Adobe a frôlé la catastrophe. Après avoir annoncé, presque en catimini, la fin programmée d’Adobe Animate, l’éditeur a fait machine arrière en moins de 48 heures, sous la pression d’une communauté vent debout. Le logiciel historique de l’animation 2D n’est finalement pas abandonné. Mais l'épisode laisse derrière lui un profond malaise.
C’est l’un des logiciels les plus iconiques de la suite Adobe, et aussi l’un des plus vieux. D’abord publié en 1996 sous le nom d’Adobe Flash, il était sur le point de disparaître… en mars prochain. Adobe a en effet appris à ses utilisateurs et utilisatrices que l’un de leurs outils serait purement et simplement débranché pour son 30e anniversaire, arguant qu’il n’avait plus rien à lui apporter en guise de nouvelles fonctionnalités. Une drôle de décision – qui se débarrasserait d’une vieille voiture qui roule encore parfaitement ? – qui a naturellement suscité l’ire des internautes.
Les utilisateurs d’Animate ont eu gain de cause
Plus tôt cette semaine, les utilisateurs et utilisatrices d’Adobe Animate ont appris par un e-mail officiel que leur logiciel fétiche serait officiellement débranché le 1er mars 2026. Ça fait court, pour trouver une solution de repli, d’autant que l’application, même si elle est datée et rudimentaire sur certains aspects, fonctionne encore parfaitement. Une communauté d’artistes fidèles au logiciel s’est alors organisée en ligne pour faire connaître son mécontentement à Adobe, qui n’a pas tardé à l’entendre.
Le site officiel d’Adobe Animate est revenu à la normale et n’affiche plus le message d’adieux qui était mis en avant en début de semaine. Un post sur Reddit signé d’un membre de l’équipe communautaire d’Adobe est ensuite venu confirmer l’abandon du projet de fermeture d’Animate.
L’annonce « ne répondait pas à nos standards et a causé beaucoup de confusion et de colère au sein de la communauté », écrit Mike Chambers. Par conséquent, Adobe va placer Animate dans une forme de stase. « Nous sommes engagés à nous assurer que les utilisateur·ices d’Animate conservent un accès permanent à leur contenu, peu importe l’état du développement de l’application. »
Quelle suite pour Adobe Animate ?
L’une des (étranges) raisons de l’annonce de la fermeture d’Animate semblait motivée par le fait qu’Adobe aurait touché une forme de plafond de verre et ne sait pas qu’ajouter de plus à son logiciel d’animation. Un argument difficilement recevable pour celles et ceux qui l’utilisent quotidiennement et n’ont que faire de nouvelles fonctionnalités. Par conséquent, Adobe Animate va rester indéfiniment dans son état actuel, annonce désormais la firme américaine.
Un « mode maintenance », comme elle l’appelle, qui signifie qu’Animate continuera de recevoir des patchs de sécurité, mais plus aucune nouvelle fonctionnalité. En contrepartie, l’application restera en ligne sans avoir à craindre un débranchement sauvage qui compromettrait le travail de milliers d’artistes dans le monde.
Il va sans dire que ce mode maintenance ne concerne pas que les utilisateurs et utilisatrices d’Adobe Animate. La FAQ du logiciel (encore non traduite en français), stipule qu’il peut être téléchargé par n’importe qui, même maintenant qu’il est placé en stase. En revanche, et comme tous les logiciels Adobe, cela reste un programme payant. Individuellement, Animate est proposé à partir de 26,21 € par mois. Il est également inclus dans certaines formules d’abonnement, bien plus avantageuses économiquement.
C’est l’un des logiciels les plus iconiques de la suite Adobe, et aussi l’un des plus vieux. D’abord publié en 1996 sous le nom d’Adobe Flash, il était sur le point de disparaître… en mars prochain. Adobe a en effet appris à ses utilisateurs et utilisatrices que l’un de leurs outils serait purement et simplement débranché pour son 30e anniversaire, arguant qu’il n’avait plus rien à lui apporter en guise de nouvelles fonctionnalités. Une drôle de décision – qui se débarrasserait d’une vieille voiture qui roule encore parfaitement ? – qui a naturellement suscité l’ire des internautes.
Les utilisateurs d’Animate ont eu gain de cause
Plus tôt cette semaine, les utilisateurs et utilisatrices d’Adobe Animate ont appris par un e-mail officiel que leur logiciel fétiche serait officiellement débranché le 1er mars 2026. Ça fait court, pour trouver une solution de repli, d’autant que l’application, même si elle est datée et rudimentaire sur certains aspects, fonctionne encore parfaitement. Une communauté d’artistes fidèles au logiciel s’est alors organisée en ligne pour faire connaître son mécontentement à Adobe, qui n’a pas tardé à l’entendre.
Le site officiel d’Adobe Animate est revenu à la normale et n’affiche plus le message d’adieux qui était mis en avant en début de semaine. Un post sur Reddit signé d’un membre de l’équipe communautaire d’Adobe est ensuite venu confirmer l’abandon du projet de fermeture d’Animate.
L’annonce « ne répondait pas à nos standards et a causé beaucoup de confusion et de colère au sein de la communauté », écrit Mike Chambers. Par conséquent, Adobe va placer Animate dans une forme de stase. « Nous sommes engagés à nous assurer que les utilisateur·ices d’Animate conservent un accès permanent à leur contenu, peu importe l’état du développement de l’application. »
Quelle suite pour Adobe Animate ?
L’une des (étranges) raisons de l’annonce de la fermeture d’Animate semblait motivée par le fait qu’Adobe aurait touché une forme de plafond de verre et ne sait pas qu’ajouter de plus à son logiciel d’animation. Un argument difficilement recevable pour celles et ceux qui l’utilisent quotidiennement et n’ont que faire de nouvelles fonctionnalités. Par conséquent, Adobe Animate va rester indéfiniment dans son état actuel, annonce désormais la firme américaine.
Un « mode maintenance », comme elle l’appelle, qui signifie qu’Animate continuera de recevoir des patchs de sécurité, mais plus aucune nouvelle fonctionnalité. En contrepartie, l’application restera en ligne sans avoir à craindre un débranchement sauvage qui compromettrait le travail de milliers d’artistes dans le monde.
Il va sans dire que ce mode maintenance ne concerne pas que les utilisateurs et utilisatrices d’Adobe Animate. La FAQ du logiciel (encore non traduite en français), stipule qu’il peut être téléchargé par n’importe qui, même maintenant qu’il est placé en stase. En revanche, et comme tous les logiciels Adobe, cela reste un programme payant. Individuellement, Animate est proposé à partir de 26,21 € par mois. Il est également inclus dans certaines formules d’abonnement, bien plus avantageuses économiquement.
Le logiciel Adobe Animate n'éveillera peut-être aucun souvenir auprès du grand public, mais il est l'héritier d'une grande lignée, celle de la technologie Flash dont les animations et les jeux ont prospéré sur le web dans les années 2000. L'éditeur a voulu débrancher complètement le logiciel… mais le conserve finalement sous perfusion suite à la grogne des utilisateurs.
Le logiciel Adobe Animate n'éveillera peut-être aucun souvenir auprès du grand public, mais il est l'héritier d'une grande lignée, celle de la technologie Flash dont les animations et les jeux ont prospéré sur le web dans les années 2000. L'éditeur a voulu débrancher complètement le logiciel… mais le conserve finalement sous perfusion suite à la grogne des utilisateurs.
Une fonctionnalité directement empruntée à Google et son puissant NotebookLM, qui permet donc de générer des podcasts à partir d’un simple PDF, et même de susciter un échange sur les sujets abordés entre deux personnes fictives, animées par l’intelligence artificielle. Cet ajout s’intègre dans la suite Acrobat Studio, une plateforme de productivité et de création « tout-en-un » lancée par Adobe pour simplifier la gestion documentaire et la création de contenus.
Et si vous écoutiez vos PDF ?
La suite Acrobat Studio s’enrichit donc de cette fonctionnalité, quelque part un peu similaire à ce que les sites de presse proposent en permettant « d’écouter l’article ». La différence ici tient évidemment à l’utilisation de l’intelligence artificielle : le document est synthétisé, réorganisé pour le rendre plus digeste, et vous est résumé par l’IA pour n’en retenir que les éléments les plus importants.
Pour ce faire, Adobe utilise un GPT signé Microsoft pour la transcription et un modèle vocal emprunté à Google. Adobe développe de son côté ses propres modèles, mais préfère pour le moment utiliser ceux de la concurrence. La marque assure poursuivre ses tests en interne pour offrir plus de choix aux utilisateurs et utilisatrices.
Si la fonction podcast est la plus impressionnante, Acrobat Studio rend également des services un peu plus évidents, comme des résumés textuels présentés sous la forme d’une liste à puces. Pour l’édition, il suffit également de discuter avec le chatbot pour opérer des modifications esthétiques sur le ou les documents uploadés. Mais la suite de productivité va encore plus loin et permet également de transformer un PDF en une présentation au look travaillé, en quelques clics.
Des présentations chiadées en quelques secondes
Depuis Acrobat Studio, les internautes peuvent donc téléverser plusieurs documents et travailler avec l’IA pour les remanier ou les transformer. Par exemple, le communiqué de presse de l’entreprise américaine nous montre qu’en uploadant une poignée de documents sur un sujet, on peut laisser l’intelligence artificielle générer une présentation en plusieurs slides, au look cohérent, qui mettra parfaitement en valeur les éléments-clés pour votre auditoire.
« Imaginons que vous soyez dirigeant d’une petite entreprise et que vous deviez convaincre un nouveau client, se projette Adobe. Rassemblez vos [documents pertinents] dans PDF Spaces, l’application tout-en-un optimisée par l’IA au sein d’Acrobat, qui vous permet d’extraire des informations exploitables à partir de fichiers et de liens, et de collaborer facilement avec d’autres personnes. Demandez ensuite à l’Assistant IA d’analyser ces informations et de créer une présentation commerciale mettant en avant les principaux points de friction du client, ainsi que la manière dont votre entreprise peut y répondre. »
Acrobat Studio peut générer des présentations sur la base de plusieurs documents pertinents.
Acrobat Studio est un produit payant, disponible comme tous les autres de la suite Adobe grâce un abonnement mensuel (réglable à l’année pour économiser quelques euros). Il est facturé à partir de 30,24 € par mois, ou 359 € l’année.
Apple propose depuis une vingtaine d’années une variété de logiciels de création graphique (Pixelmator) ou musicale (Logic), en passant par des produits proches de la suite Office (Pages, Numbers…). Avec son nouvel abonnement Creator Studio, la firme américaine donne un coup de peinture fraîche sur son offre et propose, pour 12,99 € par mois, d’accéder à l’ensemble de ces logiciels de pointe, qui couvrent une grande variété de besoins pour les professionnels. Une attaque frontale à l’encontre d’Adobe, dont la Creative Suite est quant à elle facturée presque 80 € par mois.
Que contient Creator Studio ?
Disponibles sur Mac, mais également sur iPad et sur iPhone, les applications réunies au sein du Creator Studio se présentent comme « une collection avant-gardiste d’apps créatives puissantes conçues pour permettre à tout un chacun de bénéficier de capacités de création dignes d’un studio », décrit l’entreprise américaine dans son communiqué. Voici les programmes que contient exactement l’abonnement :
Final Cut Pro : logiciel de montage vidéo non linéaire de référence. Il utilise une « timeline magnétique » et offre des outils avancés pour le montage 4K/8K, l’étalonnage colorimétrique et la gestion des médias à 360°.
Logic Pro : station de travail audio numérique (DAW) complète. Elle permet la composition, l’enregistrement, l’édition et le mixage de musique avec une immense bibliothèque de sons, d’instruments virtuels et d’effets.
Pixelmator Pro : éditeur d’images puissant et accessible. Il propose des outils de retouche photo, de dessin vectoriel et de conception graphique.
Motion : outil d’animation et d’effets spéciaux (motion graphics). Conçu pour accompagner Final Cut Pro, il permet de créer des titres 2D/3D, des transitions et des effets visuels fluides en temps réel.
Compressor : compagnon d’exportation pour Final Cut Pro. Il offre un contrôle total sur les réglages d’encodage, permettant de convertir des vidéos dans de nombreux formats, d’ajouter des sous-titres et de préparer les fichiers pour la diffusion (iTunes, YouTube, etc.).
MainStage : application destinée aux performances scéniques. Elle transforme le Mac en plateforme de concert, permettant aux musiciens d’utiliser les instruments et effets de Logic Pro en direct avec une interface optimisée pour le plein écran.
Les abonné·es à Apple Creator Studio accèdent également à une bibliothèque de contenus multimédias de haute qualité grâce au Content Hub. Il s’agit de photos, d’images, de sons ou de vidéos réalisées par des professionnels et qui peuvent être intégrées à vos différents projets pour les habiller.
S’ajoutent à ces applications payantes un accès centralisé à Pages, Keynote, Numbers et FreeForm.
Des mises à jour majeures pour les logiciels phares
Ce nouvel abonnement s’accompagne de l’arrivée d’une nouvelle version majeure de FinalCut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro.
Le premier accueille notamment la recherche par transcription ; la recherche visuelle ou l’analyse de rythmes musicaux. Sur iPad, un outil permet même d’effectuer le montage automatiquement à partir de ce qui est considéré par l’appli comme les meilleures séquences. À propos d’iPad, signalons que Pixelmator Pro y est enfin disponible dans une version native. Elle prend naturellement en charge l’Apple Pencil et est optimisée pour les puces Apple Silicon, présentes dans les iPad Pro.
Enfin, Logic Pro se dote de nouvelles fonctionnalités intelligentes et d’outils facilitant la vie des musicien·nes, notamment avec de la recherche d’accords ou un nouveau synthétiseur intégré.
L’abonnement est, comme on l’a dit, proposé à 12,99 € par mois, mais peut également s’effectuer de façon annuelle pour 129 €. Grâce au partage familial, jusqu’à six membres de votre foyer peuvent profiter, sans surcoût, des avantages de l’abonnement. Enfin, Apple précise que les versions en achat autonome de Final Cut Pro (349,99 €), Logic Pro (229,99 €), Pixelmator Pro (59,99 €), Motion (59,99 €), Compressor (59,99 €) et MainStage (34,99 €) sont toujours disponibles dans le Mac App Store.