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Data-Shield - La blocklist qui vire les IPs pourries

Par :Korben
30 mars 2026 à 14:02

Quand on gère un serveur, y'a un truc qui rend dingue, c'est le bruit de fond de ces dizaines de milliers d'IPs qui scannent vos ports, qui tentent du bruteforce sur le port 22, qui cherchent des failles WordPress ou des phpMyAdmin oubliés... et surtout qui font tourner Fail2ban à plein régime dans les logs pour stopper ce qui peut l'être.

Fail2ban est d'ailleurs hyper réactif mais il attend qu'une IP fasse une connerie dans vos logs Apache ou SSH avant de la bloquer. Donc c'est quand même un peu tard.. Alors si on pouvait carrément virer le gros du trafic pourri avant même qu'il arrive à nos services ? Ce serait pas mieux ?

Hé bien c'est exactement ce que fait Data-Shield IPv4 Blocklist , un projet open source qui maintient une liste d'environ 100 000 adresses IP identifiées comme malveillantes. Le principe est simple... on colle l'URL RAW de la liste dans la config de son firewall (genre dans les alias d'OPNsense ou les External Block Lists de Fortinet) et hop, tout ce beau monde est filtré au niveau périmétrique. La liste (un simple fichier texte avec une IP par ligne) est rafraîchie toutes les 6 heures avec une fenêtre de rétention de 15 jours, du coup les IPs qui ne sont plus actives finissent par sortir automatiquement.

Côté compatibilité, c'est plutôt large : OPNsense, Fortinet, Palo Alto, F5 BIG-IP, Stormshield, Synology NAS, BunkerWeb... donc clairement, la plupart des pare-feu et WAF du marché peuvent ingérer la liste directement via une URL. Et pour les équipements un peu anciens qui ont des limites sur le nombre d'entrées, y'a même des listes splittées en paquets de 30 000 IPs.

Le projet est maintenu depuis 2023 par Duggy Tuxy, un CISO qui a visiblement décidé que ses week-ends aussi seraient consacrés à la threat intelligence. Presque déjà 4 000 commits sur le dépôt Git, soit des mises à jour quasiment tous les jours. Et c'est impressionnant car le taux de faux positifs affiché est de moins de 2 par mois, ce qui franchement, pour une liste de cette taille, est plutôt fou.

D'ailleurs, si vous utilisez déjà FireHOL pour vos listes de blocage, Data-Shield peut très bien venir en complément. L'idée c'est d'empiler les couches de défense... blocklist périmétrique au niveau iptables ou nftables en première ligne, puis CrowdSec ou Fail2ban pour le trafic qui passe quand même. Un défense en profondeur donc !

Attention par contre, la liste est pensée uniquement pour le trafic entrant (WAN vers LAN). L'appliquer en sortie bloquerait vos propres connexions légitimes. Et sauf si votre firewall gère le rechargement dynamique, pensez également à automatiser le refresh via un cron toutes les 6 heures.

Et pour assurer une haute disponibilité, le projet est distribué sur 5 miroirs : GitHub, GitLab, jsDelivr CDN, BitBucket et Codeberg. Du coup même si une source tombe, vos firewalls continuent à se mettre à jour.

Bref, si vous cherchez à réduire le bruit sur vos serveurs sans vous prendre la tête, allez, c'est gratuit, c'est sous licence GPLv3 et ça se configure en 2 minutes. Merci à Duggy Tuxy pour le tuyau !

ClamUI - Enfin un antivirus graphique sous Linux

Par :Korben
18 mars 2026 à 15:47

ClamAV, tout le monde connaît. C'est le moteur antivirus open source qui tourne sur à peu près tous les serveurs mail de la planète. Sauf que côté bureau Linux, à part ClamTk qui commence à dater, les options pour le piloter avec une interface graphique sont plutôt limitées.

Heureusement, ClamUI vient corriger le tir avec une vraie application desktop qui se présente comme une interface GNOME native bien léchée pour scanner vos fichiers, gérer la quarantaine et garder un oeil sur la sécurité de votre bécane. Un petit

flatpak install flathub io.github.linx_systems.ClamUI

...et c'est réglé !

Bon, vous allez me dire "Un antivirus sous Linux, pour quoi faire ? Moi j'ai une vraie barbe, je bois de la chouffe cul-sec et suffit de pas installer n'importe quoi, c'est tout !!! Linux ça se mérite les moldus !" tout en embrassant vos biceps ramollis ^^.

Mais vous oubliez que si vous partagez des fichiers avec des machines Windows, si vous gérez un serveur de mails ou un NAS familial, scanner ce qui transite c'est pas du luxe. Et ClamUI rend la chose carrément accessible, là où avant fallait jongler avec des outils en ligne de commande comme ceux qu'on trouve dans les distributions d'analyse de malwares .

Côté fonctionnalités, c'est d'ailleurs plutôt complet ! L'appli détecte automatiquement les clés USB et disques externes quand vous les branchez, et peut les scanner direct sans que vous leviez le petit doigt (un peu comme CIRCLean sur Raspberry Pi , mais sans le matériel dédié). Y'a aussi l'intégration VirusTotal pour les fichiers véritablement louches (il faut juste une clé API gratuite), du coup vous pouvez croiser les résultats avec une soixantaine de moteurs de détection en un clic.

Une chose bien pensée aussi, c'est l'intégration dans les gestionnaires de fichiers comme Nautilus, Dolphin, Nemo... un clic droit sur n'importe quel répertoire et vous lancez un scan. Ça s'installe également dans le system tray avec des notifications en temps réel, genre "scan terminé, zéro menace détectée" ou "attention, fichier suspect déplacé en quarantaine".

Pour les bidouilleurs, ClamUI propose deux backends au choix, c'est-à-dire soit le daemon clamd, plutôt que clamscan en direct, parce que clamd garde les signatures en mémoire et scanne beaucoup plus vite. Mais si vous voulez pas d'un service qui tourne en permanence, clamscan fait le job. Vous pouvez aussi programmer des scans automatiques via systemd ou cron, donc même un vieux serveur Debian peut tourner en pilote automatique.

Y'a aussi une CLI complète derrière l'interface graphique, idéale pour l'intégrer à vos scripts. clamui scan, clamui quarantine, clamui profile, clamui status... tout sort en JSON si vous voulez scripter le truc. Les codes retour sont d'ailleurs très propres : 0 si c'est clean, 1 si y'a des menaces, 2 si erreur. "Èzé" comme dirait Booba ! De quoi intégrer ça dans un pipeline de vérification maison sans se prendre la tête !

Le projet est sous licence MIT, tourne avec Python 3.11+ et les sources sont sur GitHub .

Merci à Lorenper pour la découverte !

WinCalls - L'appli qui raccroche au nez des démarcheurs

Par :Korben
16 mars 2026 à 10:55

Le démarchage téléphonique, on n'en peut plus !! Y'a bien Bloctel qui devait régler le problème... sauf que notre téléphone continue de sonner 3 fois par jour avec des histoires de CPF ou de panneaux solaires. Pas ouf quoi... Du coup, un enquêteur en fraude connu du web a décidé de créer sa propre appli Android pour raccrocher automatiquement au nez de ces FDP de spammeurs.

WinCalls , c'est le nom de la bête. Vous l'installez sur votre smartphone, vous activez la protection, et tadaaa, l'appli détecte les coups de fil de démarchage et raccroche toute seule avant même que votre téléphone ait le temps de sonner. Y'a même pas de notif, c'est clean ! Le spammeur parle dans le vide et vous, vous continuez votre vie peinard.

Le truc cool, c'est le bonhomme derrière. Centho , c'est un enquêteur spécialisé dans la fraude, qui traque les arnaqueurs au quotidien parce que c'est littéralement son métier, du coup forcément, il sait comment les démarcheurs fonctionnent et comment leur couper le sifflet.

Bon, vous allez me dire qu'Android a déjà un filtre anti-spam intégré. C'est vrai. Et sur les Pixel, il peut même bloquer les démarcheurs automatiquement mais sur la plupart des autres smartphones, il se contente juste de vous signaler l'appel et c'est ensuite à vous de décider si vous décrochez ou pas. Donc ça reste relou.

La différence avec WinCalls, c'est donc la méthode car l'appli se base entre autres sur les préfixes de numéros réservés au démarchage par l'ARCEP (genre les 0162, 0163...) pour identifier les appels commerciaux et raccrocher directement. Tout se fait donc en local sur votre téléphone. Contrairement à d'autres applis qui aspirent votre carnet d'adresses pour alimenter leur base (coucou Truecaller), ici zéro données transmises à l'extérieur. C'est propre ! Merci Centho !

Après c'est Android uniquement donc les possesseurs d'iPhone devront se débrouiller autrement (le filtre intégré d'iOS fait à vrai dire un boulot correct, mais c'est pas le même niveau... Moi j'utilise Begone et l'appli Orange Téléphone sous iOS).

Ah et surtout c'est totalement gratuit. Le projet fonctionne uniquement grâce aux dons des utilisateurs qui en ont marre de se faire harceler et y'a même une communauté Discord pour remonter des faux positifs ou poser vos questions, bref c'est bien fichu.

Si la sécurité de votre téléphone Android vous préoccupe de manière plus globale, c'est un bon complément. Et pour ceux qui se demandent comment se débarrasser définitivement des appels indésirables, la combo c'est de s'inscrire sur Bloctel (ça filtre les démarcheurs légaux... les 3 qui restent) et d'utiliser WinCalls qui agit à un niveau différent en bloquant via les préfixes ARCEP. Les deux se complètent plutôt bien.

C'est gratuit et c'est par là . Merci à Gotcha57 pour l'info !

Internet vous connaît par cœur : Incogni appuie sur "effacer" à votre place

Par :Korben
13 mars 2026 à 06:49
-- Article en partenariat avec Incogni --

Vous n'avez probablement pas besoin d’un énième sermon sur la "vie privée". Vous avez besoin d’outils qui font le sale boulot à votre place. Incogni fait exactement ça : il passe ses journées à frapper à la porte des courtiers en données pour leur dire de supprimer vos infos , pendant que vous faites autre chose de vital. Comme préparer une raclette parce que l'hiver n'est pas terminé.

On imagine souvent les fuites comme des gros piratages de bases de données. Cela arrive parfois bien évidemment, sauf qu'en pratique, le plus gros de la collecte part de choses beaucoup plus banales : formulaires, programmes de fidélité, inscriptions sur des sites gratuits et désormais, les extensions IA qui se greffent au navigateur .

Une étude d’Incogni montre que plus de la moitié des extensions Chrome “dopées à l’IA” collectent au moins un type de données utilisateur. Sur presque 450 extensions analysées, 52% aspirent quelque chose, et près de 30% récupèrent des infos personnelles identifiables. Votre nom, adresse, email, parfois même du contenu que vous tapez (mails, formulaires, documents en ligne) et des éléments de localisation. Des outils archi populaires comme Grammarly ou QuillBot se retrouvent pointés du doigt pour le volume et la sensibilité des données auxquelles ils ont accès, tout en étant installés par des millions d'utilisateurs.

Le problème, c’est que ces flux ne restent pas cantonnés aux éditeurs d’extensions. Ils alimentent des courtiers en données ( data brokers ) qui recoupent, enrichissent et revendent ce qu’ils savent de vous. Ça concerne aussi bien les coordonnées, le profil socio‑démographique, les centres d’intérêt, comportement de navigation, historique d’achats, etc. Vous ne verrez jamais leur nom sur un bandeau de cookie, mais eux vous connaissent très bien.

Incogni : un service qui supprime vos données à grande échelle

Pour attaquer ce problème à la racine, Incogni automatise tout ce que vous pourriez théoriquement faire à la main, mais que personne ne fait vraiment :

  • repérer quelles sociétés ont probablement vos données,
  • leur envoyer des demandes de suppression basées sur le RGPD, CCPA & co,
  • les relancer si elles traînent des pieds,
  • vérifier que vos données ne réapparaissent pas quelques mois plus tard.

Concrètement, à l’inscription, vous fournissez quelques informations d’identification (nom, email, adresse postale) pour permettre à Incogni de vous retrouver dans les bases des brokers. Une fois la procuration numérique signée, la plateforme commence à envoyer des demandes d’effacement à plus de 420 sites de courtage et bases marketing, recrutement, scoring, etc., en votre nom. On peut parler d’un service “quasi mains libres” qui économise des dizaines d’heures de démarchage manuel en automatisant ces requêtes et les relances qui suivent.

Sur le tableau de bord, on voit très concrètement tout ce qui se passe :

  • combien de demandes ont été envoyées,
  • quels brokers ont répondu,
  • combien ont confirmé la suppression,
  • lesquels sont encore en attente ou en cours de relance.

Une fois la première vague passée (souvent 30 à 45 jours pour les réponses, selon mon test perso et ce que j'ai vu en ligne), Incogni continue à surveiller les mêmes acteurs et à renvoyer des demandes périodiques pour éviter les “résurrections” discrètes de votre profil dans leurs fichiers. C’est cette dimension continue qui en fait un outil pratique : au lieu de faire un gros ménage une fois et d’oublier, vous déléguez la routine.

Le mode sniper : faire retirer vos données d’un site précis

Le détail intéressant pour les cas particuliers : avec l’offre illimitée, vous pouvez demander à Incogni de s’attaquer à des sites spécifiques, au-delà de sa liste standard de brokers. Ça couvre par exemple :

  • un annuaire de recherche de personnes qui expose votre adresse,
  • une base obscure où votre numéro apparaît,
  • une plateforme pro qui indexe trop bien vos données.

Le principe est simple : vous copiez l’URL du site ou de la page concernée dans l’interface, et l'outil ajoute ce cas à la liste des demandes à traiter. Il n’y a pas de limite de nombre de requêtes sur ce mode, ce qui en fait une option assez puissante pour “nettoyer” au fur et à mesure ce que vous découvrez dans Google. D'ailleurs petit conseil perso, n'hésitez pas à créer une alerte sur votre nom pour recevoir un mail dès qu'il apparaît quelque part, vous serez peut-être étonné.

Il y a des bornes logiques : Incogni ne pourra pas effacer des dossiers judiciaires publics, des registres gouvernementaux, ni vos propres contenus sur les réseaux sociaux, blogs ou forums. L’idée est de cibler les usages commerciaux de vos données, pas de réécrire l’histoire.

Ce que vous y gagnez concrètement

Sur le papier, “moins de données chez les brokers” sonne abstrait. Dans la pratique, ça se traduit par plusieurs bénéfices très concrets :

  • Moins de démarchage ciblé : les listes marketing qui tournent avec votre mail et votre téléphone s’appauvrissent, ce qui se voit dans la baisse de certains spams ultra personnalisés.
  • Moins de contexte pour les arnaques : un escroc qui ne connaît plus votre adresse, vos anciennes boîtes, vos habitudes, aura plus de mal à composer un message crédible.
  • Moins d’exposition dans les moteurs de recherche de personnes ou annuaires douteux : vos fiches disparaissent au fil des suppressions, ce qui réduit les risques de harcèlement, doxxing ou simple curiosité mal placée.
  • Moins de données à gérer en cas de fuite : si un broker se fait pirater, le volume d’informations vous concernant est moindre, donc l’impact potentiel aussi.

Et pour être utilisateur du service, on sent bien le côté progrès visible sans effort technique. Au bout de quelques semaines, le tableau de bord compte déjà des dizaines de suppressions confirmées, et le flux de courrier indésirable le plus ciblé commence à se tasser.

Et les extensions IA dans tout ça ?

Le rapport d’Incogni sur les extensions IA Chrome montre bien que le problème ne va pas disparaître. Tant qu’on installera des assistants magiques qui demandent un accès à tous les sites et à tout ce qu’on tape, les brokers auront de nouveaux tuyaux pour s’alimenter. La réponse ne peut pas être seulement “n’installez plus rien”, on a besoin de ces outils. Le service de Surfshark prend donc le problème par l’autre bout. Même si certaines données fuient via ces extensions ou d’autres services, il s’occupe de retrouver les endroits où elles se centralisent et d’exiger qu’elles soient effacées.

Le duo gagnant, c’est donc : limiter les permissions des extensions (et éviter celles qui demandent l’accès à tous les sites sans raison), comme le recommandent les chercheurs, et derrière, faire tourner un service comme Incogni pour vider régulièrement les réservoirs où vos infos finissent de toute façon.

Un outil de fond, pas un gadget de plus

Beaucoup de solutions privacy ajoutent une couche d’interface ou de jargon sans changer grand-chose au fond. Ici, la valeur est très terre à terre : du temps économisé, des démarches que vous n’auriez jamais faites vous‑même, et un suivi qui tourne en tâche de fond. Les analyses récentes en font un des services les plus rentables si votre objectif est simplement de faire disparaître votre fiche de la plupart des fichiers commerciaux sans y consacrer votre week‑end.

En résumé, Incogni ne promet pas l’invisibilité totale, mais il fait quelque chose que peu de gens ont la patience de faire. En 2026, ce n’est pas un luxe, c’est presque le minimum syndical pour que votre historique ne soit pas la matière première des prochaines dérives de l’IA ou du prochain mail d’arnaque trop bien informé.

Et vous pouvez en profiter à partir de 86€/an TTC pour la version standard (et même moins, 77€, avec le code KORBEN55). Pour la version illimitée, il faut compter 173€/an (ou 155 avec mon code).

→ Cliquez ici pour en savoir plus sur Incogni ←

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