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Amazon coupe l'accès à la boutique Kindle sur certaines de ces liseuses

Par :Korben
9 avril 2026 à 07:53
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Amazon va mettre fin au support de ses liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire sorties en 2012 ou avant. A partir du 20 mai, ces appareils ne pourront plus acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres. Seuls les ouvrages déjà présents sur l'appareil resteront lisibles.

Les modèles concernés

La liste est assez longue et remonte à la toute première Kindle de 2007 avec son clavier et sa molette. Sont concernées la Kindle 1ere et 2e génération, la Kindle DX et DX Graphite, la Kindle Keyboard, la Kindle 4, la Kindle Touch, la Kindle 5 et la Kindle Paperwhite première génération.

Les tablettes Kindle Fire de première génération sont aussi touchées, même si elles garderont l'accès aux autres applications et services Amazon. Après le 20 mai, si vous réinitialisez un de ces appareils ou si vous le désassociez de votre compte Amazon, il ne pourra plus être réenregistré.

Ce qui change et ce qui reste

Les livres déjà téléchargés sur l'appareil restent accessibles, donc vous pouvez toujours lire ce que vous avez. Par contre, impossible d'acheter quoi que ce soit de nouveau depuis la boutique Kindle, et pas moyen non plus d'emprunter ou de télécharger des livres, même ceux que vous avez déjà achetés sur un autre appareil.

Pour ceux qui veulent quand même continuer à utiliser leur vieille liseuse, il reste la solution du transfert par USB. Avec un logiciel comme Calibre , on peut convertir des fichiers ePub en format compatible Kindle et les charger manuellement. D'ailleurs c'est aussi valable si vous avez une Kindle récente !

Amazon indique que cette mesure ne concerne qu'environ 3% de ses utilisateurs actuels. On va dire que c'est l'occasion de vous équiper avec une Kindle un peu plus récente ! À titre personne j'utilise désormais une Kindle Paperwhite Signature Edition , et je l'adore vraiment, je la préfère même à la Colorsoft qui est moins bien contrastée sur la lecture de romans. Et en liseuse secondaire, j'ai toujours ma Kobo que j'ai testée ici .

Quoi qu'il en soit, c'est le genre de décision qui rappelle que quand on achète du contenu numérique, on achète surtout un accès, pas une propriété. Ces liseuses ont entre 13 et 19 ans, donc on peut comprendre qu'Amazon arrête le support technique. Mais couper l'accès à la boutique alors que l'appareil fonctionne encore, c'est quand même un peu sec.

Source : Engadget

Google veut vérifier l'identité de tous les développeurs Android, et ça menace F-Droid

Par :Korben
16 mars 2026 à 15:19

Google va obliger tous les développeurs Android à s'enregistrer avec une pièce d'identité et à payer 25 dollars, même ceux qui distribuent leurs apps en dehors du Play Store. F-Droid, le dépôt d'applications open source qui existe depuis quinze ans, dit que c'est une menace pour sa survie.

Une inscription obligatoire dès septembre

L'été dernier, Google a annoncé que toutes les applications installées sur des appareils Android certifiés devront obligatoirement être liées à un compte développeur vérifié. Cette obligation entrera en vigueur dès le mois de septembre prochain au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le reste du monde suivra quatre mois plus tard.

Pour s'enregistrer, il faut fournir une pièce d'identité officielle, accepter les conditions de Google et payer 25 dollars. Et ça concerne tout le monde : les développeurs qui publient sur le Play Store, mais aussi ceux qui passent par des stores alternatifs, par F-Droid, ou qui proposent leurs apps en téléchargement direct depuis un site web.

F-Droid ne peut pas s'adapter

F-Droid héberge plus de 3 000 applications open source, sans pub et sans trackers. Le problème, c'est que F-Droid signe lui-même les apps qu'il distribue avec sa propre clé, et Google impose désormais une seule signature par application.

Ça casse tout le modèle : si l'app est déjà signée par le développeur sur le Play Store, la version F-Droid ne peut plus exister. Et F-Droid ne peut pas non plus forcer des centaines de contributeurs bénévoles à s'enregistrer chez Google et à fournir leurs papiers.

37 organisations ont signé une lettre ouverte contre ce projet, dont l'Electronic Frontier Foundation, la Free Software Foundation et Vivaldi. Une pétition sur Change.org a rassemblé 64 000 signatures de développeurs.

Le lien avec le procès Epic Games

Ce durcissement arrive juste après l'accord entre Google et Epic Games sur la distribution d'apps Android. Les deux entreprises ont annoncé un programme de stores enregistrés qui permet le sideloading, mais sans obliger Google à intégrer des stores tiers dans le Play Store. 

Certains y voient une manoeuvre : si les tribunaux n'obligent pas Google à ouvrir le Play Store, la vérification des développeurs lui donne quand même un contrôle indirect sur toute la distribution Android.

Google, de son côté, dit que c'est une question de sécurité et que ça permet de bloquer les développeurs malveillants plus rapidement. Les distributions Android alternatives comme LineageOS ou GrapheneOS ne sont pas concernées.

Google invoque la sécurité, mais le Play Store lui-même laisse régulièrement passer des apps malveillantes, donc l'argument ne tient pas tant que ça.

Obliger un développeur bénévole qui publie un petit outil open source à fournir ses papiers d'identité à Google, c'est quand même un peu naze. On verra si la mobilisation des 37 organisations et des 64 000 développeurs suffira à faire bouger les choses, mais pour l'instant le calendrier est maintenu.

Sources : Android Authority , F-Droid

Google Antigravity - De gratuit à 275 € / mois sans prévenir

Par :Korben
14 mars 2026 à 15:57

Google Antigravity, c'est gratuit. Enfin... c'était gratuit. Puis c'est passé à +20 balles par mois. Et maintenant, pour un usage sérieux, comptez 275 € par mois. Bienvenue dans le bait and switch version Google.

En novembre, je vous présentais l'IDE agent-first de Google et à l'époque, c'était en preview publique, gratuit, avec des quotas "très généreux" selon Google. Même Linus Torvalds s'en servait pour ses projets perso en mode vibe coding. La hype était bien réelle !

Sauf qu'un lecteur, FX, m'a envoyé son retour d'expérience et à vrai dire, c'est édifiant. En décembre, il teste l'outil sur sa machine, profite de l'accès gratuit aux modèles Gemini Pro, Claude Opus et Sonnet. Le gain de productivité en Python et Flutter est franchement bon.

Trop beau pour durer, évidemment.

Mi-janvier, hop, la plateforme passe à 21,99 €/mois avec la promesse d'un, je cite "high, generous quota, refreshed every five hours". OK, pourquoi pas, ça reste correct pour un IDE dopé à l'IA. Par contre les quotas exacts ne sont écrits nulle part. Google parle juste de limites "high", "generous", "meaningful"... sans jamais donner un chiffre.

Et là, mi-février, sans aucune communication, les modèles Anthropic deviennent ultra-limités. Pas de mail, pas d'annonce. Du coup l'ami FX bascule sur Gemini Pro (qu'il trouve moins pertinent) et doit même installer une extension tierce, Antigravity Cockpit, juste pour suivre sa consommation.

Et mi-mars, rebelote. Gemini Pro se fait ratiboisser à son tour. En pleine semaine, des utilisateurs se retrouvent alors bloqués jusqu'au refresh hebdomadaire. Sur le forum officiel Google , un thread rapporte des lockouts de 3 à 10 jours... alors que la promesse c'était un refresh toutes les 5 heures. Google s'est excusé via un modérateur sur le forum, mais bon, des excuses ça ne compile pas du code et ça ne relance pas un pipeline.

Suite à ça, Google a alors discrètement modifié ses conditions pour retirer la mention "that refresh every 5 hours". Un utilisateur a retrouvé l'ancienne version sur Archive.org et quand il a demandé à l'IA Gemini si c'était légal... le modèle a répondu que non. Lol...

Le problème, c'est que les chiffres sont assez violents. Par exemple, un dev qui témoigne sur Reddit documente cette chute drastique : il consommait plus de 300 millions de tokens en input par semaine. Après le changement, il tape dans le mur à moins de 9 millions. Sacré différence quand même... on est passé du buffet à volonté au régime pain sec sans prévenir.

Et tout ça nous pousse vers un seul et unique endroit : le forfait AI Ultra à 275€/mois. Hé oui les amis, le plan AI Pro à 21,99 € n'est plus qu'une coquille vide... A ce tarif, Anti Gravity n'est plus qu'un fork de VS Code qui ne peut plus rien faire de sérieux en mode agentique. Donc d'abord on rend accro avec du gratuit, puis on serre la vis mois après mois jusqu'à ce que le seul choix raisonnable soit de sortir la carte bancaire pour un abonnement 12 fois plus cher. Du bait and switch dans les règles de l'art, j'vous dis !

Bon, soyons honnêtes, c'est pas la première fois que Google fait le coup. Le playbook est toujours le même : lancer gratuit avec des quotas délirants, laisser les gens construire leurs habitudes, puis monétiser. L'API Google Maps, YouTube Premium, Workspace... la recette ne change pas et ça marche à chaque fois !

Voilà donc pour ceux qui cherchent des alternatives, y'a toujours Cursor (20$/mois) et Windsurf (15$/mois) qui restent dans la course côté IDE IA. Par contre ça ne veut pas forcément dire qu'ils ne feront pas pareil un jour, n'oubliez pas. Et si vous êtes prêts à mettre les mains dans le terminal, Claude Code fait le taf en CLI pour 20$/mois aussi. Perso, c'est ce que j'utilise au quotidien, car les quotas sont hyper clairs dès le départ, donc pas de mauvaise surprise.

Bref, merci à FX pour le retour d'expérience, et si vous êtes encore sur Antigravity... ben surveillez bien vos quotas.

Source

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