Deux Français ont été condamnés pour trafic d'IPTV, ils écopent d'une lourde amende et d'un an de prison avec sursis. La Ligue de football professionnel réclame 100 000 euros de dommages.
La lutte contre le piratage sportif et audiovisuel s'intensifie dans l'Hexagone. Le tribunal correctionnel d'Arras vient de condamner deux trentenaires à des peines de prison avec sursis et de fortes amendes pour avoir commercialisé des accès illicites. La Ligue de football professionnel, à l'origine de leur chute, réclame encore des dommages colossaux.
La lutte contre le piratage sportif et audiovisuel s'intensifie dans l'Hexagone. Le tribunal correctionnel d'Arras vient de condamner deux trentenaires à des peines de prison avec sursis et de fortes amendes pour avoir commercialisé des accès illicites. La Ligue de football professionnel, à l'origine de leur chute, réclame encore des dommages colossaux.
La justice serre la vis face au trafic d’IPTV illégales. À Arras, deux hommes ont été condamnés pour avoir revendu des codes permettant d’accéder illégalement à des contenus protégés. Ils ont été démasqués par un détective privé missionné par la Ligue de football professionnel.
Zone-Téléchargement est désormais visé par un blocage de la justice française. Mais est-ce vraiment la fin pour l’un des sites de téléchargement illégaux les plus populaires ?
La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.
Cinq appels rejetés d'un coup
La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.
C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.
Les arguments qui n'ont pas fonctionné
Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.
Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.
Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.
Canal+ continue de pousser
Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.
Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.
Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.
Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.
Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.
Le groupe audiovisuel français vient de remporter une bataille judiciaire majeure dans sa guerre contre le piratage. La Cour d'appel de Paris oblige désormais les géants du web à bloquer l'accès aux services illégaux d'IPTV et de streaming via leurs propres serveurs.
Le parquet d'Arras a condamné une vingtaine d'utilisateurs d'un service IPTV illicite à des amendes de 300 à 400 euros. Ce n'est plus le revendeur qui trinque : c'est le client.
En France, NordVPN, Surfshark et d’autres VPN sont sommés de bloquer l’accès à des IPTV pirates. De quoi remettre en cause leur promesse de non‑conservation des logs ? Contacté, Surfshark assure que l'anonymat de ses abonnés n'est pas menacé.