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Ces enceintes JBL renferment une fonction étonnante pour les musiciens

L’intelligence artificielle trouve des applications pour le moins inattendues. Chez JBL, on a décidé de la mettre au service des musiciens et musiciennes en leur donnant la possibilité de nettoyer une piste audio afin de faciliter le playback, notamment pour s’entraîner à jouer une partition dessus. Découvrez les JBL BandBox Solo et BandBox Trio.

Des enceintes Bluetooth d’un nouveau genre

Bien sûr, les JBL BandBox permettent de jouer de la musique en Bluetooth comme n’importe quelle autre enceinte. Mais, impossible de ne pas vous parler d’abord de ce qui fait toute la différence : la technologie Stem AI.

Grâce à un processeur embarqué, les JBL BandBox Solo ou Trio permettent, d’une pression de la touche correspondante, de supprimer la voix, la batterie ou la guitare d’un morceau en cours de diffusion. Grâce à une analyse des fréquences du morceau de musique, l’enceinte vient intelligemment réduire au minimum le volume de cette piste (ce stem, comme on dit en production musicale), permettant à l’utilisateur ou à l’utilisatrice de jouer par-dessus afin de proposer un accompagnement personnalisé.

Cette fonction innovante vise à permettre aux musicien·nes de pratiquer leur instrument ou leur chant sans connaissance technique ou logiciel spécialisé. Les BandBox Solo et Trio fonctionnent sur batterie, sans connexion internet. Il suffit de diffuser sa musique, de cliquer sur le bouton idoine et de se rendre sur l’application pour smartphone afin de régler l’intensité de la réduction de bruit des pistes. On trouve également des fonctionnalités d’accordeur, de métronome et d’autres outils destinés aux musiciennes et musiciens pour améliorer leur pratique.

Et la partie audio, alors ?

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, la JBL BandBox Solo est une enceinte très compacte, de 15 cm de long pour 8,7 cm de large. Elle déploie une puissance de 18 W, dispose d’une entrée pour micro et guitare, et se connecte en USB-C ou en Bluetooth 5.4 à n’importe quelle source audio compatible. JBL parle de six heures d’autonomie par charge. C’est peu, mais rappelons-nous que l’enceinte n’est pas tout à fait un produit nomade comme les autres. Ce modèle sera vendu 229,99 €.

Beaucoup plus puissante et empruntant son look aux enceintes de retour pour les artistes de scène, la JBL BandBox Trio offre une puissance de 135 W grâce à un woofer de 6,5” et deux tweeters. Elle affiche une connectique beaucoup plus polyvalente, et même un écran LCD donnant accès à de nombreux réglages. Ici, JBL promet dix heures d’autonomie. Elle s’affichera, en février, à 599,99 €.

JBL Bandbox
La JBL BandBox Trio.

Klipsch met de la lumière dans le setup des gamers

L’Américain Klipsch donne un coup de peinture fraîche à l’une de ses gammes oubliées. Avec le kit 2.1 ProMedia Lumina, l’expert du son se propose de donner une nouvelle dimension à votre bureau, et même d’y ajouter une touche de couleur. Oui, comme leur nom l’indique, les ProMedia Lumina embarquent des LED pouvant être synchronisées avec l’audio – un peu à la façon de l’Ambilight de Philips.

Un kit polyvalent pour tous les usages

Partant sans doute du principe (un peu éculé) que les gamers raffolent des LED, le fabricant axe toute sa communication autour de ses nouvelles enceintes à destination de cette population. Cela ne retire rien à l’héritage hi-fi de la marque et ne vient finalement que renforcer la promesse de polyvalence de ces ProMedia Lumina. Il faut dire également que le marché des kits 2.1 performants est aujourd’hui dominé par des marques très identifiées « gaming » : Logitech, Razer, SteelSeries…

Klipsch tente donc d’investir un marché plus vaste que d’habitude, avec un kit 2.1 proposé à 349 €, composé de deux enceintes bibliothèques de 25 cm de haut environ pour 16 cm de large et d’un caisson de basses au look assez plat de 35 cm par 15 cm. Les enceintes sont pourvues d’un tweeter Mylar de 2,54 cm de diamètre et d’un transducteur médium de 7,62 cm. Klipsch annonce une réponse en fréquence située entre 40 Hz et 20 kHz à -6 dB et une sortie maximale de 98 dB SPL.

Le caisson, lui, repose sur un woofer de 16,51 cm, ce qui devrait considérablement enrichir la profondeur des contenus que vous visionnerez sur votre ordinateur. Le kit Klipsch ProMedia Lumina se connecte par USB-C ou jack 3,5 mm, et dispose également d’une connectivité Bluetooth 5.3 pour diffuser de la musique depuis son smartphone, par exemple.

Klipsch ProMedia Lumina
Les enceintes Klipsch ProMedia Lumina se placent sur un support inclinable.

Une appli pour faire la lumière sur votre bureau

Vient ensuite la partie logicielle. Chaque enceinte affiche au dos un rectangle LED permettant de créer une ambiance lumineuse personnalisable grâce à une application. On peut naturellement créer plusieurs profils, ou simplement laisser les enceintes se synchroniser avec le contenu en cours de diffusion pour plus de dynamisme.

Outre cette fonction peut-être un peu gadget pour certains, l’application donne également accès à un égaliseur six bandes et à divers profils sonores pour adapter le rendu au type de contenu souhaité.

Des promesses alléchantes, donc, pour un produit qui se positionne plutôt sur le haut de gamme – les Razer Nommo V2 Pro sont par exemple vendues 50 € moins cher. Reste qu’en matière de son, Klipsch a bien meilleure réputation.

Bose étonne avec cette décision contre l’obsolescence programmée de ses produits

Alors que la plupart des appareils domestiques sont désormais connectés, leur durée de vie est directement indexée au support logiciel que leurs fabricants veulent bien leur offrir. Bose, qui commercialise des casques, écouteurs et enceintes connectées, n’ignore pas le problème, et va même agir très directement pour prévenir l’obsolescence programmée de ses anciens appareils, en l’occurrence les enceintes SoundTouch, très populaires au mitan des années 2010.

Les SoundTouch arrivent en fin de vie

En mai 2026, les enceintes de la gamme SoundTouch seront officiellement considérées comme obsolètes. Cela signifie qu’elles ne recevront plus de correctif logiciel, mais également qu’elles perdront l’essentiel de leurs fonctionnalités connectées (notamment le lien avec l’application dédiée). En clair : elles s’apprêtent à devenir de « simples » enceintes Bluetooth.

Depuis l’annonce, à la rentrée 2025, la marque a mis un peu d’eau dans son vin et a assuré que plusieurs fonctionnalités resteraient finalement utilisables (comme AirPlay ou Spotify Connect). La semaine dernière, Bose a même fait une annonce aussi étonnante que bienvenue.

D’ici à la mise au rebut des enceintes SoundTouch dans quelques mois, leur code source va être ouvert, laissant à n’importe qui le loisir de développer des applications qui pourront prendre le relais pour que les enceintes concernées continuent de fonctionner correctement. Bose promet un long document technique sous la forme d’un PDF, qui permettra « aux développeurs indépendants de créer leurs propres applications et outils compatibles SoundTouch ».

Ce que ça signifie pour les propriétaires d’enceinte SoundTouch

Si le développement d’une application n’est certainement pas à la portée de tout le monde, la communauté du libre devrait rapidement s’emparer de la bonne nouvelle pour permettre, a minima, aux propriétaires d’enceintes Bose SoundTouch de continuer à profiter de leur appareil dans les meilleures conditions possibles. On peut également imaginer que l’API mise à disposition de Bose permettra à des développeurs ingénieux de confectionner des fonctionnalités additionnelles, qui sait.

Cette annonce n’est pas seulement bonne pour les consommateurs, elle l’est aussi pour la planète. Même si les utilisateurs et utilisatrices devront se débrouiller pour trouver et installer un nouveau firmware sur leur enceinte, celles-ci échappent de justesse à une forme d’obsolescence qui pourrait pousser leurs propriétaires à s’en débarrasser.

Une bonne pratique, de la part de l’entreprise américaine, dont on espère qu’elle inspirera ses concurrents, qui n’ont rien à perdre à tenter de verdir leur image.

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