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1923 : le préquel de Yellowstone est-il inspiré d’une histoire vraie ?

28 janvier 2026 à 14:45

Issue de l’univers imaginé par Taylor Sheridan, 1923 bénéficie aujourd’hui d’une nouvelle exposition sur le petit écran français en étant diffusée sur TF1 Séries Films depuis le 26 janvier. Lancée en 2022, elle avait déjà trouvé son public et séduit une partie de la critique lors de sa diffusion initiale sur Paramount+. Inscrite dans l’univers de Yellowstone, après 1883, la série interroge une nouvelle fois la frontière entre fiction et histoire.

La série repose-t-elle sur des faits réels ?

1923 ne s’inspire pas d’une histoire vraie. La famille Dutton, comme l’ensemble des personnages principaux, relève de la fiction. Aucun événement précis n’est directement tiré des archives historiques, à l’instar de Yellowstone et de 1883.

Harrison Ford dans 1923.

Toutefois, l’action se situe dans un contexte qui a réellement existé, au début des années 1920. Le pays sort de la Première Guerre mondiale profondément transformé, confronté à une modernisation rapide. Le Montana, territoire rural par excellence, cristallise ces tensions entre un monde ancien et une société en mutation. La série met également en lumière les conséquences du conflit mondial, avec de nombreux anciens soldats éprouvant des difficultés à se réinsérer dans la vie quotidienne.

En quoi la Prohibition structure-t-elle le récit ?

Entrée en vigueur en 1920, la Prohibition bouleverse également les États, notamment en zones rurales. L’interdiction de l’alcool favorise trafics, corruption et affrontements avec les autorités fédérales.

Harrison Ford dans 1923.

Bien avant le krach de 1929, les campagnes de l’Ouest subissent également sécheresses, chute des prix agricoles et endettement massif. Les ranchs se retrouvent menacés, pris dans une spirale économique défavorable.

L’un des arcs les plus marquants évoque par ailleurs les pensionnats religieux pour enfants autochtones. Ces établissements ont réellement existé et visaient l’assimilation forcée des populations amérindiennes, au prix de violences aujourd’hui largement documentées. Si les personnages sont fictifs, les pratiques décrites renvoient à une réalité historique.

Shrinking, saison 3 : pourquoi l’arrivée de Michael J. Fox est-elle un événement ?

28 janvier 2026 à 14:25

Diffusée sur Apple TV+, Shrinking est devenue en quelques saisons une dramédie à part. Créée par Bill Lawrence (Scrubs), Jason Segel (How I Met your Mother) et Brett Goldstein (Ted Lasso), la série, lancée en 2023, conjugue humour et mélancolie pour ausculter les failles de celles et ceux dont le métier consiste à réparer les autres.

Avec sa troisième saison qui arrive sur la plateforme le 28 janvier, elle ouvre un nouveau chapitre en accueillant l’un des visages les plus emblématiques de la télévision américaine : Michael J. Fox.

De quoi parle Shrinking ?

Au cœur du récit, Jimmy Laird, thérapeute à Los Angeles, tente de survivre à la mort brutale de sa femme tout en élevant sa fille. Incapable de maintenir la distance professionnelle qu’exige son métier, il décide de dire à ses patients exactement ce qu’il pense. Shrinking déploie un récit choral centré sur un cabinet de psychologues, leurs patients, leurs proches et leurs contradictions.

Shrinking.

Après une première saison consacrée au deuil et une deuxième axée sur le pardon et la responsabilité, le troisième chapitre explore l’idée « d’aller de l’avant ». Les personnages arrivent à la fin d’un cycle : Jimmy doit accepter le départ de sa fille, tandis que le cabinet est confronté à de nouveaux équilibres.

Le retour de Michael J. Fox

C’est dans ce contexte que Michael J. Fox fait son entrée au casting. Il apparaît dans trois épisodes dans le rôle de Gerry, un patient atteint de la maladie de Parkinson, que l’acteur combat lui-même depuis 1991. À l’écran, il partage plusieurs scènes avec Paul Rhoades, le mentor de Jimmy interprété par Harrison Ford, dont le personnage est confronté à cette même pathologie depuis la saison précédente.

« Je suis très fier de faire sortir Mike de sa retraite tous les deux ou trois ans », explique Bill Lawrence à USA Today, rappelant leur collaboration passée sur Spin City. Fox s’est en effet fait extrêmement rare à l’écran ces dernières années. « Un élément clé […] est de mémoriser son texte, et je n’y arrive pas », confiait-il en 2022 dans le podcast Working It Out de Mike Birbiglia.

Ce parti pris, entre fiction et réalité, donne à Shrinking une portée supplémentaire. « En sa présence, on ne s’apitoie pas sur son sort, souligne Lawrence. Nous sommes tous, plus ou moins, proches de quelqu’un atteint de sclérose en plaques, de Parkinson, d’un cancer ou autre. Et cela ne doit pas assombrir la vie de chacun. Personne n’incarne mieux cela dans notre série que Mike. »

Autour de Segel, Ford et Fox, la distribution reste fidèle, avec Jessica Williams, Michael Urie, Lukita Maxwell ou Christa Miller, tandis que plusieurs guests viennent enrichir la saison.

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