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A Knight of the Seven Kingdoms : jusqu’où la série peut-elle aller ?

Le dernier épisode a refermé le tournoi d’Ashford sur un duel judiciaire aux conséquences politiques lourdes. Après ces six épisodes consacrés à Dunk et Egg, la série a-t-elle encore matière à se poursuivre ? La question est d’autant plus légitime que ce spin-off de Westeros repose sur un corpus littéraire signé George R. R. Martin. Voici ce que l’on sait.

Y aura-t-il une suite ?

La fiction adapte le recueil Chroniques du chevalier errant, situé un siècle avant Game of Thrones. Ces récits suivent Ser Duncan le Grand et son écuyer, Aegon Targaryen. La première saison a porté à l’écran The Hedge Knight (Le chevalier errant), de l’arrivée au tournoi d’Ashford jusqu’au « Trial of Seven » et à la mort de Baelor. Deux textes restent donc disponibles pour prolonger l’adaptation.

Or, la suite est d’ores et déjà engagée. HBO a commandé une seconde saison avant même la fin de la diffusion de la première. Le tournage a débuté à Belfast avec la volonté d’installer un rythme annuel ; si ce calendrier est respecté, une arrivée début 2027 est envisagée. « La saison 1 adaptait Le chevalier errant, la saison 2 sera consacrée à L’épée lige. Si on a la chance d’avoir une saison 3, ce sera L’œuf de dragon », a expliqué la showrunner Ira Parker à Deadline.

Que racontera précisément la saison 2 ?

Dans la nouvelle suivante, l’action se déroule environ un an et demi après les événements du tournoi. Dunk et Egg entrent au service de Ser Eustace Osgrey, dirigeant de la maison Osgris et chevalier, et se retrouvent mêlés à un conflit d’irrigation opposant deux domaines du Bief – région au sud-est de Westeros –, notamment face à Rohanne Webber, dite la Veuve Rouge, dirigeante de la maison Tyssier.

Peter Claffey dans A Knight of the Seven Kingdoms.

Une éventuelle troisième saison pourrait adapter la dernière nouvelle publiée, centrée sur un complot plus large et plus politique. Dunk et Egg se retrouvent dans un tournoi servant de façade à une conspiration dirigée contre la couronne Targaryen.

Au-delà de ces trois textes, la perspective reste ouverte. Le corpus publié demeure limité, mais George R. R. Martin a indiqué avoir partagé des idées supplémentaires autour des aventures de Dunk et Egg, laissant envisager d’éventuels développements futurs.

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A Knight of the Seven Kingdoms : comment se termine la série ?

Ce 22 février, une nouvelle page de Westeros s’est tournée avec le final de A Knight of the Seven Kingdoms. Composée de six épisodes, cette première saison adapte le recueil de nouvelles de George R. R. Martin et propose un récit plus resserré que les fresques politiques de la franchise. L’intrigue se déroule environ un siècle avant les événements de Game of Thrones. Les Targaryen règnent encore sur Westeros mais les dragons ont disparu ; le royaume vit une période d’apparente stabilité, traversée par les séquelles des rébellions Blackfyre.

Qui sont Dunk et Egg ?

Pour rappel, le récit s’ouvre sur Ser Duncan le Grand, dit Dunk, chevalier errant. À la mort de son mentor, Ser Arlan de l’Arbre-sous, il se rend au tournoi d’Ashford pour tenter d’y gagner réputation et légitimité. En chemin, il accepte comme écuyer un garçon chauve et perspicace surnommé Egg. L’enfant n’est autre qu’Aegon Targaryen, fils du prince Maekar.

Peter Claffey et Tanzyn Crawford dans A Knight of the Seven Kingdoms.

Au tournoi, Dunk intervient pour protéger une jeune femme, marionnettiste, agressée par le prince Aerion Targaryen, frère aîné d’Egg. Le protagoniste s’expose alors à des accusations graves et l’affaire dépasse rapidement le cadre d’une querelle individuelle, prenant une dimension politique.

Aerion exige un « Trial of Seven », un duel judiciaire exceptionnel mobilisant sept champions de chaque camp. Dunk, isolé, parvient à rallier plusieurs soutiens, dont le prince Baelor Targaryen, héritier du Trône de Fer. L’affrontement est violent. Les alliés de Dunk l’emportent, mais Baelor succombe à une blessure. Sa disparition rebat les cartes de la succession et modifie la trajectoire de la maison Targaryen.

Que décide Dunk après le combat ?

Au lendemain du duel, le prince Maekar reconnaît la valeur de Dunk et lui propose d’entrer à son service, avec la charge de former Egg à Lestival. Dunk décline d’abord, accablé par la mort de Baelor et convaincu que sa présence attire le malheur. Il formule ensuite sa propre condition : garder Egg comme écuyer, mais poursuivre la route en chevalier errant.

A Knight of the Seven Kingdoms

Maekar refuse cette perspective. Dunk s’apprête à partir seul lorsque Egg le rejoint, affirmant que son père a consenti à son départ. La dernière scène laisse pourtant entendre le contraire : Maekar semble ignorer la disparition de son fils.

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King & Conqueror : la conquête normande version série tient-elle ses promesses ?

Une grande saga historique traverse la Manche pour s’installer sur Canal+. Diffusée d’abord au Royaume-Uni à l’été 2025 sur BBC One puis proposée aux États-Unis sur Prime Video, la série King & Conqueror débarque en France ce 12 février. Ses huit épisodes revisitent l’un des tournants majeurs de l’histoire européenne : l’année 1066.

Que raconte la série ?

Créée par Michael Robert Johnson, connu notamment pour les films Sherlock Holmes de Guy Ritchie et pour Pompéi, la série s’empare du sujet de la conquête normande. À la mort d’Édouard le Confesseur, deux prétendants se font face : Harold Godwinson, puissant comte anglo-saxon, et Guillaume, duc de Normandie.

King & Conqueror

Portée par James Norton en Harold et Nikolaj Coster-Waldau en Guillaume, l’oeuvre explore leur relation, d’abord teintée de respect, puis minée par les rivalités dynastiques. Autour d’eux gravitent Clémence Poésy, Emily Beecham et Eddie Marsan.

Quels sont les retours de la presse ?

La critique converge largement sur le casting. Decider évoque « l’excellente performance de la distribution » et juge que « le jeu des acteurs […] constitue le cœur même de la série ». « Nikolaj Coster-Waldau […] et James Norton […] font de parfaits antagonistes », estime Le Monde de son côté, tandis que Clémence Poésy « impressionne en reine Mathilde machiavélique ».

King & Conqueror

De premières réserves portent davantage sur l’écriture. Télérama note ainsi que « les comédiens s’en sortent plutôt bien, au regard de la qualité fluctuante du texte », suggérant que l’interprétation compense parfois les faiblesses du scénario.

L’ombre de Game of Thrones : inspiration ou imitation ?

Côté visuel et esthétique, Le Monde salue les « décors naturels austères », la série ayant été filmée en Islande, et juge « le cadre idéal pour les affrontements sanglants ». Mais cette ambition visuelle ne convainc pas tout le monde : Télérama estime que « la réalisation manque singulièrement de tranchant » et que « la mise en scène, aussi » ronronne.

King & Conqueror

Certains médias voient dans la série une filiation assumée avec la fantasy contemporaine. Decider admet que la série s’inspire « de l’univers fantastique de Game of Thrones en l’ancrant dans un récit historique », privilégiant le divertissement. À l’inverse, Libération parle de « ersatz » de GoT et Télérama considère qu’elle « chasse (de loin) sur les terres » de la série culte.

Que reproche-t-on à la série ?

C’est sur le rythme et la narration que les critiques se montrent les plus sévères. The Guardian estime que la série « démarre lentement et ne décolle jamais vraiment », évoquant « quelques épisodes denses en explications ». Libération parle d’une œuvre « perpétuellement embourbée dans un faux rythme » et qui« s’enlise dans le pathos ».

Enfin, la question de l’exactitude historique divise, sans pour autant dominer le débat. « Les archives historiques sont quelque peu floues », juge Decider, tandis que Le Monde mentionne « les libertés prises par ce scénario ».

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