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Reçu aujourd’hui — 11 février 2026

DuckDuckGo lance son assistant d’IA vocal et privé

Le navigateur web bien connu des personnes qui rejettent l’hégémonie de Google, DuckDuckGo lançait, en mars dernier, Duck.ai : une plateforme regroupant plusieurs modèles de langage (LLM) populaires, tout en ajoutant une bonne couche d’anonymisation des échanges. Aujourd’hui, l’éditeur renforce son offre avec le lancement de la fonction chat vocal, similaire à ChatGPT Voice ou Gemini Live.

Le chat vocal s’invite dans Duck.ai

Duck.ai n’est pas un module qui vient vous déranger pendant votre navigation. Il s’agit d’un site séparé du reste des activités de l’entreprise, qui reprend peu ou prou les codes des autres chatbots d’intelligence artificielle du marché. En ce sens, on pense notamment à Lumo, l’assistant d’intelligence artificielle sécurisé lancé par Proton.

Duck.ai est donc une métaplateforme donnant accès à la fois à des modèles d’OpenAI, Google ou Anthropic (Claude). Jusqu’à présent, on interagissait avec l’outil par écrit, et on peut lui demander de nous générer une image depuis peu. Aujourd’hui, DuckDuckGo franchit une étape majeure en inaugurant les chats vocaux sur sa plateforme.

Pour l’heure, seul le modèle d’OpenAI est proposé, en raison de ses performances et de sa légèreté. D’autres pourront être ajoutés à l’attirail de Duck.ai si l’entreprise parvient à obtenir des résultats satisfaisants, notamment en matière de confidentialité des données. Il ne faudrait pas que DDG se mette à dos ses principaux utilisateurs et utilisatrices par excès de confiance.

Duck.ai chat vocal
De belles promesses de confidentialité.

Comment fonctionne le chat vocal de DuckDuckGo ?

Comme l’indique cette fenêtre qui s’ouvre au premier lancement du chat vocal, la fonctionnalité est « privée par design ». C’est-à-dire qu’à l’instar du chat écrit, rien de ce que vous direz ne saurait être relié à votre identité réelle et vos échanges ne serviront pas à entraîner les modèles d’IA. DDG promet aussi qu’aucun son n’est conservé sur ses serveurs ni sur ceux d’OpenAI. Une fois l’échange terminé, les fichiers sont définitivement supprimés.

Néanmoins, le dernier item de cette liste nous demande aussi d’accepter que nos données vocales soient transmises à OpenAI pour l’utilisation de cette fonctionnalité. Même si DDG assure ne pas être intéressé par vos données, ce n’est probablement pas le cas du concepteur de ChatGPT, qui suit une tout autre politique en matière de collecte de données. Sur la page du support de la fonctionnalité, l’éditeur est toutefois plus rassurant : « OpenAI est contractuellement limité dans sa façon d’utiliser vos données vocales pour le fonctionnement de ses services. » Par ailleurs, DuckDuckGo promet que le flux audio est chiffré avant de le transmettre à son partenaire.

Notez que le chat vocal est pour l’heure disponible sur navigateur uniquement, à l’exception de Firefox (ça arrivera plus tard). Une limite d’usage est aussi imposée aux internautes ; le but étant de les encourager à souscrire un abonnement facturé 9,99 € par mois et ouvrant l’accès à davantage de fonctionnalités et des modèles plus récents.

DuckDuckGo lance son assistant d’IA vocal et privé

11 février 2026 à 10:50

Le navigateur web bien connu des personnes qui rejettent l’hégémonie de Google, DuckDuckGo lançait, en mars dernier, Duck.ai : une plateforme regroupant plusieurs modèles de langage (LLM) populaires, tout en ajoutant une bonne couche d’anonymisation des échanges. Aujourd’hui, l’éditeur renforce son offre avec le lancement de la fonction chat vocal, similaire à ChatGPT Voice ou Gemini Live.

Le chat vocal s’invite dans Duck.ai

Duck.ai n’est pas un module qui vient vous déranger pendant votre navigation. Il s’agit d’un site séparé du reste des activités de l’entreprise, qui reprend peu ou prou les codes des autres chatbots d’intelligence artificielle du marché. En ce sens, on pense notamment à Lumo, l’assistant d’intelligence artificielle sécurisé lancé par Proton.

Duck.ai est donc une métaplateforme donnant accès à la fois à des modèles d’OpenAI, Google ou Anthropic (Claude). Jusqu’à présent, on interagissait avec l’outil par écrit, et on peut lui demander de nous générer une image depuis peu. Aujourd’hui, DuckDuckGo franchit une étape majeure en inaugurant les chats vocaux sur sa plateforme.

Pour l’heure, seul le modèle d’OpenAI est proposé, en raison de ses performances et de sa légèreté. D’autres pourront être ajoutés à l’attirail de Duck.ai si l’entreprise parvient à obtenir des résultats satisfaisants, notamment en matière de confidentialité des données. Il ne faudrait pas que DDG se mette à dos ses principaux utilisateurs et utilisatrices par excès de confiance.

Duck.ai chat vocal
De belles promesses de confidentialité.

Comment fonctionne le chat vocal de DuckDuckGo ?

Comme l’indique cette fenêtre qui s’ouvre au premier lancement du chat vocal, la fonctionnalité est « privée par design ». C’est-à-dire qu’à l’instar du chat écrit, rien de ce que vous direz ne saurait être relié à votre identité réelle et vos échanges ne serviront pas à entraîner les modèles d’IA. DDG promet aussi qu’aucun son n’est conservé sur ses serveurs ni sur ceux d’OpenAI. Une fois l’échange terminé, les fichiers sont définitivement supprimés.

Néanmoins, le dernier item de cette liste nous demande aussi d’accepter que nos données vocales soient transmises à OpenAI pour l’utilisation de cette fonctionnalité. Même si DDG assure ne pas être intéressé par vos données, ce n’est probablement pas le cas du concepteur de ChatGPT, qui suit une tout autre politique en matière de collecte de données. Sur la page du support de la fonctionnalité, l’éditeur est toutefois plus rassurant : « OpenAI est contractuellement limité dans sa façon d’utiliser vos données vocales pour le fonctionnement de ses services. » Par ailleurs, DuckDuckGo promet que le flux audio est chiffré avant de le transmettre à son partenaire.

Notez que le chat vocal est pour l’heure disponible sur navigateur uniquement, à l’exception de Firefox (ça arrivera plus tard). Une limite d’usage est aussi imposée aux internautes ; le but étant de les encourager à souscrire un abonnement facturé 9,99 € par mois et ouvrant l’accès à davantage de fonctionnalités et des modèles plus récents.

Reçu avant avant-hier

Firefox ne reculera pas sur l’IA, mais fera des concessions

Les dernières semaines ont été particulièrement animées, dans la communauté du libre, et en particulier dans celle de Firefox. Le navigateur web, souvent considéré comme le dernier rempart face à l’hégémonie des produits Chromium (le moteur qui anime l’écrasante majorité des navigateurs du marché, développé par Google), a déçu une partie de ses fans en cédant aux sirènes de l’intelligence artificielle. Mais, conformément aux annonces de son nouveau patron, Anthony Enzor-DeMeo, le navigateur intégrera bientôt une option permettant de désactiver toute trace d’IA sur Firefox.

L’IA en option ? Oui, mais…

C’est désormais daté : les versions smartphones et ordinateurs de Firefox seront mises à jour le 24 février prochain pour accueillir le fameux killswitch, l’interrupteur qui permettra aux internautes de se débarrasser de toute trace d’IA sur leur navigateur fétiche. Une annonce faite en grande pompe sur le blog de l’entreprise, qui donne à voir un aperçu de ladite fonctionnalité, nichée dans les options du logiciel.

Avec Firefox 148, un nouveau menu baptisé « AI Controls » fera donc son apparition dans les réglages du navigateur. Cet espace va lister les fonctionnalités d’intelligence artificielle du logiciel et vous permettre de choisir, pour chacune, si vous souhaitez la désactiver. Un bouton général permet encore plus simplement de désactiver toute l’intelligence artificielle.

Vous aurez sans doute déjà compris ce qui coince encore avec la proposition de Firefox. Il ne s’agit pas d’un bouton permettant d’activer les fonctionnalités d’IA, mais de désactiver les fonctions qui le sont désormais par défaut. Voici en détail les fonctions concernées pour le moment.

  • Traductions, pour vous aider à naviguer sur le Web dans votre langue préférée.
  • Texte alternatif dans les PDF, pour ajouter des descriptions d’accessibilité aux images des pages PDF.
  • Regroupement d’onglets assisté par l’IA, qui suggère des onglets connexes et des noms de groupes.
  • Aperçus de liens, qui affichent les points clés avant d’ouvrir un lien.
  • Chatbot IA dans la barre latérale, qui vous permet d’utiliser le chatbot de votre choix pendant que vous naviguez, y compris des options comme Claude, ChatGPT, Copilot, Gemini et Le Chat.

Pourquoi ça va (encore) coincer pour les fans de Firefox

Comme on pouvait naturellement s’y attendre, le post d’annonce officiel sur Reddit est reçu de façon plutôt tiède par la communauté. Le point essentiel relevé par les internautes est que les fonctions d’IA devraient être désactivées par défaut et que chacun·e devrait ensuite avoir la possibilité d’en activer une ou plusieurs, à sa discrétion. Avec cette approche, Firefox compte sur le fait que des utilisateurs et utilisatrices peu au fait de ces nouveautés laissent l’intelligence artificielle activée, gonflant ainsi ses futurs chiffres d’utilisation. Des chiffres qui, plus tard, pourraient servir à légitimer l’ajout d’autres fonctionnalités d’IA.

Pour autant, d’autres internautes remercient Mozilla d’avoir été à l’écoute de leur communauté, et d’avoir fait une concession, jugée acceptable par la plupart. Il faut aussi se souvenir que, de l’avis d’Anthony Enzor-DeMeo, le virage IA de Firefox serait une question de vie ou de mort pour ce navigateur qui fêtera, en septembre prochain, ses 24 ans.

Mozilla n’est pas une entreprise qui se porte particulièrement bien, et Firefox perd du terrain depuis quelques années. À l’heure où l’intelligence artificielle polarise énormément les échanges sur le Web, la possibilité de la désactiver totalement au sein de ce navigateur alternatif pourrait bien lui accorder de nouvelles faveurs de la part d’internautes qui fuient la concurrence, encore plus empressée d’adopter la tendance.

Firefox ne reculera pas sur l’IA, mais fera des concessions

3 février 2026 à 10:30

Les dernières semaines ont été particulièrement animées, dans la communauté du libre, et en particulier dans celle de Firefox. Le navigateur web, souvent considéré comme le dernier rempart face à l’hégémonie des produits Chromium (le moteur qui anime l’écrasante majorité des navigateurs du marché, développé par Google), a déçu une partie de ses fans en cédant aux sirènes de l’intelligence artificielle. Mais, conformément aux annonces de son nouveau patron, Anthony Enzor-DeMeo, le navigateur intégrera bientôt une option permettant de désactiver toute trace d’IA sur Firefox.

L’IA en option ? Oui, mais…

C’est désormais daté : les versions smartphones et ordinateurs de Firefox seront mises à jour le 24 février prochain pour accueillir le fameux killswitch, l’interrupteur qui permettra aux internautes de se débarrasser de toute trace d’IA sur leur navigateur fétiche. Une annonce faite en grande pompe sur le blog de l’entreprise, qui donne à voir un aperçu de ladite fonctionnalité, nichée dans les options du logiciel.

Avec Firefox 148, un nouveau menu baptisé « AI Controls » fera donc son apparition dans les réglages du navigateur. Cet espace va lister les fonctionnalités d’intelligence artificielle du logiciel et vous permettre de choisir, pour chacune, si vous souhaitez la désactiver. Un bouton général permet encore plus simplement de désactiver toute l’intelligence artificielle.

Vous aurez sans doute déjà compris ce qui coince encore avec la proposition de Firefox. Il ne s’agit pas d’un bouton permettant d’activer les fonctionnalités d’IA, mais de désactiver les fonctions qui le sont désormais par défaut. Voici en détail les fonctions concernées pour le moment.

  • Traductions, pour vous aider à naviguer sur le Web dans votre langue préférée.
  • Texte alternatif dans les PDF, pour ajouter des descriptions d’accessibilité aux images des pages PDF.
  • Regroupement d’onglets assisté par l’IA, qui suggère des onglets connexes et des noms de groupes.
  • Aperçus de liens, qui affichent les points clés avant d’ouvrir un lien.
  • Chatbot IA dans la barre latérale, qui vous permet d’utiliser le chatbot de votre choix pendant que vous naviguez, y compris des options comme Claude, ChatGPT, Copilot, Gemini et Le Chat.

Pourquoi ça va (encore) coincer pour les fans de Firefox

Comme on pouvait naturellement s’y attendre, le post d’annonce officiel sur Reddit est reçu de façon plutôt tiède par la communauté. Le point essentiel relevé par les internautes est que les fonctions d’IA devraient être désactivées par défaut et que chacun·e devrait ensuite avoir la possibilité d’en activer une ou plusieurs, à sa discrétion. Avec cette approche, Firefox compte sur le fait que des utilisateurs et utilisatrices peu au fait de ces nouveautés laissent l’intelligence artificielle activée, gonflant ainsi ses futurs chiffres d’utilisation. Des chiffres qui, plus tard, pourraient servir à légitimer l’ajout d’autres fonctionnalités d’IA.

Pour autant, d’autres internautes remercient Mozilla d’avoir été à l’écoute de leur communauté, et d’avoir fait une concession, jugée acceptable par la plupart. Il faut aussi se souvenir que, de l’avis d’Anthony Enzor-DeMeo, le virage IA de Firefox serait une question de vie ou de mort pour ce navigateur qui fêtera, en septembre prochain, ses 24 ans.

Mozilla n’est pas une entreprise qui se porte particulièrement bien, et Firefox perd du terrain depuis quelques années. À l’heure où l’intelligence artificielle polarise énormément les échanges sur le Web, la possibilité de la désactiver totalement au sein de ce navigateur alternatif pourrait bien lui accorder de nouvelles faveurs de la part d’internautes qui fuient la concurrence, encore plus empressée d’adopter la tendance.

Le navigateur Brave propose un filtre anti-IA

26 décembre 2025 à 16:40

Les contenus générés par l’intelligence artificielle inondent le web, au point qu’il en devient parfois difficile de trouver ce que l’on cherche sans tomber sur du « slop », de la bouillie d’IA générée à la va-vite pour créer du contenu viral facile à consommer. Comme le moteur de recherche Duckduckgo avant lui, Brave lance cette semaine un nouveau filtre agissant comme une protection contre ce genre de contenus.

Un filtre comme un barrage au contenu généré par l’IA

Sur son compte X, Brave annonce le lancement d’une nouvelle option sur les versions ordinateur et smartphones de son navigateur. Contrairement à Duckduckgo, qui vient bloquer les images faites par IA au sein de son moteur de recherche, la nouvelle option de Brave agit au niveau même du navigateur. En clair, elle active une liste de filtrage, qui contient par exemple des noms de domaines connus pour ne proposer que du slop, ou certaines métadonnées associées aux images générées par IA, afin de les masquer dans les résultats de recherche. Les options comme l’AI Mode de Google ou Copilot de Bing seront également supprimées des moteurs de recherche.

En activant l’option sur Brave, on viendrait ainsi grandement réduire la quantité de contenu généré par intelligence artificielle au sein des résultats de recherche pendant sa navigation. En revanche, le contenu fait par IA au sein des sites que l’on peut visiter ne sera pas forcément masqué. La régulation sur ce genre de contenus se faisant attendre, c’est encore une gigantesque zone grise sur laquelle les éditeurs de logiciels essaient d’apporter un peu de lumière.

Pour activer l’option dès aujourd’hui, rendez-vous dans les Paramètres > Protections > Filtres de contenu et cochez l’option baptisée « filtres de recherche anti-IA ». Un redémarrage du navigateur peut être nécessaire pour que le changement s’applique.

If you don't want AI in your search engine, we've got your back.

One simple setting change can hide AI-generated answers and other AI elements from multiple search engines.

Go to Settings > Shields > Content Filtering and enable "Anti-AI Search Filters." pic.twitter.com/ayhTaqbJq8

— Brave (@brave) December 24, 2025

Le double discours de Brave

Si les internautes qui n’adhèrent pas à l’IA peuvent applaudir cette décision de Brave, un rapide détour sur le blog de l’entreprise ne laisse que peu de doutes sur la direction que prend le navigateur fondé par le cofondateur de Firefox, Brendan Eich. Tout comme Firefox, justement, dont le nouveau PDG a déclaré la semaine dernière qu’il deviendrait un « navigateur IA », Brave va, lui aussi, embrasser plus largement l’intelligence artificielle.

Le dernier post de Brave annonce en effet qu’un mode de navigation par IA était dès aujourd’hui proposé à l’essai sur la version Nightly (bêta) du navigateur. À l’instar du AI Mode de Google Chrome, ou carrément du navigateur Atlas de ChatGPT, il s’agit d’une interface conversationnelle où l’on laisse le robot naviguer sur le web à notre place pour répondre à toutes nos requêtes sans avoir à visiter le moindre site Internet.

Brave n’a jamais masqué son intérêt pour l’intelligence artificielle. Voilà deux ans qu’elle a lancé son propre chatbot intelligent, Leo, intégré aux différentes applications. Malgré tout, le navigateur semble choisir une voie prudente, en donnant d’abord aux internautes la possibilité de venir désactiver toutes les fonctionnalités d’IA avant d’en lancer de nouvelles.

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