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Reinstall - Le script ultime pour réinstaller n'importe quel OS sur votre VPS (même Windows)

Aujourd'hui, on va aller un peu plus loin que les simples bidouilles habituelles car je vais vous présenter Reinstall , un outil qui va peut-être vous changer la vie si vous gérez des serveurs distants.

Vous connaissez la chanson... vous avez un VPS sous Debian et vous voulez passer sous Arch pour faire votre malin. Sauf que pour opérer ce changement, c'est la galère assurée !! Faut passer par l'interface web de l'hébergeur, booter sur une ISO via une console VNC qui rame sa maman, et prier pour que le réseau revienne après le reboot.

Eh bien ça c'est terminé grâce à ce script Reinstall. Vous lui balancez une commande, le script s'occupe de tout, et hop, votre serveur redémarre sur le nouvel OS de votre choix. Pas besoin d'accès IPMI, pas besoin de supplier le support technique, ça marche tout seul.

Et ça supporte pas mal d'OS... Côté Linux, y'a 19 distributions majeures : Alpine, Debian (de 9 à 13), Ubuntu (de 16.04 à 25.10), toute la famille Red Hat (AlmaLinux, Rocky, Oracle), Fedora, Arch, Gentoo, NixOS... Bref, y'a tout ce qu'il faut.

Et le truc qui va plaire à ceux qui font du cloud, c'est également le support de Windows. En effet, le script permet d'installer Windows Vista, 7, 8.1, 10, 11 et même Windows Server 2025.

Et rassurez-vous, il n'utilise pas des images bricolées par on ne sait qui, mais les ISO officielles de chez Microsoft. Lui se content d'injecter automatiquement les drivers VirtIO pour que ça tourne comme un charme sur n'importe quel cloud (AWS, GCP, Oracle Cloud...).

Aussi, le point le plus chiant quand on réinstalle un serveur distant, c'est la config réseau. Si on se loupe, on perd l'accès SSH et c'est fini. Reinstall gère ça intelligemment puisqu'il détecte votre IP (statique ou dynamique), gère l'IPv6, les passerelles exotiques et même les serveurs ARM.

Ce qu'il vous faut avant de tout casser

  • RAM : 256 Mo pour Alpine/Debian, 1 Go pour Windows.
  • Disque : 1 Go pour Linux, 25 Go minimum pour Windows.
  • Accès : Un accès root/admin sur la machine actuelle.
  • Temps estimé : Environ 5 à 15 minutes selon la vitesse de connexion de votre serveur.

Un petit avertissement quand même... Ce script ne gère pas les conteneurs type OpenVZ ou LXC. Faut que ce soit une vraie VM (KVM, VMware, Hyper-V) ou un serveur bare-metal.

Le tuto ! Le tuto !

C'est là que ça devient drôle. Pour installer un nouveau Linux (disons Debian 13) depuis votre système actuel, il suffit de faire un petit :

# Télécharger le script
curl -O https://raw.githubusercontent.com/bin456789/reinstall/main/reinstall.sh

# Lancer la réinstallation
bash reinstall.sh debian 13 --password "VotreMotDePasse"

Si vous voulez tenter l'aventure Windows :

bash reinstall.sh windows --image-name "Windows 11 Enterprise LTSC 2024" --lang fr-fr

Le script tourne même depuis Windows (via un .bat) si vous voulez faire l'inverse et repasser sous Linux.

Perso, je trouve ça quand même génial pour tester des trucs sans passer des plombes à configurer des ISO. Ça dépanne grave quand on veut repartir on une base saine en un clin d'œil. D'ailleurs, si vous avez besoin de sécuriser vos serveurs après l'install, j'avais parlé de Fail2Ban il y a quelques temps, et c'est toujours une bonne idée. Et si vous avez peur de perdre vos données, jetez un œil à Restic pour vos backups.

Bref, si vous gérez des VPS et que vous en avez marre des consoles web préhistoriques, foncez tester ce truc (sur une machine de test d'abord, hein, venez pas pleurer après).

Bon, je vous laisse… Je vais aller me faire un petit café !

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Des scripts tout faits pour votre Proxmox

Ce matin, je discutais avec Emmanuel (un lecteur fidèle) sur mon Linkedin Korben et il m'a partagé une ressource vraiment chouette. Si comme moi vous jouez un peu parfois avec un serveur Proxmox qui tourne à la maison pour vos expérimentations ou votre domotique, vous savez que configurer chaque VM ou conteneur LXC peut vite devenir chronophage. On copie-colle des commandes, on installe des dépendances, on se plante, on recommence... La routine quoi sauf que cette routine peut vite devenir reloue.

Hé bien, fini la galère !!!! Le projet dont je veux vous parler aujourd'hui s'appelle Proxmox VE Helper-Scripts et c'est une collection communautaire de scripts (plusieurs centaines !) qui permet d'installer et de configurer tout un tas de services en une seule ligne de commande.

En gros, c'est une immense boîte à outils pour votre hyperviseur. Vous avez besoin d'une instance Home Assistant pour gérer des ampoules connectées ? Hop, vous lancez le script et ça vous crée le conteneur LXC tout propre. Vous voulez monter un serveur média avec Plex ou Jellyfin ? Pareil, c'est généralement plié en quelques minutes (selon votre connexion évidemment).

Vous allez sur le site, vous cherchez l'outil qui vous intéresse, vous copiez la commande bash fournie (du style bash -c "...") et vous la collez dans le shell de votre nœud Proxmox. Et hop, l'assistant se lance. Il vous pose quelques questions (IP statique ou DHCP, espace disque, RAM... ce genre de trucs classiques) et puis tente de s'occuper de tout le reste (si les planètes sont bien alignées et que votre karma est au top !).

Je trouve ça génial parce que non seulement ça gère l'installation, mais ça s'occupe aussi des mises à jour. Mais bon, attention quand même parce qu'une mise à jour upstream peut parfois casser le script, donc prudence. C'est d'ailleurs super utile si vous utilisez Proxmox sur un Raspberry Pi (via Pimox), même si l'architecture ARM peut poser souci avec certains scripts. D'ailleurs, bonne nouvelle pour les utilisateurs de Pimox : il existe Pimox-Scripts , un portage de ces mêmes Helper Scripts mais adaptés spécifiquement pour ARM/Raspberry Pi. Tous les scripts ne sont pas encore dispos (moins de contributeurs), mais y'a déjà de quoi faire !

Parmi les scripts disponibles, on retrouve les classiques Docker, AdGuard Home, Pi-hole, mais aussi des trucs plus pointus pour le monitoring ou la sécurité. C'est vraiment très complet, y compris si vous êtes dans une optique de création de lab de cybersécurité .

Après, je dois quand même vous faire une petite mise en garde de circonstance. Car comme d'habitude, exécuter des scripts bash trouvés sur le net direct en root... comment dire... c'est jamais sans risque. Le code est open source et maintenu par une communauté active, ça facilite l'audit, mais ce n'est pas une garantie de sécurité absolue. Sauf si vous aimez vivre dangereusement, jetez toujours un œil au code avant de valider. La confiance n'exclut pas le contrôle !!

Un grand merci à Emmanuel pour le tuyau initial et à Karl pour l'info sur Pimox-Scripts !

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Microsoft débranche enfin MDT - Comment déployer Windows sans se ruiner (et sans le cloud) ?

Snif, snif sniiiif, c'est la fin d'une époque pour tous les admins système qui ont les mains dans le cambouis depuis plus de deux décennies.

Hé oui les amis, Microsoft vient de décider de débrancher la prise de son vénérable Microsoft Deployment Toolkit (MDT). Adios ce outil né en 2003 (sous le nom de BDD à l'époque) qui nous a sauvés la mise pendant plus de 20 ans pour installer des parcs entiers de bécanes sans y passer la nuit !

Alors pourquoi ce revirement ?

Bon, alors officiellement, c'est pour nous faire passer à des solutions "modernes" mais officieusement, beaucoup y voient une manœuvre pour nous pousser vers le passage à la caisse cloud avec Windows Autopilot et Intune. Forcément, un outil gratuit, local, qui ne remonte quasiment aucune télémétrie (contrairement aux usines à gaz actuelles) et qui permet de faire des masters aux petits oignons sans dépendre d'Azure, ça commençait à faire tache dans le catalogue de Redmond. (oooh yeah !)

Le problème, c'est que pour pas mal de boîtes, Autopilot nécessite des licences spécifiques (M365 Business Premium ou Intune Plan 1) et une connexion internet béton. Hé oui, tout le monde n'a pas envie de dépendre du cloud pour provisionner un poste.

Ça tombe bien, vous me connaissez, je ne vais pas vous laisser tomber. Alors si vous faites partie de ceux qui se retrouvent le cul entre deux chaises, sachez qu'il existe des alternatives sérieuses et surtout gratuites ou open source.

Pour l'imagerie pure et dure (le bare-metal), mon chouchou reste FOG Project . C'est une bête de course open source qui remplace avantageusement la partie imagerie de WDS. Ça gère le boot réseau (PXE), le multicast pour arroser des dizaines de PC d'un coup, et ça permet de capturer et déployer vos images Windows 10 ou 11. Et pour ceux qui veulent du plus classique, Rescuezilla (le clone graphique de Clonezilla) fait aussi un boulot béton pour cloner des disques.

Mais là où ça devient vraiment chouette, c'est pour la configuration post-installation car plutôt que de s'enquiquiner avec des task sequences complexes, je vous conseille de regarder du côté d'Ansible. Oui, ça marche aussi pour Windows via WinRM (le mode standard) ou SSH ! Vous lancez un petit playbook YAML et hop, vos softs sont installés, vos paramètres de sécurité sont appliqués et votre machine est prête à l'emploi. C'est propre, reproductible et ça évite les erreurs humaines.

Pour ceux qui veulent bidouiller leur serveur de boot, n'oubliez pas non plus d'aller voir mon article sur Netboot.xyz qui est une mine d'or pour booter un grand nombre d'OS par le réseau.

Bref, même si Microsoft tente de nous enfermer dans sa cage dorée avec Autopilot, la communauté a déjà tout ce qu'il faut pour qu'on reste maîtres de notre infrastructure. Alors courage les admins !!! Une page se tourne mais les outils qui déchirent sont toujours là !

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