec leurs mots de passe par défaut, d'autres prendront le relais. Bref, la vraie faille, elle est dans votre salon.

Source : Wired

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