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8 liseuses KINDLE seront débranchées par AMAZON en mai 2026 - Quelles alternatives FOSS?

À partir du 20 mai 2026, Amazon mettra fin au support de huit modèles de liseuses Kindle et de certaines tablettes Kindle Fire commercialisées entre 2007 et 2012.

C'est l'occasion de réviser et partager entre nous toutes les solutions FOSS en 2026 pour lire, stocker et partager des ouvrages électroniques multimédias sans se faire piéger par les solutions propriétaires. À vos claviers pour les commentaires !

Ces appareils ne pourront plus accéder à la boutique Kindle pour acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres ou contenus. Amazon justifie cette décision par l’évolution technologique et le fait que ces modèles ont été pris en charge pendant au moins 14 ans, voire 18 ans pour certains.

Modèles concernés : Les liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire de 2012 ou antérieures. Après cette date, il sera impossible d’ajouter de nouveaux livres sur ces appareils, et en cas de réinitialisation ou de déconnexion du compte Amazon, ils ne pourront plus être réenregistrés. Amazon annonce qu'une réduction de 20 % sur l’achat d’un nouveau modèle sera proposée aux utilisateurs concernés, ainsi qu’un crédit pour l’achat de livres électroniques.

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9 années de wallabag.it, merci Pocket

wallabag est une application open source (licence MIT) qui sauvegarde des articles et vous permet de les lire plus tard, sur votre smartphone, votre tablette ou votre liseuse.

Un peu plus tard que les années précédentes, je prends le temps de rédiger ce billet. Le début d’année a été (et est encore) chargé, avec notamment les élections municipales, mais ce n’est pas le sujet.

Deuxième année spéciale, avec là encore, la fermeture d’un concurrent. Et non des moindres : l’historique Pocket.

Ça a généré un afflux massif de nouveaux clients, vous le verrez ci-dessous.

On en reparle dans la partie conclusion.

En parallèle de cette activité (en micro-entrepreneur), je suis salarié à 80% en tant que développeur web. Donc wallabag.it n’est pas mon activité principale et je n’y consacre pas énormément de temps. Et je ne fais aucune publicité du service.

C’est uniquement le bouche-à-oreille qui fonctionne.

Pour information, j’ai démarré wallabag.it le 3 décembre 2016.

Dans cette diffusion de données, je ne vais pas forcément chercher à comprendre / étudier telle ou telle donnée, ou alors réfléchir comment améliorer mon chiffre d’affaires. L’idée est d’être transparent avec mes clients et donner des idées à celles et ceux qui souhaiteraient se lancer.

Je ne vais pas non plus refaire l’historique du changement d’offres, ça se trouve dans les billets cités ci-dessous.

Voici les offres disponibles :

  • 3 mois pour 4 €
  • 1 an pour 11 €
  • 1 an pour 30 € (abonnement de soutien)

Nombre de factures

Une facture est un abonnement, peu importe que ça soit pour 3 mois ou 1 an, et peu importe sa valeur.

  • 2016 : 89 (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 662 factures
  • 2018 : 787 factures (+18,9%)
  • 2019 : 959 factures (+21,9%)
  • 2020 : 1.266 (+32%)
  • 2021 : 1.526 (+20,5%)
  • 2022 : 1.531 (+0,3%)
  • 2023 : 1.496 (−2,3%)
  • 2024 : 1.656 (+10,7%)
  • 2025 : 3.281 (+98,1%)

Nombre moyen mensuel de factures :

  • 2016 : 89 (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 55 factures / mois
  • 2018 : 65 factures / mois
  • 2019 : 79,9 factures / mois
  • 2020 : 105,5 factures / mois
  • 2021 : 127 factures / mois
  • 2022 : 127 factures / mois
  • 2023 : 125 factures / mois
  • 2024 : 138 factures / mois
  • 2025 : 273 factures / mois

Chiffre d’affaires (CA)

  • 2016 : 783 € (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 6.093 €
  • 2018 : 7.593 € (+24,6%)
  • 2019 : 9.481 € (+24,9%)
  • 2020 : 12.922 € (+36,3%)
  • 2021 : 15.460 € (+21,5%)
  • 2022 : 15.735 € (+1,8%)
  • 2023 : 16.499 € (+4,9%)
  • 2024 : 19.536 € (+18,4%)
  • 2025 : 38.012 € (+94,6%)

CA mensuel moyen :

  • 2016 : 783 € (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 507 €
  • 2018 : 632 €
  • 2019 : 790 €
  • 2020 : 1.076 €
  • 2021 : 1.288 €
  • 2022 : 1.311 €
  • 2023 : 1.375 €
  • 2024 : 1.628 €
  • 2025 : 3.167 €

Abonnement moyen (en moyenne, combien un client paie pour s’abonner) :

  • 2016 : 8,80 €
  • 2017 : 9,19 €
  • 2018 : 9,54 €
  • 2019 : 9,83 €
  • 2020 : 10,20 €
  • 2021 : 10,09 €
  • 2022 : 10,23 €
  • 2023 : 11,21 €
  • 2024 : 11,80 €
  • 2025 : 11,53 €

Type d’abonnements

  • 2017 : 342 abonnements à 9 € (+145 à 12 €, prix au départ de l’abonnement), 32 abonnements à 25 € et 80 abonnements à 3 € .* 2018 : 532 abonnements à 9 €, 93 abonnements à 25 € et 161 abonnements à 3 €
  • 2019 : 668 abonnements à 9 €, 118 abonnements à 25 € et 173 abonnements à 3 €
  • 2020 : 853 abonnements à 9 €, 173 abonnements à 25 € et 240 abonnements à 3 €
  • 2021 : 1084 abonnements à 9 €, 199 abonnements à 25 € et 243 abonnements à 3 €
  • 2022 : 1098 abonnements à 9 €, 207 abonnements à 25 € et 226 abonnements à 3 €
  • 2023 : 668 abonnements à 9 € et 398 abonnements à 11 €, 103 abonnements à 25 € et 91 abonnements à 30 €, 140 abonnements à 3 € et 96 abonnements à 4 €
  • 2024 : 1 202 abonnements à 11€, 173 abonnements à 30€ et 281 abonnements à 4€
  • 2025 : 2 352 abonnements à 11€, 324 abonnements à 30€ et 605 abonnements à 4€

Dépenses

En 2025, j’ai dépensé pour 2 372 € de frais (hébergement, nom de domaine, prestation admin sys, etc.), soit 198€ en moyenne par mois.
J’ai payé 2 207 € de commissions pour PayPal, PayPlug et Stripe, mes prestataires de paiement en ligne.
J’ai également payé environ 8 760 € de cotisations sociales.

Total : 13 340 €

Résultat net

  • 2017 : 3 130 €
  • 2018 : 3 454 €
  • 2019 : 4 823 €
  • 2020 : 6 591 €
  • 2021 : 9 034 €
  • 2022 : 9 401 €
  • 2023 : 9 977 €
  • 2024 : 12 171 €
  • 2025 : 24 672 €

Conclusion

Cette année 2025 a été folle en termes de nombre de nouveaux clients. Tous les chiffres ont explosés.

Et je vais avouer une chose : je suis très partagé sur tout ça.

Courant juin, j’ai eu peur de ne pas être capable d’absorber toute cette nouvelle charge. Ça a tenu (merci Luc pour l’infrastructure).

Mais par contre, je me sens parfois mal à l’aise vis-à-vis du projet opensource, sur lequel j’ai du mal à passer du temps. Et j’ai du mal aussi à suivre le support wallabag.it, avec pas mal de mails en attente à traiter.

Je ne me suis jamais fixé d’objectif d’une année sur l’autre. Mais clairement, 2026 ne fera pas mieux que 2025. Pour rappel, je ne fais aucune publicité pour trouver de nouvelles personnes.

De plus, l’arrivée de l’IA risque de chambouler un peu le secteur. De plus en plus d’applis voient le jour, donc ça risque de disperser les clients.

Autre problématique liée à l’IA : de plus en plus de sites bloquent le fait de « crawler » un site web et donc wallabag (et mon serveur) se voit bloqué à droite à gauche par des sites de contenus.

RDV l’an prochain pour faire le bilan des 10 années d’activité de ma micro-entreprise !

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ODF est l’avenir, OOXML le passé

Ceci est la traduction d’un article (en) d’Italo Vignoli (en), co-fondateur de TheDocumentFoundation (TDF), la fondation qui pilote la suite bureautique LibreOffice sur le blog de TDF.

Italo Vignoli rappelle que le choix d’un format de fichier n’est pas anodin et qu’il se prolonge dans l’avenir. Il explique en quoi le format Open Document Format (ODF) est préférable au format Office Open XML (OOXML) de Microsoft. Notamment de par sa conception qui fait de l’ODF un format transparent qui n’est lié à aucune entreprise commerciale et qui peut ainsi être adopté par n’importe qui sans restriction.

Sommaire

Quand une personne, un gouvernement, une école ou une entreprise choisit un format pour conserver et échanger ses documents numériques, ce n’est pas seulement une décision technique, mais cela revient à placer un pari sur le type d’infrastructure numérique dont ils dépendront dans le futur.

En ce sens, les formats ODF et OOXML ne sont pas des options équivalentes parmi d’autres, mais des solutions radicalement différentes : l’une est tournée vers un avenir d’ouverture, d’interopérabilité et de souveraineté numérique, quand l’autre est resté sur un passé où l’on défendait la position dominante d’une entreprise via un verrouillage numérique.

ODF est conçu pour être ouvert et transparent

Le format OpenDocument a été envisagé dès le départ comme un standard ouvert. Il a été conçu et développé par une communauté sous les auspices du consortium OASIS, puis ratifié par l’ISO, afin d’être implémenté par n’importe qui, sur n’importe quelle plateforme, sans avoir à verser des redevances et sans dépendre d’une seule entreprise ni nécessiter son autorisation.

Il ne s’agit pas là de détails techniques insignifiants, mais bien d’une déclaration de stratégie politique et économique inhérente au format lui-même.

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique et réutilisable. La nomenclature des couleurs respecte les conventions Web et son architecture réutilise des composants issus des normes ouvertes largement adoptés. Le format a été conçu pour travailler dans une infrastructure transparente et ouverte, pas contre elle.

Lorsqu’une administration publique archive un document au format ODF, on peut être sûr que n’importe quel futur gouvernement, n’importe quelle future application, propriétaire ou libre, et n’importe quelle future plateforme pourra le lire, le gérer, traiter et transformer ce document parce que les spécifications sont publiques et qu’elles sont claires, complètes et exemptes de toute restriction.

En ce sens, l’engagement en faveur d’ODF est tourné vers l’avenir, car il s’inscrit dans la lignée de l’évolution des technologies et des infrastructures basées sur le logiciel libre ainsi que dans celle de la stratégie européenne en matière de souveraineté numérique.

OOXML a été conçu pour préserver le passé

Le format OOXML, ou Office Open XML, n’a pas été conçu dans un souci d’interopérabilité, mais pour répondre à un objectif très précis : encoder les formats binaires de Microsoft Office en XML de manière à permettre à Microsoft de prétendre respecter la norme sans pour autant renoncer à son emprise sur les utilisateurs par le biais d’un verrouillage technologique.

Cette genèse n’est pas de l’histoire ancienne, mais remonte à la période comprise entre 2006 ‒ par pure coïncidence, l’année où le format ODF a été approuvé par l’ISO ‒ et 2008, année de l’événement grotesque connu sous le nom de « Ballot Resolution Meeting » (réunion de résolution des votes), qui a conduit à l’approbation d’OOXML par l’ISO et qui est consignée dans toutes les versions de la spécification.

OOXML Transitional, la variante que presque tous les documents Microsoft Office utilisent en pratique, et la seule disponible aujourd’hui, est explicitement définie comme une couche de compatibilité avec les anciens formats binaires (les, désormais oubliés, DOC, XLS et PPT, qui n’étaient rien d’autre que l’enregistrement de la mémoire de travail sur le disque), et contient des milliers d’éléments non documentés, d’exceptions spécifiques au format et de références à des systèmes Microsoft hérités qu’aucun tiers ne peut reproduire intégralement.

La spécification elle-même reconnaît que les fichiers Transitional peuvent contenir des éléments dont le comportement est « hérité » et dont l’affichage correct nécessite une connaissance des systèmes propriétaires de Microsoft. En bref, pour implémenter correctement OOXML Transitional, il faut décoder trente ans d’histoire de Microsoft Office, ce que personne, à l’exception de Microsoft, ne peut faire, et que personne ne pourra jamais faire.

En ce sens, choisir OOXML n’est pas un pari mais un choix rétrograde, parce que le format n’est ouvert qu’en apparence ‒ mais il suffit de très peu, d’un peu de bonne volonté, pour se rendre compte qu’il est complètement fermé ‒ et a été conçu pour être un mécanisme de verrouillage.

Deux voies de normalisation complètement différentes

Le parcours de l’OOXML vers la ratification ISO est un catalogue de tout ce qui ne devrait jamais se produire au cours d’un processus de normalisation, à commencer par la méthode Fast Track. Un commentaire disait : « Ce serait vraiment triste si l’ISO abaissait ses normes au point d’accepter cette monstruosité ».

Un autre commentaire, émanant d’un membre du comité technique de l’ISO qui a approuvé OOXML, résume bien les problèmes de ce format : « Le problème avec OOXML ne réside pas seulement dans le fait que le document lui-même est d’une taille monstrueuse. Le format OOXML actuel présente un certain nombre de problèmes techniques qui ont été énumérés en détail ailleurs. Un autre problème réside dans le fait que la spécification elle-même n’est pas rédigée comme une norme, mais plutôt comme le type de documentation technique que l’on s’attendrait à trouver pour un produit commercial. Cela entraînera de graves problèmes d’interopérabilité dans la pratique, et comme l’interopérabilité est l’essence même d’une norme, cela est inacceptable ».

Le marché a confirmé ce que le processus de normalisation avait cherché à dissimuler : OOXML Transitional n’a jamais offert l’interopérabilité qu’il promettait, ainsi que le confirment les pertes de contenu, les différences d’affichage et diverses autres incompatibilités entre la mise en œuvre de Microsoft Office et celles de tiers, qui persistent et sont encore documentées aujourd’hui. Une véritable norme devrait être parfaitement reproductible en suivant sa spécification, et ne devrait pas nécessiter de recourir à la rétro-ingénierie ou à des approches par essais et erreurs.

L’ODF, en revanche, a suivi le processus de normalisation ISO, et c’est pour cette raison qu’il s’agit du format recommandé par le cadre d’interopérabilité de l’UE, par le Deutschland-Stack allemand ‒ qui l’impose aux côtés du PDF/UA à tous les niveaux de l’administration publique ‒ et par un nombre croissant de cadres nationaux, qui ont conclu de manière indépendante qu’une réelle interopérabilité nécessite une norme véritablement ouverte, qui réponde à la définition d’une norme telle que l’ODF.

L’ODF est « tourné vers l’avenir »

Un format tourné vers l’avenir est un format qui réduit la dépendance future, et non qui la renforce. C’est un format qui peut être utilisé sans nécessiter la connaissance des technologies propriétaires d’un seul fournisseur. C’est un format qu’une administration publique peut confier en toute confiance à ses citoyens, à ses archives et à ses successeurs.

ODF répond à ces critères. Son architecture est transparente, ses schémas sont clairs et sa gouvernance est véritablement ouverte. Ses différentes implémentations démontrent chaque jour qu’il peut être mis en œuvre intégralement et fidèlement par des projets très différents les uns des autres, non pas parce qu’ils l’ont rétro-conçu, mais parce que les spécifications sont complètes et facilement compréhensibles.

Un format « tourné vers le passé », en revanche, est un format qui lie l’avenir aux stratégies commerciales d’un seul fournisseur. En ce sens, OOXML Transitional est un artefact archéologique qui préserve le passé au détriment de l’avenir. Les organisations qui l’adoptent comme norme parient ‒ ou peut-être espèrent-elles simplement ‒ que la feuille de route de Microsoft, la tarification de Microsoft et les choix de plateformes de Microsoft resteront inchangés indéfiniment.

C’est un risque qu’aucun gouvernement, aucune entreprise ni aucune institution ‒ ni d’ailleurs aucun individu soucieux de l’intégrité à long terme de ses données ‒ ne devrait se sentir à l’aise de prendre.

Le problème avec les « alternatives » c’est qu’elles ne sont pas vraiment alternatives

L’OOXML ‒verrouillé par conception comporte une deuxième dimension, plus subtile‒ et bien plus dangereuse pour les utilisateurs et les utilisatrices ‒, qui mérite d’être expliquée : le rôle des logiciels qui se présentent comme une alternative à Microsoft Office, mais qui utilisent OOXML comme format natif par défaut.

C’est un choix technique biaisé. Il s’agit là d’un choix technique partial. Lorsqu’une suite bureautique, qu’elle soit propriétaire ou « nominalement » open source, définit OOXML comme format par défaut pour les documents, elle n’offre pas de moyen de sortir de l’écosystème Microsoft, mais le renforce en réalité. Chaque fichier OOXML créé par une application non-Microsoft est un fichier qui valide OOXML en tant que norme, ce qui alimente le discours de Microsoft sur l’interopérabilité et rend la migration hors de la collection de formats Microsoft légèrement plus difficile.

Les alternatives réelles ‒ les applications qui prennent au sérieux l’interopérabilité et les normes ouvertes ‒ utilisent ODF par défaut et traitent OOXML comme une couche de compatibilité pour l’importation/exportation, et non comme un format natif. La distinction est importante : c’est la différence entre soutenir l’écosystème des formats ouverts et confier sa stratégie de format à l’architecture héritée de Microsoft, tout en parlant d’ouverture.

L’Allemagne a fait son choix

Le mandat allemand sur le Deutschland-Stack est le signal le plus clair de ces derniers temps quant à la direction prise par la politique européenne. En rendant l’ODF obligatoire à tous les niveaux fédéral, régional et municipal, l’Allemagne a institutionnalisé ce que les défenseurs de cette cause réclamaient depuis au moins vingt ans : que les normes ouvertes soient des pré-requis pour une souveraineté numérique, et non une simple option.

Cette obligation n’est pas contre Microsoft mais en faveur de la souveraineté, parce qu’elle affirme que les documents administratifs appartiennent à l’État, et non à un seul fournisseur. Les données des citoyens doivent rester lisibles à jamais et ne peuvent en aucun cas être soumises à une licence logicielle. Par conséquent, le format de document doit permettre aux administrations publiques de faire un choix indépendant et de migrer sans que le format lui-même ne constitue un obstacle.

La voie est claire

L’ODF est le format de la souveraineté numérique et d’une infrastructure publique ouverte, transparente et interopérable. Il a été conçu pour un avenir où aucun fournisseur unique ne pourra contrôler le niveau documentaire de la civilisation.

OOXML est un format étroitement lié à l’histoire de l’entreprise Microsoft, traduit en XML et ratifié au milieu de la controverse. Il a été conçu pour garantir que l’avenir reste compatible avec le passé de Microsoft, ce qui réduit considérablement la liberté de choix des gouvernements, des organisations, des entreprises et des particuliers et qui limite leur contrôle sur leurs documents.

Quelques notes de la traductrice

Quand Italo Vignali dit que le format :

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique

Il a tout à fait raison. Les spécifications sont plutôt faciles à comprendre dans l’ensemble et le système de balisage est tout aussi facile à comprendre. Quant à la structure d’un fichier ODF (qui est en fait un fichier compressé) est aussi simple et claire. Et cela même si le fichier XML peut être plutôt difficile à lire selon la complexité du fichier généré.

J’ai traduit « open source » par « logiciel libre » car il m’a semblé que c’était clairement le propos.

Cet article s’inscrit dans toute une série d’articles qu’Italo Vignoli a écrit sur le format ODF (EN), il n’est pas improbable qu’il l’ait écrit (ou, tout au moins, mis en ligne) en réaction à la décision de NextCloud de configurer l’OOXML comme format par défaut de Collabora Online.

L’article d’origine est sous licence CC BY-SA 3.0, qui est une version plus ancienne de celle utilisée par défaut sur LinuxFR.

Et enfin, cette traduction a été assistée par DeepL.

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Nouveautés de Sailfish OS 5.0

Depuis la dernière dépêche en 2024, Android se renferme et Sailfish OS s'ouvre lentement mais sûrement tout en restant une vraie alternative au duopole actuel. Voici un récapitulatif des nouveautés.

logo sailfishOS

Sommaire

SFOS 5.0

Lors de la dernière dépêche, en juin 2024, la version 4.6.0.13 venait juste d'être publiée.

Les premières versions 5 de Sailfish OS ont initialement été destinées au Jolla C2 dont nous parlerons un peu plus bas dans cette dépêche. Son principal fait d'arme est le support du C2 ainsi que certaines modifications visuelles liées à l'encoche sur l'écran du C2 pour la caméra frontale.

Ce n'est qu'avec la version 5.0.0.55, publiée le 30 janvier 2025, que tous les appareils sont passés à la même version 5. Elle apporte plusieurs grosses nouveautés comme :

  • La mise à jour du moteur de rendu Gecko vers la version ESR91
  • Une meilleure intégration de microG
  • Le blocage des appels indésirables
  • Le support de Wiregard
  • Le support du mode paysage pour l'affichage de l'accueil, des événements et de l'écran de verrouillage.

Ensuite, la version 5.0.0.71. apporte une amélioration du support Android, nommé Android App Support (ci-après AAS) mais elle a fait apparaître de nouveaux bugs nécessitant pour certains de ne pas lancer automatiquement l'AAS pour obtenir un fonctionnement normal. Une nouvelle version corrective, la 5.0.0.72, a été publiée le 11 novembre 2025 et corrige en effet le bug de la .71. Cette dernière corrige également un bug de la .71 sur certains XA2.

La version 5.0.0.73 pointe le bout de son nez et elle est pour le moment réservée aux « Early Access ». Cette dernière mise à jour (lors de la rédaction de cette dépêche), apporte plusieurs correctifs liés au support d'Android et apporte Android 13 (API niveau 33) pour une compatibilité accrues avec les applications Android.

Page d’accueil d'AAS

Prochainement, le support Bluetooth avec Android sera intégralement disponible avec le déploiement d'une application à installer depuis le Jolla Store.
Concernant la partie GPS, l'arrêt de Mozilla Location Service (MLS) a causé la fin du support du A-GPS. Depuis, la migration vers BeaconDB est en cours.

Libération du code

Pendant que certains se « merdifient » à grande vitesse, d'autres changent petit à petit de cap et exécutent leur promesse de libérer le code.
En effet, comme mentionné dans la dépêche précédente une procédure de sauvegarde a été initiée par Jolla afin de retirer l'actionnariat russe. Cette démarche a donné un nouveau coup de souffle et permis d'initier la libération des sources de divers composants. Ci-dessous, la liste des dernières applications libérées.

Météo

L'application météo, Sailfish Weather, qui faisait partie des logiciels de base fournis par jolla et par conséquent parfaitement intégrée dans Sailfish OS s'est brutalement arrêtée de fonctionner en août 2023 suite au non-renouvellement du contrat avec Foreca. Depuis, une solution de contournement a été trouvée avec l'application Meecast.

Jolla a libéré le code de Sailfish Weather sous licence BSD-3. Cette libération a permis d'apporter une demande de fusion et est en cours de polissage.

Notes

Cette application de simple prise de note a également été libérée une semaine après Sailfish Weather. Le code source de cette application est disponible chez Github sous licence BSD-3. Ainsi, une demande de fusion a été soumise pour synchroniser les notes avec Nextcloud.

Camera

La libération du code de Camera a été faite le 06 octobre 2025 toujours sous licence BSD-3. Le code source est disponible chez Github.

A noter que le travail sur le support de camera2 API est toujours en cours de développement. Cela améliorera considérablement la qualité des photographies et ajoutera ainsi un meilleur support des caméras sur les appareils Android récents. Le non-support de cette API occasionne un support des objectifs du X10 III, X10 IV et X10 V loin d'être complet.

Nextcloud

Les projets relatifs à Nextcloud (gestion du compte, synchronisation des photos, etc.) ont été libérés. Permettant dans un futur proche une meilleure intégration native.

Les thèmes qui fâchent

Le navigateur Sailfish Browser

Lors de la dernière dépêche de 2024, nous indiquions que Sailfish Browser était encore basé sur la version ESR 78 de Firefox. David Llewellyn-Jones (alias flypig) avait pris les choses en mains pour migrer à la version ESR91 et c'est désormais choses faite ! Pour rappel flypig est un ancien salarié de Jolla, restant néanmoins un contributeur régulier de Sailfish.
Le travail de cette montée de version a été un très gros projet documenté dans son blog.

Actuellement, Jolla travaille désormais sur la version ESR 102. Cela a été confirmé lors du Fosdem 2025. Malheureusement, nous sommes cependant bien d'accord que le navigateur natif aura toujours du retard. Comme alternative, il est possible d'utiliser Angelfish ou la version Android de Firefox si l'on dispose du AppSupport. En parallèle, une meilleure intégration du protocole XDG shell, en cours de développement, permettrait d'utiliser la version bureau de Firefox.

Qt

Malheureusement aucune nouveauté à annoncer. Sailfish reste coincé avec la version 5.6 de Qt. Des réflexions sont posées pour fournir une version plus moderne de Silica, le module QML apportant les divers composants propre à l'interface graphique de Sailfish OS. L'idée serait de créer une version open-source avec Qt 6 et une autre propriétaire en 5.6 destinée aux entreprises. Rappelons-le que le frein au passage à Qt 6 est lié au changement de licence chez Qt. Cette modification impose l'achat d'une licence si le code source reste propriétaire.
En attendant des changements, cela n'a pas empêché la communauté d'intégrer le support de Qt 6 à Sailfish !

Nouveaux supports (Matériel)

Dans un premier temps, Sailfish OS a été disponible pour les X10 IV et X10 V sans l'AppSupport (AAS). Puis lors de la sortie de la version 5.0.0.55, AAS a été mis à disposition de ces deux appareils en version 13. Les Sony X10 II et X10 III ont suivi avec la version 5.0.0.73.

Sony Xperia 10 IV + Xperia 10 V

Annoncé le 18 avril 2024, le support de Sailfish n'est toujours pas complet sur les X10 IV et X10 V. Malheureusement, Jolla rencontre des difficultés avec Sony en raison des blobs d'AOSP/SOSP fournis par elle. Pour en savoir plus vous pourrez lire cette page : https://forum.sailfishos.org/t/new-binaries-blobs-for-xperia-v-and-iv-what-is-happening-actually/22584/182

Le C2

Les caractéristiques peuvent être trouvées ici (dans la section Specifications).

Le C2, nouvel appareil à destination de la communauté des utilisateurs de la même manière qu'a été le C1.
Pour rappel le C1 était le quasi clone de l'Intex Aquafish commercialisé en Inde en 2016. Le C1 était le fruit d'une collaboration entre Jolla et le fabricant indien Intex. Cette fois-ci, le C2 est une collaboration avec l'entreprise turque Reeder et basé sur leur modèle le Reeder S19 Max Pro S. La livraison du C2 auprès des acheteurs a été effectuée à partir d'octobre 2024.

Cette livraison n'a pas été sans soucis pour certains utilisateurs : chez certains, l'ordiphone est arrivé avec une batterie quasi vide faisant planter le smartphone le rendant impossible son initialisation. Jolla a alors repris les appareils concernés pour corriger le problème puis les a renvoyé.

Cet appareil, plutôt moyen de gamme, n'a pas de capteur digital pour permettre son déverrouillage, ni de NFC. Sa taille d'écran de 6' en fait un smartphone de grande taille. Ces caractéristiques ont pu rebuter certains utilisateurs mais pas suffisamment pour démarrer un second lot. Néanmoins, suite au renchérissement du prix de la RAM et des retards de livraisons auprès du fournisseur, Jolla a décidé de ne pas ouvrir un lot supplémentaire.

Nous devons préciser que de nouveaux utilisateurs sont apparus ! Nous pensons que cela fait suite à la volonté des consommateurs de vouloir acheter « européen » ou trouver des solutions plus souveraines.

En dépit de ses caractéristiques (taille de l'écran trop grande pour certains, absence de capteur digital de déverrouillage), ce C2 semble a été un succès puisqu'un second lot a été ouvert. Néanmoins, avec la montée des prix des composants il n'est pas envisagé d'ouvrir un troisième lot.

Community ports

Une des particularités de Sailfish est la possibilité de porter l'OS sur d'autres appareils. Des développeurs s'aventurent dans ce projet. Récemment plusieurs téléphones ont été rendus compatibles, comme :

Des discussions ont lieu pour fournir AAS sur les appareils non-officiels, car elle est pour l'instant mieux aboutie et mieux intégrée à Sailfish OS que Waydroid.

Le J2

Le projet a démarré avec un premier sondage auprès des utilisateurs actifs, leur demandant les spécifications du nouvel appareil. Une démarche qualifiée de « Do It Together » où Jolla s'est montré à l'écoute des utilisateurs, tout en restant pragmatique dans le choix des composants.

La commercialisation a été estimée viable avec la pré-vente de 2'000 d'ici début janvier 2026 avec un tarif préférentiel de 499 €. En moins de 48 heures, les bons d'achat ont été dévalisés forçant Jolla a augmenter le lot en deux fois pour atteindre 10'000 appareils en pré-vente.
Afin de stimuler les ventes, il a été promis d'intégrer et de libérer le code lié au concept de « The Other Half » disponible avec le premier Jolla.
Pour rappel, « The Other Half » est une interface I3C et NFC au dos du téléphone permettant d'étendre ses fonctionnalités physiques.

Et fin février, ce sont 10'000 pré-ventes qui ont été effectués. Ce qui n'empêche pas de démarrer un 4ème lot avec 1'000 appareils ! En raison de la volatilité actuelle du marché des composants électroniques, Jolla a décidé de vendre un modèle 8 Go avec une option supplémentaire à 50 € pour obtenir 12 Go de RAM.

Les principales caractéristiques sont pour les appareils achetés depuis le 1er mars 2026 :

  • 5G avec double nano-SIM
  • 8 Go de RAM et 256 Go de stockage extensible jusqu'à 2 To. Option de mise à niveau à 12 Go de RAM disponible (c'était 12 Go pour les acheteurs des premières séries avant le 1er mars)
  • Écran : 6.36” ~390ppi FullHD AMOLED, aspect ratio 20:9, Gorilla Glass
  • Sailfish OS 5
  • Prise en charge des applications Android avec Jolla AppSupport
  • Coque arrière remplaçable par l'utilisateur avec plusieurs couleurs au choix
  • Batterie remplaçable par l'utilisateur (à priori 5500 mAh)
  • Commutateur physique de confidentialité

A noter que le J2 sera assemblé en Finlande à Salo, la ville où se trouvait une des usines Nokia.

Nouvelles licences ? Anciennes licences !

Il a été question fin 2024 ou début 2025 de rendre les licences payantes mensuellement (abonnement). Mais face aux difficultés à porter Sailfish OS sur les X10 IV et X10 V, Jolla a renoncé à cette initiative.

Souscription volontaire

Les utilisateurs peuvent désormais faire des dons en participant à une souscription volontaire.
Pour plus d'informations, vous pourrez aller sur cette page du forum. Jolla est assez discret et nous souhaiterions bien un peu de transparence sur le résultat de cette souscription.

Quelques nouvelles applications

SailPipe

Il s'agit d'une interface libre et légère basé sur NewPipe pour le streaming. Tout comme NewPipe, SailPipe permet de récupérer les flux sur Youtube, Bandcamp, Soundclound et media.ccc.de.

C'est un nouveau projet en Java + C++ + QML mené par flypig. Un journal est tenu par son auteur de la même manière que son journal sur la montée de version d'ESR68 à ESR91 pour le navigateur.

Une version beta a été publiée par flypig sur openrepos le 19 novembre.

Et la communauté dans tout ça ?

FOSDEM 2025 et 2026

La communauté se réunit de manière très régulière (une fois par mois) à l'initiative de Jolla. Le dernier « Community meeting » s'est tenu le 20 novembre et le prochain se tiendra le 4 décembre. Un calendrier des réunion à venir est disponible au format .ics.

À noter la présence de Jolla sur le stand Linux Mobile lors du Fosdem 2025 et lors de l'édition de 2026.

Vous pourrez notamment retrouver ici les deux conférences données par David Llewelyn Jones.

Le rédacteur de ces lignes, bien que simple utilisateur depuis 2014 et non développeur, a pu constater sur place un réel intérêt pour Sailfish OS, beaucoup de personnes ayant examiné de près ce système. Nous pouvons espérer à nouveau la présence de Jolla lors du Fosdem 2026. Et encore de nouveaux utilisateurs !

Les rédacteurs de la dépêche n'étaient pas présents au FOSDEM 2026 et il nous sera difficille de vous en parler. Visiblement Sailfish OS a eu un certain succès de la part des visiteurs.

Hackathon à Prague

En septembre 2024 s'est tenu un hackaton à Prague. Rubdos, le développeur de l'application native de Signal, nous en a fait un résumé dans son blog (en anglais).

Journée francophone des utilisateurs de Sailfish OS à Lyon le 21 mars 2026.

Si vous avez envie d’échanger avec des utilisateurs de Sailish OS vous serez les bienvenus dans les locaux de LALIS de 10h à 18h. Le programme est en cours d'élaboration mais nous pourrions avoir un ou deux développeurs d'applications présents. Plus d'information dans ce fil. Nous tenons aussi à remercier l'ALDIL pour son aide précieuse dans l'organisation de cette journée !

Conclusion

Enfin, comme précisé dans nos précédentes dépêches et dans le préambule de cette dépêche, Sailfish OS n'est pas entièrement libre mais reste; en dépit de ses défauts et de ses manques, une des trop rares alternatives sur la marché face au duopole Android/iOS. Il nous semble donc important de vous tenir au courant des évolutions de Sailfish OS. Bien entendu, nous encourageons Jolla a poursuivre la libération du code des « briques » de Sailfish OS.

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Sortie de la Primtux 9

Sortie de la Primtux 9 le 1er mars 2026

L’équipe Pritmux est fière d’annoncer la sortie officielle de Primtux9, la nouvelle version de la distribution GNU/Linux dédiée à l’usage éducatif dans la francophonie.

Introduction

La Primtux 9 fait suite à la Primtux 8, sortie deux ans auparavant (avril 2024).

Nouveautés principales

  • Une Primtux basée sur la dernière Linux Mint 22.3. Support jusqu’en 2029.
  • Mise à jour des applications et ajouts.
  • Installation de la suite Thymio possible.
  • Activation possible d’un filtage DNS afin de protéger les enfants de contenus inappropriés.
  • Un formulaire dédié à la remontée de bugs et la suggestion d’améliorations.

Plus de détails

Le passage à la forge des communs numériques éducatifs : https://forge.apps.education.fr/

De nouvelles applications intégrées

  • Ajout d’enseignements artistiques : Histoire de la musique, Orchestre symphonique, découverte du timbre, ton, mode, hauteur, durée, etc.
  • Ajout de jeux éducatifs : Hanah's Horse (Pacman), Quadrapassel (Tétris), Quatre à la suite (Puissance 4) etc.
  • Ajout d’applications d’apprentissage de l’anglais
  • Ajout d’un exerciseur « maison »
  • Accès à https://duck.ai/.
  • Accès facilité au site « les fondamentaux » du Réseau Canopé : https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/.

Le Primtuxmenu

375 commits avec une grande part de bugs corrigés.

  • Ajout de statistiques sur l’utilisation des applications.
  • Ajout d’un formulaire de report de bugs, fonctionnalités, suggestions.
  • L’ajout/suppression d’une application via apt va rafraichir le menu.
  • La création de thèmes de Noël et de Pâques.

Création de contenu d’aide

  • Diaporama général pour découvrir Primtux.
  • Diaporama détaillé pour les enseignants et ERUN.
  • Mise à jour d’un tableau des logiciels.

Des améliorations techniques

  • Mise en place de chaines automatisées dans la CI : tests de non régression, génération du primtuxwebmenu, etc.
  • Le Primtuxmenu 0.2 est rétrocompatible : on peut l'utiliser sur la Primtux 8.

Configuration système requise et iso

PC récent datant d’au moins 2010 et doté d’au moins 2 Go de mémoire vive, 4 Go recommandés, secureboot désactivé, avec ou sans UEFI, 40 Go libres sur disque dur, SSD recommandé.
Cette version est basée sur Linuxmint 22.3, supportée jusqu’en 2029.

Téléchargement ici : https://primtux.fr/telecharger-primtux/

Les axes d’amélioration pour l’avenir ?

À court terme :

  • Premières briques d’internationalisation (pour être prêt à des besoins européens par exemple).
  • Un moteur de recherche directement intégré dans notre Primtuxmenu.
  • Un Primtuxmenu pilotable en ligne de commande.
  • Un enrichissement autour de l’apprentissage de l'Histoire.
  • Développement d’une version basée sur Debian.

A plus long terme :

  • Une meilleure intégration de la synthèse vocale et de la reconnaissance vocale.
  • Un store pour l’installation de logiciels.
  • Un storybook de présentation de notre design system et des composants réutilisables.
  • La possibilité d’adapter le nombre de sessions aux usages d’un établissement ou d’un foyer.

Remerciements

Merci à l’équipe de développement :

  • Etienne Charignon
  • Stéphane Deudon
  • Jérémie Ferry
  • Philippe Ronflette

À nos créateurs de contenu :

  • Sylviane Deudon
  • Marianne Hurbain
  • Philippe Ronflette

À notre product designer et product manager :

  • Romain Ronflette

À nos testeurs :

  • Pierre Labarbe
  • Olivier Le Borgne
  • Thierry Munoz

A nos partenaires :

  • équipe Jclic : Cyril Pasteur (Besançon 2), Corinne Brutillot et Monique Moizan
  • équipe Gcompris

Liens utiles

Notre documentation : https://documentation.primtux.fr/
Vous désirez contribuer ? https://primtux.fr/participer-au-projet/

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Maintenant : monitorer toute sa stack Docker depuis un seul conteneur

Maintenant est un logiciel libre de monitoring d'infrastructure, conçu pour les administrateurs et développeurs qui font tourner des conteneurs Docker ou Kubernetes. Il se déploie sous la forme d'un unique conteneur qui auto-découvre et surveille l'ensemble d'une stack sans configuration préalable.

Le projet est publié sous licence AGPL-3.0. Le code source complet est disponible sur GitHub, y compris les fonctionnalités de l'édition Pro.

Le problème

Quand on auto-héberge une vingtaine (ou une quarantaine) de conteneurs sur un VPS, le monitoring finit souvent en une collection d'outils déconnectés : Uptime Kuma pour les checks HTTP, Healthchecks.io pour les tâches cron, un script bash pour les certificats SSL, Portainer ouvert dans un onglet pour voir si les conteneurs tournent, et un docker pull manuel de temps en temps pour vérifier les mises à jour. Cinq outils, zéro communication entre eux, aucune vue d'ensemble.

Maintenant regroupe tout ça dans un seul processus.

Sommaire

Ce que ça fait

Le conteneur se branche sur le socket Docker en lecture seule (il ne crée, ne démarre et n'arrête jamais de conteneurs) et découvre automatiquement tout ce qui tourne. À partir de là :

  • Suivi des conteneurs : états (running, stopped, restarting), health checks Docker natifs, détection de boucles de redémarrage, groupement automatique par projet Compose
  • Métriques de ressources : CPU, mémoire, réseau et I/O disque par conteneur, avec une vue "top consumers" pour identifier rapidement les gourmands
  • Monitoring d'endpoints : sondage actif HTTP/TCP avec suivi des temps de réponse, codes de statut, correspondance de mots-clés, seuils configurables
  • Monitoring de cron jobs : URLs de heartbeat uniques — votre tâche planifiée envoie un ping, Maintenant vous alerte si le ping n'arrive pas
  • Certificats SSL/TLS : détection automatique depuis les endpoints HTTPS, vérification de chaîne complète, alertes avant expiration (30j, 14j, 7j, 3j, 1j)
  • Détection des mises à jour : scan des registres OCI (Docker Hub, GHCR, etc.), comparaison de digests et de tags semver, signalement des sauts de version critiques, commandes de mise à jour et rollback intégrées (Compose-aware)
  • Analyse de sécurité réseau : détection automatique des configurations dangereuses — ports de bases de données exposés sur 0.0.0.0, conteneurs en mode privileged ou host-network, et pour Kubernetes, NodePort/LoadBalancer sans NetworkPolicy
  • Page de statut publique : intégrée, personnalisable, reflète automatiquement l'état des monitors
  • Serveur MCP : serveur Model Context Protocol intégré avec authentification OAuth2, pour requêter l'état de l'infrastructure depuis un assistant IA compatible

Stack technique

Le choix technique central est la simplicité de déploiement :

  • Binaire unique Go compilé statiquement, avec le frontend Vue 3 + TypeScript + Tailwind embarqué via embed.FS
  • SQLite en mode WAL pour le stockage — pas de base de données externe, pas de Redis, pas de file de messages
  • SSE (Server-Sent Events) pour les mises à jour temps réel dans le navigateur — plus simple que les WebSockets, fonctionne à travers n'importe quel reverse proxy sans configuration particulière
  • Moins de 20 Mo de RAM au repos
  • Image multi-architecture : amd64 et arm64
  • PWA : installable sur mobile

L'authentification n'est volontairement pas intégrée — Maintenant est conçu pour fonctionner derrière un reverse proxy avec middleware d'authentification (Authelia, Authentik, OAuth2 Proxy…), exactement comme Dozzle ou Prometheus. Les endpoints de heartbeat (/ping/{uuid}) et la page de statut publique sont prévus pour être accessibles sans authentification.

La configuration est possible soit par labels Docker sur les conteneurs, soit par l'interface web :

labels:
  maintenant.endpoint.http: "https://api:3000/health"
  maintenant.endpoint.interval: "15s"
  maintenant.alert.severity: "critical"
  maintenant.group: "production"

Support Kubernetes

Maintenant détecte automatiquement s'il tourne dans un cluster Kubernetes (via le compte de service) ou sur Docker (via le socket). Un ClusterRole read-only (maintenant-reader) suffit. Le monitoring se fait au niveau des workloads (Deployments, DaemonSets, StatefulSets) avec filtrage par namespace.

Modèle économique

Le projet suit un modèle open-core :

L'édition Community est complète et utilisable sans restriction pour un usage solo : monitoring conteneurs, endpoints, heartbeats, certificats, mises à jour, sécurité réseau, page de statut, support Kubernetes, alertes par webhooks et Discord, API REST + SSE.

L'édition Pro (9 €/mois ou 90 €/an) ajoute des canaux d'alerte supplémentaires (Slack, Microsoft Teams, Email/SMTP), la détection de CVE via OSV.dev, un tableau de bord de posture sécurité, la gestion d'incidents, les fenêtres de maintenance et les notifications aux abonnés de la page de statut.

L'intégralité du code source, y compris les fonctionnalités Pro, est visible sur GitHub sous AGPL-3.0. Le tier Pro est déverrouillé au runtime par une clé de licence — même binaire, même image Docker.

Déploiement rapide

services:
  maintenant:
    image: ghcr.io/kolapsis/maintenant:latest
    ports:
      - "8080:8080"
    volumes:
      - /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock:ro
      - /proc:/host/proc:ro
      - maintenant-data:/data
    environment:
      MAINTENANT_ADDR: "0.0.0.0:8080"
      MAINTENANT_DB: "/data/maintenant.db"
    restart: unless-stopped

volumes:
  maintenant-data:

Trente secondes plus tard, l'interface affiche tous vos conteneurs. Aucune configuration nécessaire.

Comparaison avec les outils existants

Maintenant Uptime Kuma Portainer Dozzle Prometheus+Grafana
Auto-découverte conteneurs Oui Non Oui Oui Via cAdvisor
Monitoring endpoints HTTP/TCP Oui Oui Non Non Via Blackbox
Monitoring cron/heartbeat Oui Oui Non Non Non
Certificats SSL Oui Oui Non Non Via exporter
Métriques CPU/RAM/réseau Oui Non Limité Non Oui
Détection mises à jour images Oui Non Oui Non Non
Sécurité réseau Oui Non Non Non Non
Page de statut Oui Oui Non Non Non
Dépendances externes Aucune Node.js Docker API Docker API 3+ conteneurs

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Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook

La documentation du langage Rust (le langage qui veut remplacer le C et le C++ en sécurisant l’accès mémoire et en supprimant le ramasse-miette) est écrite en Markdown.

Comme cette documentation doit pouvoir suivre l’évolution du langage (et donc évoluer avec chaque version de Rust) l’équipe Rust a créé mdBook pour pouvoir générer un livre en PDF à partir de chapitres HTML écrits en Markdown.

Licence de mdBook

mdBook est un logiciel libre sous licence Mozilla Public Licence v2.0.

Vous pouvez en trouver les sources pour y contribuer sur GitHub (https://github.com/rust-lang/mdBook).

Pour savoir comment contribuer à améliorer mdBook suivez le guide en anglais (https://github.com/rust-lang/mdBook/blob/master/CONTRIBUTING.md).

Installation de mdBook 0.52

Les fichiers sources d’installation sont disponibles sur GitHub pour MacOS, Windows, et Linux.

Vous pouvez aussi installer mdBook, si vous avez installé au préalable le langage Rust sur votre ordinateur en écrivant dans une fenêtre de Terminal la commande :
cargo install mdbook

Comme cela vous pourrez voir en direct comment cargo compile un programme Rust.

Création de votre mdBook

Mettez mdBook dans la variable PATH de votre poste, pour lancer les commandes mdbook depuis n’importe quel endroit.

Pour créer un mdBook, utilisez votre terminal pour lancer la commande mdbook init livre-exemple.
Cette commande créera le répertoire vide « livre-exemple ».
mdBook vous posera alors plusieurs questions pour créer votre premier livre vide.

Allez dans ce nouveau répertoire avec la commande cd livre-exemple (\home\nom_utilisateur\livre-exemple sur un ordinateur GNU/Linux).

Puis lancez le serveur Web local de votre livre avec la commande mdbook serve --open.

Cette commande va lancer le serveur Web local et ouvrir votre navigateur par défaut sur votre mdBook vide.

Fichiers de configuration

book.toml

Ce fichier contient le titre de votre futur livre dans le champ "title".
Il contient aussi un champ « author » à renseigner avec votre nom (ou votre pseudo-littéraire) et un champ « langage » qui par défaut à la valeur « en », mais que vous pouvez évidemment modifier en « fr » avec votre éditeur de texte favori (gedit par exemple sous GNU/Linux).

src/SUMMARY.md

Ce fichier contient la structure de votre futur livre (la liste des chapitres).
Pour créer facilement un chapitre, une préface, une introduction, une annexe… ajoutez des lignes dans ce fichier Markdown.

Par exemple :

    # Summary

    - [00-Introduction](./Introduction.md)
    - [01-Mon premier chapitre](./01-mon-premier-chapitre.md)

Les chapitres seront créés vides dans le répertoire src au fur et à mesure de votre saisie dans le fichier src/SUMMAY.md par le programme mdBook.

Publication de votre mdBook

Une fois vos chapitres créés en Markdown avec votre éditeur de texte, publiez votre mdBook avec la commande :
mdbook build.
Cette commande créera un répertoire \livre-exemple\book. Vous pourrez diffuser ce sous-répertoire « book » sur votre serveur Web en le transférant par FTP.

Astuce : rien ne vous empêche de renommer ce répertoire « book » en fr-livre-exemple-2026 avant de le transférer en FTP sur votre serveur Web.

Les 4 fonctionnalités de votre mdBook

1) La table des matières s’affiche en cliquant sur le menu hamburger en haut à gauche de votre page Web.

2) Vous pouvez changer le thème de votre page Web en cliquant sur le pinceau (par défaut le thème affiché est « Auto »).

3) Vous pouvez chercher un mot dans votre mdBook en cliquant sur la loupe.

4) Vous pouvez imprimer ce livre (au format PDF, ou sur votre imprimante) en cliquant sur l’icône de l’imprimante en haut à droite de votre page Web.

Utilisations possibles de mdBook

Vous pouvez utiliser mdBook pour créer la documentation multilingue de votre logiciel libre (par exemple un mdBook en français et un mdBook en anglais), voire de votre distribution GNU/Linux préférée.

Vous pouvez préciser la licence de votre livre en créant un chapitre licence, et par exemple choisir de publier votre livre en licence Creative Commons, Cecill ou Art Libre.

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Open Source Masterclass : un MOOC pour se lancer dans la contribution au logiciel libre

Vous avez envie de contribuer à des projets libres mais vous ne savez pas trop par où commencer ? Un groupe de contributeurs et contributrices vient d'annoncer la mise en ligne d'Open Source Masterclass, un MOOC entièrement libre (CC-BY-SA) qui vise précisément à répondre à cette question. Il est écrit par des contributeurs expérimentés des projets Open edX, OpenStack, Wikipedia, etc.

Concrètement, le cours mêle théorie et pratique autour de l'écosystème FLOSS. Au programme :

  • un peu d'histoire du logiciel libre (ça ne fait jamais de mal) ;
  • les forges logicielles ;
  • le fonctionnement des communautés et la communication dans les projets ;
  • et surtout, un accompagnement pas à pas vers une première vraie contribution à un projet libre.

L'idée n'est donc pas seulement de regarder des vidéos dans son coin, mais bien d'arriver au bout avec un patch ou une merge request à son actif.

À signaler aussi à toute personne de votre entourage qui coderait mais n'aurait pas encore franchi le pas de la contribution. :-)

Retours, suggestions et commentaires sur le contenu sont les bienvenus !

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Open ModelSphere, un outil de modélisation

Open ModelSphere est un outil de modélisation et de gestion de modèles, qui combine les fonctionnalités de modélisation de processus, de données et UML, tout en offrant un environnement de gestion de modèles des plus flexibles. Il est aussi possible de générer des diagrammes via du code ou base de données.

modelsphere

Parce qu’il a été conçu en Java, Open ModelSphere peut être installé sur la plupart des plateformes, soit Windows, Linux et Unix.

Open ModelSphere permet aux utilisateurs de construire leurs modèles plus facilement, à partir de zéro ou via rétro-ingénierie provenant d’une variété de sources (SGBDR ou autres sources non-relationnelles comme Java).

Les utilisateurs peuvent choisir entre plusieurs systèmes cibles SQL, comme Oracle, Informix, SQL Server de Microsoft, Sybase et DB2 UDB. Ensuite, ils peuvent facilement employer le processus de génération pour mettre leurs bases de données à jour.

Open ModelSphere propose également une fonction de génération de rapport en format HTML améliorée, permettant une personnalisation du contenu et du format.

Il offre une documentation API ouverte qui facilite l’intégration de la solution Open ModelSphere dans les environnements de développement existants.

Grace à la notion de plugin, des fonctionnalités peuvent être ajoutées à l’application.

Historique

Au début des années 1990, des professeurs et des étudiants de l’Université Laval ont lancé le développement d’un outil CASE (Génie Logiciel Assisté par Ordinateur) qui allait devenir le produit commercial Silverrun. Ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise a pris le virage de l’innovation ouverte en libérant le code source du logiciel. Il est rare qu’un logiciel de cette trempe soit libéré. De la documentation utilisateur et technique existe.

Énormément de patrons de programmation et de concepts sont employés par l’application qui est une vraie mine d’or pour tout développeur.

Pour ces raisons, j’ai décidé de faciliter l’usage de l’application en lui permettant de fonctionner avec Java 11 et Gradle. Si vous avez du temps, il ne faut pas hésiter à y participer.

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Nouvelle année, vœux 2026, voyageons dans le temps

En cette traditionnelle période de vœux lors du changement d’année, voyons ce qui devrait… changera… pourrait éventuellement changer ou non. Donc une nouvelle fois encore retour sur nos accomplissements passés et projection dans le futur, vers ce que nous aimerions voir plus sur notre site préféré et écouter plus dans notre podcast préféré.

Bonne année 2026

Quatre personnes se sont prêtées au jeu de cette dépêche, pas vraiment de vœux, mais un peu quand même. En vrac dans les accomplissements : retours d’expérience, accessibilité, rencontres, arkéologie, transmission, fiabilité, migration, vote électronique, technocritique, documentation et programmation. L’année qui vient, sur LinuxFr.org et Projets Libres, promet d’être fédérée, pérenne, humaine, sobre, excitante, écrite et écoutée, réutilisable, réparable et résiliente.

    Sommaire

    Benoît (Oumph) Sibaud

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Commençons par le serpent de mer de la réduction du retard côté adminsys pour LinuxFr.org : une plus grande partie des services est maintenant portée par une distribution récente (Debian Trixie), avec un mélange de conteneurs lxc et docker. Évidemment on passe toujours trop de temps à gérer du spam et des pénibles. J’ai eu l’occasion de rejouer avec des cartes DRAC pendant les incidents, d’écrire des comptes-rendus d’incident (ne jamais négliger leur importance) et de faire un peu plus de systemd.
    J’ai participé au stand et aux animations sur place lors de la conférence Open Source eXPerience Paris et c’était toujours agréable et remotivant de voir d’autres personnes de l’équipe, de notre lectorat, des libristes connus de longue date et des nouvelles personnes. Le 28 juin 2025, on fêtait les deux ans de la politique de minimisation des données et il ne s’est rien passé car la prochaine étape est en juin 2026 (les premiers comptes avec trois ans d’inactivité).

    Je suis satisfait d’une certaine fiabilité en termes de contenus publiés : les rétrospectives toutes les quinzaines, la traditionnelle dépêche d’appel aux dons, les non moins régulières assemblée générale et publication de bilan et célébration d’anniversaire ou un poisson d’avril.

    En dehors de contenus attendus, j’ai écrit sur les sujets liés à LinuxFr.org (OSI rejointe, incidents du 26 juin et du 26 août), sur des sujets qui m’intéressent (la maintenance, le vote électronique ou le jeu d’apprentissage SQLNoir), des sujets plus tristes (un décès parmi d’autres ou une fin de vie pour un projet), et publié quelques liens sur les licences, la sécurité, le vote électronique, l’Union européenne, les dons, la technocritique et le spam.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Déjà dans les reports de 2024, je voudrais m’intéresser au Fediverse et à ActivityPub peut-être, et peut-être à Gemini (le protocole) ? Il y a des travaux en cours sur le service de partage sur les réseaux sociaux share. Par contre j’ai donné moins de conférences en 2024 pour LinuxFr.org et globalement assisté à moins d’événements : donc je réitère l’ambition 2025 de rencontrer plus régulièrement le lectorat ou les personnes contribuant au site ou des publics nouveaux, car c’est appréciable pour le moral et la motivation.

    Hum c’est malheureusement bon on peut garder tel que.

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    De manière générale, je suis toujours intéressé par plus de contenus sur LinuxFr.org (idéalement des dépêches). Mais plus précisément, en termes de sujet, j’aimerai encore et toujours plus d’articles la réparation, la maintenance et la réutilisation, sur la sobriété en informatique, sur la lutte contre la corruption, sur les sujets politiques autour du numérique et des données. Et bien sûr toujours plus de retours d’expérience, de sujets qui ne me viendraient pas à l’idée (sérendipité) et de sujets qui vous passionnent vous (partagez !). Pour Projets Libres, c’est un peu de la triche, j’ai accès à la préparation et j’ai déjà un premier aperçu de la richesse des sujets qui seront traités, mais je sais aussi qu’on compte sur vous pour aider à enrichir les émissions avec vos suggestions diverses et variées.

    Walid (Wawa) Nouh

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    L’année 2025 a été chargée puisque 19 émissions ont été diffusées. Nous avons eu aussi l’occasion de parler dans des conférences et des meetups.
    Le podcast continue à gagner en visibilité et d’après nos statistiques OP3 (qui ne sont pas parfaites), pour la première fois deux épisodes ont dépassé les 2000 téléchargements dans le premier mois (Dégooglisons l’évaluation avec Framasoft, et le futur sera fédéré et auto-hébergé avec Elena Rossini).
    J’ai finalement trouvé le temps de poser des mots pour expliquer mon travail sur le podcast, résumé comme ceci : documenter, transmettre, apprendre.
    Bien entendu la grosse actualité de la fin d’année est le rapprochement avec LinuxFr, qui est une suite logique et aussi une reconnaissance de notre travail depuis 2023.
    Pour finir, nous avons eu l’occasion, à travers l’association LinuxFr, de donner des cours d’introduction au logiciel libre dans une école d’ingénieur (Florent Zara, Raphaël Semeteys, Jérôme Herledan et moi-même). Cela confirme mon idée que des prestations annexes sont un moyen intéressant de financer l’édition du podcast et de faire en sorte de ne pas avoir de publicité.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Pour cette nouvelle année, Raphaël et moi avons fixé un thème, qui sera la ligne directrice de notre travail sur 2026 : pérennité et résilience.

    – Pérennité, car c’est un sujet qui nous tient à cœur, à travers les épisodes sur les fondations, ou sur les projets qui existent depuis un grand nombre d’années.
    – Résilience : c’est la suite logique de tous les épisodes qui traitent, entre autres du Fediverse, de l’auto-hébergement et de l’informatique responsable et c’est plus que jamais important vu l’actualité géopolitique actuelle.

    Mes souhaits vont sûrement évoluer courant de l’année, mais j’aimerais dans les semaines à venir commencer à tester des OS mobiles basés sur Linux (Ubuntu Touch et PostmarketOS pour commencer), afin de préparer de potentiels épisodes sur le sujet.
    J’aimerais aussi donner plus la parole à des personnes qui utilisent le libre (dans la lignée de l’épisode avec Elena Rossini).
    Bref, beaucoup d’idées, le backlog est d’actuellement une cinquantaine d’épisodes…

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Je vais surtout passer plus de temps à relire du contenu déjà présent sur LinuxFr :)
    Comme annoncé lors de l’évènement AssocialClub au salon Open Source Experience, il y a toute une intégration du podcast dans et avec LinuxFr à imaginer, cela va être passionnant !

    vmagnin (Vincent)

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Côté accomplissements sur LinuxFr, je suis surtout content d’avoir fait œuvre arkéologique avec ma série automnale de cinq journaux consacrés aux Fiches Libres, au site antique GNULinews et aux Tuxeries (1, 2, 3). Cela a abouti à la modernisation des fiches par Ysabeau et de mon côté à la restauration des Tuxeries, plus de deux cents images et animations du dessinateur JC.

    Toujours à cheval entre passé et futur (donc dans le présent ?), j’ai publié ma dépêche n°7 sur le Fortran. La disparition du service non-libre Netvibes m’a forcé à migrer vers une Pétrolette libre. Et parmi les dépêches auxquelles j’ai contribué sensiblement, je me souviens surtout de Rendez-nous nos boutons !, un questionnement humoristique sur certaines évolutions techniques imposées parfois sans discernement.

    À part ça, en 2025 j’ai migré mes machines de travail d’Ubuntu vers Fedora. Probablement en partie pour retrouver un peu le piment qu’on ressentait à chaque version d’Ubuntu il y a 20 ans. Dans toute vraie passion, il y a apparemment une quête de l’excitation originelle que l’on essaie de retrouver décennie après décennie. Oui, j’essaie aussi de rejouer encore une fois l’excitation pré-adolescente de l’apprentissage de la programmation grâce à Rust. J’ai terminé de lire le livre Développez avec Rust (Dunod).

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Je suis loin de maîtriser les nouveaux concepts présentés dans ce très bon livre, mais j’ai au moins balayé l’essentiel et j’ai tout 2026, enfin j’espère, pour progresser en Rust. Et aussi avancer un peu dans quelques projets Fortran pro ou perso.

    Continuer à réfléchir sur l’IA et sur la poursuite de l’informatisation du monde. Avec en ce moment comme toile de fond la lecture de La Technique ou l’enjeu du siècle de Jacques Ellul (2ᵉ édition de 1960), qui se termine par : « […] nos plus intimes passions sont connues, publiées, analysées, utilisées. L’on y répond, l’on met à ma disposition exactement ce que j’attendais, et le suprême luxe de cette civilisation de la nécessité est de m’accorder le superflu d’une révolte stérile et d’un sourire consentant. » Après autant de lucidité, on verra si j’ai le courage de lire Le Système technicien (1977) qui se termine par : « L’homme qui aujourd’hui se sert de la technique est de ce fait même celui qui la sert. Et réciproquement seul l’homme qui sert la technique est vraiment apte à se servir d’elle. » Pas glop !

    Bon, ça ne m’empêchera pas d’écouter des podcasts Projets Libres / LinuxFr.org. Et ne soyons pas sombre puisque 2026 est un nombre heureux (voir le site OEIS pour plus de propriétés de 2026).

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Monomanie technicienne : des trucs sur Rust :-)

    Ysabeau

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Une année moins productive que les précédentes sur le plan informatique, quoique ! En avril un tutoriel sur Mastodon, les balises Alt et deux ou trois autres trucs qui fait partie de ce que je voulais approfondir : l’accessibilité des textes. Par contrecoup, pour mes sites j’essaie d’avoir aussi des images et documents mieux présentés.

    Sinon pour LinuxFr : la dépêche sur Delphine Demange et les compilateurs m’a donné, enfin, l’occasion d’en savoir plus (de découvrir en fait) sur les compilateurs et les commentaires, dont j’ai vraiment apprécié la qualité, de résoudre un mystère vieux de 2020. Avec celle sur la sortie d’Unicode 17 j’ai approfondi ma connaissance des systèmes d’écriture et de ce qui est nécessaire pour qu’il puisse figurer dans le registre Unicode. L’histoire de la convention du mètre et de l’ODF a été aussi un genre d’épopée en ce qui me concerne puisque j’ai profité de l’occasion pour « epubifier » un document complexe avec formules de mathématiques et autres joyeusetés, Le Système métrique décimal. Sa création en France. Son évolution. Ses progrès. Et, évidemment, les fiches libres, que je dois continuer à revoir, ont été sources d’enseignements, j’aime bien l’idée du travail arkéologique. Par contre, j’ai laissé le Transimpressux en jachères.

    Si j’ai relativement peu écrit, j’ai beaucoup tricoté, des bérets, notamment, sur la base d’une méthode que j’ai mise en ligne et qui a réclamé quasiment l’entièreté de mes capacités mathématiques (pas grand-chose). Et en fait, j’aurais pu faire plus simple… Et puis j’ai fait du Banksy.

    Deux versions du marque-page la petite fille au ballon ou les petites filles couleur chocolat tiennent un ballon dans leur main, l’un est en robe rose l’autre en robe jaune
    Marque-pages la petite fille au ballon inspirés de celle de Banksy même si, au final, le résultat est très différent.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    L’accessibilité, encore et toujours, écrire un ou des tutoriels sur le sujet. Utiliser plus ou mieux Draw pour faire des modèles de jouets de papier. Et, oui, j’ai encore à apprendre sur l’EPUB, et Inkscape. Oh, et continuer des dépêches de la série Transimpressux, il faut vraiment que j’écrive sur l’Unicode dans ce cadre.

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Des contenus sur l’accessibilité, la réparabilité, le bricolage informatique comme celles du dernier journal de Sébastien Rohaut ou celui d’Ecran Plat sur les clés USB-C lentes. Et aussi plus de contenus sur l’histoire de l’informatique et des logiciels et de l’arkéologique.

    Pour finir

    Nous vous souhaitons tout de même la meilleure année possible (on oscille entre excellence optimisée et résilience robuste ainsi que pérennité soutenable et humour drolatique). Et, bien évidemment, n’hésitez pas à « continuer » cette dépêche dans les commentaires.

    Et un merci à toutes celles et ceux qui font de LinuxFr.org un site enrichi en sérendipité et surprises et de Projets Libres un podcast nimbé de découvertes et bienveillance.

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    Ancestris en v13 stable

    Pour mémoire, Ancestris est un logiciel de généalogie. Il est développé en Java et disponible sous licence GPLv3

    Logo

    C'est officiel depuis le 30 novembre 2025 :

    • La version stable est Ancestris v13 ;
    • La version journalière est nommée Ancestris v14.

    La v13 en quelques chiffres :

    • Plus de 1200 commits ;
    • 18 mois de développement ;
    • Fonctionne sur tous les systèmes d'exploitation qui permettent d'installer Java de la version 17 à la version 25.

    Nouveautés :

    • Refonte de l'ensemble des rapports ;
    • Unification et amélioration des options de rapports ;
    • Ajout de look and feel sombres ;
    • Refonte du module de relevé ;
    • Ajout d'une fonction de transcription d'acte basée sur l'IA Mistral ;
    • Fonction pour modifier tous les noms en majuscules ;
    • Refonte du module de fusion de doublons ;
    • Ajout d'un bloc-note de recherche ;
    • Ajout de la possibilité d'appeler les rapports par un bouton dans la barre de menu ;
    • Ajout d'un rapport de chronologie verticale ;
    • Ajout d'un rapport circulaire descendant ;
    • Ajout d'un rapport de professions au cours du temps ;
    • Ajout d'un rapport d'arbre en étoile ;
    • Ajout d'un générateur d'étiquettes ;
    • Ajout d'un visualiseur de rapport SVG.

    Évolutions et corrections :

    • Améliorations de Cygnus ;
    • Améliorations d'Ariès ;
    • Amélioration de l'éditeur GEDCOM ;
    • GedArt ajouts de fonctions pour exporter plus de données ;
    • Améliorations du modules de groupes familiaux ;
    • Corrections de la table des entités ;
    • Améliorations du module de vérification des anomalies ;
    • Améliorations du livre web ;
    • Amélioration du module de site web ;
    • Améliorations du module d'ancêtres communs ;
    • Améliorations du module de suppressions de tags ;
    • Améliorations de l'export Geneanet ;
    • Améliorations du module graphe ;
    • Améliorations de l'arbre graphique ;
    • Améliorations de l'import Geneatique ;
    • Améliorations de l'import Aldfaer.

    Mise à jour des traductions :

    • Allemand ;
    • Anglais ;
    • Catalan ;
    • Danois ;
    • Espagnol ;
    • Français ;
    • Hongrois ;
    • Néerlandais ;
    • Polonais ;
    • Portugais ;
    • Russe ;
    • Tchèque ;
    • Turc.

    Merci à tous les traducteurs pour leur travail constant, si important pour l'ensemble de la communauté.

    Pour conclure, merci à toute la communauté par vos remarques, vos demandes, vos remontées d'anomalies, vous permettez de faire vivre et embellir ce logiciel.
    On compte sur vous dans la suite pour nous créer du buzz, des tutoriels, des idées et de l'enthousiasme.

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